Gordon & MacPhail Speymalt from Macallan 2007-2016

43% alc./vol.

André 81%
Nez frais de fruits tropicaux et exotiques, petits fruits sauvages, cœur de pommes rouges, miel caramélisé, chocolat au lait. Ouverture de bouche sur les épices légèrement fébriles principalement la cannelle, mélange de fruits tropicaux, d’oranges, de pommes rouges, la réglisse et de salade de fruits. La texture est agréable, la force des épices compense un taux d’alcool légèerement bas mais l’ensemble est peut-être un peu trop influencé par les notes de bois vert. La finale est un peu sèche, bien épicée et sur des notes de chocolat au lait et aux noisettes, la pomme rouge roulée dans la cannelle.

Patrick 90%
J’ai goûté à ce whisky avec beaucoup d’appréhensions, mais je dois admettre être agréablement surpris! Tout de Macallan s’y retrouve, sauf le prix, qui est raisonnable!! J’en ai d’ailleurs acheté 2!! Nez : Caramel, fruits délicats, fleurs sucrées, vanille… Délicieux! Bouche : Des fruits chaleureux et sucrés, les épices du bois, du miel, de la banane, de la vanille subtile et une touche de Caramilk. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Gordon & MacPhail Speymalt Macallan 1988

43% alc./vol.
Ce Macallan a été vieilli en fûts de sherry de second remplissage pendant 18 ans.

André 89%
La finition en fût de sherry fait ressortir les doux arômes de fruits et de pomme, le tout accompagné d’un léger fumé très impressionnant pour un Macallan. Le nez est incroyablement doux et invitant. La finale « champêtre », avec un nez comme si vous étiez en plein cœur d’un champs fraîchement coupé durant la canicule d’été. Trouvé au prix difficile à croire de 42$ à Park Avenue N.Y. voilà 3-4 ans. Un merveilleux rapport qualité-prix.

Gordon & MacPhail Strathisla 25 ans

43% alc./vol.

André 89%
Another sherry beast… Nez liquoreux de raisins secs, gâteau aux fruits, marmelade d’orange, riche et élégant, mais aussi d’une habile simplicité. J’adore le nez, superbe et belle intégration du sherry cask. La bouche est poreuse et assez consistante, un peu sèche, les fruits secs en arrivée, boisée et beek jerky poivré en finale, presque du soya… mélangé au sherry fruité. Le bois gorgé de sherry est plus imposant en finale et les notes poivrées monteront aussi en crescendo. Mis à part une petite pointe sèche et poussiéreuse en bouche, belle évolution, complexité structurée et intéressante pléiade d’arômes et saveurs attirantes.

Patrick 88%
Nez : Oooh boy! Ça paraît que ça a passé beaucoup de temps en fût cette petite bête là!  Au nez, vieux xérès poussiéreux avec une pointe de chêne.  Bouche : Toujours le xérès poussiéreux et le chêne assez intense.  Très chaleureux.  Non mais, vraiment vraiment très chaleureux.  Finale : Longue, fruitée et chaleureuse.  Balance : Une superbe bête qui laisse dans un état contemplatif, comme un très bon whisky se doit de le faire.

Gordon & MacPhail Strathisla 40 ans

40% alc./vol.

André 90.5%
Éruption boisée, cerises, pêches, se terminant par une explosion de poires belle-Hélène. Il se révèle en bouche plus épicé en plus d’un bel appui alcoolisé (la teneur en alcool semble plus forte que son 40%…). La menthe-eucalyptus – très représentative du Strathisla – s’ouvre progressivement et est accompagné d’une touche de miel cireuse et séduisante. La finale, chaleureuse et persistante, est un rappel sur les cerises et les sucres de bois brûlé. Quelques point en moins pour les essences de bois trop présentes, masquant les arômes les plus subtils. N’eut été de ce petit détail, cet embouteillage aurait été une vraie bombe. Une bouteille à avoir dans sa collection. Et que dire du rapport qualité-prix pour un 40 ans…

RV 91%
Très marqué par le bois, les 40 ans en baril ne font pas de doute, même si la menthe typique est toujours présente au nez, mais atténuée. Les tanins y sont, avec un fond de beurre brûlé dans une poêle. Les caramels et la tire brûlée se révèlent plus en bouche qu’au nez, et plus la finale s’étire (et elle s’étiiiiiiiire), plus on s’enfonce loin dans la planche, pour se terminer sur la ripe de pin. Assez tranquille, l’aftertaste meurt dans un soubresaut caramel plus sucré à la Glenrothes, qui fait presqu’oublier qu’il s’agit de la même distillerie que le 10 ans. À prix raisonnable – pour un 40 ans – il s’en tire très bien pour voir les effets d’un vieillissement très long et même s’il n’a pas la largeur du Highland Park de même âge, à presque 6 fois moins cher, c’est un excellent placement avec un goût qui dépasse le simple trip d’avoir une bouteille très âgée. Bravo à Gordon MacPhails, mais à ce prix, j’aurais payé un 20$ de plus pour une boîte qui n’est pas la même qu’un Glenburgie 10YO, et une bouteille qui est 10 fois plus laide que l’édition standard de la distillerie.

Patrick 89%
Arômes de fruits tropicaux mûrs enveloppés dans un écrin de chêne. Au goût, les 40 ans de vieillissement s’expriment de façon éclatante via la puissance de la saveur de chêne. Épices brûlées et cassonade viennent donner au tout une succulente finale.

Gordon & MacPhail Strathisla 50 ans

43% alc./vol.
Distillé en 1960, embouteillé en 2010.

André 86%
Gâteau aux fruits brûlé, caramel et toffee, nez bien relevé, visqueux avec un boisé extrêmement présent. Après 30 minutes; gâteau aux fruits et épices toujours dans son emballage de cellophane et baignant dans son jus, bananes, raisins et pruneaux secs. Très boisé en bouche, raisins, ensemble bien soutenu par l’alcool. Feeling un peu cireux et de poudre de bois. Plus épicé et sec en finale, astringent, mais rectiligne sur les même fruits et le boisé du fût.

RV 83%
Trop peu, sans finesse, la sagesse peut se perdre au fil des années. Dès le nez, on sent que l’affaire pourrait ne pas être subtile, avec de la marmelade d’orange au caramel avec du chêne fatigué et peu original. En bouche, c’est encore plus pauvre, avec le caramel et le sucre brûlé. La finale, elle aussi peu variée, est malgré tout son point fort étant donné son excellente longueur. Certes, il n’est pas mauvais, mais quand à 500$ je l’apprécie autant que 3 gorgées d’un bon rhum industriel, il s’agit sûrement d’une déception. La finesse lui aurait été de mise, tel qu’on peut la retrouve dans le Glengoyne 21 et justement sa cadette de 40 ans du même revendeur.

Patrick 94%
Au nez, une richesse rappelant un vieux rhum traditionnel. Fruits mûrs, cassonade, réglisse et une touche d’épices de bourbon. En bouche, l’impression d’avoir affaire à un vieux rhum traditionnel se précise. Les fruits mûrs sont toujours présents, le chêne est puissant, ainsi que la vanille. Des notes subtiles de champignons s’y mêlent aussi. Une profondeur incomparable. En finale, les fruits s’étirent longuement mais nous rappellent plutôt un gâteau aux fruits du temps des fêtes, pour notre plus grand plaisir. L’un des grand plaisir de la vie, a un prix relativement modique. Un whisky de cet âge ne peut que nous laisser dans un état songeur, ne serait-ce que pour penser à l’employé qui a versé ce whisky dans un fut et qui est probablement décédé aujourd’hui… Qu’aurait-il pensé en me voyant critiquer « son » whisky, à des milliers de kilomètres de l’Écosse, sur un ordinateur tenant confortablement sur mes cuisses et qui me permettra de la publier sur internet dans quelques minutes? Probablement pas grand-chose, si ce n’est la satisfaction que de constater que son travail soit encore apprécié et savouré!

Gordon & MacPhail’s Highland Park 1989

51.9% alc./vol.
Batch #22/004, Bottled 13/12/2021, Refill Sherry Butt #10015, 347 bottles.

André 91%
Notes de sherry s’apparentant plus à des notes de framboises, gâteau aux fruits, doux caramel onctueux sur fond de fruits tropicaux, d’ananas principalement et de fumée de tourbe florale et feutrée. Bouche avec beaucoup de charme et de texture. Poires, ananas, oranges, framboises et bananes, melon au miel et abricots, fumée de tourbe florale, bonne dose de poivre, iode, miel. Finale de coconut, nectarines, d’ananas poivré, de fumée de tourbe affichant une touche terreuse et iodée. Gros coup de cœur même si pas nécessairement représentatif du style de la distillerie.

Patrick 94%
Highland Park comme je l’aime. Intensité, balance et complexité, tout y est pour faire de ce dram une œuvre magistrale. Nez : Xérès et fruits des champs enrobés de miel floral avec un trait de caramel et une petite volute de fumée de tourbe. Bouche : Un savoureux mélange de saveurs, avec des fruits des champs nappés de caramel, de la fumée de tourbe mielleuse, du bois brûlé et un trait de vanille. Le tout est porté par une belle texture huileuse en bouche. Finale : D’une très belle longueur, fumée, épicée et mielleuse.

Gordon & McPhail Ardbeg 1995

40% alc./vol.

André 87%
Difficile de trouver un Ardbeg qu’on aime pas. Même si certaines version des revendeurs ont su parfois nous refroidir un peu, celle-ci est vraiment bien. Un embouteillage qui a su conserver la nature même du Ardbeg original, unchillfiltered et non coloré. Peat, peat, peat all the way down to your mouth. Great stuff.

Gordon & McPhail Ardbeg 1996

40% alc./vol.

André 86%
Un vrai Ardbeg, superbe. Fumé, tourbé, salin, très distinctif heureusement, quand certains revendeurs « dépersonnalisent » les fûts qu’ils achètent parfois des distilleries. Une très bonne version pour un revendeur, avec laquelle on ne se sent pas dépaysé du Ardbeg conventionnel. Finalement les revendeurs font pas seulement de la « scrap » !

RV 86.5%
Mauvais départ mais sans gagner, toute une fin de course. Au nez, on a toujours affaire au plus sauvage d’Islay, mais un peu trop apprivoise. Même chose en arrivée ou celle-ci en est presque transparente, et trop douce pour sa vraie nature. Belle finale par contre, ou la tourbe rugit un peu de poivre et sel. Qu’aurait-il été s’il n’avait pas manque son départ?

Gordon & McPhail Ardmore 1991-2003

57.3% alc./vol.

André 91.5%
Voici une belle tourbe douce mais puissante appuyée de sucre et d’odeurs maritimes et de poisson. Cette douceur est trompeuse comme sa candeur en bouche s’aura l’afficher avec passablement de puissance d’ailleurs. Léger feeling de poussière de pierre ou de galets polis bordant les places le long de la mer. Citron et chocolat noir aussi, de suie. Finale de fruits tropicaux et de poivre, bien longue, apaisante. Un whisky exceptionnel qui gagnera des points de par la seule caractéristique qu’il provient du Speyside. Wow, superbe !

RV 89.5%
Off the Scottish beaten path. Le parfum de tourbe annonce merveilleusement bien ce whisky: tout d’abord seulement tourbé, celui se transforme en fumée à mesure que le whisky respire. Surprenante arrivée, les pruneaux que j’avais cru sentir se font maintenant goûter, mais disparaissent en finale où la fumée et la tourbe meurt tranquillement. Sans mettre le doigt dessus, il y a quelque chose de pas réglo dans ce whisky que j’aime beaucoup.

Gordon Graham’s Black Bottle 10 ans

40% alc./vol.

André 82%
Tarte aux pommes et coulis de caramel parfumé au feu de tourbe, miel, on perçoit l’Influence de l’Ile assez rapidement mais sans haute voltige. Background de fruits rouges, cerises et cœur de pommes, une touche de cannelle. La bouche manque de texture et la dilution se fait sentir. Belles notes de tourbe poivrée, miel et vanille et une sensation de cendre refroidie qui colle sur les dents, ça ressemble aussi à de la poussière de calcaire, quelque chose de rocheux. Épices bien présentes mais on a délesté une bonne partie des fruits rouges au passage. La finale est très poivrée et tourbée, d’une longueur étonnante.

Patrick 89%
Un superbe scotch. Quelques degrés d’alcool de plus, et ça serait une bête de compétition. Nez : De la délicieuse fumée de tourbe, avec du chêne, de la cassonade, des pommes, du miel et une touche de fleurs. Bouche : De la fumée de tourbe, du bois, des pommes, de la banane et des poires et un peu de sucre brun. La texture est un peu aqueuse, mais c’est autrement délicieux. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la belle fumée de tourbe aromatique.

Martin 85.5%
Nez: Miel et malt, quelques belles notes de fumée. Pommes, fleurs et caramel. Léger cuir. Fond de chêne, très bel assemblage. Bouche: Céréales tourbées et salées. Épices et grain. Belle chaleur, texture quand même solide pour un blend de classe moyenne. Quelques fruits lointains. Finale: Assez courte, mais les saveurs sont bien au rendez-vous, sans toutefois parler plus fort que les autres. Poivre rose, bois de chêne, grain et miel dilué. Équilibre: Quand même un très beau caractère, des beaux piliers d’Islay pour supporter une expérience qui vaut amplement son 50$ la bouteille.