Dumangin Batch #009 – Penderyn 2e édition 7 ans

48% alc./vol.
374 bottles, bottled 11/2020. Maturation initiale de 5 ans en Ex-Bourbon Barrels et affinage de 27 mois en Ratafia Champenois Barrel #T-021

André 84%
Cerises, framboises et bananes au nez, sucré dans l’ensemble. La bouche est remplie de fruits tropicaux, poires, citron, ananas assorti d’une touche herbeuse et végétale. Sucre en poudre et vanille, puis cerises, oranges et framboises. Texture finement effervescente qui a beaucoup de corps. Finale d’amandes et de poires, compote de bananes, de longueur moyenne.

Patrick 78%
Même Dumangin n’a su me faire aimer le Penderyn. Nez : Mélange de vernis à ongle et de « remover » avec de la banane chimique et une discrète note de malt. Après quelques minutes, l’acétone laisse la place à des fruits en canne, qui ont passé trop de temps dans la canne! Bouche : Moins pire en bouche même si ça goûte la boîte de carton mouillée sur laquelle on aurait renversé les fruits en canne. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par ls fruits en canne et une pointe métallique.

Martin 82%
Nez: Banane, herbe, chêne et barbe à papa. Petits fruits et vanille. Hum… Bouche: Sucre brun, muscade, poivre, bois et framboise. Pas méchant mais pas incroyable non plus. Finale: De longueur moyenne, avec des accents de soufre qui viennent malheureusement gâter le reste des saveurs. Équilibre: Un dram qui aurait pu être un grand succès si ce n’était de cette petite finale sulfureuse, au lieu de cela on en tire la leçon que même un ratafia finish ne peut pas sauver un Penderyn de sa banalité.

Dumangin Batch #011 – Fettercairn 12 ans 2008

48% alc./vol.
Maturation initiale de 10 ans en barils de type Hogshead et affinage en Ratafia Champenois Barrel #T-033 pendant 15 mois, distillé 10/2008, embouteillé 11/2020, édition de 246 bouteilles.

André 84%
Évoque la couleur rouge; réglisse, vieilles cerises, framboises. Aspect cireux que le bouche confirmera. La texture en bouche est bizarre, je ne sais pas comment expliquer précisément, de la poussière de pierre peut-être. Bouche bien fruitée; framboises, raisins, fruits secs, réglisse rouge, cosses d’oranges. Aux gorgées subséquenetes, melon au miel et vanille, puis chocolat au lait. Martin écrivait aussi poivre rose et j’adhère dans le même sens, surtout en finale où il se mélanges aux notes de réglisse rouge fraiches.

Patrick 88%
Un très bon scotch dont j’ai apprécié chaque goutte. Le style de la distillerie est bien présent malgré le vieillissement en fûts de ratafia. Nez : De beaux gros fruits rouges juteux et appétissants, une goutte de miel rappelant un peu un baklava. Après quelques minutes, les fruits deviennent plus riches, plus complexes et plus mûrs. Bouche : Très savoureux et complexe, on reconnait bien le style de la distillerie présentée à la sauce « Dumangin ». Bref, malt, fruits rouges, épices et nectarines. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et surtout boisée.

Martin 85%
Nez: Miel et agrumes, bois sec et herbe. Fruits tropicaux et crème anglaise. J’embarque pour le moment. Bouche: Salade de fruits, cantaloup et cerise. Cannelle et poivre rose, chéne et sucre à glaçer. Finale: Longue et chaude, bien épicé et boisée. Équilibre: Excellent dram, un autre à qui le traitement Dumangin sied bien.

Dumangin Batch #012 – Ardmore 11 ans 2009

48% alc./vol.
Maturation initiale de 9 ans en Ex-Refill Hogshead et affinage de 24 mois en Ratafia Champenois Barrel #T-055.

André 88%
La tourbe singulière de Ardmore agit de la même façon qu’un grain de sable qui deviendra une perle dans un coquillage. Toutes les saveurs se greffent autour, se bonifient et donnent de grandes saveurs. Fumée de tourbe terreuse, caramel, chocolat noir fourré de grains de poivre, puis zeste de citron et oranges. Comme c’est souvent le cas avec les Dumangin, la première gorgée sert de mise en bouche et c’est aux gorgées suivantes que les saveurs et la texture prennent place. Fumée de tourbe riche et puissante, très terreuse, oranges, citron, poivre conccassé, terreau d’empotage, réglisse noire. La texture est gourmande, belle rondeur, la fumée de tourbe devient plus docile mais demeure affirmée. La finale est crasseuse et laisse des impressions de réglisse noire et de morceaux de pneus laissés sur l’asphalte dans une course de street racing. Difficile de dire quel ajout apporte l’affinage de Ratafia evc des saveurs de tourbe si prononcées, mais au final, c’est bon et c’est ce qui importe.

Patrick 89%
Le meilleur des mondes, avec la belle tourbe aromatique d’Ardmore qui rencontre le ratafia de Dumangin. Nez : Fumée de tourbe empyreumatique avec une belle pointe fruitée, un peu de zeste de lime et une goutte de caramel. Bouche : Fumée de tourbe, sel, fruits des champs, caramel et un discret zeste de lime. Finale : D’une belle longueur, salée et fruitée.

Martin 87%
Nez: Malt, fumée, vanille, caramel, fruits tropicaux et fruits des champs. Bouche: Caramel, vanille, poivre blanc, chêne sec et bonne dose de tourbe iodée. Le diachylon plein la gueule. Finale: Chaude et longue, on surfe ici sur des vagues de cendre, de poivre et de bois fruité. Équilibre: Un excellent dram, un alliage superbe de tourbe et de fruits, la version champenoise du peated sherry cask.

Dumangin Batch #014 – La Piautre 4 ans 2017

46.6% alc./vol.
Maturation initiale de 3 ans et affinage en Ratafia Champenois Barrel #T-60 pendant 15 mois, distillé 06/2017, embouteillé 11/2011, édition de 345 bouteilles.

André 83%
Nez gorgé d’écorce d’oranges et de poires, nuances citronnées et accents de fromage à pâte molle. La bouche est très fruitée, mélange de cerises et framboises, d’oranges, raisins secs, poires. Belle texture douce et bien nuancée, mouthcoating, avec une légère touche minérale de laquelle se détache par la suite des notes de chocolat au lait. Je ne sais pas si la maturation initiale était en bourbon cask mais l’amalgame de saveurs semble s’orienter en ce sens. Vraiment agréable. La finale est souple et fruitée avec des accents de bourbon cireux et de réglisse.

Patrick 79%
Un jeune single malt qui, comme c’est souvent le cas dans cette situation, aurait gagné à passer quelques années de plus en fût. Nez : Sen le bon p’tit vin rouge de semaine, le cuir et l’écorce d’orange confite. Sommes toutes, un parfum plutôt agréable. Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par le vin rouge mais évolue rapidement vers la gomme de sapin (ou, du moins, un résineux). C’est plein de tannins… Ainsi qu’une note métallique pas trop éblouissante. Finale : D’une longueur moyenne, avec des raisins secs et du métal.

Martin 85%
Nez: Foin et cérèales, raisins et épices, bois et touche de poussière. Bouche: Raisins juteux, bois humide et pointe de boucane. Poivre noir et punch aux fruits. Finale: Assez courte, quoique bien plaisante, sur des notes de raisins, de chêne et de fenouil. Équilibre: Un dram très intéressant. Un whisky français de 4 ans rassemble des éléments qui habituellement me plaisent plus ou moins, mais ici je dois m’avouer agréablement surpris.

Dun Bheagan Bunnahabhain 13 ans 1994-2008

46% alc./vol.
Version single barrel limitée à 1360 bouteilles.

André 87%
Tourbe claire et liquide/diluée, souffre d’allumette et douce fumée sucrée. La bouche est changeante et passe sur le menthol et des saveurs de bonbons Certs et le tout se termine sur une belle pente cendreuse. Encore une fois très peu représentatif des malts habituels d’Islay et en tant que Bunnababhain, tout à fait singulier.

RV 86.5%
Champêtre, version métissée Québec/Écosse de la campagne salée. Tourbe surpassée par du persil poivré et du fromage fumé (calumet de Bergeron), plus proche de Skye que d’Islay. En bouche, des agrumes sont ajoutés au mélange toujours poivré, mais la texture huileuse traditionnelle du Bunna est toujours aussi glissante sur les joues. L’aftertaste tire sur la tourbe un peu brûlée, alors que la bouche fait sentir la touche du 46%. Encore une fois, un Bunnahabhain de revendeur supérieur à l’original.

Patrick 85%
Au nez, frais et vivifiant. Cache un petit coté poivré presque caché par les céréales. Au goût, me fait penser à une salade verte dont la vinaigrette balsamique est sur les stéroïdes et où on a râpé un peu de parmesan. La touche poivrée revient en finale. Très bien équilibré, idéal lorsqu’on veut se convertir au végétarisme.

Dun Bheagan Caol Ila 10 ans Vintage 1995

46% alc./vol.

André 84%
Une poussée d’aiguilles de pin dès les premières secondes, mais un passage très furtif très vite oublié. La tourbe apparait rapidement et fortement ne pouvant pas dénier ses origines. Un minuscule nuage de fumée de tourbe. La catastrophe est au niveau de la bouche ou il est complètement nul et où votre attente sera à la hauteur de votre déception. La finale récupère la bouche décevante avec un rappel de fumée de tourbée et de crème brûlée. Pour le prix payé, l’amertume gâchera votre plaisir et ce même si c’est un single malt agréable.

RV 85.5%
Nez immédiatement Longrow, qui s’adoucit en tourbe par la suite. Pas d’arrivée en bouche mais heureusement la finale est à la hauteur du nez et rattrape une expérience ayant très bien commencé mais souffrant d’un mortel ennui au niveau des papilles. Pas vraiment démonstratif de ce que la distillerie peut livrer, mais une belle petite réserve spéciale.

Patrick 85%
Nez marqué par la fumée, la tourbe, le chêne brulé et le pin. L’arrivée en bouche est surprennement douce, mais le punch de fumée de tourbe suit rapidement. On dirait qu’on mord dans une branche carbonisée! La finale, fumée, est malheureusement trop courte. Manque un peu d’équilibre au niveau de la finale, mais j’aime bien la tourbe brûlée.

Dun Bheagan Islay 1997

43% alc./vol.
Fûts #3869 et 3874, édition limitée à 2400 bouteilles.

André 85%
Plus discret et doux, la tourbe est bien là mais semble ne pas vouloir s’afficher avec beaucoup de force. En bouche, il est presqu’aussi effacé, sans toutefois se départir de ses origines tourbées et maritimes. Finale plus affirmée mais manquant dans l’ensemble de caractère et de muscle. Pourrait bien servir d’introduction aux whiskies du genre sans trop être déboussolé.

RV 86.5%
Un souper au Saint-Hubert; pas de surprise, on connait la place mais la bouffe se veut toujours réconfortante. Sel et tourbe, ça ressemble une fois de plus à du Bowmore, car on y sent même le côté d’agrume, quoique léger. Très jolie bouche, pas vraiment complexe mais tellement typique d’Islay. En finale, jet de pierre à savon qui s’allonge de manière aigre et confortable. À moins que ce ne soit un Bowmore, aucune surprise dans ce single malt, mais un goût très approprié.

Dun Bheagan Islay 1999

43% alc./vol.
Fûts #304595 et 304609, édition limitée à 5400 bouteilles.

André 83%
Étrangement absent et légèrement accentué de notes de vin blanc sucré et d’un timide brûlé en arrière-plan. Une texture sans grand intérêt et une finale qui tente de sauver la mise. Décevant et oubliable.

RV 83%
Un voyage anonyme en contrée peu connue, mais sans attrait véritable. Assez différent du 1997, la tourbe est six pieds sous terre, ce qui semble à prime abord déplacé mais n’est pas désagréable non plus. Sur la langue, prend beaucoup de temps à se déclarer, dans les mêmes instances qu’au nez. La finale démarre de façon décevante et est à oublier, mais l’aftertaste beaucoup plus rond est de bien meilleure facture. Pas nécessairement type, sans faute, mais j’ai un peu de misère à lui trouver une raison pour y revenir.

Patrick 88%
Nez d’une belle intensité de tourbe et de fumée sèche, le tout chassé par un vent du large. En bouche, la saumure, très salée, qui laisse transparaître la tourbe et un fond un peu terreux… Ce qui est somme toute plutôt agréable. La finale fumée et salée, est d’une belle longueur. Dans l’ensemble, une belle bête fougueuse mais qui se laisse tout de même approcher. Idéal pour le Sunday Night Football.

Dun Bheagan Islay 2009

43% alc./vol.
Embouteillé en 2014, fût #707351/707363, 5376 bouteilles.

André 86.5%
Miel et vanille fraiche, tourbe et petit côté médicinal à la Laphroaig, sable de plage et sel de mer mouillé, eucalyptus. La tourbe et le côté maritime, tourbé et médicinal est plus prédominent en bouche en plus d’offrir une palette de sucre et de menthol et d’eucalyptus. La texture est agréable mais sans grande complexité, mais la vivacité du jeune whisky a bien été maitrisé. La bouche se développe ensuite vers les notes citriques, d’oranges et d’agrumes arrondis par les notes de toffee et de caramel légèrement brulé. Et puis, étrangement apparaissent les vagues de sel et de poivre noir. La finale est un peu courte pour les saveurs supportées par l’alcool, sans être décevant en soi. Un whisky agréable versus le prix déboursé mais qui n’a pas le hook accrocheur de bien des éditions officielles de distilleries de l’Ile.

Patrick 91%
Un Islay comme on les aime. Relevé, complexe, savoureux, intense et tout de même bien balancé. Il m’inspire une soirée entre amis, sur le bord d’un feu de camp. Nez: Fumée de tourbe salée, avec une touche fruitée et un peu de poivre. Bouche : Fumée poivrée et tourbée, sel, céréales et épices. Puis, une autre vague de tourbe salée. Finale : Longue, très savoureuse, marquée par le sel et les cendres.

Dun Bheagan Islay 2010

43% alc./vol.
Casks 707241 & 70753 , 5280 bottles.

André 85%
Beau single malt, avec beaucoup de tourbe au nez et de la fumée médicinale, feu de plage avec du bois légèrement mouillé en train de brûler, filin de sel, camphre, bonbons casse-grippe. Ensemble un peu éventé comme si l’on regardait à travers un filtre un peu flou, un croquis photo de David Hamilton version alcoolisée. À l’aération, le whisky lâche maintenant quelques salves de fumée malpropre presque industrielle, charcoal brûlant un peu lointain, bonbons casse-grippe sucrés, fumée médicinale, fruits tropicaux, ananas, agrumes, Saveurs super intéressantes mais on dirait que l’ensemble des saveurs est un peu dilué et fade, manque de punch. Dommage car les saveurs sont superbes. La finale est axée sur la tourbe médicinale, beaucoup de poivre aussi et le camphre presque éphémère qui disparait progressivement laissant une sensation de suie de charbon. Pour le prix, superbe achat. Ressemble à du Lagavulin 8 ans.

Patrick 86%
Un superbe rapport qualité-prix! Habituellement, je préfère mes scotchs plus forts en alcool, mais ici, compte tenu du prix qui en fait un whisky de tous les jours, c’est juste parfait! Nez: De la belle fumée de tourbe médicinale, du sel et quelques agrumes. Bref, que du bonheur en perspective. Bouche: Une belle grosse dose de sel et de fumée de tourbe, quelques agrumes et de la cendre. L’ensemble est frais et facile à boire. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par les cendre et le sel.