Last Mountain Distillery 3 Woods Rye Release #1

45% alc./vol.
Maturation initiale en New Oak Barrels, ensuite transférés en Ex-LMD Rye Casks et affinage en Ex-Bourbon Barrels. Recette : 100% seigle.

André 82%
Nez de seigle plutôt discret, paquet de réglisse rouges dans leur emballage de cellophane, puis le rye s’affirme avec plus de force à l’aération. Seigle terreux et poussiéreux, oranges, pommes caramel, abricots et raisins secs. Belle texture en entrée de bouche, devenant plus épicée à l’ingestion. Rye poivré et trempé de cannelle, raisins marinés dans le rhum, cassonade et pomme caramel. Dommage que les notes de rye soient si éphémères en finale; réglisse, caramel, cannelle et poivre de Cayenne. Retour sur les céréales séchées en rétro-olfaction.

Patrick 80%
Un bon whisky avec juste assez de punch pour lui permettre d’avoir une note pas-si-pire. Nez : Parfum très discret, avec de discrètes effluves faisant penser à un rye un peu boisé, avec des traces de fruits du verger et de raisins secs. Bouche : L’intensité des saveurs est ici à un niveau plus normal, avec des herbes, des épices, du poivre, du sucre brun, des pommes et un peu de piment. Finale : D’une longueur moyenne, poivrée et boisée.

Last Mountain Distillery 4 Grain Whiskey Release #3

45% alc./vol.
Mashbill de 4 céréales, seigle, mais, blé et orge maltée. Fruit d’un mélange dont la maturation s’est effectuée en Ex-Bourbon barrels et New Oak barrels.

André 81%
Gousse de vanille, cosses d’oranges, abricots, bois de chêne mielleux, une touche d’épices. La bouche est sucrée et douce, vanille, oranges, melon au miel, abricots et poires, grains séchés, caramel dilué et une fine pincée de cannelle. La texture est un peu fade et diluée. Avec le temps, les notes d’oranges deviennent l’odeur principale. Finale de chocolat blanc aux amandes, vanille et abricots, sucres de fruits naturels qui prend des allures de sirop d’érable et de cassonade en rétro-olfaction.

Patrick 77%
Un autre whisky embouteillé trop tôt. Nez : Parfum extrêmement léger avec des fruits tropicaux sucrés. Bouche : Fruits tropicaux et agrumes, le tout posé sur la traditionnelle planche de chêne épicée. Finale : Un peu courte, marquée par les épices du chêne et l’alcool.

Martin 81%
Nez: Céréales grillées, miel sombre, pomme rouge, bois toasté, note herbacée sèche. Bouche: Caramel brun, noix de pacanes, poivre doux, datte, orange confite, texture un peu fade mais qui parvient à enrober sans trop de lourdeur. Finale: De persistance moyenne, vanille, chêne sec, cacao léger, amandes, toujours les amandes. Équilibre: Bonne cohésion entre grains, la douceur du maïs et des épices du seigle sont bien liées, un dram au caractère artisanal franc. J’haïs pas, mais c’est pas pour tous.

Last Mountain Distillery Canadian Rye Whisky

40% alc./vol.
Saskatchewan.

André 79%
Un rye whisky générique. Nez ordinaire de rye whisky sucré et caramélisé allié d’un mince couvert fruité. On a intérêt à le sentir dès le départ car il s’évapore rapidement, ce qui prépare pour l’arrivée en bouche, fluide comme de l’eau tout en étant relativement moelleux en bouche, mais sans grande personnalité, un baiser d’alcool sans passion. Le rye étonne par l’apport du sucre comparativement aux habituelles épices un peu acérées du seigle qui ne seront présentes qu’en finale de bouche. Cette même finale sans distinction aucune, que l’on associe souvent à bien trop de Canadian whiskies que l’on retrouve souvent sur les étagères du bas des magasins, vendus en format 1.14 litres en bouteille de plastique. On veut bien vouloir jouer dans la court des grands mais on risque aussi de se retrouver dans les ligues mineures.

Patrick 80%
Pas mauvais, mais bin ordinaire. Pour paraphraser une citation célèbre, « la vie est trop courte pour boire du whisky ordinaire ». Nez : Parfum plutôt ennuyeux présentant des effluves typiques d’un rye bon marché. Bouche : Au goût, c’est un bon rye, mais la texture plutôt aqueuse en fait un produit plutôt ordinaire. Finale : Un peu courte, marquée par les épices du rye et une touche de bois brûlé subtile.

Martin 79%
Jaune pâle et désaturé, surtout pour un rye whisky. Nez: Assez standard au niveau de la composition. Fruits rouges, bois, seigle et colle. Un peu de caramel et de vanille. Bouche: Arrivée un peu aqueuse, sur des notes de raisin rouge et de caramel brûlé. Le chêne et les épices du rye y sont aussi, mais accompagnés d’une vague d’alcool et d’acétone un peu maladroite. Finale: Surfe brièvement sur les notes élaborées en bouche. Équilibre: Sans grande personnalité, ce dram évoque beaucoup trop la mauvaise réputation des whiskys canadiens bas de gamme.

RV 79%
Les blocs Est et Ouest de part et d’autre du Parlement Canadien : imposant mais pour 99% de la population, sans grande signification. Nez des plus canadiens, le mélange seigle et caramel est on-ne-peut-plus-traditionnel. Toutefois, en bouche, la lourdeur habituelle de ce mélange n’y est vraiment pas; légères quoique chaudes, les saveurs sont assez monotones. La finale est quant à elle assez imposante mais austèrement canadienne. Un Crown Royal anonyme ou un Canadian Club ennuyant?

Last Mountain Distillery Smokey Single Malt Islay Barrel Finish Single Cask Release #4

63% alc./vol.
Distillé en 2016 et transféré en Ex-Bourbon Barrels pour maturation, affinage supplémentaire en Ex-Peated Islay Casks.

André 85%
J’ai entendu entre les branches lors de ma visite à la distillerie que le cask finish proviendrait de Laphroaig. Nez soutenu, fumée de tourbe médicinale lointaine, citron, miel, abricots. L’arrivée en bouche est comme un camion dix roues rempli de mottes de tourbe. C’est puissant, très épicé, cendreux et plein de fruits tropicaux (oranges, citrons, abricots). Superbe texture grasse qui aide à adoucir le fort alcool. Après une quinzaine de minutes dans le verre, l’alcool s’est amadoué et les saveurs passablement plus équilibrées. Finale soutenue et équilibrée à la fois, crème saveur de vanille, sorbet au citron, cendre froide et uppercut d’alcool. Belle découverte.

Patrick 86%
Un des meilleurs Last Mountain que j’aie eu, j’espère que cette recette sera fréquemment réutilisée. Nez : Un beau parfum de tourbe apparemment Écossaise, avec même une touche maritime. Simple. Efficace. Bouche : Les arômes se confirment, avec de la belle fumée de tourbe fraiche, une bonne intensité de sel, des fruits tropicaux et un peu de bois vert. Finale : D’une belle longueur, la finale est marquée par le sel.

Martin 86%
Nez: Fumée saline, citron confit, cendre froide, miel sombre, bois humide et pointe de pomme verte. Whoa, ça respire bien. Bouche: Élan massif, tourbe sèche, malt grillé, caramel brûlé, poivre noir, orange amère, avec une texture huileuse et serrée qui tapisse bien le palais. Finale: Longue, braise persistante, sel marin, cacao amer, chêne épicé. Équilibre: Un dram puissant et charpenté, dans lequel l’empreinte d’Islay domine tout en laissant respirer le malt canadien. Un beau coup

Last Mountain Private Cask

40% alc./vol.

André 87%
Sac de cannelle, de sucre brun, d’orange et de céréales (rye ?). Nez très doux et feutré, sans trop de singularité mais aussi sans faux-pas. Oranges et nectarines, agrumes en avant-scène de bouche puis beaucoup d’épices (cannelle, gingembre) qui meublent pas mal toute la bouche. L’équilibre est vraiment bien et le whisky démontre aussi une belle vigueur, grandement influencé par les épices. Rétro-olfaction sucrée et orangée avec enrobage épicé. Du beau travail, bien présenté et un réel improvement sur l’édition de base précédente.

Patrick 89%
Succulent whisky d’une agréable complexité et d’une admirable balance. Pourquoi ce whisky est-il si méconnu? Nez : Au nez, un mélange d’épices et de sucre plutôt appétissant. Notes de cassonade insistante, ainsi que quelques agrumes des plus subtils. Bouche : Wow, une surprenante explosion d’épices, de bois et de céréales dès la première gorgée! Puis, le tout évolue vers la cassonade et des oranges bien sucrées en approchant de la finale. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Last Mountain Single Cask 100% Wheat Whisky

45% alc./vol.

André 81%
Toujours étrange un single cask qui n’est pas embouteillé cask strength… Le nez est rectiligne et plat, céréales, miel, Sugar Crisp, vanille, léger bois de cèdre, oranges, cérélaes séchées en fond de scène. Bouche; sans surprises, texture diluée mais ensemble agréable, saveurs un peu ternies (mêmes saveurs qu’au nez), astringent en finale de bouche, cassonnade, toffee, marmelade d’oranges, notes de chocolat au lait et de céréales séchées en toute finale. Ce whisky manque de punch même si le style Wheat whisky est respecté. Il déçoit beaucoup au niveau de la texture en bouche et des saveurs prévisibles.

Patrick 77%
Le meilleur compliment que je pourrais donner à ce whisky est « insipide ». L’alcool de grain est trop présent tout au long de l’expérience, et domine la finale. Bref, j’ai l’impression que ça aurait pu être bon, mais qu’on s’est trop pressé à l’embouteiller. Les amateurs de moonshine apprécieront peut être. Nez : Le parfum est dominé par un feeling d’alcool de grain et de céréales mouillées et sucrées. Bouche : L’arrivée en bouche est aussi dominée par les céréales, mais le tout semble assez monodimensionnel. Finale : Courte, dominée par l’alcool.

Martin 83%
Nez: Miel, vanille, bois et herbe. Quelques fruits à chair blanche pointent le bout du nez. Le blé apporte une dimension différente qui nous éloigne légèrement du whisky canadien traditionnel. Bouche: Caramel et vanille. Bois sec et herbe, fruits rouges cette fois-ci, le tout bardé par chêne et poivre rose. Finale: Courte, mais chaude et épicée. Accents de bois sec, de cannelle et de poivre. Les fruits et la cassonade bouclent l’expérience. Équilibre: J’ai bien du plaisir à boire ce dram. Bien que c’est un embouteillage qui comporte peu de surprises, je trouve qu’il tente de flirter avec des sentiers disons moins battus.

Kim 87%
Nez : Pain grillé à la limité du brûlé, on sent la réaction de Maillard, avec une couche de marmelade d’orange, miel infusé au thym. C’est doux et vraiment le côté grillé sort de l’ordinaire. Bouche : Terminées les toasts, on vient de passer à une viande couverte de sauce sucrée et grillée au BBQ, les petits bouts un peu brûlés, caramélisés et croustillants. Cardamome, piment de la Jamaïque, poivre rose. On aime!

Lazy River Kentucky Straight Bourbon

45% alc./vol.

André 84%
Sirop de maïs, petits fruits rouges, caramel, vanille, cannelle, chandelle de cire. Bouche fruitée de cerises, puis notes de réglisse, de cannelle poivrée et de caramel chauffé à la poêle. Rye épicé et légèrement terreux. Belle rondeur et onctuosité, équilibré et représentatif. Finale souple et ronde, une pointe de cannelle et bien entourée de cerises cireuses. Très agréable pour un whisky aussi jeune et aussi abordable côté prix.

Patrick 86%
Un autre bourbon classique et délicieux, qui me rappelle tant d’autres bourbon que j’ai bu et aimé. Pas original mais tout de même très bon. Nez : Parfum de bourbon classique, avec le bois brûlé, le maïs et les fruits. Bouche : Une bonne dose de bois épicé et brûlé, avec de beaux fruits et une touche de maïs. Finale : D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 84%
Nez: Sirop de maïs chaleureux, vanille goulue, fruits et caramel chauffé. Les notes classiques du bourbon si aromatiques. Bouche: Caramel et cerises noires, grains de maïs séchés et gousse de vanille. Le bois sec sert de plateau de service pour ce beau petit buffet. Les épices sont un peu mordantes à mon goût, mais rien de bien grave. Finale: Chaude et longue, elle nous porte sur des accents de musc, de chêne, de vanille et de compote de fruits. Équilibre: Un peu jeune, mais plein de potentiel. Si le prix est au rendez-vous, c’est une bouteille qui pourrait tenir tête à bien des bourbons d’entrée de gamme de l’industrie.

LB Distillers Rye Whisky Bourbon Cask Matured – Work in progress

63% alc./vol.
Fait de 67% de seigle malté et de 33% d’orge maltée, Échantillon de la distillerie âgé de 11 mois. Ce futur whisky sera un double vieillissement dont la seconde partie se fera en fûts de chêne français.

André 86%
Rye bien parfumé aux épices et au poivre. L’alcool taquinera le nez mais pas la bouche où il se montrera bien sage et calme. En bouche, les épices et le rye calineront le seigle dans un tango de céréales poivrées assez singulier. En finale, le rye se dénudera et offrira des saveurs de zeste d’orange et quelques soupirs poivrés. Le seigle demeurera tout de même discret même si on ne peut douter de sa participation à cette aventure épicée-poivrée.

RV 89%
Une très bonne expression, certainement plus originale que l’orge de la distillerie, qui prouve bien que le seigle est plus canadien que l’orge. Vraiment intéressant, pas outrageusement épicé mais davantage sur une note sucrée, dans le genre d’un délicieux poulet tandoori lentement rôti. L’histoire est différente sur la langue avec de douces épices qui piquent sans faire mal dans ce meilleur whisky de cette distillerie naissante. La finale est remplie de joyeux seigle, avec un poivre qui peut indiquer le haut taux d’alcool et une longueur qui ne peut expliquer le court 11 mois en baril.

Patrick 80%
Nez : Odeur de vieille robine avec un soupçon de fruits. Bouche : Le new make n’est pas loin, le goût de céréales étant très marqué et très bien défini.  Finale : Courte et sucrée.  Balance : Un bon rye jeune.

LB Distillers Single Malt Whisky – Work in progress

63% alc./vol.
Fait à 100% d’orge maltée, échantillon de la distillerie âgé de 15 mois.

André 87.5%
Nez puissant d’où pointe l’alcool et les céréales sucrées. L’Indéniable marque de l’ex-bourbon cask est très prononcé. L’évaporation graduelle de l’alcool libèrera le tsunami de vanille à saveur de sucre en dés. En bouche, la meringue et l’ananas, les céréales Sugar Crisp et le toasted caramel. Le haut taux d’alcool demeure tout de même très approchable tout en sachant qu’on a pas affaire à un taux d’alcool de 40%. La finale est relativement courte pour un whisky si alcoolisé. Les saveurs sucrées y sont probablement pour quelque chose, ces mêmes saveurs trouvées en bouche s’étirant jusqu’en finale en s’accompagnant d’un zeste de citron très agréable. Je suis très impressionné par le potentiel de ce futur whisky.

RV 81%
Un whisky qui soit a besoin de quelques années de plus, soit de plus de contrôle sur les niveaux d’enzymes et d’esthers. De très bizarres notes de carottes et de maïs qui essaie de contrôler les saveurs de distilleries artisanales de carton humide, sans total succès. La piqure est aigüe sur le bout de la langue, et un puissant goût de chêne sort de chaque papille. La finale est dominée, fouet et menottes, par la fibre de carton, un peu semblable à de la moulée à chevaux. Le nez est un bon bloc de départ mais on va devoir travailler sur le départ pour finir avec un whisky plus savoureux.

LB Distillers White Dog – Work in progress

45% alc./vol.
Fait de 100% d’orge maltée, sans mention d’âge.

André 80%
Nez étrangement posé pour un new make, même dilué à 45% d’alcool. Fortement imprégné de céréales macérées auquel s’ajoute une pointe florale. Il y a un petit quelque chose qui m’accroche au nez mais je n’arrive pas à en expliquer la provenance. Les céréales me rappellent plus le pop corn au beurre que le malted barley. La bouche est douce, rectiligne sur les saveurs de céréales avec une finale citron-agrume effervescente. Rétro-olfaction sur l’alcool à saveur d’orange et de chlorophylle. Difficile de juger un new make spirit surtout lorsque l’on dit qu’environ 75% d’un des saveurs d’un whisky proviennent de son vieillissement en fût.

RV 80%
Davantage sur un bon chemin que parvenu à destination. Nez dissipé qui semble indiqué un white dog beaucoup trop dilué. Bonne sensation en bouche pour laquelle du vieillissement supplémentaire ne semblerait pas nécessaire, mais pour ce qui du goût on a l’impression d’être du côté moins creux de la piscine des whiskies non vieillis. L’aftertaste contient un léger film d’amoniac (pensez un spray de Windex dans une pièce voisine), heureusement pas trop dérangeant. Très peu de finale (c’est un white dog quand même) mais une bonne chaleur.

Patrick 45%
Nez: Yeark! Sent un mélange de céréales pourries et de flatulences. Bouche : Goûte les flatulences fruitées. Finale : Pas assez courte. Balance : A éviter.