Le Whisky de Sainte-Mère-Église 4 ans

45% alc./vol.
D-Day 80th Anniversary, Bottle #149 of 400

André 61%
Caramel et noix, fond de fruits secs et vanille, jeune alcool mentholé. Bouche unidirectionnelle de caramel et de vanille. Notes verdâtres, fruits secs amers, menthe et bois verts. Cela me rappelle le fond de saveurs des whiskies Jura, côtés fruits fermentés dans l’alcool, caramel, anis. Finale alcoolisée, forte en caramel et fruits fermentés. Le fond du verre a terminé dans l’évier.

Ledaig 10 ans

46.3% alc./vol.
Édition 2011. En 1798, un négociant de l’île demanda aux autorités la permission de construire une distillerie ; celle-ci lui fut refusée (pour quelles raisons ?) cette année-là…mais accordée la suivante ! Ce fut donc en 1798 que John Sinclair put construire la distillerie qui ne fut complètement opérationnelle qu’à partir de 1823. Rachetée en 1890 par John Hopkins & Co., puis par Distillers Company Ltd. en 1916, la distillerie fut fermée en 1930. La réouverture n’intervint qu’en 1972 sous le nom de Ledaig. Acquise en 1978 par Kirkleavington Property Co., la distillerie appartient désormais à Burn Stewart qui y a opéré de gros investissements. Le whisky élaboré ici ne vieillit d’ailleurs pas sur l’île, mais dans une autre distillerie du groupe, Deanston dans les Highlands.

André 78%
Nez désagréable de pourri, herbe baignant dans de l’eau de pluie, un peu marin au nez également. Light en bouche, progressant sur la tourbe assez prononcée. Finale s’accrochant sur la vanille où l’herbe pourrie est disparue mais remplacée par le terreau d’empotage pour le bénéfice de l’ensemble.

Patrick 90%
Nez de tourbe jaune, avec une pointe de sel, un peu de caoutchouc brûlé et une pincée de foin. En bouche, la tourbe montre sa pleine richesse. La pointe de sel est toujours présente, ainsi que le foin et un côté malpropre. La finale est marquée par le sel, avec un peu de céréales. Bien équilibré, une belle richesse de saveur, juste assez unique pour donner le goût d’en prendre un autre verre.

Martin 86%
Couleur d’un jaune pâlotte qui crie la tourbe. Nez: Une traînée de fumée de tourbe et de phénol surplombe une trop petite communauté de citron, de cuir, de pin, de noix et d’huile d’olive de façon savoureusement sinistre. Bouche: Surprenant, huileux et épicé en bouche. Des notes de miel et de citron, agrémentées d’herbe et de noix salées, sont au rendez-vous. Finale: On laisse de côté les fruits et le sucre pour tomber ici dans la boucane de tourbe, le cuir et les feuilles de tabac à pipe. Poivre et médicaments s’étirent un peu et finissent par se chicaner à mon grand dam. Équilibre: On reste tout de même loin des monstres tourbés de l’Islay, mais cette expression de Mull digne de mention reste toutefois solide. Je pourrais recommander sans honte cette expression, accompagnée du Tobermory 10 ans, pour quelqu’un qui souhaite avoir une idée de ce qui se fait dans les îles moins connues de l’Écosse.

RV 77.5%
Sans même prendre de chances, ce whiskey réussit à décevoir en chutant en milieu de parcours . L’expérience débute par une déconcertante odeur de préparation chimique, à la limite un mauvais gâteau dans lequel on aurait inversé les proportions de poudre à pâte et de farine. Avec le temps, on migre vers la tourbe et le foin pourri, qui se poursuit en finale. Heureusement, en bouche le nez se corrige – un peu – mais pas la bouche. Quand c’est le dégoût plutôt que l’anticipation qui me fait avaler un whiskey…

Ledaig 10 ans 2009 Bordeaux Red Wine Matured

56.9% alc./vol.
Distillé en février 2009, embouteillé en janvier 2020 – 1697 bouteilles

André 93%
Hyper influencé par le cask matured avec son avalanche de fruits noyés dans une puissante tourbe terreuse et organique. La tourbe de Ledaig, on aime ou pas mais pour la singularité, c’est solide. Alors; petits fruits rouges fermentés, cannelle, tourbe à saveur de terre mouillée et hyper organique, gras de viande sur le bbq, feu de pneus. Texture envoûtante, ronde et un peu grasse, fruits secs, pomme caramel, cannelle, beaucoup de poivre et d’anis. Longue finale, organique et terreuse, parsemée de fruits rouges et de beaucoup d’épices. Un whisky intense et qui est définitivement singulier.

Patrick 87%
Un très bon Ledaig, mais dont la finale m’a un peu déçue. Mais je ne prendrais bien une bouteille quand même. Nez : Parfum dominé par de la fumée de tourbe avec des notes maritimes et un petit fond de fruits rouges. Bouche : De la fumée de tourbe maritime et une tonne d’épices, un peu de poivre et une trace de vin rouge. Finale : Commence avec une belle intensité, mais tombe abruptement. Très poivrée.

Ledaig 10 ans édition 2019

46.3% alc./vol.
Version tourbée de la distillerie Tobermory. À noter que la distillerie produit durant l’année exactement 50% de Tobermory et 50% de Ledaig, rares sont les distilleries à produire deux whiskies de manière égale. Cette édition est tourbée à 37ppm, donc tout près de bien de ses cousines d’Islay.

André 88%
Nez très type, avec sa tourbe terreuse parfumé d’accents maritimes dont le sel de mer, cendre de foyer refroidie et herbe verte mouillée, le charcoal. La bouche est punchée, terre mouillée mélangée de cendre, bois brûlé, poivre et sel de mer, eucalyptus puis un mélange de fruits frais sous-jacent (poires, citron, abricots et ananas flambés), le miel et les céréales maltées. Finale persistante, terre poivrée et sel de mer, fumée de charcoal cramé, l’anis et cendre froide.

Ledaig 11 ans Port Pipe Matured

58.2% alc./vol.
Bottle #373 of 726.

André 93.5%
Première impression du nez, la pâte de fruits et une crème assaisonnée de fruits et tourbe terreuse mouillée et épicée. Très intense comme nez, entier et pleinement expressif. Petits fruits rouges, cerises noires, caramel brûlé, fruits sauvages, tourbe terreuse, sel de mer, poivre. Superbe texture, moelleuse et très texturale; salade de fruits sauvages nappée de caramel, tourbe, terre mouillée, sel et poivre. Belles images maritimes et sauvages. Finale très épicée; Épices des Caraïbes, poivre noir agrémentée de sel de mer avec des tonalités de tourbe intenses et hyper persistantes. Malgré des saveurs peut-être un peu rectilignes, ce whisky est un uppercut intense de saveurs définies livrées de façon directes et sans compromis.

Patrick 95%
Oh que c’est hot ça! Un superbe mélange d’intensité et de douceur, complexe et superbement équilibré. Aussi bon que possible! Nez : Un parfum très fruité, avec une bonne dose de fumée, de caramel et de chocolat noir. Bouche : Un grandiose whisky fruité et fumé, avec une bonne dose de sel et de sucre. Finale : D’une belle longueur, fumée et sucrée.

Ledaig 12yo PX Cask Finish

55.5% alc./vol.
Distilled 2007, Bottled 2020, Limited Edition of 1345 bottles

André 91%
Free COVID test… Si vous ne sentez rien de ce whisky, vous êtes infectés… J’en convient (moi le premier), la tourbe de Ledaig n’est pas pour tout le monde. Ce mélange organique de terre noire mouillée teintée de fruits rouges fucking weirdo, c’est du singulier. Alors prend mon conseil et laisse le whisky s’aérer un quart d’heure, sois patient. Nez de caramel qui a collé dans le fond de la tun et de terre noire humide, de fruits rouges macérés et de beef jerky fumé. La texture est DIVINE, ronde et moelleuse à souhait, ensemble de fruits séchés, de cerises noires et de prunes, encore cet accent de terre humide, de caramel salé et de poivre broyé. En perçoit les influences maritimes du whisky. Finale de cendre fruitée et de sel de mer, de mottes de terres séchées brulée dans le feu de camp, de viande nappée de coulis de caramel légèrement cramé. Pas pour tout le monde, mais j’adore et j’en suis le premier surpris.

Patrick 94%
55.5%?? J’aurais juré 46% au maximum! D’une douceur surprenante pour un whisky si intense. J’aime! Nez: De délicieux raisins secs et sucrés, enrobés de fumée de tourbe, avec du chocolat au lait. Bouche: Porté par une belle texture huileuse, avec de la délicieuse fumée de tourbe, des raisins secs sucrés, du chocolat au lait et de la vanille. Finale: D’une belle longueur, fumée, épicée et sucrée.

Ledaig 13 ans Mizunara 2010 – Bedford Park

58.1%
 alc./vol.
Le fût a été embouteillé en collaboration avec New Whisky Order, dans le cadre de la série Gun Chrìochan. Ce single malt Ledaig a été distillé en 2010 et a mûri dans un hogshead pendant un peu plus de 11 ans, avant d’être transféré dans un hogshead de Mizunara de premier remplissage jusqu’en 2023.

André 88%
Ledaig typique avec sa fumée de tourbe si particulière. Ce qui mêle un peu les cartes, c’est l’apport du minuzara et son avalanche de fruits tropicaux. Nez à la fois fumé et terreux et très tropical. Fumée grasse, galets séchés au soleil, terre humide, abricots, poires et beaucoup de vanillines. La bouche est plus franche que ne le laissait supposer le nez, plus épicé et poivré mais poursuit sa lancée de fruits tropicaux juteux et de fumée de tourbe terreuse, minérale et maritime. La texture est huileuse et grasse, vraiment très agréable. Coconut cuit au four, miel, gousse de vanille, poires, abricots, poivre, terreau d’empotage et sel de mer. Longue finale, très langoureuse et soyeuse, un peu sèche par contre, avec un bon kick de tourbe cendrée au départ, puis du poivre et des fruits tropicaux.

Patrick 90%
Un délicieux dram, avec un beau mélange de fumée, de douceur et de chaleur. Complexe et bien équilibré, j’adore. Merci à Louis-Charles pour la surprise! Nez : De la fumée de tourbe, les cinq épices chinoises, de la vanille et des fruits tropicaux. Bouche : Porté par une superbe texture en bouche, j’y retrouve à prime abord la fumée de tourbe, du sel, des fruits tropicaux (kiwi et papaye), du chêne, du caramel, de la vanille et les épices du chêne craquant. Finale : D’une belle longueur, avec une bonne dose d’épices et de fumée de tourbe et une touche de sauce soya.

Ledaig 15 ans

43% alc./vol.

André 89%
Les effluves de tourbe se baladent, enrobent et se dissolvent dans votre bouche comme par magie. D’une simplicité et une subtilité désarmante. Heureusement il m’en reste une bouteille dans mon armoire.

RV 89%
Démonstration de tourbe mais tout en douceur, du départ à la fin, un fil de tourbe très jaune, délicieuse. Maintenant une rareté, mais toujours aussi délectable, mais il faut aussi être assez chanceux pour tomber sur une bonne bouteille, car cet embouteillage semble très tempéramental , et lorsque l’on tombe sur une bouteille ordinaire (par expérience, 2 fois sur 3), elle est vraiment, vraiment ordinaire.

Patrick 84%
Le nez est frais, marqué par les fruits et les agrumes. Le goût montre une orge prononcée et une légère vanille que je n’avais pas détecté au nez. Huileux. Les fruits et les agrumes sont toujours présents mais plus discrets. Bon, avec des milliers de whiskies différents, il va sans dire qu’ils ne peuvent pas tous nous impressionner par leur personnalité émancipée. Celui-ci est très intéressant, sans faute, et se boit facilement. Indubitablement, les bouteilles de cette distillerie se suivent et ne se ressemblent pas! On dirait plus un Tobermory qu’un Ledaig ??!! Où est la fumée???

Ledaig 17 ans 1998

56.5% alc./vol.
Sherry Butt Cask #35, 540 bouteilles.

André 78%
Tourbe terreuse enveloppée de sherry hyper fruité et bien épicé. Pâte de fruits, gâteau de Noël, tourbe organique bizarre, caramel, cerises et framboises. La bouche est moelleuse avec une légère sensation de terre mouillée en arrivée de bouche, que la vague de fruits enveloppe comme elle le peut… mais il y a quelque chose qui cloche avec le sherry cask. Beaucoup de poivre noir moulu et de sel de mer, de tourbe, de chocolat noir, oranges. Punch d’épices aussi. C’est débalancé et maladroit comme présentation. La finale est longue, mais pas nécessairement pour les bonnes raisons ; toutes les saveurs les plus pointues masquent presque complétement le sherry et les fruits tendres. Le whisky est trop franc et tranché, j’ai aussi un doute sur la qualité du fût de sherry, ou du mélange avec la tourbe particulièrement herbeuse de Ledaig que j’ai rarement aimé.

Ledaig 18 ans

46.3% alc./vol.
À noter que le Ledaig 18 ans est devenu un produit régulier sans numéro de batch depuis 2020.

André 93%
Nez un peu bizarre au départ avec sa livraison de tourbe terreuse courannant une poignée de fruits sauvages et de prunes. À l’aération, réglisse rouge, de vin rouge tannique, coulis de caramel sur un gâteau aux fruits. Les accents maritimes apparaissent après la première gorgées, enbruns maritimes, iode, terre mouillée, raisins secs et prunes, pâte de fruits. Aux gorgées subséquentes, gâteau aux fruits dans son emballage de cellophane. La tourbe a presque des notes médicinales également. Texture moelleuse et gourmande. Longue finale de réglisse, cerises, de caramel salé et poivré et de terre mouillée. Certes, cette tourbe unique et singulière n’est pas pour tout le monde, mais l’équilibre et l’agencement des saveurs de cette édition est simplement exceptionnel.

Patrick 95%
Le seul problème avec ce whisky, c’est la difficulté à en trouver une bouteille!! Un scotch simplement extraordinaire qui me comble de bonheur à chaque gorgée! Nez: De la riche fumée de tourbe, du xérès, du sel et de l’huile d’arachide un peu brûlée. Bouche: Du goudron, de la fumée de tourbe poivrée, une touche de vanille et du xérès chaleureux et légèrement sucré. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et fruitée.

Martin 92%
Nez: Une pâte de fruits ultra-riche, sirop, caramel, vanille, ail grillé. Un vent de tourbe herbeuse transcende le tout. Bouche: Texture plaisante qui soutient la tourbe rendue un peu crasseuse, les fruits, le chêne, une touche de cuivre, la vanille et bien sûr les épices. Finale: On navigue ici un courant de chêne, de fruits, de poivre, de cassonade, d’opulente fumée et de colle à bois. Équilibre: Un délice à chaque gorgée, attention au portefeuille!

Kim 80%
Nez : M’évoque un meuble en bois propre et fraîchement ciré. Croute de crème brûlée, brioché, pâte d’amande, raisins secs et le petit côté poivron vert que j’ai souvent dans certains tourbés. Ça promet!
Bouche : Je reviens au meuble en bois, que j’ai cette fois l’impression de lécher. C’est râpeux, un peu âpre, et je m’ennuie de la gourmandise que ça évoquait au nez. À voir les notes élogieuses de Pat, André et Martin, aurais-je eu affaire à une mauvaise « batch »?