Cadenhead Small Batch Laphroaig 20 ans

54.3% alc./vol.
Distilled 1998, Bottled 2018, 474 bottles. Assemblage de 2 Ex-Bourbon Hogsheads.

André 89%
J’adore ces vieux Laphroaig où la tourbe fougueuse est plus disciplinée et laisse place à plus de saveurs. Nez de melon au miel et de poires, ananas, citron, cendre froide et fumée de feu de plage bien loin sur la rive. Bouche de fruits tropicaux; mangue, citron, poires, ananas, sel de mer et fumée de tourbe lointaine, une dentelle de ppm. Fine sensation mentholée. Texture grasse, ronde et enveloppante. Longue finale médicinale et huileuse, très poivrée, à cheval entre les tropiques et la mer du nord.

Cadenhead St.Magdalene 12 ans

63% alc./vol.
Distilled 12/1982, Bottled 07/95.

André 84%
Un typique Lowlander avec ses notes d’herbe verte et de grains de céréales. Pas le plus passionnant des nez il faut l’avouer, à la fois rectiligne et fermé et beaucoup sur l’alcool. La bouche est plaisante mais offre un éventail de saveurs limitées; citron vert, pommes, miel, céréales, herbe verte mouillée, noix de coco séché, poires. Après 2-3 gorgées, bizarre tourbe herbeuse. Longue finale, punchée et épicée; cannelle, clou de girofle et poivre. Pas un mauvais whisky mais pas excitant au point de vue palette aromatique, mais du beau travail pour faire passer un taux d’alcool si facielemtn sans anihiler les saveurs plus subtiles.

Cadenhead’s Authentic Collection Glen Esk 14yo

64.8% alc./vol.
Distilled 04/1982, Bottle 04/1997. Glenesk a débuté comme moulin à lin avant d’être transformée en distillerie de malt en 1897. Elle a été rééquipée pour produire du whisky de grain aux autour de la Seconde Guerre mondiale, puis reconvertie à la production de malt dans les années 1960 et agrandie dans les années 1970. Ce whisky a été distillé en 1982 à Glenesk, deux ans seulement après que la distillerie ait changé de nom (anciennement Hillside). Traditionnellement, Glenesk était un composant important du whisky d’assemblage Vat 69, mis en bouteille à South Queensferry, près d’Édimbourg, par William Sanderson, anciennement une filiale de Distillers Company Limited (DCL). La distillerie fut finalement fermée en 1985 et démantelée en 1996.

André 82%
À ce taux d’alcool, j’ai laissé respirer une bonne heure avant de me lancer pour la dégustation officielle. Étonnamment, c’est relativement doux en bouche, mais la finale demeure relevée. Nez de miel et de céréales séchées, tarte au citron, oranges, vanille. Saveurs classiques. La bouche est huileuse et grasse même avec l’importante livraison d’épices. Pastille casse-grippe au citron, pommes vertes, vanille, cire d’abeille, fruits tropicaux à chair, mangue, notes herbacées en fond de scène. En finale, beaucoup d’épices du bois de chêne, poires, raisins verts, herbe mouillée, vanille pétillante. Bizarre et sans trop de ligne directrice.

Caldera Alhambra Sherry Cask

55% alc./vol.

André 78%
Quench aux cerises, oranges, bois de cerisier, réglisse trempée dans la cassonade, force de l’alcool latente en background. La bouche est costaude, l’alcool puissant et les saveurs de seigle prononcées, les épices arrivent par la suite et sont suivies par des notes de bois séché et de chocolat au lait. Sherry, réglisse, oranges, poivre. Texture finement sirupeure qui s’effile rapidement par la suite à l’ingestion. Finale avec une touche de chlore à piscine, sherry, chocolat amer.

Martin 87.5%
Nez: Xérès, épices, chêne poussiéreux, oranges, rye, bois, touche de poudre de cacao. Bouche: Xérès encore, chêne, poussière, orange, tabac à pipe, chocolat au lait, rye. Finale: Longue et chaude, comme un bon sherry cask, cassonade, érable. Équilibre: Solide expérience, avait t-on vraiment besoin d’y aller cask strength?

Caldera Champlain Cognac Cask Finish

48.5% alc./vol.

André 85%
Fruits rouges, pelures de pommes, sucre caramélisé, réglisse fraiche. Bouche plus soutenue en alcool et en épices, une touche de cannelle poivrée et de tout-épices, pommes trempées dans le caramel, cassonade. Avec le temps, les notes de cassonade prennent en importance et les saveurs de fruits rappellent effectivement le Cognac. Finale légèrement plus acérée avec une amertume qui tranche d’avec la douceur de la bouche.

Martin 85.5%
Nez: Rye sucré, brandy, sel, bois, légère fumée et fruits tropicaux. Bouche: Sucré, pommes, cidre, orge, rye, épices, bois sec. Finale: Longue et épicée, sur des vagues sucrées. Équilibre: Un super de bon produit, audacieux, avec un taux d’alcool approprié.

Caldera Hurricane 5 Blended Canadian Whisky – Batch #0001

40% alc./vol.

André 76%
Neutre come nez, amalgame de vanilla, de rye épicé et d’épices (gingembre et clou de girofle), puis caramel et belle influence du maïs avec de langoureuses notes sucrées. Lorsque l’alcool s’évapore, notes d’oranges et fruité du rye. La bouche offre des variantes allant du butterscotch au caramel tout court, les épices se sont affadies rapidement et la finale est très portée sur le bois de chêne, le cèdre rouge et une touche poivrée intéressante, auxquelles s’ajoutent des saveurs de sirop d’érable dilué avec de l’eau, du rye épicé et de la cannelle. Bien que quelques saveurs sont intéressantes, la présentation manque de finition et de subtilité. Tient plus du sipping whisky que du whisky de dégustation à proprement parler.

Patrick 69%
Une expérience plutôt pénible. Nez : Parfum de vodka aromatisée au vieux chêne. Beaucoup d’acétone. Bouche : Toujours l’acétone, mais avec un peu de sucre et de vanille. Finale : Courte et épicée.

Martin 79%
Nez: Fruits rouges, rye, crème fraîche. Légère planche de bois sec. Poussière, foin et acétone. Bouche: Caramel, fruits, épices, rye, acétone, fraises et crème fouettée. Finale: Courte et épicée, poussière, bois et rye. Équilibre: Fondamentalement pas trop mauvais, il reste un petit espoir tout au fond qui donne envie de découvrir plus de produits Caldera.

Calumet Farm 8 ans Vintage Release Batch #CA8L01

45% alc./vol.
En 1924, William Monroe Wright, un entrepreneur prospère et propriétaire de Calumet Baking Powder Company, a établi une ferme dans les magnifiques pâturages de Bluegrass de Lexington, dans le Kentucky. La ferme a ensuite remporté huit Kentucky Derbyes et deux Triple Couronnes. Ce whisky est le fruit d’un blend de whiskies provenant de distilleries non-dévoilées, mashbill composé de 74% Corn, 18% Rye, 8% Malted Barley… le même mashbill que la distillerie Heaven Hill.

André 82%
Vague de vanille, de cannelle et de poivre au départ, fruits sauvages, cerises noires. La bouche est onctueuse, le style bourbon est typique. Agréables notes sucrées tirées de céréales de maïs, caramel et cassonade, cerises nappées de poivre, vives notes de bois de chêne toasté. En toile de fond une touche à la fois citronnée et végétale. En s’aérant, de douces notes de caramel et de céréales Sugar Crisp se développent. La finale est relativement courte, sucrée et caramélisée avec un soupçon de poivre et de cannelle.

Patrick 82%
Un bon bourbon très classique, de style épicé : ceux qui aiment une certaine dose de seigle dans leur bourbon seront satisfaits. Nez : Un beau parfum de bourbon avec le sucre du maïs, les cerises nappés de vanille et une touche de bois sec. Bouche : Le bois est ici plus présent, ainsi qu’un beau mélange d’épices à steak. Le sucre du maïs et les cerises sont comparativement plus discrets.  Finale : D’une longueur moyenne, épicée avec une touche de caramel.

Calumet Farm Small Batch Legacy Release 2022

43% alc./vol.
Blend de whiskies de 15 ans et de 8 ans provenant de distilleries non-dévoilées. Mashbill composé de 74% Corn, 18% Rye, 8% Malted Barley.

André 79%
Nez gorge de cannelle et de céréales de seigle poivrées, de chocolat au lait, bois toasté et de caramel chaud. La bouche est franche mais liquide, pauvre au niveau sensation en bouche, marquée par la cannelle délavée et le poivre. Notes de vanille, de cassonade, de cerises noires. Tannins du bois très présents. La finale est bien poivrée et tannique, cannelle frénétique et caramel abondant, débalancée et cireuse. Pour les 100$ demandés, il est facilement possible de trouver mieux sur les tablettes.

Patrick 83%
J’ai l’impression qu’on s’est un peu trop pressé à diluer ce whisky, ce qui a ruiné la texture en bouche.  Dommage, car sinon le goût est plutôt très bon. Nez: Parfum sucré, avec du caramel, de la vanille et une subtile touche de cerise. Bouche : Porté par une texture un peu mince, j’y retrouve un bourbon relativement épicé par le chêne et le seigle, ainsi qu’un mélange de cerises et de bananes vertes. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt épicée et boisée

Cameron Brig Pure Single Grain

40% alc./vol.
Distillerie Cameronbridge.

André 75%
Nez très aromatique, feutré mais direct et défini. Céréales Cheerios au miel, miel d’abeille, nuage de xérès, beaucoup de vanille et d’effet du fût de bourbon. La bouche est disparate, saupoudrée de quelques épices bien nuancées de notes fruitées et de miel, quelques notes de réglisse en fin fond de bouche. La texture est tout diffuse et diluée, le taux d’alcool inapproprié, le whisky est fort probablement aussi trop jeune. La finale est courte, axée sur le miel, la texture est douce mais sans passion, sans nuances.

Patrick 70%
Goûté en comparaison avec son « frère » le Haig Club, ce single grain m’a énormément déçu. Tant qu’à boire ça, prenez de la vodka dans un verre sale! Nez : Parfum plutôt absent. Grains, épices du bois et caramel légèrement brûlé. Bouche : Goûte l’eau dans laquelle on aurait ajouté quelques céréales, un copeau de bois (juste un!) et de la vodka, pour l’alcool. Me rappelle des alcools cheaps dégustés dans des pays du tiers-monde asiatique. Finale : Courte, me fait penser à de la vodka servie dans un verre à bière mal lavé.

Martin 68%
Nez: Grain très aiguisé, miel et touche de vin. Vanille et retour de la céréale. L’alcool n’est pas très puissant, mais j’ai tout de même l’impression qu’en bouche ça pourrait fesser fort. Bouche: Fruité et mielleux, pour ensuite s’évaporer dans une mer de grain maladroite, accentuée de fruits rouges, d’alcool et d’épices. Un fond de new make transpire à travers tout cela. Finale: Brûlante et épicée, sur une planche de chêne qui baigne dans un mélange de sherry et de Everclear. Équilibre: Probablement trop jeune, probablement servi comme un single grain alors qu’il aurait dû servir d’épine dorsale pour un blend. En tout cas peu importe, ce n’est pas une bouteille que je peux recommander.

Cameronbridge 14 ans Single Grain

43% alc./vol.
La distillerie Cameronbridge fut la première distillerie en Ecosse à produire du whisky de grain. Cependant elle fut créée en tant que distillerie de malt, et produisit durant un temps à la fois du whisky de grain et du whisky de malt pour finir par ne plus produire que du grain. Cameronbridge fut fondée par John Haig, qui fut également un des fondateurs de DCL (Distillers Company Limited) qui allait devenir UDV et Diageo bien plus tard. La première licence légale d’exploitation fut délivrée en 1824, mais la distillerie produisait du whisky dès 1813 et appartenait alors à John Edington & Co. La distillerie produit également d’autres alcools à base de grain, comme le Gordon’s London dry gin, ou la vodka Smirnoff Ice.

André 77%
Paille sucrée, cannelle et écales de céréales. Très sec en bouche (pas de surprises) et hyper liquide. On a l’impression de boire de l’eau assaisonnée et sucrée. La finale est à saveur de menthe et très rectiligne.

RV 82.5%
Un embouteillage spécial, mais un goût plutôt ordinaire. Vanille et cuir, avec une touche de gâteau aux noix et de la muscade. On peut détecter une similitude avec le Compass Box Hedonism. L’arrivée est sucrée et tout en grain, mais subitement il prend un tournant bizarre de ciment et de feuilles mortes. En aftertaste, de longueur suffisante, le gâteau revient. Surprenant pour un grain mais on écrit rien de nouveau ici.

Patrick 80%
Cuir, trace de break et réglisse noire au nez. La première gorgée m’a levé le cœur, mais ensuite on a envie d’en reprendre une deuxième et une troisième gorgée. Un whisky vraiment paradoxal, marqué par les céréales et le Crush aux fraises. La finale est douce et s’étire sur une saveur de céréales mouillées. Rien pour me réconcilier avec les whiskys de grain, mais une découverte tout de même intéressante.