Gouden Carolus Single Malt

46% alc./vol.
Distillerie Molenberg. Gouden Carolus Single Malt est un whisky Belge, distillé à partir du moût de la bière Gouden Carolus Tripel. Une primeur pour la Belgique sont les cuves de distillation en cuivre martelées à la main, dans lesquelles le moût – composé uniquement d’orge maltée – est distillé. Le distillat est par la suite vieilli dans des fûts de bourbon de premier remplissage pour une période de 30 mois suivie par une période successive de 6 mois dans des fûts ‘Anker’ (des fûts en chêne retravaillés par un tonnelier selon nos propres spécifications). De 1637 à 1927, la « famille de meuniers” Van Breedam a exploité une petite distillerie au Molenberg à Blaasveld. En 1872, Louis Van Breedam et sa soeur Anne quittent le Molenberg pour devenir brasseurs à Malines. Le Molenberg reste aux mains de la famille et la tradition se perpétue. Charles Leclef, cinquième génération de la famille Van Breedam, passe son enfance dans la brasserie à Malines, mais connaît aussi le Molenberg à Blaasveld, où son oncle Michel Van Breedam habite. Alors qu’il est train de moderniser la brasserie en 1990, l’idée de distiller la bière en whisky mûrit dans son esprit. Il veut distiller au Molenberg : de la bière au distillat, c’est-à-dire au whisky. Cette distillerie devient la combinaison parfaite entre les deux traditions de famille: brasser et distiller.

André 84%
Beau mélange de poires vanillées, abricot, léger carbonisé du fût, belle vanile ronde et dodue, miel, amandes, biscuits Graham. Le nez est attrayant est bien présenté, sans être unique ou prétencieux. La bouche est fruitée, ronde et pulpeuse, beaucoup de poires et de vanille saupoudrée de gingembre et de poivre. Les notes de céréales sont bien en évidence sans monopoliser la bouche. Apparaissent ensuite les pommes vertes, puis des cerises, mais les épices regachent rapidement du terrain. La finale est en deux temps, douces sur les fruits et relevée sur les épices. Belle rétro-olfaction de fruits à chair. Agréable et facile à boire.

Grace O’Malley

40% alc./vol.
Un assemblage de whiskies de 3 à 10 ans vieillis dans divers types de fûts ; ex-rhum, ex-bourbon et chêne français.

André 76%
Nez au fond de poudre sucrée des gommes Bazooka et de cassonade-sirop d’érable, de petits fruits secs et de vanille. La bouche est bizarre, poudreuse on dirait. Sucre à glacer, cassonade, cerises, ananas, le tout saupoudré de flocons de cannelle et de poivre. À la rétro-olfaction, mélange de purée de bananes et d’ananas. Il y a toujours un fond d’alcool neutre cheap qui revient à la surface. Côté texture c’est assez simpliste, liquide sans apport gras ou huileux. La finale est courte, sucrée, remplie de cannelle, vanille et de caramel.

Patrick 79%
Alors qu’il y a des dizaines de whiskeys irlandais extraordinaires qui ne sont pas disponibles au Québec, la SAQ, notre-monopole-d’état-qui-décide-ce-qu’on-a-le-droit-de-boire, a choisi ce whiskey parce qu’une histoire de fille pirate, c’est ce qu’il y a de plus pertinent à considérer quand on choisit quel whiskey offrir à la plèbe.  Nez : Nez relativement insipide, avec une touche de fruits tropicaux et de chêne humide. Bouche : Le chêne est ici plus présent, et les fruits tropicaux se mélangent à une discrète touche d’agrumes. Finale : Plutôt courte et boisée. 

Martin 78%
Nez: Une douceur immédiate de pommes au four et de vanille, relevée par un soupçon de foin sec et un trait discret de sucre en poudre. Bouche: L’entrée est moelleuse, avec des notes de poire mûre, de toffee et d’un peu de poivre blanc. Un léger boisé se glisse en fond. Finale: Moyenne, teintée d’amandes et de céréales maltées, avec une persistance légèrement boisée et poivrée. Équilibre: Un peu cheap quoique bien accessible, ce dram mise sur un semblant d’élégance en se donnant l’illusion d’une expérience complexe. Pouet pouet.

Grand Grizzly 3 ans 100% rye whisky

40% alc./vol.
Exclusif au Mexique.

André 82.5%
Le gros ours grizzly Canadien s’est affublé de son Speedo rouge afin de conquérir le chaud soleil du Mexique. Nez d’herbe coupé assaisonné de poivre concassé et de seigle, une touche de vanille. Celui-ci surprend d’ailleurs un peu de par sa robustesse au nez. L’entrée de bouche est inoffensive, douce et crémeuse, puis les saveurs s’installent et le rye monte en force, mélange d’épices et de poivre noir, puis vaguelette d’orange/agrume. On ressent bien aussi l’héritage des grains de céréales et des fruits rouges que rappellent certains rye whiskies plus typiques. Le rye étire la finale et son alliance avec le poivre décuplera sa ténacité. Un whisky correct, dans sa phase « terrrible three », hésitant entre les épices et le poivre à fort caractère ou la douceur envoûtante des agrumes et de la vanille.

Patrick 80%
Nez : Chêne intense avec une pointe d’épices. En fait, j’ai l‘impression d’avoir le nez collé sur une vieille planche de chêne desséchée et poussiéreuse. Bouche : Toujours la sensation de poussière, puis le chêne sec et enfin une belle mais petite vague d’épices à steak. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt marquée par l’alcool. Balance : Un bon whisky honnête, sans faute, sans grands attraits non plus.

Grand Old Parr 12 ans

40% alc./vol.

André 89%
Céréales trempées dans une solution de citron et d’agrume, fruits secs roulés dans le caramel, oranges et douce vanille. Le whisky a presque des odeurs de virgin oak (sans le côté pourri et p’tit bas dans le fond de la benne de lavage). Miel dans lequel des grains d’épices se seraient mélangés. La bouche est tendre, la texture exquise, beaucoup de miel en avant plan suivi de fruits tropicaux et d’une portion d’épices bien dosée rehaussant l’ensemble du whisky qui est globalement doux. Mélange de cannelle et de fruits épicés réchauffant maintenant la bouche. Avec le temps, les notes de caramel sont plus soutenues. La finale est plus épicée mais se couche sur un lit de miel et de caramel un peu brûlé. Une bataille d’éléments aux saveurs opposées mais qui au final gagnent chacune de l’autre. Un superbe blend, consistant et savoureux avec une qualité que ferait l’envie de bien des single malts.

Patrick 90%
Un bel exemple de la supériorité des scotchs face aux autres spiritueux. Idéal pour une fin de semaine de pêche. En fait, il en faudrait au moins deux bouteilles! Nez : Surprenant parfum agréable et complexe. Vanille, céréales, orange, fumée subtile, chêne cuir, sucre à la crème… Tout y est! Bouche : Ici encore, la complexité est au rendez-vous, avec une prédominance des épices, puis du chêne, de la fumée et d’un peu de caramel. Pour compléter le tout, on a ajouté une touche d’herbe et de fruits mûrs. Finale : D’une belle longueur et épicée.

Martin 88%
Coucher de soleil ambré. Nez: Vanille, caramel écossais, crème anglaise et miel. Orge et cuir viennent compléter le tableau. Un assemblage fortement réussi. Bouche: Cuir et miel, orge et crème, citron et vanille, meringue et chêne. Très complexe et bien construit. Finale: Vanille et épices. Une douce chaleur reste avec nous sur de timides notes de cuir fumé. Les touches du whisky de grain ressortent ici. Équilibre: Un brillant exemple d’un blend réussi. Pas arrogant, ni présomptueux. Comme j’ai toujours dit, quand un blender passe autant de temps et d’effort sur un assemblage, ça doit bien valoir quelque chose.

Grangestone 12 ans

40% alc./vol.
Highland Single Malt Scotch Whisky

André 78%
Oranges poudreuses et sherry, petits fruits sauvages, pommes, poudre sucrée des gommes Bazooka. Agréable mais pas complexe. Texture pauvre en bouche, très axée sur les notes de bois sec et bien épicées, gingembre, cannelle, orange, sherry. Saveurs délavées et fades, vanille et un rendu au final qui tire presque de la menthe poivrée. Finale tannique, fruits sauvages.

Patrick 84%
Un bon whisky, et surtout un beau rapport qualité prix. On y retrouve l’intensité des saveurs typique d’un single malt, ainsi que la complexité d’un bon blend. Nez : Beau parfum de malt écossais, avec des fruits murs, du chêne, des fleurs, de la vanille et une pointe de fumée de tourbe très discrète, mais agréable. Bouche : Savoureux, avec du chêne brûlé, des fleurs, des fruits, du malt, des épices et toujours cette discrète fumée de tourbe. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et subtilement fumée.

Martin 79%
Nez: Jus d’orange Tang, chêne et poignée de fruits avec une touche de sucre en poudre. Un peu de malt, un peu de gomme balloune. Vanille, fleurs et légère pointe de poivre. Bouche: Poivre et chêne sec. Vanille diluée, orange et herbe. La texture est extrêmement décevante. Finale: Une relativement belle intensité, mais qui s’évapore ultra-rapidement. Sherry, bois, poivre et fruits des champs, le tout qui devient de plus en plus fade en quelques secondes. Équilibre: On pourrait faire mieux, bien mieux. Ce n’est pas vraiment mauvais, mais ça me fait tout de même verser une larme pour le temps que j’y ai perdu.

Grangestone 21 ans Highland Single Malt

40% alc./vol.

André 86.5%
Le nez est assez soutenu pour un whisky à 40% d’alcool, une livraison de fruits assez phénoménale appuyée par de bons accents de vanille, de caramel et de noix, un soupçon d’épices. Le genre de raisins et de fruits effervescents qui me font penser à du Glenfarclas. Mélange de jus de raisin Quench et de Sprite, de pruneaux. La bouche est douce sans être monotone, les mêmes fruits du nez livrés sur un édredon un peu poreux que les épices souligneront plus intensément en finale de bouche d’auxquelles se détacheront quelques vagues de caramel un peu lasses. Les whiskies d’un certain âge sont souvent un peu plus plat en bouche et le fait de les présenter à 40% d’alcool n’aide souvent pas leur cause. c’est le cas ici, ce whisky aurait grandement bénéficié d’un supplément d’alcool additionnel.

Patrick 87%
Nez : Ça sent le cuir chauffé… Ou plutôt l’auto au soleil avec des bancs de cuir où nous aurions oublié les achats au Jardin Mobile. Bouche : Une joyeuse explosion de saveurs, avec des fruits, des céréales, des épices et toujours la présence du cuir. Très riche en terme de saveurs. Finale : Des notes de biscuits aux amandes se mélangent au cocktail d’épices et de cuir. Balance : Complexe, savoureux, intéressant… J’aime, mais sans être en amour. Le genre à qui on fait un sourire sincère le lendemain matin, mais sans nécessairement demander le numéro de téléphone.

Grangestone Double Maturation Bourbon Cask Finish

40% alc./vol.
Highland Single Malt Scotch Whisky

André 79%
Ananas et poires, crème à la vanille, oranges, abricots, essence de bois de chêne. La bouche est un peu molle et sans passion, grosses notes d’oranges et d’abricots, pincée de cannelle, ananas nappés de crème à la vanille et au miel, fruits secs, cerises. Aucune texture malheureusement, ensemble hyper liquide avec une touche boisée et épicée en finale de bouche. Finale hyper courte, avec des saveurs délavées de fruits.

Patrick 78%
Un whisky biiiin ordinaire. À éviter. Nez : Un mélange hétéroclite de fleurs et d’épices. Bouche : Des épices, du bois brûlé, quelques fleurs… L’ensemble n’étant pas très emballant. Finale : Un peu courte, et boisée.

Martin 78%
Nez: Chêne, touche de malt, un peu de vanille et de fruits tropicaux éventés. Crème, fleurs blanches et miel. Retour du malt grillé. Bouche: Texture passable, fruits bien sucrés, cassonade et sucre à glacer. Bois et poivre rose. Finale: Chaude mais courte comme jamais. Fruits fades, bois et poivre. Équilibre: Super ordinaire. J’imagine que ça peut faire l’affaire de certains mais come on… Mais bon, je sais qu’au moins je vais vite l’oublier celui-là…

Grangestone Double Maturation Sherry Cask Finish

40% alc./vol.

André 74%
Fruits sechés, planchette à cointrer en cèdre, bois verdâtre aussi, oranges. Le sherry semble artificiel, c’est difficile à expliquer pourquoi mais c’est néanmoins l’impression que j’ai. Encore une fois (comme pour par mal tout les Grangestone), la texture en pauvre en bouche, ronde mais les saveurs sont fades et allourdies par des saveurs de bois verdâtre bizarre. Mélange de cerises et d’oranges, fruits secs, nectarines, quelques épices difficiles à cerner. Courte finale, diffuse, saveurs effacées et ternies, grosse astrigence apportée par le bois. Next.

Patrick 79%
Un whisky un peu bizarre. Même si ce n’est pas cher, acheter ça, c’est tirer son argent dans le feu. Nez : Un mélange étrange de fruits mûrs, de feuilles vertes, d’épices et de chêne. Bouche : Du xérès, du bois brûlé, des feuilles vertes et une bonne dose d’épices. Finale : D’une longueur moyenne, et épicée.

Martin 76%
Nez: Céréales et fruits secs. Agrumes, xérès et bois. Des arômes intéressants, quoique peut-être un peu pauvres en intensité. Bouche: Texture aqueuse malgré les saveurs fruitées et sucrées. Chêne, vanille, raisins et sucre dilué. Touche d’orange et de cacao. Finale: Courte et peu intense. Pointes de raisin, de bois, de vanille et de sucre brun. Équilibre: Un whisky qui comprend certaines notes valides, mais qui fait patate dans son intensité. Aucune épice à aucun stade. Pratiquement une liqueur. Pas forcément mauvais, juste dénué de saveur.

Grangestone Master’s Selection Sherry Finish

40% alc./vol.

André 77.5%
Fruits sauvages, bleuets, un peu poudreux au nez, raisins mauves séchés, avec un fond de virgin oak presque, vanille, ananas, caramel, chocolat, alcool neutre, ça fait penser à un whisky très jeune sans personnalité. La bouche est épurée, fade et dépouillée; mélange de fruits secs, raisins, marmelade de bleuets, bonne dose de cannelle, poivre et d’alcool neutre. Finale courte, sans texture, vanille et fruits secs et impression de virgin oak. Whisky mal équilibré avec une texture pauvre.

Patrick 65%
Je donne presque toujours de meilleures notes aux whiskys que mes collègues, au point parfois de me remettre en question. Puis, je tombe sur un bidule comme ce scotch, et c’est moi qui n’en reviens pas qu’ils aient scoré ce whisky aussi fort. Le whisky officiel d’Educ’Alcool, une shot et t’arrête de boire. Nez : Ouf… Mélange d’alcool cheap et de parfum d’ambiance du Dollarama avec, en insistant, des raisins séchés et un peu de bois. Bouche : Goûte l’envie d’arrêter de boire ou, autrement dit, la vodka bon marché, du sucre blanc, et un ti-peu de raisin et de bois juste pour dire qu’on ne boit pas de la vodka-de-brosse. Finale : J’ai hâte de passer à autre chose. Les ¾ de mon échantillon de 20 ml ont fini dans l’évier.

Martin 79%
Nez: Fruits tropicaux et eau de rose, parfum cheap, vanille, bois, chocolat et bâton de craie. Bouche: Raisins, biscuits à l’avoine, noix, cannelle et poivre. Chêne, vanille et sucre blanc. Assez unidimensionnel. Finale: Épices et raisins, bois et poivre. Équilibre: Peu de texture, saveurs sucrées de biscuit surpuissantes par rapport à l’équilibre général du dram. Un whisky dessert certes, mais pas dans ma palette, j’en ai trop mangé dans la vie des galettes du café étudiant.

Grant’s 12 ans Triple Wood

40% alc./vol.
Fruit de whiskies provenant de 3 types de fûts: refill American oak casks, first-fill ex-bourbon casks et virgin American oak casks.

André 78%
Bois de chêne séché et épicé, vanille, compote de bananes, cerises, miel, citron. La bouche offre une belle texture, surprenante; fleurs de bruyère, biscuits au beurre, caramel et vanille, zeste de citron, melon au miel, compote de poires et bananes jumelé de bonne fumée de tourbe sucrée. En respirant, le nez développe des notes de noix séchées non-salées. Finale de cerises et cannelle, bois sec et poivre.

Patrick 80%
Un bon dram. Mais rien pour être excité non plus. La bouteille est belle, c’est au moins ça. Nez : Oh boy, un parfum de scotch anonyme, avec un mélange de fruits, de vanille et de chêne. Bouche : Plus intéressant ici, le scotch présente un beau mélange de chêne, d’épices, de fruits mûrs, le tout complété par une pincée de sucre. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et fruitée