Laphroaig Cairdeas 2020 Port & Wine Casks

52% alc./vol.
85% des futs de cette édition proviennent de Portwood Barrique Matured et 15% de whisky ayant passé leur première période de maturation pendant 3 ans en Ex-Bourbon cask pour ensuite être affinés pour 3 années supplémentaires en Ex-Red Wine Barriques.

André 89%
Framboises, vin rouge et petits fruits sauvages trempés dans le chocolat, prunes, raisins mauves nappés de caramel chauffé, sel de mer, médicinal et maritime à souhaits. La bouche est remplie de notes de caramel et de chocolat nappant des petits fruits sauvages, les tonalités de vin rouge et de raisins, dattes et prunes sont rehaussées par le poivre concassé, la réglisse et la cannelle ainsi que le sel de mer. La tourbe est iodée et médicinale et est bien intégrée au mélange de fruits séchés. On retrouve aussi une sensation de galets polis par la mer sur lequel le sel de mer aurait séché au soleil. Finale moyenne en longueur, poivrée et salée et sur les fruits rouges.

Patrick 92%
L’un des meilleurs Cairdeas qui soient! Tout le côté sale que j’aime dans la distillerie, mais le tout adouci par de beaux fruits sucrés. Difficile de trouver mieux comme mélange! Nez : Une grosse vague de fumée et de poivre, baignant dans de délicieux fruits bien sucrés, avec une touche de vanille et de chocolat noir. Bouche: Porté par une superbe texture, un superbe mélange de fumée de tourbe huileuse, avec du goudron, du sel, du poivre, des fruits sucrés, de la vanille et une belle note chocolatée. Finale: D’une superbe longueur, pleine de fumée de tourbe et de fruits sucrés.

Martin 91%
Nez: Tourbe terreuse et poivrée, fruits tropicaux, cacao, caramel salé, vin chaud, cannelle et vanille. Solide. Bouche: Belle texture, qui porte des notes telles que vanille, raisin, tourbe terreuse, poivre blanc, fruits rouges et vin fortifié. Chêne sec au rendez-vous. Finale: Poivrée et longue. Notes de bois, de fumée, de cendre et de terre. Fruits rouges et épices. Chocolat noir amer. Équilibre: Une autre belle réussite. Ce n’est pas pour rien qu’on s’arrache ces éditions spéciales de Laphroaig.

Laphroaig Càirdeas 2021 Pedro Ximénez

58.9% alc./vol.

André 92%
Intense la force du Sherry Cask. Grosses notes de cerises noires, dattes et de prunes étouffant les notes de tourbe. Le nez est sucré et licoreux, très gourmand, avec une avalanche de fruits secs dans un mélange de tourbe crasseuse et saline. La bouche offre une texture hors du commun, collante et sirupeuse, très sucrée. Cerises noires, gâteau aux fruits, oranges, dattes et prunes séchées, une touche de caramel et de cuir, tourbe terreuse et maritime de laquelle filtre quelques notes de bois verdâtre. Challengeant ce mélange de tourbe sucrée. Longue finale, les saveurs collent partout au palais, l’alcool coule incognito, les fruits séchés s’épanouissent avec passion sans renier les origines maritimes du whisky. Un superbe Laphraoig, hors norme certes (j’adore les Laph bourbon casks) mais qui livre la marchandise du début à la fin.

Patrick 92%
Je dois admettre que je m’attendais à un scotch plus sucré. Mais après quelques verres, j’ai fini par l’apprivoiser et maintenant je l’adore! Nez: Du bois brûlé recouvert de fruits mûrs, le tout dans une pièce baignant dans la fumée de tourbe. Bouche : De la grosse fumée de tourbe sale intense, des fruits mûrs, de la cendre, du bois brûlé et du poivre. Finale: D’une très belle longueur, fumée et légèrement fruitée.

Martin 93%
Nez: Tourbe un peu verdâtre plus que maritime. Bois sec, vanille et fruits des champs. Dattes, oranges et raisins secs viennent confirmer l’origine des fûts. Bouche: Bois brûlé, raisins juteux et dattes, tabac à pipe et tourbe bien cendreuse. On change de vitesse ici. L’emprise du sherry sied bien au feu de plage cendreux de la tourbe. La morsure d’alcool est moins intense que prévu. Finale: Tourbe et cendre, chêne et poivre blanc. On continue sur la lancée d’une texture sirupeuse avec des notes inspirantes de sherry, de zeste d’orange, de cacao et de cuir. Équilibre: Un superbe Càirdeas, difficile d’être déçu. Un autre dram d’exception qui ne restera bien sûr pas longtemps sur les tablettes.

Laphroaig Càirdeas 2022 – Warehouse 1

52.2% alc./vol.
First Fill Ex-Maker’s Mark Bourbon cask.

André 88%
Centre citronnée et feu de tourbe lointain, iode, esprit maritime mais dans le sens calme du terme. Très feutré et raffiné comme approche, jusque là, j’adore. Les notes médicinales sont plutôt fines et douces comme dans les éditions beaucoup plus âgées. La bouche est plus ferme qu’attendue, mariage de vanille et de zeste de citron. Les tannins du bois sont très présents, puis mélange d’herbe et de pommes vertes, cendre froide et accents terreux et de varech. Plus on avance dans la dégustation, plus le côté médicinal se solidifie. La finale, un peu courte, est sèche, le bois de chêne est hyper présent et s’accompagne de fumée de tourbe malpropre et industrielle, de fruits tropicaux et de sel de mer.

Patrick 92%
Wow, du gros Laphroaig classique avec son petit côté bum, mais avec aussi une complexité aristocratique ! Nez : Du goudron, de la fumée de tourbe, du sel et des algues. Bouche : Une tonne d’algues salées, du goudron, du sel encore et de la fumée de tourbe. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 89%
Nez: Vague de tourbe mi-crasseuse, mi-médicinale. Sel marin et goudron, avec un pourtour de citron et de sucre à glacer. Bouche: Citron sucré, vanille, tourbe sale bien sûr, et chêne sec sec sec. Sel de mel et poivre blanc. Finale: Longue, chaude, épicée et cendrée. Le bois sec et le poivre blanc nous déposent sur une plage où l’on tombe face première dans les cendres froides d’un vieux feu de plage. Équilibre: Solide solide solide dram. Un drame aussi que les fans se l’arrachent à ce point. Faut partager guys…

Laphroaig Càirdeas 2023 – White Port & Madeira

52.3% alc./vol.
Cette édition limitée est une combinaison de whisky vieilli en fûts de Madère et de Porto Blanc. Les trois quarts du whisky sont vieillis dans des fûts de Madère de deuxième remplissage, tandis que le dernier quart a été fini en fûts de Porto de premier remplissage.

André 86%
Nez plutôt neutre au départ, puis des notes sucrées qui rappele le jus de salade de fruits en conserve, puis de l’orange et de l’abricot. Miel et caramel, fruits tropicaux. Belle texture en bouche sans être exceptionnelle. Noix salées, miel, iode, fumée distante, petite morsure de gingembre et poires. Je trouve le résultat un peu dénaturé et j’ai de la difficulté à percevoir la fibre Laphroaig dans le rendu final. Finale d’ananas, poires, de fumée de tourbe, sèche avec un bon kick d’épices.

Patrick 89%
J’ai eu besoin de beaucoup de temps pour apprécier cette bouteille. Ou peut-être fallait-il la laisser respirer ?  Enfin, 6 mois après mon achat, je peux enfin dire que j’aime bien ce Càirdeas ! Nez : La belle fumée de tourbe crasseuse de Laphroaig est évidemment présente, mais adoucie par des notes de fruits tropicaux et du verger juteux et sucrés. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la fumée est au premier plan, avec des épices chaleureuses, des pneus brûlés du poivre, du bois craquant et brûlé, des fruits mûrs sucrés et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, les pneus brûlés, le chêne brûlé et de discrets fruits tropicaux bien mûrs.

Martin 89%
Nez: Tourbe iodée, embruns marins, zeste de citron, fruits rouges mûrs et vanille douce. Bouche: Texture vive sans toutefois offrir une rondeur exceptionnelle, sur la fumée cendrée, le caramel, les fruits des champs mijotés, la figue sèche et une touche de poivre blanc. Finale: Longue, saline, épicée et légèrement vineuse, avec un retour de chêne grillé et de citron confit. Équilibre: Un beau dram d’Islay où la fumée ancestrale se fond avec l’influence du vin fortifié, offrant complexité et authenticité dans une expression malheureusement encore à tirage limité.

Kim 91%
Nez : bien que je sache sciemment que ce soit un affinage en fut de porto blanc, je ne peux m’empêcher de penser à un mezcal plutôt doux. Ça évoque la fumée, les jalapeños frais, le zeste de lime, avec en trame de fond des notes terreuses, presque de sous-bois.
Bouche : le porto fait ici son apparition, avec une richesse et un sucre bien rond. C’est enveloppant et ça contraste à merveille avec la tourbe très typée de Laphroaig. Finale en longueur sur les épices et le poivre blanc. Délicieux!

Laphroaig Cairdeas 30 ans

43% alc./vol.
Non disponible dans les diverses boutiques et maintenant offert exclusivement à la distillerie. Des 1536 bouteilles numérotées à la main, 1300 ont été mises en vente online via le site web de Laphroaig et les 236 bouteilles restantes vendues à la distillerie même.

André 96%
Franchement tourbé et très influencé par les éléments maritimes et des malts fortement tourbés de l’ile d’Islay. Un style de tourbe à la Ardbeg (à s’y méprendre d’ailleurs), oranges, ananas et une touche de jus de citron et de sherry peut-être jumelé de tourbe camphrée assez prononcée. La bouche est claire au départ mais se solidifie par la suite tout en demeurant douce comme de la soie. L’aspect phénolique est bien présent mais jouit d’une balance exceptionnelle. En ce sens le taux d’alcool est idéal et rejoint la ligne directrice de l’ensemble. La finale confirme la déclinaison des divers éléments présentés précédemment avec une pointe de sel légèrement plus prononcée qu’en bouche.

Laphroaig Elements L1.0

58.6% alc./vol.

André 91%
Ananas flambés sur le feu de plage, sel de mer, céréales séchées au feu de tourbe très présentes, zeste de citron, gras de bacon sur le gril, belle vanille onctueuse. La bouche est camphrée, médicinale et maritime, axée grandement sur l’aspect céréalier. Tarte au citron & meringue, ananas, abricot, miel, vanille, sel de mer et poivre moulu le tout sur une texture huileuse hyper agréable supportant bien le taux d’alcool. Très costaud comme édition, la fumée de tourbe est intense et prononcée. Beaucoup de corps et superbe texture. Finale maritime, parfumée de fruits tropicaux et de fumée de tourbe camphrée très puissante, le tout de bonne longueur. Superbe! Mais le prix…ouf…

Patrick 90%
Un superbe Laphroig, dommage qu’il ne soit pas disponible dans notre coin de pays (du moins, au moment d’écrire ces lignes). Nez : Un beau parfum présentant une belle richesse, avec du sel, des céréales, du bacon, de la vanille et de la fumée de tourbe évanescente. Bouche : Superbe texture en bouche supportant une belle palette de saveurs avec une grosse dose de sel, des épices chaleureuses, du miel, de la vanille, du poivre, des agrumes et de la vanille. La fumée de tourbe est présente en arrière-plan, fournissant un superbe canevas à l’ensemble. Finale : Dune belle longueur, avec du sel, de la fumée et des agrumes.

Laphroaig Four Oak

40% alc./vol.
Laphroaig Four Oak est une édition limitée du célèbre single malt de l’ile d’Islay réservée au travel retail. Il a vieilli dans une combinaison de quatre futs différents dont des futs de bourbons, des quarter casks, les fûts de chêne vierge américains et des fûts Européens de type hogshead.

André 77%
On dirait qu’on s’emploie à se mettre à dos les hardcore fans de la distillerie avec les dernières parutions de Laphroaig. Le nez est presque absent, laconique et végétatif. Quelques notes verdâtres, de la vanille timide, tout comme la tourbe phénolique représentative de la distilerie mais diluée à son maximum, les épices livrées par le bois de chêne. Après quelques minutes odeurs citronnées et d’agrumes mais rien d’extraordinaire ou de singulier. La bouche est flat et diluée bien que médicinale et phénolique. Le chêne est omniprésent et confirmée par la vanille riche. Sensation de sel de mer sur les galets séchés au soleil, poivre et épices. La texture est rachitique, c’est digne des images présentées sur le grand écran lors du concert Live Aid de Bob Geldof en 1985. La finale est moyennement longue, poivrée et épicée. Laphroaig est en train de devenir son pire ennemi. C’est rare que je vais dire ça mais, à moins d’être un vrai crinqué vendu de la distillerie, passez votre tour sur l’achat et pour pratiquement le même prix payez vous un 10 ans ou un quarter cask.

Patrick 68%
Sur papier, tout semble y être, mais c’est tout de même mauvais. Je n’avais qu’un échantillon d’un demi-once, mais j’en ai tout de même jeté la moitié dans la toilette. Et j’ai pris soin de flusher deux fois. Nez : La fumée de Laphroaig la plus légère que je n’aie jamais senti, avec d’étranges notes végétales. Bouche : Bois brûlé, fumée de tourbe, poivre, sel, un peu d’agrumes et des légumes trop cuits et bizzares. Finale : D’une longueur moyenne, avec de la fumée malpropre, mais dans le sens que j’aime habituellement.

Laphroaig Lore

48% alc./vol.

André 87%
Nez typique de la distillerie ; fumée de tourbe intense, bitume chaud, mélange de vanille crémeuse et de discrets fruits rouges, grains de café torréfiés, chocolat noir amer. Maritime dans le style avec ses arômes d’agrumes un peu citronnées. Petite précision ici ; ne faites pas de votre première gorgée votre opinion définitive, car les saveurs sont définitivement au rendez-vous mais la texture est encore une fois très ordinaire. Donc en bouche ; tar, asphalte, notes médicinales et maritimes, la tourbe phénolique. La vanille et le miel sont très présents également, peut-être légèrement trop car cela ampute la longueur de certaines saveurs en bouche. Au final, les épices, la réglisse noire et le poivre ressortent de l’ensemble et la toute finale offre de belles saveurs salées et tourbées se mélangeant à la sécheresse du chêne vanillé. Pour le prix demandé et le résultat final, compte tenu que cette édition fera partie du porte-folio régulier de la distillerie, il faudra que les gens du marketing fassent un miracle pour le justifier vis-à-vis l’édition régulière de 10 ans et le quarter cask qui sont à 40% du prix de celui-ci, à moins que cette parution sonne le glas de ces deux congénères. À 180$ la bouteille, ça va être difficile à faire avaler aux consommateurs.

Patrick 89%
Un superbe Laphroaig, savoureux, intense, complexe et trop cher. Malgré son prix, il ne s’agit pas du plus complexe des Laphroaig, mais il est tout de même suffisamment bien balancé pour en faire un très bon whisky. Pour moins d’argent, vous trouverez plusieurs marques concurrentes vous offrant des meilleurs produits. Pour 100$ de moins, il serait extraordinaire, mais à 150$ (ou plus, selon les marchés), c’est du vol, il ne les vaut définitivement pas. Nez : Tourbe fumée avec un petit fond de fruits mûrs. Poivré et épicé, avec une touche de bois brûlé. Bouche : Épices, fumée, poivre, bois brûlé, tourbe et xérès brûlant. Chaleureux, brûlant et intense. Finale : D’une belle longueur brûlante et épicée.

Laphroaig PX Cask

48% alc./vol.
Le Laphroaig PX est en fait un Triple Wood qui a fini sa maturation en fût de PX plutôt qu’en fût d’oloroso.

André 84%
Réinventer un classique n’est pas une mince affaire. Quand j’écoute Little Wing interprétée par Stevie Ray Vaughan, je ne peu que m’extasier devant tant d’adresse, mais la version de Jimmy Hendrix aura toujours une place de choix dans mon cœur de guitariste. Même feeling pour ce PX (un peu la même chose que pour le Triple Wood…) qui est excellent mais qui n’éclipsera pas le classique Laphroaig 10 ans. Le nez est doux et musclé avec toute la singularité que peut avoir un Laphroaig. Les notes de fumée et de tourbe sont assagies par l’effet du fût de sherry, une puissance tranquille, un démon endormis… Prédominance du sherry, notes de marmelade d’orange, avec tourbe sous-jacente. En bouche il est plus puissant que le nez le laissait présager, avec ces mêmes notes mélangées de sherry et de tourbe-fumée style BBQ. Finale douce et longue ou la tourbe revient toujours à la charge et les éléments distinctifs de la distillerie reviennent au bercail.

Patrick 75%
Le symphonie de la sublime tourbe médicinale de Laphroaig se trouve mélangée à une note discordante de vin de xérès Pedro Ximenez. En bouche, l’orchestre symphonique est bousculé par un band de trash métal sorti de nulle part. Bref, la tourbe médicinale, la fumée, un petit air marin et un gros dégât de PX qui vient ruiner le tout. La finale s’étire sur une fausse note un peu trop longue. Manque d’équilibre qui mène à une expérience ratée. Pourtant, mes whiskys préférés sont en général ceux présentant ce type de mélange. Mais ce n’est pas parce que Metallica a eu un franc succès en enregistrant un disque avec un orchestre symphonique que ça sera nécessairement une réussite pour tous les autres bands.

Martin 85.5%
Ambre coloré et teinté de roux dû à son fût. Nez: Bien qu’une généreuse dose de sherry tente de l’occulter, le caractère tourbé et iodé de la distillerie parvient heureusement à percer. Fumée et fruits. Bouche: Le mariage précédent est plus heureux en bouche qu’au nez. Le taux d’alcool supporte parfaitement cet union saugrenu. Miel, noix et confitures se mêlent à tourbe, fumée et diachylon. Finale: Épices, chocolat au lait, chêne, tourbe et orange. Linéaire mais vachement bon. Équilibre: Vraiment dur à cerner. Un bon exemple que parfois il y a des trucs qui marchent alors que d’autres fois non. On aime ou on aime pas. J’irais jusqu’à oser dire que j’aime bien.

RV 87.5%
On carbure a quoi sur Islay?? La tourbe, le fusain, la cendre; si on est pas a Islay physiquement, on y est spirituellement. Mais aussi avec un peu d’encre de stylo bleu et au gaz a briquet. L’ile prend du temps a s’installer en bouche, puis la tourbe, un peu trop juteuse et non raffinée, domine l’ensemble. La finale est bien meilleure, avec le bois du fut bien travaille, avec la tourbe qui s’assoit confortablement au siège du conducteur. Toutefois, l’arrière-gout est trop court est un peu maladroite. Jeune conducteur spectaculaire, je ne parierais pas nécessairement sur lui a chaque course.

Laphroaig QA Cask

40% alc./vol.
Fût de chêne blanc américain, Quercus Alba.

André 85%
Nez représentatif de la distillerie; phénolique et antiseptique, couloir d’hôpital, vanille douce, fruits tropicaux, rubber brûlé. Bel équilibre mais légèrement volatile. La bouche est épurée et ne démontre pas une grande texture, le 40% d’alcool ne convient pas bien aux Laphroaig… Une fille avec un cul d’enfer mais qui livre pas la marchandise une fois au lit. Bouche de gingembre et de poivre, suie de cheminée, phénols et notes iodées en background. La force de la tourbe médicinale de Laphroaig est surprenante en bouche, le 40% lui permet au moins de laisser libre court à la tourbe. Finale soutenue, portée par la tourbe et les saveurs de bandages d’hôpital, le sel et quelques notes de fruits acidulés. J’ai l’impression qu’on s’obstine à faire entrer un éléphant dans un trou de souris chez Laphroaig avec leur expérimentations sur les cask finishes et les divers types de bois. De plus, de livrer les derniers embouteillages duty-free à 40% d’alcool dénature fortement ce whisky qui a toujours mérité un taux d’alcool à l’image des saveurs qu’il transporte. Juste un 3% d’alcool additionnel aurait déjà été beaucoup mieux.

Patrick 90%
Nez : Laphroaig… Médicinal, tourbé, goudronné, fumé et pas trop subtil, si ce n’est ne délicate note de vanille et de feuilles mortes. Bouche : D’abord la fumée tourbée et la vanille (plus puissante en bouche qu’au nez), puis le goudron. D’accord avec André pour le gingembre et le poivre, qui me fait penser à un mix Laphroaig-Talisker! Finale : Longue et intense, marquée par la tourbe, le goudron et les feuilles mortes qui font un retour vers la fin. Balance : Définitivement un dram d’automne! Toujours est-il que je félicite et remercie ma femme (qui déteste les spiritueux de toutes sortes, lol!) de m’avoir ramené ce souvenir de voyage lorsqu’elle est passée à Londres! Les choses que l’amour font faire!

Martin 88%
Sauvignon blanc, presque transparent. Nez: Tourbe médicinale sur belle vanille. Le goudron et l’asphalte nous emmènent par le pneu chauffé pour nous laisser sur une céréale citronnée. Pas de doute, c’est du Laphroaig. Bouche: Les sucres cèdent la place à une tourbe herbeuse. La texture et le poids en bouche demeurent toutefois trop légers et diaphanes. Tous les aspects de la distillerie sont là, mais avec un peu de coeur au ventre en moins. Finale: Longue, mais avec peu de personnalité. Comme si on voulait me dire que c’est un Laphroaig, mais qu’il ne fallait pas le crier sur tous les toits. Trop douce, malgré que médicinale à souhait. Équilibre: Un excellent scotch, mais un Laphroaig loupé, parti en couille.