Nikka Taketsuru 21 ans

43% alc./vol.

André 93%
Très parfumé et fruité. Prunes chocolatées (presque sherry), oranges, pommes et un côté épicé et boisé apportant de belles variantes à l’ensemble. Le nez s’ouvre lentement et s’arrondira passablement avec le temps, la vanille,carré de toffee et le miel aidant. En bouche, le whisky est rond et soyeux, le miel un peu caramélisé s’approche doucement, avant d’étendre ses bras épicés de poivre noir, de gingembre et de cannelle. Mélange boisé et de noisettes aussi. C’est simple et complexe à la fois et j’adore la dualité sucré-épicée. Belle rétro-olfaction orangée menant à la finale soutenue et épicée mais un peu sèche… et encore cette rétro-olfaction orangée. Wow, quelle réussite.

Patrick 94%
Aaaaah, Nikka! Ont-ils déjà fait un mauvais whisky? Si facile à boire qu’il pourrait être mon whisky de tous les jours, si complexe qu’il se mérite une note exceptionnelle. J’en prendrais un baril! Nez : Parfum très complexe et riche. Algues, pointe de fumée, chêne, sel et quelques fruits. Touche huileuse me faisant penser à l’huile d’un bon cigare. Bouche : Sel en premier lieu, puis fumée, orge et fruits rouges. Texture assez huileuse. Finale : Longue. La fumée fait un retour apprécié, suivi d’une touche de fruits.

Martin 92%
Soleil couchant sur la plage de Santa Cruz. Nez: On sent une vague de xérès alors qu’on a encore le nez à six pouces du verre. On s’approche et le bois nous explose en pleine face. Orange et raisins, avec un brin de céréale grillée et de latte de chêne carbonisée. Cigare frais roulé. Bouche: Xérès boisé. Orange et chêne, raisin et vanille, toffee et cerise noire. En jouant avec en bouche, le fût et les fruits s’expriment à merveille. Finale: Une belle ambiance de sherry salé alliée à des nuages de cannelle et de gingembre. La complexité s’étire jusqu’à des notes de fraise, de cerise noire et de cuir sec. Équilibre: Stellaire. Son mélange de xérès et de bois sur fond de fumée douce en ferait un sublime malt à cigare.

Nikka Taketsuru Pure Malt 12 ans

40% alc./vol.
Un vatted des différents produits de Nikka. A noter que contrairement à l’Écosse, les japonais n’échangent jamais de whiskies entre compétiteurs pour produire leur vatted ou leur blends.

André 83%
Vous arrive au nez avec la robustesse d’un lutteur sumo ayant son mawashi pogné dans la craque de fesse. Quand même une surprise de la part d’un whisky japonais de 40% d’alcool. Très fruité, lourdaud en caramel, un brin d’épices. Le boisé apparait peu après. Mais le gros lutteur sumo a de la difficulté à garder le rythme et le tout manque critiquement de présence après quelques instants en bouche et la rétro-olfaction nous abandonnes trop rapidement. Le dragon chinois se révèle n’être qu’une pure fable enfantine et est terrassé rapidement par son entrée trop éclatante en bouche qu’il est incapable de soutenir en finale. Reste seulement les derniers soubresauts des gros bourrelets de chairs molles, une fois qu’il s’est abattu sur le tapis de combat, battu dès les premier rounds. Autre détail, les étiquettes de la bouteille, toute écrites en japonais, sont aussi belle que le kechô-mawashi des lutteurs sumo. Ça ajoutes à l’exotisme de la bouteille.

RV 86%
Un whisky zen, à prendre sur le tatami en revenant du onsen. Feuilles d’érable xanthophyllées avec encore un peu de vert au centre ainsi que douce vanille. En bouche très tranquille, mais belle finale feuillue légèrement fumée en montée abrupte, un peu courte mais bien égale, avec un aftertaste d’oranges. Yama no Momiji da yo,ne?

Patrick 84%
Au nez, attaque massive digne des Big Bad Bruins du bon vieux temps. Caramel écossais, légère fumée et petit fruit exotique. Au goût, tout comme Ovechkin, en impose par sa robustesse mais est quand même capable de la mettre dans le but. Le caramel écossais semble vouloir prendre toute la place, mais il finit par s’adoucir pour laisser la place à des arômes plus raffinés rappelant les petits fruits murs, le thé (pas lui en sachet, plutôt du tung ting de Taiwan pour être précis) et une touche de fumée. La finale quant à elle rappelle les Nordiques du début des années 90 qui réussissaient toujours à perdre le match en 3ème période… Ainsi, le goût qui semble vouloir nous révéler de merveilleuses subtilités s’éteint malheureusement un peu trop vite. Commentaire final: Comme le Canadien, peu importe le résultat final, on en redemande!

Martin 80%
Ambre foncé plutôt roux. Allons-y! Nez: Fruits puissants et fumée légère. Citron qui se métamorphose en caramel écossais. Bouffée de chêne au deuxième nez. D’une lourde agressivité, son bouquet a de fortes chances d’effrayer les néophytes. Bouche: Petits fruits des champs, suivi de butterscotch, même de beurre d’érable à la Daniel Pinard. Mais les fruits ne se font pas attendre de nouveau et reprennent rapidement le dessus. Finale: Seuls l’alcool et le bois persistent, et moins longtemps que souhaité. Déception. Équilibre: Pas horrible mais inégal. L’amoureux du Japon en moi veut adorer ce whisky. Certaines expressions de Suntory sont bien meilleures.

Nikka Whisky From The Barrel

51.4% alc./vol.
(Corrigé par la SAQ à 51.8% avec un gros marqueur noir) Élaboré à partir des single malts et whiskys de grain des distilleries Miyagikyo et Yoichi, incluant des fûts d’ex-bourbon, ex-sherry et refill hogshead.

André 85%
Confiture de cerises, pommes et oranges, chocolat au lait et caramel Écossais, de fruits séchés et de raisins. La bouche est puissante, poivrée et épicée, toute-épices, gingembre, oranges, raisins secs, pommes caramel, prunes et chocolat au lait. Quelques notes de bois brûlé aussi qui pave la finale de bonne longueur. La texture est onctueuse et moelleuse, nappe bien la bouche et est agréablement ronde malgré les bonnes épices. La finale est musquée, épicée et offre de bonnes vagues de xérès sucré et épicé à la fois.

Patrick 84%
Mes attentes étaient très élevées envers ce whisky et je dois admettre être plutôt déçu. Peut-être est-ce la batch que la SAQ a obtenu? Nez : Du chêne, du caramel, du sucre, des pommes, une touche de fumée discrète et un peu de whisky de grain. Bouche : Du bois épicé, de la fumée de tourbe, de la cendre et, de façon discrète, du sel et des fruits. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois épicé et la cendre.

Martin 87%
Nez: Oranges, vin rouge et bois. Vanille, chocolat et butterscotch. Raisins, épices et gingembre. On sent une petite pointe d’alcool qui est plutôt annonciatrice de ce qui s’en vient en bouche. Bouche: Malt, miel, épices endiablées, bois et fruits. Touche de tourbe herbeuse. Bien agréable et dans le thème, mais la rapidité avec laquelle le degré d’alcool nous assimile est surprenante. Finale: Longue, bien épicée et plaisante. Notes de chêne, de vanille, de miel et de tourbe végétale. Équilibre: Excellent. Un autre bel exemple du savoir-faire japonais. Ils ont étudié le scotch et l’ont scientifiquement perfectionné. Aw yissss!

Nikka Whisky From The Barrel – Batch 16I14C

51.4% alc./vol.
Batch 16I14C. Élaboré à partir des single malts des distilleries Miyagikyo et Yoichi et d’un whisky de grain.

André 87%
Plus aigu et franc au nez que d’habitude (et surtout très volatile) tout en livrant une belle mixture douceâtre de framboises et de cassonade. Apparait ensuite un léger crescendo toasté. La bouche est davantage fruitée; fruits confits et une forte pointe d’oranges malheureusement trop passagère menant à une finale très épicée se transformant sur les grains secs.

Patrick 90%
Nez de whisky canadien, marqué légèrement par l’orange. Un nez chaleureux comme on les aime, mais qui n’apporte rien de bien nouveau. Au goût par contre, wow ! Quelle arrivée en bouche ! Gâteau aux fruits qui sort du four, cerises, caramel, un peu d’épices… Et en finale, une légère pointe de fumée. Globalement, un très bon whisky, idéal pour l’automne ! Superbement équilibré, très chaleureux, vraiment agréable à boire et boire et boire… Ce qui est plutôt traitre compte tenu qu’au goût, on ne sent pas du tout le taux d’alcool si élevé. Et il n’y pas que le taux d’alcool qu’on a de la misère à croire : Est-ce vraiment un blend ? Aussi intense, on pourrait presque en douter, un dirait plutôt un excellent single malt du Speyside.

RV 91.5%
Dans un jukata à pattern fade et de couleur terne, une petite nippone métissée extraordinairement sexy, qui tient davantage de la foret enneigée d’Hokkaido que des plages torrides d’Okinawa. Mélange de bourbon et de canadien (Forty Creek Barrel Select) avec de l’orange qui sort entre les deux, avec un peu de miel brulé et puis après avoir respiré, un caramel terreux. L’arrivée est plutôt sauvage, un Glenrothes cask strength toujours avec l’orange. Plus tard en finale, ce sont les feuilles mortes et de la cannelle fraiche. Aftertaste un peu plus monotone mais se réveille végétalement une vingtaine de secondes plus tard, avec les feuilles et du bois humide. Très appréciable par sa qualité de blend facilement décomposable, elle aurait scoré encore plus haut si ce n’était de l’arrivée en bouche un peu trop simple.

Nikka Whisky Gold and Gold

43% alc./vol.

André 82%
Arômes de gâteau aux bananes qui passent très furtivement dès l’arrivée. Une fois disparu, une belle vague épicée prends le relais temporairement car celle-ci s’essouffle rapidement. Ok mais sans plus, rien pour pâmer parsonne.

RV 83.5%
Épices style cannelle et herbes sucrées, tout en velours. L’arrivée est un peu plus poivrée et ensuite salée, avec des fruits séchés tirant sur la papaye. Un peu monotone en développement, avec de frêles vagues successives d’épices différentes. La marée n’est pas contre pas assez mouvementée pour surfer de manière intéressante.

Patrick 87%
Légère âcreté et très légère fumée. Sel. Fruits et fleurs. Un peu de tout, bien équilibré. Typiquement Japonais, surtout au niveau de la bouteille recouverte d’une armure de Samouraï en métal.

Nikka White Pure Malt

43% alc./vol.
Un vatted de différentes proportions de Miyagikyo et de Yoichi.

André 91%
Nez plus masculin, légèrement fumé mais démontrant tout de même une certaine délicatesse. Les fruits rouges sont encore très présents, le nez est goulu et rond. La tourbe se développe avec lenteur et justesse, une approche amoureuse qui se lie d’amitié aux notes maritimes iodées, oranges et nectarines. Beau mélange de poivre au miel en bouche, inusuel et qui étonne, avec une lente marée de tourbe sucrée (ça me rappelle Bowmore…) qui gardera la note jusqu’en finale de bouche. La tourbe s’exclamera en finale, imprégnant progressivement la langue avant d’être effacée poliment par le sucre et le miel, la vanille. Superbe whisky avec une évolution étonnante.

Patrick 90%
Nez : Céréales et fumée, pointe de sel. Bouche : Une belle tourbe sale comme les aime! Le tout contrebalancé subtilement par le sucre de l’orge. Finale : Longue et savoureuse. Balance : Un dram qui résume bien pourquoi j’estime autant les whiskys japonais.

Martin 88%
Couleur de la pureté de l’or inca. Nez: Bien que les descripteurs suivants peuvent paraître saugrenus, gardez en tête que c’est un méchant bon whisky. On commence sur de la gomme au savon cachée derrière un mur de tourbe, et on boucle le tout avec des céréales sucrées et leur boîte de carton mouillée. Bouche: Tourbe vanillée. Herbe et épices. Agrumes bien campés sur une douce fumée. Finale: Pneu brûlé sur nectarine et pêche parmi un torrent d’épices. Équilibre: Le plus tourbé et orangé des vatted malts de Nikka. Cette combinaison gagnante n’est pas sans rappeler les expressions cosmiques d’Ardbeg, notamment le Galileo.

Nikka Yochi Single Malt NAS

43% alc./vol.

André 84%
Rapidement, les fruits tropicaux; oranges, citron, poires, melon au miel, puis accents de fumée de tourbe présentes sans être envahissantes. Deuxième sniff… Ananas, bananes, vanille, miel, pommes vertes. Bouche; notes de bois de chêne, passablement d’épices aussi, sur certaines saveurs, ça ressemble presque à un grain whisky avec l’apport soutenu de céréales, fruits tropicaux livrés en bouche. Belle texture mielleuse un peu collante. Finale, épicée et fumée, quoiqu’un peu courte.

Nikka Yoichi – Échantillon à base de levures expérimentales rappelant le sake ginjo

46% alc./vol.
Échantillon fourni par la distillerie afin d’expliquer le concept de levure aromatiques

Patrick 77%
Le Master Blender de Yoichi trouvait qu’il était difficile de travailler avec ce whisky et je peux aisément comprendre pourquoi. D’ailleurs, il ajoutait après que son travail consistait à renforcir les meilleurs arômes, alors je comprends un peu pourquoi celui-ci a été abandonnée au début… Avant de se rendre compte qu’après avoir vieillie plus de 10 ans, cette recette apportait quelque chose d’essentiel au « vrai » Yoichi. Nez : Un je-ne-sais-quoi me fait penser à du cirage à chaussure déposé à coté d’une casserole de riz blanc en train de bouillir. Bouche : Une saveur de malt trempé servi avec du riz blanc bouilli… Finale : D’une longueur moyenne, me rappelle du riz un peu trop salé.

Nikka Yoichi – Échantillon à base de levures régulières

46% alc./vol.
Échantillon fournit par la distillerie afin d’expliquer le concept de levure aromatiques

Patrick 86%
Un Yoichi sans la profondeur à laquelle il m’a habitué, auquel on aurait enlevé plusieurs dimensions. Le fait que je lui accorde tout de même une note relativement élevée démontre à quel point les artisans de Yoichi sont dans une ligue à part! Nez : La fumée de tourbe de Yoichi est ici plus sèche qu’à l’habitude et le sel de mer, plus discret. Bouche : Le sel de mer est ici, au contraire du parfum, beaucoup plus présent, masquant presque la fumée de tourbe. J’y retrouve aussi de discret petits fruits tropicaux. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et salée.

Nikka Yoichi – Échantillon à base de levures spéciales « fruitées »

46% alc./vol.
Échantillon fournit par la distillerie afin d’expliquer le concept de levure aromatiques

Patrick 90%
J’en boirais à tous les jours sans me plaindre! Surprenant, à mille lieues de ce que j’attends habituellement d’un Yoichi, j’ai tout de même adoré. Un whisky pour ceux qui, non seulement sortent des sentiers battus, mais adorent explorer les endroits où il n’y a supposément « rien à voir » car ils savent que c’est exactement là que sont les trésors cachés! Nez : Le parfum déborde fruits tropicaux… Et quand je dis « déborde », c’est que je n’y retrouve, au nez, aucun des arômes qui prennent habituellement le devant dans un Yoichi. Cela étant dit, les pêches et les abricots, ça sent tout de même bon! Bouche : La bouche déborde fruits tropicaux, en premier lieu les pêches et les abricots, mais aussi une petite touche de pommes jaunes bien mûres. L’ensemble est nappé de sucre blanc et servi sur une planche de chêne brûlé qui apporte au tout une belle dose d’épices. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et boisée.