Special Courier Whisky

42.8% alc./vol.
Bhoutan. Acheté pour 8$ dans une shop sur le bord d’une route.

André 87.5%
Cendré, caramel, salade de fruits à prédominance d’oranges. La bouche est aussi fruité que le nez le laissait présager mais est aussi épicé malgré un léger rêche sur une texture un peu platonique. La finale est fortement orangée et un peu fumée. Pourrait ressembler à un Balvenie fumé et cendré. Un rapport qualité-prix à faire rougir bien des whiskies écossais.

RV 84.5%
Truite pas fraichement pêchée et cendre de cigarette mélangées avec quelques branches de fenouil. L’arrivée est profondément épicée et piquante comme s’il s’agissait d’un cask strength, avec une base de terre et de baril de métal tout rouillé dans lequel on fait un feu de camp. À l’image des blends, la finale tombe un peu trop à pic mais malgré son nez un peu croche, dans le style paysanne sans prétention à la limite de la rudesse, j’aime bien, spécialement pour une bouteille qui pourrait passer comme négligeable.

Patrick 85%
Salin au nez et légères épices. En bouche les épices prennent toute la place, si ce n’est une petite touche de métal qui ne me dérange pas trop pour une fois. Finale plutôt courte, mais quand même agréable, qui permet au sel de revenir. Une belle surprise compte tenu que je n’avais aucune attente… Ou plutôt si, je m’attendais à être très déçu !

Spey Fumare

46% alc./vol.
Speyside Distillery – 18,000 bouteilles

André 83%
Surprenant comme nez, tarte aux pommes vertes, vanille, miel, ananas, grains de céréales huileux, poires et grosse tourbe verdâtre médicinale. La bouche manque de support huileux, à la différence du nez; sel de mer, tourbe camphrée et mentholée verdâtre, ananas et poires, pommes vertes, léger citronné, raisins verts, gingembre et poivre. Finale courte, vanillée, pour un whisky fumé, les fruits à chair, iode et camphre, épices et une touche terreuse. Un whisky surprenant de cette distillerie méconnue.

Patrick 89%
Un superbe whisky tourbé, délicieux et facile à boire. Ça semble un peu jeune, mais ça demeure rudement bon. Rudement bon au point que je m’en suis acheté une bouteille. Nez : Belle fumée de tourbe fraîche, avec des agrumes, de la vanille et une touche discrète de chêne. Bouche : De la fumée de tourbe fraîche et poivrée, avec des agrumes, du chêne et de la vanille subtilement sucrée. Finale : D’une longueur fumée, épicée et vanillée.

Martin 86%
Nez: Une tourbe subtile se dissimule ici derrière un bouquet de fruits tropicaux et de croustade aux pommes. Bois, vanille, sel et poivre complètent la famille. Bouche: Pommes et poires, chêne et vanille, encore les fruits tropicaux. Une belle vague de tourbe enrobe le tout et nous accompagne vers les prochaines étapes. Finale: Douce tourbe camphrée, bois sec, vanille et poivre blanc. La longueur laisse à désirer, mais l’intensité des saveurs aide à faire pardonner cette lacune, sans toutefois nous la faire oublier complètement. Équilibre: Une belle expérience, bien que difficile à obtenir ici. Une jolie surprise.

Kim 80%
Nez : Une tourbe fruitée, c’est possible? Comme si j’avais grillé des tranches d’ananas et des fraises sur un feu de tourbe, avant d’y saupoudrer quelques grains de poivre noir fraîchement craqués. S’y superpose une légère impression goudronnée. Bouche : Oh, ça goûte pratiquement le savon à mains ça! Je peux même dire le savon rose que l’on retrouve souvent dans les cinémas ou les édifices à grande surface. On est soudainement dans le floral très intense, auquel la tourbe donne une texture presque chimique. Prises séparément les saveurs ne sont pas déplaisantes, mais le mélange me perturbe.

Speyburn 10 ans (2020)

40% alc./vol.
Embouteillage 2020

André 79%
Beaucoup plus agréable que mes souvenirs du dernier opus. Nez très sucré à la poudre des gommes Bazooka, oranges et pommes vertes, grains de céréales séchés couronnés de miel, zeste de citron, caramel doux. Belle fraicheur générale mais ensemble un peu anonyme. La bouche est diluée, assaisonnée de vanille et de caramel, pommes vertes, pommes poires, oranges, miel, citron et agrumes. Fond herbeux et verdâtre avec une touche d’épices. Finale de jus d’agrumes dilué avec une pincée de gingembre. Honnête pour le prix mais pas un whisky qui passera à l’histoire.

Patrick 84%
Pas un whisky qui soit dans ma palette de saveurs, mais il est définitivement mieux que dans mon souvenir étant plus savoureux et mieux balancé. Nez : Une tonne de sève, et une touche de menthol et un peu de bois. L’ensemble est très frais. Bouche : Du bois, un peu de menthe, beaucoup d’herbes et de la sève. Finale : D’une longueur moyenne, assez boisée avec une touche épicée.

Martin 82%
Nez: Miel, vanille, herbe et épinette. Quelques petits fruits et une touche de raisin blanc. Petit bois frais et sec. Bouche: Encore un vent de fraicheur, sur des notes de bois sec, de menthol et d’herbe vanillée. Céréales et petite pointe d’acétone. Beau petit poivre blanc vers la fin. Finale: Moyennement longue, un brin poivrée et agressive, avec des touches de miel, de vanille, de malt et de chêne. Équilibre: Ce ne sera pas mon whisky de l’année, mais il m’a surpris à plusieurs niveaux, surtout comparé à ses anciennes éditions.

Speyburn 10 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 79%
Nez à prédominance de cerises, puis d’oranges soutenu par un apport de sucre appréciable à peine atténué par un filet cendreux. Sucre à la crème. Assez simple en bouche où les notes fruitées se poursuivent sans trop de vigueur et d’expression et une finale qui s’estompe sur un effet de corde rêche, le gingembre et un toffee mal cuisiné. Il ne faut pas le laisser trop longtemps dans le verre pour on voir les arômes disparaitre incroyablement rapidement.

RV 77.5%
Surprenant qu’un whisky aussi ordinaire ait pu mérité un distillerie bottling. Ça sent le pas propre ça! La terre du jardin au début du printemps, avec du jus de compost. Plus tard vient le caramel, sur fond d’oignons. Le goût est malheureusement dans la même veine, avec de la vieille tourbe défraichie. Par contre en finale, c’est mieux balancé, alors qu’on retrouve des saveurs végétales et terreuses, un peu générale mais pas si mauvaise. Ou plutôt pas trop mauvaise. Mais globalement, c’est vraiment trop ordinaire.

Patrick 79%
Menthol au nez. Je n’aime pas la menthe dans mon whisky. Au goût, la menthe laisse place aux agrumes puis au caramel en finale. Un malt assez simple, plutôt frais, à servir en apéritif. Pas de fautes, mais rien pour écrire à sa mère. A moins de collectionner les distilleries, j’aimerais qu’on m’écrive pour m’expliquer pourquoi quelqu’un irait acheter ce whisky sans grande personnalité.

Speyburn 18 ans

46% alc./vol.

André 84%
Nez gourmand de fruits séchés, cerises, nectarines et chocolat noir. Tapis d’épices bien dosées, bois caramélisé et miel. Le sherry est vraiment superbe au nez, texturé et soyeux, équilibre exquis. Coït interrompu en bouche, le nez étant tellement superbe que l’attente était grande. Bouche poivré, bois bien ressenti, notes de cuir mouillé, de chocolat au lait fourré de caramel, de petits fruits rouges sauvages, gâteau aux fruits. Malheureusement la texture en bouche est flat et sans passion, la texture diluée. Finale de raisins secs et de prunes, de cerises noires, de bois de chêne épicé parfumé de poivre moulu.

Patrick 86%
Un très bon whisky, le genre que tu dis « wow » lorsque tu tombes dessus par hasard, sans t’y attendre. Nez : De subtils fruits mûrs, des oranges et des agrumes… Un mélange d’arômes plutôt agréable. Bouche : Des fruits mûrs chaleureux, des agrumes et un petite touche de chêne. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les fruits mûrs et les épices du bois.

Kim 86%
Nez : Banane flambée recouverte de caramel, anis étoilé, jujubes à saveur de fraise ou de framboise comme des Swedish Berries. C’est gentil, mais un peu convenu. Bouche : Nectar de poire en puissance, ça descend tout doucement, puis viens une torréfaction bien sympathique même pour mes papilles qui détestent le café et le chocolat noir. On est plutôt sur le mocha, avec une dose de sucre de canne et d’eau de rose qui vient agrémenter le tout. Encore là c’est gentil, mais soudainement plus complexe et bien plaisant.

Speyburn 25 ans

46% alc./vol.
Vieilli dans des barriques de Fino Sherry de chêne blanc américains ainsi que des barriques de bourbon.

André 83.5%
L’attaque feutrée du nez est trompeuse pour un whisky si baveux en bouche. Approche de miel et de vanille crémeuse, zeste de citron frais et jus de la salade de fruits. La bouche est plus puissante, la force du chêne ayant mis à sa main pendant quelques décennies le doux whisky, la sensation d’épices des caraïbes est manifeste et les saveurs de sucre, de miel et les fruits tropicaux divers n’arrivent pas à rivaliser avec les saveurs plus fortes tirées du fût. Les céréales au miel sont aussi très bold partout en bouche. Sous l’effet du 25 ans en fût, les sensations de l’alcool se concentrent en fond de bouche et laissent les épices s’incruster sur le milieu de langue avec une sensation astringente. Je trouve l’apport du fût de Fino Sherry bien faible dans cet amalgame de saveurs très axées sur le bourbon cask. La finale est persistante, l’alcool parait plus haut qu’Il ne l’est en réalité, les épices ont marquées le whisky sur presque toutes les étapes de la dégustation. Une belle pièce de dégustation à ajouter au répertoire mais pas certain qu’Il vaut le 550$ demandé…

Patrick 82%
Un bon dram, mais un mauvais investissement. Je ne comprends pas pourquoi il a fallut attendre 25 ans pour arriver à un tel résultat. Dans le même style, j’ai déjà goûté de meilleurs 10 ans d’âge dix fois moins chers! Nez : Orge, citron et quelques notes feuillues. Le tout est complété par une touche de chêne mielleux. Bouche : Nettement plus plaisant que le nez le laissait présager. Toujours l’orge et les agrumes, mais le côté feuillu est plus intéressant et le chêne plus puissant. L’ensemble me fait presque penser à un genièvre traditionnel des Pays-Bas. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne.

Speyburn Bradan Orach

40% alc./vol.

André 74%
Je n’aime pas le nez, ça sent les céréales macérées dans l’eau, l’orge maltée assaisonné d’agrumes, le sucre à glacer, la vanille. Plus épicé et soutenu en bouche, même si la vanille adoucit vraiment bien le tout mais les saveurs d’orge macérées ne me rejoignent pas du tout. Finale épicée d’une bonne longueur. Bon, à ce prix-là, il était difficile de casser la baraque était pure chimère main n’en reste pas moins que cet embouteillage est plus qu’ordinaire. Une review supplémentaire pour le web !

Patrick 80%
Nez : Frais, marqué par l’orge, les agrumes et le miel. Bouche : Toujours l’orge, mais avec un beau bouquet de pommes, de citron et de vanille épicée. Frais et sucré. Finale : Relativement courte, marquée par la vanille et une pointe florale. Balance : A moins de 20$ pour un single malt provenant de la distillerie, difficile de ne pas y trouver son compte. Un whisky honnête, sans faute, qui pourrait facilement être utilisé avec un mixer, sur glace l’été ou simplement pur, si on ressent le besoin de quelque chose de léger. Il vaut définitivement chaque cenne investie.

Martin 67%
Or profond et ambre pur sont de belles couleurs, à l’image de sa bouteille. Nez: Fruits, chêne, vinaigre de cidre. Un petit chatouillement de l’alcool se fait sentir. Ceci et son absence de mention d’âge nous fait soupçonner que c’est un whisky très jeune. Tombe aisément dans l’oubli. Bouche: Un départ léger. Ballet de vanille, poire et gingembre. Sans crier gare, la jeunesse du spiritueux frappe ensuite d’une bonne brûlure poivrée. Finale: Citron amer. Poivre, cannelle et gingembre. L’amertume est la seule partie de la finale qui persiste, et c’est la seule qu’on voudrait qui meure tôt. Équilibre: Déception la plus extrême. Aurait incommensurablement à gagner de quelques années de plus en fût. Après tout, Speyburn est loin d’être une mauvaise distillerie. C’est un peu de ma faute, je ne sais pas à quoi je m’attentais pour seize dollars US.

Speyburn Solera 25 ans

46% alc./vol.

André 83%
Belle douceur au nez avec un accent tourbé qui surprend. Agréable mélange de chêne, de vanille et de toffee en bouche. Finale en pente douce, un peu trop courte. Rien de surprenant mais rien qui décevra vraiment également.

RV 80%
Comptez le nombre de fois le mot mauvais. Pauvre, le nez est une fois de plus pour cette distillerie un bien mauvais accueil. Suivie d’une mauvaise arrivée gustative de foin pourri, très bizarre avec une finale horriblement mauvaise. Seul point positif, l’aftertaste de gazon plus frais donne une conclusion presqu’acceptable à ce mauvais whisky. Mauvais placement pour avoir aussi peu d’intérêt accumulée après 25 ans.

Spice King 8 ans

40% alc./vol.
Wemyss Malts.

André 85%
Nez très sucré, oranges, citron-lime avec un bon fond de fumée de tourbe un peu terreuse. Belle balance au nez et vraiment agréable avec un kick épicé. Ça ressemble à certains embouteillages de Bruichladdich, ceux avec un % de phénol légèrement plus élevés. Malheureusement hyper clair en bouche et sans développement supplémentaire, mais il s’accroche aux parois de la bouche et laisse une belle texture de charbon. La finale est ordinaire et c’est là qui délaisse quelques points, le nez est superbe, la bouche est un peu décevante mais l’ensemble est globalement très agréable.

RV 88%
Elle venait de Cap-Chat, lui de Beauceville; à Rimouski on dit q’il y a parfois aurores boréales dans un motel au bord de la 20. Un bel équilibre des éléments Islay et Northern Highland, avec les épices qui l’emportent au nez sur la tourbe plus domestiquée. L’arrivée me confirme l’orange que j’avais cru y sentir, et me fait penser au Oban, géographiquement similaire aux goûts des deux régions qui semblent se rejoindre dans cette bouteille. En finale, on entend un peu plus les cris de la tourbe même si les épices livrent la marchandise. Et le chant commun résonne pendant un bon petit moment.

Patrick 79%
Au nez, semble bien porter son nom! Aussi un peu de fruits et peut être de la tourbe… En bouche, les épices sont plus marquées, mais un peu décevantes… Peut être est-ce la faute du caramel. Aussi touche de brulé provenant du fût… Finale décevante car manque de « finition »!

Spirit of Hven Backafallsbyn Tycho’s Star Single Malt Whisky

41.8% alc./vol.
Hven distillery est situé en Suède, cet édition rend hommage à l’astronome Tycho Brahe et à la supernova qu’il a découvert en 1572. Brahe vivait d’ailleurs sur la petite île de Hven au début des années 1500. Le mashbill est composé d’orge maltée, de Pale Ale malt et de Chocolate Malt. Les fûts sont composés de 58,20% heavy charred Quercus Muehlenbergii de l’État du Missouri, 33,44% heavy toast Quercus Petraea de la région de Allier et de 8,36% medium toast Quercus Robur provenant de Bourgogne.

André 90%
Quelle belle presentation. Au débat, le nez est relativement fermé, s’ouvre sur des notes de caramel légèrement fumé, les poires poêlées, puis la cannelle et le gingembre. Rien qui casse la barraque mais ceci ne rendra que la surprise en bouche plus intéressante. On dirait que les épices sont maitenant maitres de la direction que prendra cette savoureuses envolée, notes fermes et affirmées de gingembre et de cannelle nappées de caramel finement salée, puis, volée de tourbe terreuse et d’herbe verte. Notes de chocolat noir et de bananes, vanille, caramel brûlé, épices diverses auquel s’ajouteront les saveurs de poivre noir en finale de bouche et une fumée de tourbe qui s’évanouit lentement mais avec beaucoup de persistance. Wow, quel savoureux whisky, équilibre remarquable, saveurs singulières. Seul petit reproche, la volatilité du whisky qui faudra boire sans trop laisser trainer dans le verre. J’adore.

Patrick 92%
Une superbe surprise que ce Hven! Savoureux et complexe, j’adore! Nez : Parfum de tourbe jaune fumée, de cannelle et de gingembre. Bouche : Fumée sucrée et huileuse. Aussi de belles épices, du caramel, un peu d’herbe, du chocolat noir et des bananes. Sublime. Finale : D’une longueur moyenne, fumée, et épicée et légèrement sucrée.