Macallan Edition No.6

48.6% alc./vol.

André 89%
Couleur hyper bizarre de vin rosé au nez chocolaté et fruité accompagné d’intenses épices. Notes de cannelle, de prunes, cerises et raisins secs, oranges sanguines. La bouche est remplie de bois de chêne épicé et toasté lui procurant des notes de chocolat au lait et de coffee beans. La texture est ronde et moelleuse, très intéressante sur le ressenti en bouche. Les fruits sont maintenant saupoudrés de flocons de gingembre et de grosses notes de caramel. Longue finale épicée et sur le bois de chêne séché d’où continuent d’émerger des notes de fruits rouges. Un bon whisky, hyper bien balancé, aide au début de réconciliation avec Macallan.

Patrick 94%
Extraordinaire, Macallan à son meilleur! J’adore, difficile de faire mieux. Je manque de mots, mais chaque gorgée est meilleure que la précédente. Définitivement, l’achat de cette édition annuelle est rendue un « must » pour moi. Nez: Un magistral parfum plein de chocolat au lait sucré, de beaux petits fruits des champs, de vanille, de noix et d’épices. Bouche: De superbes épices, du gingembre, des noix et une belle vague de fruits des champs, du chocolat noir, du sucre et un peu de vanille. Finale: D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 91%
Nez: Malt grillé et caramel classiques de la distillerie. Épices, bois et vin par moments. Chocolat, vanille et pâte de fruits, pour un retour vers un malt à peine fumé. On se régale d’avance. Bouche: Belle texture enveloppante qui transporte toutes les saveurs à leur juste valeur. Caramel, vin chaud, vanille et cacao. Touche de poivre rose et de fruits rouges. Gingembre. Finale: Longue et soutenue dans son intensité par le degré d’alcool et sa texture. Poivre, chêne, malt et caramel fruité. Équilibre: Un superbe dram qui démontre le savoir-faire ancestral de Macallan, mais qui vient aussi avec le price tag salé auquel on s’attend.

Macallan Enigma

44.9% alc./vol.
Le pinacle de la Quest Collection, réservée au marché des boutiques hors-taxe. Exclusivement vieilli en sherry-seasoned european oak.

André 88%
Savoureux dans l’ensemble mais une texture qui manque de panache. Le nez offre de jolies notes de dattes et de fruits secs trempés dans le chocolat au lait accompagné de gingembre gelé qu’on aurait rapé sur le dessus. J’ai l’image d’une planche de bois sec trempée dans le chocolart et du bœuf Stroganoff aussi. Chocolat, dattes, raisins, abricots, fruits secs, une touche de poivre peut-être. L’influence du fût est bien sentie et adouci par les notes de chocolat racoleur. Première image en bouche, la cannelle, puis le manque cruel de texture en support aux belles saveurs fruitées. Le sherry est rond et agréable, juste assez bien épicé. La finale est moyenne-courte, bien fruitée, mélange de poivre, cannelle, gingembre et cloude girofle en toute fin, s’asséchant progressivement.

Patrick 89%
Un très bon Macallan, riche, savoureux et plein du superbe xérès de Macallan. J’aime. Mais pour se payer un tel whisky, faut être coincé sur un bateau où il n’y a pas d’autres choix. Nez : Du chocolat au lait avec une tonne de beaux fruits des champs et d’oranges. Bouche : Du xérès intense, du bois brûlé, du chocolat au lait, des oranges, du chili et une touche de cannele. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès.

Martin 89.5%
Nez: Dattes et raisins secs, touche de chêne et de pelure d’orange. Sherry et malt classique du Speyside. Mousse à la vanille et copeaux de chocolat râpé. Bouche: Raisins, chocolat et caramel. Épices, chêne et vanille. Petits fruits séchés et xérès. Finale: Longue et chaude, sur des restants de texture goulue et épicée. Raisins secs, cacao et orange. Bois poussiéreux et sherry noble. Équilibre: Enfin ce soir on a droit à de la richesse digne du statut de la distillerie. Saveurs franches et distinguées, un whisky avec lequel on veut passer un peu de temps.

Macallan Fine Oak 10 ans

40% alc./vol.

André 76%
Sent le Auchentoshan? Au goût: Est-ce qu’il y a quelqu’un sur la ligne? Allo? Allo? Insipide. Un peu de cerise et de malt beurré. L’effet du fût est vraiment très présente et le mélange de léger brûlé et de souffre discret est vraiment ordinaire. Merde, mais quel gâchis… Définitivement un malt pour les débutants ou pour introduire des gens aux single malts. Les connaisseurs ne seront pas impressionnés. Une bouteille de back-up pour dépanner? Vraiment pas dans mes préférés…

RV 80.5%
Un modèle qui me semble davantage axé sur la sensation de conduite que l’esthétisme de la carrosserie ou le confort intérieur. Malt bien égal, de la citrouille et du grain éventé, mais sans le plastique traditionnel. Arrivée épicée graduelle et peut-être une fine touche fruitée, or ce qui est le plus intéressant n’est pas le goût mais le grain qui descend en grafignant la langue. L’aftertaste est en pin boisé, de longueur plutôt moyenne. L’effet dépasse le goût.

Patrick 81%
Malt au nez, un peu de xérès. Goût: Plus de relief que l’édition précédente avec un xérès définitivement plus marqué. Sucré. Cassonade très légère. Finale: Plus sucrée et plus fruitée que l’ancienne édition. Global: Une bonne amélioration par rapport à l’édition précédente, un scotch facile à boire, idéal quand on a pas vraiment le goût de se casser la tête.

Martin 84%
Nez: Une touche de poire. Ensuite orge mielleux, chêne légèrement vanillé. Souvenirs de bourbon. Douceur désarmante mais qui n’enlève rien à la virilité intrinsèque du Macallan. Bouche: Bonne dose boisée qui vient du chêne. Petits fruits dans un léger sirop. Très léger et doux. J’ai par contre de la difficulté à discerner la touche de sherry. Finale: Courte mais affirmée. Disparaît rapidement mais on l’apprécie le temps que ça dure. Équilibre: Doux, léger, un scotch d’été. Maudit que j’ai hâte à cet été. Quelle terrasse me l’offrira? Ça ressemble à ma galerie. Il en reste pas mal en SAQ, mais cette expression est sur ses derniers milles, dépêchez-vous, on ne sait jamais quand le sentiment d’urgence envahira la ville et videra nos succursales.

Macallan Fine Oak 15 ans

43% alc./vol.

André 84%
Frais et aérien. Très vanillé et sucré, fin et d’une simplicité très amicale. Floral, menthe verte, précédé d’un relent de beurre fondu légèrement refroidi. Finale sur des volutes de blague à tabac (vide) en vieux cuir. Un scotch estival qui gagne peut-être à être savouré lorsque l’hiver aura définitivement plié bagages..

RV 75%
Ne pas servir après un whisky qui a de la personnalité parce que ce drabe whisky semble trembloter derrière le peu qu’il a à livrer. Plus goûteux en bouche, la texture en bouche est bonne mais c’est le genre de whisky qui nécessite une double-gorgée pour réellement le goûter. Un élégant malt certes, super propre oui, mais tout juste de quoi se rappeler qu’on l’a bu… ça et le trou de 130$ dans un budget. C’est beau la classe, mais la prestance ne devrait jamais servir de raison à la retenue superflue.

Patrick 83%
Au nez, vanille, malt et chêne. Légers fruits. Au goût; cassonade fruits et épices. En finale la vanille et les fruits se marient, mais se sauvent trop rapidement ensemble vers la chambre nuptiale pour aller dormir.

Macallan Fine Oak 17 ans

43% alc./vol.
Ce Macallan est une maturation de trois types de fûts différents: fût de chêne européen ayant contenu du xérès, du chêne américain ayant lui aussi contenu du xérès et finalement du chêne américain ayant lui servi à mûrir du bourbon.

André 90%
Une palette aromatique à laquelle Macallan ne nous a pas habitué; très frais, léger, avec des zestes d’oranges et surtout du citron à profusion accompagnés d’un léger mordant en milieu de bouche – rappelant le bois fraichement taillé – encadrant le tout. À la fois suave et rafraichissant. Très exotique, estival, festif. Tout en simplicité et en souplesse. Le Fine Oak 17 ans est aussi différent qu’est le Highland Park 15 ans de la gamme régulière de HP. La dame guindée de Macallan a enfin daigné laisser tomber sa robe moulante de soirée et a préféré, pour cette fois, une tenue décontractée afin d’aller s’éclater dans les bars de la ville. Personnellement j’aimes !… surtout quand la dame de la haute nous dévoile un côté « wild et friendly » que nous n’aurions pas osé lui attribuer normalement.

Patrick 89%
Un très bon Macallan présentant une belle complexité. Il est très bien balancé, avec une belle présence boisée qui équilibre le xérès. Idéal si on veut faire un cadeau aux propriétaires de Macallan, car point de vue rapport qualité/prix, on repassera. Nez: Envoûtant parfum de xérès, de chocolat au lait avec des morceaux de fruits des champs et de vanille. Bouche : Un beau xérès recouvrant du chêne épicé, du chocolat et du caramel et un peu de vanille. Finale : D’une belle longueur et épicée.

RV 78%
Plastique au nez, avec ce un peu de sherry très effacé, et un trèfle sec, celui qui meure lors des canicules d’été. Après une plus longue décantation, le caramel sort, mais toujours teinté du même trèfle désagréable. Au goût c’est le caramel et les épices qui sortent sans grande subtilité, par contre en aftertaste c’est le trèfle sec qui revient. À la limite, il me fait penser au Tomatin (ayoye) mais en faiblement supérieur. Mis à part quelques points pour l’arrivée en bouche, encore une fois Macallan nous sert à beaucoup trop haut prix une bouteille beaucoup trop anonyme. Estivale si l’on veut, mais pas sexy du tout avec un costume de bain pleine longueur défraichi des années 20 avec un casque de bain à fleurs.

Macallan Fine Oak 21 ans

43% alc./vol.

André 82%
Ce 21 ans était le dernier de la lignée que je n’avais pas goûté, du 10 au 30 ans, et il n’est pas celui que j’ai le plus apprécié de la série. Frais, épuré, aérien. Presque vert, feuillu, les fûts neuf et secs, la vanille, les agrumes, un soupçon d’épice et de sherry, un peu de miel. La bouche est franche, sèche et épice, citronnée et offre une bonne volée d’agrume et d’herbe verte et quelques timides notes fruitées de sherry. La texture est claire et un peu molle et liquide, sans grande passion. La finale quant à elle, est supportée par les épices, grosse poignée d’herbe fraichement coupée, fraicheur du fût neuf et sec. À 600$ la bouteille, plusieurs seront déçus… avec raison.

Macallan Fine Oak 25 ans

43% alc./vol.

André 89%
Très délicat. Crémeux. Crème brûlée et encore une fois le vanillé de la série Fine Oak. Rétro-olfaction à saveur de sherry et de fruits secs, d’oranges et de nectarines. Superbe, mais cachez votre portefeuille. A long slow slide.

Patrick 85%
Nez : Pêches, oranges, vanille et touche de bois séché. Bouche : Superbe texture. Fumé, bois carbonisé. Légère noix de coco, vanille, citron. Finale : Épices et orange. Balance : Très bien balancé, un bon whisky facile à boire. Mais définitivement trop cher.

Macallan Fine Oak 30 ans

43% alc./vol.

André 86.5%
Très bois de chêne sec tant au nez qu’en bouche. Ça sent et ça goûte le tonneau. Doux salé de style biscuits sablés secs. La vanille prends sa place avec plus d’amplitude en bouche à mesure que s’installe, en finale, une bonne bouffée de fraicheur à saveur de Vicks Vaporub et de camphre. Bon? Yep! 900$ la bouteille ? Cum on !!! N’a certainement pas la vitalité et la naïveté d’une expression de 18 ans d’âge, mais l’expérience de la maturité mérite certainement d’être tentée, ne serait-ce qu’une seule fois que ce soit parce que l’occasion se présente ou par pur plaisir. Des points en moins pour le barème qualité-prix.

Macallan Fine Oak Masters Edition

40% alc./vol.

André 87.5%
Nez de sève et de bois, canne à sucre et toffee, sirop d’érable, beaucoup de sucre de fruits (pêche), vanille, coconut. Texture claire super fluide, mais tout de même crémeuse même si démontrant quelques pointes de bois sec et de gomme Dentyne. Sensation mentholé et de pommes roulées dans le toffee. Finale sèche où l’absence des influences fruitées que devrait apporter l’utilisation des fûts de xérès est étrangement absente. Pour les fans de la série Fine Oak, cet opus est dans ligne directe de la série. Alors que je m’attendais à quelque chose entre le sherry cask 12 ans habituel et la série Fine Oak, cette édition est une ovation au fût de bourbon, au sucre et au coconut. J’aime l’audace de nous présenter la sherry beast qu’est habituellement Macallan, de façon « naked », bourbon cask style. Mais encore faut-il trouver la bouteille, qui est maintenant une édition épuisée.

Macallan Forties

40% alc./vol.

André 82%
Miel, vanille, crème brûlée. Très linéaire comme odeurs et arômes. En bouche, la texture est trop éparse, même avec les notes de caramel brûlé, le sucre et le miel, l’ensemble est évasif et hautement volatile. En respirant, le whisky dégage maintenant de belles vagues chocolatées. La finale est très courte, sans aucune variante d’arômes que celles livrées précédemment. Un whisky dont le nez est vraiment agréable mais dont la texture et la finale ne sauront livrer les charmes et subtilités.