Tomatin Virgin Oak Single Cask

62.3% alc./vol.
Distillery Exclusive Single Cask #3428, Distilled 27/09/2013, Bottled 5/10/18, Bottle #218

André 86.5%
Beau nez bien rond; toffee, vanille, caramel, truffes fourrées à la pâte saveur d’oranges. Je ne suis pas fan des virgon oak mais je dois avouer que le nez de ce single barrel est vraiment attrayant. Tel qu’annoncé au nez, la bouche confirme la douceur exceptionnelle de ce whisky livré à plus de 60% d’alcool. Très crémeux en bouche, il cache bien l’uppercut d’épices et de poivre et vous malmenera les papilles après 2-3 secondes en bouche. J’ai eu la même impression que lorsque l’on goûte à un met très épicé, cette impression de se dire ‘’mais ça va tu arrêter de monter en puissance cette marée d’épices?’’. Donc, beaucoup de poivre concassé, des épices des Caraïbes puissantes, ajoutez un taux d’alcool décoiffant et vous avez le portrait… On dilue le tout avec de la salive, tirée inexorablement par les gencives afin de calmer ce feu brûlant de saveurs et on arrive par la suite à passer aux saveurs secondaires; oranges, toffee, vanille, crème Chantilly, poivre broyé, épices des Caraïbes, ananas. Assez rectiligne comme arômes et saveurs mais une présentation hors-pair. Finale de moyenne longueur, très épicée et alcoolisée.

Tomintoul 10 ans (ancien embouteillage)

40% alc./vol.

André 81%
Fruits secs et raisins. Boisson gazeuse à l’orange. Arrivée flat et vide… sucre passé date puis compote de bananes vertes. Frais et simple…trop simple. The « Too Gentle Dram » to me.

RV 81%
Débutant. Céréales mouillées, un peu dans le thème usuel de la distillerie, or il semble manquer de maturité. En bouche, il tombe un peu à plat avant que le grain aigre se fasse sentir. La finale est quand à elle un retour éthéré sur le caractère de la distillerie, avec le lait chaud dans le fond d’un bol de Sugar Crisp. Mais le pot de miel dans les mains du gros nounours n’est pas trouvable.

Patrick 80%
Menthe et xérès au nez. Au goût, arrivée marquée par la menthe qui évolue vers le xérès en passant par la banane verte. Finale qui s’étire sur une touche épicée. Bien équilibré, intéressant, mais avec la menthe, définitivement pas dans mes goûts.

Tomintoul 12 ans 2010 Oloroso Sherry Cask – Batch 2

46% alc./vol.

André 83%
Beau mélange d’oranges sanguines et de raisins secs au nez, sherry discret et fruits sec enrobés de chocolat au lait. La bouche est épurée côté texture, c’est presque dilué mais les saveurs malgré tout s’accrochent bien. Oranges sanguines, poivre concassé, fruits secs et raisins séchés, cerises, gâteau aux fruits et chocolat au lait, quelques tannins épicés du bois. Courte finale, sur les fruits séchés et le bois caramélisé et chocolaté.

Patrick 91%
Ça, c’est un superbe « sherry cask », superbement équilibré et savoureux. Nez : Délicieux parfum de fruits mûrs et sucrés nappés de chocolat. Appétissant ! Bouche : De beaux fruits savoureux, du fudge, de discrètes épices, et un peu de bois. Finale: D’une belle longueur, boisée et légèrement fruitée.

Martin 88%
Nez: Raisins secs, fruits des champs bien mûrs, cassonade et vanille. Chocolat noir, café, bois et zeste d’agrumes. Bouche: Sirop d’érable, raisins, cassonade encore, touche d’épices et cuir lointain. Légère cannelle avec la planche de chêne astringente. Finale: Chaude et fruitée, longue et agréable. Le chêne laisse bien des tannins, mais ils sont amadoués par les épices et l’infime tourbe. Équilibre: La finale semble avoir un peu de misère à garder le cap, mais le reste de l’expérience fait de ce dram un beau moment.

Tomintoul 12 ans Oloroso

40% alc./vol.
Le spiritueux est élevé dans une combinaison de fûts de Bourbon américain et de barrique de chêne de « recharge » (« refill hogshead »), des fûts ayant préalablement contenu du Sherry Oloroso.

André 88%
Le sherry cask est très discret mais joue aussi un rôle très important dans la rondeur de ce superbe embouteillage. Beurre, lait et très crémeux. Les cerises apparaissent et prennent place très confortablement. La bouche est généralement fruitée mais c’est surtout la l’équilibre général qui est vraiment impressionnant. Le nez n’est vraiment pas annonciateur du thème général de l’embouteillage mais il n’en préserve que la surprise de la bouche et de la finale.

Patrick 79%
Nez très léger, avec un peu de sucre et une touche plutôt subtile de fruits. En bouche, l’alcool est assez marqué, soupçon de fruits et une pointe de bois. La finale est courte et sucrée. Manque de relief, balance un peu off… Bof.

Martin 84%
Nez: Notes en général timides, mais avec des arômes plutôt doux. Raisins dodus, bois de chêne, pâte de fruits, caramel, vanille, crème anglaise et chocolat blanc. Bouche: Salade de fruits rouges, raisins juteux, dattes, orange et cacao. Texture un peu trop aqueuse à mon goût, toutefois les saveurs sont au rendez-vous. Finale: Belles épices, un peu mentholée sur des pointes de bois frais et de vin. Équilibre: Un malt agréable, la finition est somme toute bien ficelée, mais on se tire souvent dans le pied quand on se limite à 40% d’alcool. The gentle dram en effet.

RV 88%
Contrairement à trop de cask finishes où l’ex-liquide s’oppose au nouvel envahisseur, Tomintoul a trouvé ici un très judicieux allié. Le « gentle dram » se dote ici d’une arrivée olfactive pas nécessairement gentille, pleine de fruits et de sherry surpuissant, mais dans une bon alliance. Le reste du whisky roule ensuite exactement dans la même suite, tout de bon gout, avec une charpente de malt bien visible, très équilibrée et peinturée par le sherry.

Tomintoul 14 ans

46% alc./vol.

André 83%
Crème Chantilly et vanille. Tarte aux pommes vertes, citron. Pétillant et belle fraicheur au nez, très délicat. En bouche; fond de céréales et de vanille accompagné d’un côté pétillant très agréable. Le plus bizarre, c’est la finale salée, laissant une couche rugueuse sur les dents et les gencives. Cela étonne, surtout en opposition avec les éléments livrés au nez. The Gentle Dram, avec un brin d’audace.

Patrick 83%
Au nez, notes surprenantes de sel, avec un chêne humide. En bouche, une belle chaleur provenant d’un chêne mielleux, mais toutefois avec une touche brûlée. La finale sucrée s’étire sur une note brûlée. Pas de fautes dans ce whisky, mais rien pour me faire dire « wow ». En effet, bof.

RV 84%
Surtypé, bon représentant d’un whisky aux limites de l’authentique. Lait au cerise et au grain, quoique volatile le sherry est impossible à ignorer. En bouche habillement la cerise s’étend sur un lit de céréales au miel. L’aftertaste est un peu moins agile, aux allures de baril un peu trop brûlé, en concluant avec force un whisky un peu trop typé mais facile d’approche.

Tomintoul 15 ans with a Peaty Tang

40% alc./vol.
La distillerie est installée dans le Speyside, dans la région de Glenlivet, près de Tomintoul, qui est le plus haut village des Highlands. L’environnement naturel y est exceptionnel, niché entre les sources de Ballantruan, la rivière Avon et les monts Cromdale. L’eau y est d’une pureté rare, et c’est dans ce cadre idéal qu’est produit depuis 1964 le whisky Tomintoul, surnommé The Gentle Dram, propriété de la société Angus Dundee. Issu d’une longue lignée de maître-distillateurs, Robert Fleming dirige l’intégralité de la production de l’un des single malts les plus doux et équilibrés d’Ecosse. Deux fois par an, il supervise l’édition très personnelle de versions peated.

André 81%
Vole en dessous du radar de jour mais adepte du bondage les weekends. C’est l’impression que laisse ce whisky Gentle Dram version Veuve noire. Nez végétal et très vert, citronné aussi et bien sûr, fumé de tourbe herbacée. Herbe verte mouillée, chlorophyle, citron et pommes vertes, cocottes de pins. La bouche manque cruellement de texture (blame on the low abv), pastilles casse-grippe au menthol, herbe verte, pommes vertes, oranges et citron, vanille et poivre. Finale herbacée et verdâtre, camphrée mais très courte. Le même whisky unchillfiltered et boosté à 46% aurait été une toute autre bête.

Patrick 85%
Un très bon whisky, le genre de whisky tourbé parfait pour la semaine, ou pour en prendre un deuxième. Nez : Fumée de tourbe pure et appétissante, avec des touches discrètes de fruits tropicaux. Bouche : La fumée de tourbe est ici plus discrète, mais tout de même agréable, avec de l’herbe, des fruits tropicaux et une touche de chocolat blanc. Finale : Plutôt courte, plutôt herbacée.

Martin 87%
Nez: La tourbe ici est plus discrète que ce à quoi je m’attendais. Elle nous permet toutefois de découvrir de belles notes d’herbe verte, de vanille, de melon, de meringue et de douce fumée de tourbe qui revient gaiement au trot. Bouche: Malt mielleux et tourbe douce. Chocolat blanc et crème. Bois et fleurs. Finale: Pas trop acérée, belle longueur, les saveurs sont à la hauteur du reste de l’expérience. Équilibre: Le traitement tourbé par vieillissement en fût est on ne peut plus à la mode, quoique pas toujours réussi. Il me fait plaisir de vous confirmer que cette expression ne fait pas partie des échecs.

Tomintoul 16 ans

40% alc./vol.

André 88%
Le 6 ans de plus l’a considérablement arrondi, les fruits sont plus importants. Mielleux, onctueux et crémeux. à mesure que l’on le laisse se reposer, le caramel émerge et s’accompagne de pêches caramélisées. La finale est toute en douceur, mielleuse encore une fois, aux accents de cannelle et de menthe légèrement poivrée.

Patrick 81%
Bien, sans plus.
Réévaluation 2019: 81%.
Mon opinion d’il y a 7 ans n’a pas changé : Bien, sans plus. Je suis toutefois rendu plus intolérant aux whiskys soporifiques… Le gros de mon échantillon a donc fini dans l’évier. Nez : Parfum de malt subtilement sucré, avec une touche d’agrumes et une goutte de miel. Bouche : Le malt est au premier plan, avec un peu de chêne, d’herbes, d’agrumes et de miel. Finale : Un peu courte, boisée et subtilement épicée par du bois légèrement brûlé.

Martin 85%
Nez: Assez sobre, caramel-vanille, miel et rose. Malt légèrement épicé. Bien, sans plus. Bouche: Sucre brun et caramel, beaux fruits rouges avec une touche de poivre et de cannelle. Finale: Chaude et douce, un peu trop calme à mon goût, mais qui conserve tout de même son lot de belles saveurs telles caramel, bois et vanille épicée. Équilibre: Un beau dram tout en douceur pour s’initier au scotch, mais qui déplaira peut-être aux vrais endurcis.

RV 85%
Cheerios dans un bol de lait. Grain sucré tout en douceur et équilibre. The Gentle Dram? For sure.

Tomintoul 17 ans 2005 Edition PX Sherry Cask Finish

46% alc./vol.
Distillé en 2005, ce single malt du Speyside a vieilli pendant 17 ans (en Ex-Bourbon Casks) et a été par la suite affiné dans des fûts de sherry PX sélectionnés auprès du renommé producteur Fernando de Castilla. Non filtré à froid, 9870 bouteilles de ce whisky en édition limitée ont été produites.

André 84%
Gâteau aux fruits, prunes, cannelle, cerises et cosses d’oranges trempées dans le chocolat. Bouche plus épicée que le nez. Forte cannelle trônant sur des fruits rouges, des prunes. Compote de cerises et d’oranges, caramel. Ensemble assez générique. Texture correcte, sans extra. Finale épicée et sèche, fruitée et remplie de cannelle.

Patrick 85%
Un bon whisky assez typique de cette distillerie.  Nez : Un beau parfum de prunes, de dates et de douces épices présentées sur du bois grillé.  Bouche : L’arrivée en bouche, dominée par le bois brûlé, et rapidement subjuguée par des fruits mûrs, de la cannelle, des clous de girofle, des noix grillées et du caramel salé. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé, des figues séchées, du cacao et de l’espresso.

Tomintoul 21 ans

40% alc./vol.

André 84%
Zeste de citron pateaugeant dans la vanille, pomme poire, sirop de poires en conserve, bois de chêne séché et mielleux, plutôt conservateur dans l’approche initiale. À l’aération, beaucoup de fruits tropicaux. Belle texture en bouche, légèerement licoreuse et bien sucrée. Poires en conserve, abricot, miel, bois vanillé, citron. Rien de bien différent du nez. Les notes boisées et épicées apparaissent au fil des gorgées. Finale de fruits tropicaux, de poivre concassé et de miel avec une touche de cannelle.

Patrick 85%
Un whisky frais et léger… Qui me fait penser à un whisky ayant environ le tiers de l’âge de ce dram. Bref, c’est bien, sans être spectaculaire. Ceci étant dit, si vous êtes fans des Glenfiddich ou Glenlivet 12 ans, vous adorerez ce whisky. Nez: Des pommes confites, des poires mûres et sucrées et de la vanille. Bouche: Frais et léger, avec du chêne sec et légèrement épicé, toujours les pommes et les poires. Et aussi la plus discrète des notes de cigare. Finale : D’une longueur moyenne, fraiche et boisée.

Tomintoul 33 ans

43% alc./vol.

André 89.5%
Encore ce mélange de malt mielleux et de chêne (plus doux que l’édition 1976). Le nez est fruité avec abondance; orange, abricot, figues, dattes et vanille. La bouche est diaphane (tout comme le 1976), poignée d’herbe fraiche et de fruits divers (orange, nectarine, poires). C’est délicat et soyeux, d’un bel équilibre, sans brusquerie. Je trouve aussi que le 3% d’alcool supplémentaire aide à soulever un peu ces notes et saveurs relativement douces, cela aide aussi à «booster » les quelques épices. Finale plus longue que le 1976 quoique semblable au niveau des arômes livrées.