Laphroaig Càirdeas 10 ans 2024 Cask Favorites

52.4% alc./vol.
Le Càirdeas 2024 est un Laphroaig de 10 ans d’âge qui présente une combinaison provenant des fûts de deux versions précédentes très appréciées : le Triple Wood de 2019 et le PX Cask de 2021.


André 92%
Définitivement un des meilleur Cairdeas depuis un bout. Équilibre et justesse, diversité de saveurs et d’arômes. La fumée de tourbe est feutrée au nez, dans un édredon de fruits rouges séchés, d’un feu de plage, d’iode porté par le vent du large. Belles notes de raisins de Corinthe et de cerises, figues, tourbe médicinale feutrée, citron. Texture moelleuse et huileuse en bouche portant bien les notes médicinales de la tourbe et les bonnes épices du bois. Prunes, figues et raisins de Corinthe, oranges, tourbe médicinale, sel de mer et poivre moulu, bois caramélisé. Longue finale, sur la pérennité et non la force des éléments; fumée de tourbe médicinale, éléments maritimes, fruits rouges séchés, caramel et chocolat. Belle palette de saveurs, variété des éléments, texture juste et respect de l’épine dorsale qui définit la distillerie.

Patrick 93%
Oh wow, nous avons ici l’un des meilleurs Càirdeas que j’aie eu, ce qui n’est pas peu dire!  Tout y est, les saveurs, la complexité, la balance…  Il m’en faut quelques bouteilles de plus !!  Nez : Alléchant, avec de la belle fumée de tourbe très aromatique, de délicieux fruits mûrs séchés et sucrés et une légère pointe de gingembre frais. Bouche : La superbe fumée de tourbe de Laphroaig, avec une pointe maritime, des fruits séchés et sucrés rappelant le porto, du bois brûlé et une touche de gingembre frais. Finale : D’une belle longueur, fumée, sucrée et fruitée.

Martin 93%
Nez: Ça part en douceur dans la fumée de tourbe pas trop agressive. On poursuit avec le feu de camp et les raisins secs, le bois et les agrumes. Gingembre et citron. Bouche: Le texture y est, la douceur aussi. Épices et tourbe sèche, bois poussiéreux et citron. Très bien construit. Finale: Bois sec, poivre et gingembre, tourbe très cendreuse. Un régal de longue durée. Un dram de grande qualité, Laphroaig était dû pour un petit Home Run depuis un bout. Un Cairdéas assemblé avec intention.

Kim 86%
Nez : Avant même que mon cerveau ne commence à démêler les odeurs, j’ai cette impression de complexité, d’être pratiquement submergée. Alors en vrac : caramel salé, panais braisé, noix de Grenoble, chocolat au lait, graines de carvi et de cumin. Bouche : Les graines de carvi sont encore très présentes, ce qui me déstabilise un peu. C’est terreux, cire d’abeille et grué de cacao.

Laphroaig Cairdeas 2010 Master Edition

57.3% alc./vol.
Les embouteillages spéciaux Càirdeas sont spécialement mis sur le marché pour le Fèis Ìle Festival d’Islay et pour les Friends of Laphroaig. Cairdeas signifie « amitié » en Gaélique. Cette édition est un vatted de Laphroaig âgés entre 11 et 19 ans, en édition spéciale du Fèis Ìle 2010 limitée à 5000 bouteilles.

André 90.5%
Notes (sans surprises) maritimes et « Islayesques » de tourbes, cendre, de fumée… arrondies par le citron, le miel et les bananes salées. Le haut pourcentage d’alcool ne se sent vraiment pas et offre une belle surprise – très sournoise d’ailleurs – où il est étonnant de sentir ces mêmes arômes s’élever du verre sans qu’elles ne soient anesthésiées par l’alcool. Ce qui permet aussi, d’étirer la finale longuement en se berçant de satisfaction.

Patrick 92%
Nez : Tourbe sale intense de Laphroaig, marquée par la cendre, les herbes, le poivre et les épices. Bouche : Tourbe intense, poivre, air marin et planches de chêne. Finale : Extrêmement longue, fumée et intense. Touche de fruits. Balance : Laphroaig à son meilleur, complexe et intense.

Martin 93%
Nez: Dès les premiers instants, on est accueilli par un bouquet de fumée, de tourbe et de sel. On ferme les yeux et on se retrouve sur Islay. Bouche: Une complexité exceptionnelle. Les saveurs de la tourbe et de la fumée sont équilibrées par une douceur subtile, qui rappelle les agrumes et la vanille. Le tout est enveloppé dans une texture veloutée qui rend ce whisky incroyablement facile à boire malgré son degré d’alcool. Finale: Superbement longue, chaude et épicée. La tourbe est ultra-puissante et douce à la fois. Équilibre: Un dram exceptionnel, chaque gorgée est une expérience unique et inoubliable. Un autre grand disparu.

RV 90%
Laphroaig après une manucure, pédicure et un revamp partiel; toujours sexy, mais différente. Au nez, elle est assez douce et distinguée – pour une Laphroaig – avec de la tourbe cendrée mais aussi des épices sèches. En bouche, transitionne vers du poivre, des agrumes cendreux et une finale un peu boisée. Exit le côté médicamenteux, l’infirmière sympathique s’est transformée en femme d’affaires accomplie, et c’est une nouvelle profession qu’elle exerce admirablement bien.

Laphroaig Cairdeas 2012 Origins

51.2% alc./vol.

André 88%
Tourbe fumée un peu crasseuse sans le sel marin et les autres notes maritimes habituelles, un peu poussiéreuse. Très fluide en bouche, on en reste d’ailleurs un peu surpris jusqu’à ce que le tsunami de tourbe arrive rapidement, déferlant en vagues musclées, le nuage de fumée suit par la suite et s’accompagne d’un sel qui reste encore très discret en bouche. Je suis un peu déçu du manque de diversité des saveurs en bouche, il est trop direct et à mon sens un peu obtus. La finale est relativement douce et rectiligne mais de bonne longueur.

RV 90%
Profonde tourbe fumée, ce n’est pas un liquide bouillie, c’est ce qui s’évapore de la motte quand on la brûle. En bouche, le liquide s’enracine dans la langue, l’alcool s’enfonce à la même cadence que les autres saveurs. Suite de la fumée, la finale un peu courte représente une fois de plus la tourbe à l’état pure. Un one-line-punch dans le genre des Port Charlotte, mais avec de l’originalité de surcroît.

Patrick 93%
Aaaaaah, Laphroaig. Une valeur sure, avec ses arômes de tourbe, fumée, goudron et la petite touche médicamenteuse qui nous donne envie de « caller malade à la job »! En bouche, en plus des saveurs susmentionnées, on détecte aussi un riche chêne brûlé et une pointe de caramel qui viennent marier le tout de la façon la plus agréable qui soit. La finale s’étire tranquillement sur les notes de fumée et de caramel, pour notre plus grand plaisir. Embouteillé à un taux d’alcool parfait, la seule chose qu’on pourrait demander de plus serait un feu de camp et une gang de chums avec qui le partager! J’en ai acheté une bouteille sur-le-champ.

Martin 90%
Nez: Tourbe, iode, air salin, cuir et rubber (parce que caoutchouc n’est pas un terme assez puissant). Notes de miel fumé, d’herbe et de feutre Sharpie. Bouche: Léger caramel, fleur de sel, je mange un sac d’arachides salées assis chez le cordonnier en attendant que mes chaussures soient prêtes. Touches de chêne sec, nori et poivre noir. Finale: Épices, hôpital, fumée. Saumon fumé avec une pointe de tabac à pipe. Équilibre: Magique. Solide. Un gros Laphroaig qui refuse de faire dans la dentelle.

Laphroaig Cairdeas 2013 Portwood Finish

51.3% alc./vol.

André 86%
Quelle chance de goûter à cette édition en primeur avant sa sortie officielle en compagnie de John Campbell, le distillery manager de la distillerie. Impressionnante couleur cuivrée saumon, presque rosée. C’est bizarre comme ensemble, déstabilisant en tout cas venant de Laphroaig. Je suis peut-être puriste mais, un Laphroaig transgenre de ce style, me fait un peu grincer des dents… Nez floral mélangé de tourbe bizarre, de fruits et d’oranges sanguines, de marmelade de framboises médicinale, des prunes peut-être aussi. La bouche est médicinale et tourbée en sous-entendu, les saveurs de prunes et de petits fruits sauvages rouges en avant scène, un accord qui me laissera perplexe du début à la fin, tout comme la finale sèche et fumée de ce whisky rempli de paradoxes. Texture poreuse, style roches ou galets de plage me rappelant certains embouteillages de Bowmore. Une note de 86% n’est pas une mauvaise note en soi, mais pour un Laphroaig, oui c’est le cas… J’ai toujours dit que de réinventer un classique tel que Laphroaig n’était pas une mince affaire et pour moi cet embouteillage en est encore la preuve. Je suis tout de même convaincu que cet accord unusuel plaira à certains fans de la distillerie mais moi j’ai décroché à partir du nez.

Patrick 90%
Nez: Porto intense, masquant à grand peine le sel et la tourbe de la bête. Bouche : Porto, sel, tourbe et poivre. Trèèèèès intense. Finale : Interminable, longue, très salée, fruitée et intense. Balance : Une grande réussite, je suis heureux de découvrir ce nouveau côté de cette distillerie. Bon, je préfère l’original, mais ça reste tout de même très intéressant.

Martin 85%
Rosé et cuivré. Bien que l’influence du porto soit évidente, reste plus pâle qu’un Glenmo Quinta Ruban. Nez: On débute au sein d’un voile de tourbe typiquement Laphroaig bien présent mais facile à percer. Une fois cette besogne accomplie, orange, pamplemousse et épices sont au rendez-vous. Bouche: Plutôt poivré, avec fruits des champs et surtout un toast à la marmelade. On doit cependant faire vite car son taux d’alcool de l’ordre de plus de 51% nous colle au cul. Finale: Sèche et fruitée, accompagnée de belles notes de tourbe. Équilibre: Une belle expérience pour la distillerie, bien qu’on soit à l’autre bout du spectre de ce qu’on s’attend normalement de Laphroaig. Reste que ça vaut la peine de l’essayer si jamais vous en avez l’occasion.

RV 83%
Belle petite comptine. Lichen et sel du Bowmore, dès l’olfactive on sent un whisky un peu pré-maternelle. Heureusement, une fois en bouche, le whisky est plein d’assurance, mais le combat liquide papille est un peu court avant que la finale de baril et d’herbe termine l’expérience un peu puérile.

Laphroaig Cairdeas 2014

51.4% alc./vol.
Bourbon & amontillado.

André 92.5%
Full banane au nez ! … et encore de la banane et des poires au miel. Mais les atouts distinctifs de Laphroaig sont au rendez-vous. Nez mielleux, bananes et poires dans leur jus, fruité avec parcimonie et trempant dans un nuage de tourbe et de cendre de feu de foyer, d’agrumes et d’effluves de bord de mer salée. Lait de coco peut-être. La bouche est à l’image des Laphroaig habituels, saveurs de tourbe médicinale, d’asphalte, de feu de plage presque éteint, de vieux cuir et de sel marin. La texture est huileuse et le taux d’alcool complétement absent en sensation de bouche, sauf en toute finale… La belle texture huileuse se poursuit, beaucoup de notes douces, vanille et miel, quelques agrumes enroulés d’édredon de fumée de tourbe salée et poussiéreuse. Délicieux, savoureux, dangereux!

Patrick 90%
Laphroaig, comme on l’aime, c’est-à-dire bad ass, mais tout de même complexe et envoutant.  Nez : Tourbe et salade de fruits exotiques.  Doux et intense à la fois.  Bouche : Belle texture huileuse.  Au goût, suie, cendre, et fumée de tourbe.  Puis, épices à steak et goudron.  Le tout est complété par des notes de cuir et de sel.  Finale : En plus de la fumée de tourbe et des épices qui s’éternisent pour notre plus grand plaisir, on devine aussi quelques agrumes.

Martin 92.5%
Jaune doré comme la couleur de son tube, ce dernier étant inhabituel pour la distillerie. Nez: Fortement marqué par la tourbe et la cendre. Chêne fumé, brin de scie et une céréale assez mielleuse complémentent superbement son caractère musclé. Bouche: Tourbe, évidemment, suivie de belles épices, de miel, de cantaloup et de vanille. Poivre citronné. Un soupçon de raisin et d’iode nous mène vers la finale. Finale: Le poivre et le zeste de citron nous laissent longuement sur une latte de chêne ultra-sèche, tout en baignant dans la tourbe médicinale signature de Laphroaig. Équilibre: Malgré les choix insolites, quoique réussis, des fûts de cette édition, le malt inimitable de Laphroaig ne laisse personne indifférent.

Laphroaig Cairdeas 2015 • 200th Anniversary

51.5% alc./vol.

Martin 88.5%
Nez: Tourbe bien camphrée et médicinale. Citron, sel marin et algues. Varrec, sherry et pierre lavée. Biscuits au beurre et touche de noix et de fumée. Mentholé sur la fin. Bouche: Fumée, épices et bois sec. Poivre blanc, tourbe, sucre blanc et fruits sauvages. Foin endiablé. Finale: Vent de chêne vert acide avec fruits tropicaux et touche de pouding à la vanille. Équilibre: Un excellent whisky, un excellent scotch, un excellent Islay, un excellent Laphroaig, un excellent Càirdeas. Par contre pour le bicentenaire de la distillerie on dirait que je m’attendais à plus.

Laphroaig Cairdeas 2016 Madeira Cask

51.6% alc./vol.
Vieilli en fûts de vin de Madère

André 90.5%
Cet embouteillage représente bien la décadence, la décadence des saveurs, la décadence du whisky que l’On a envie de se taper verre après verre. Couleur unique, presque orangée, le nez est typique au niveau de la tourbe phénolique, mais l’enrobage est hyper intriguant. Tourbe médicinale, nez soyeux, presque liquoreux; oranges, bitume chaud, créosote, pitch à couverture, fruits rouges, figues, raisins de Corinthe. Malgré les vapeurs camphrées, l’apport des fruits et des épices est important et tire bien son épingle du jeu, belles vagues sucrées que la bouche confirmera avec volupté. S’ajouteront ensuite de solides notes de poivre et d’épices avec une finale salée maritime qui assècheront la finale de bouche. Le whisky hésite ensuite entre les notes de compote de fruits rouges et d’épices de la Louisiane, une pincée poivrée, le tout cintré de tourbe médicinale antiseptique et camphrée. Une belle variante de ce whisky que l’on affectionne particulièrement. Cela redonne le goût de s’accrocher après les très décevants Select et Four Oak. Heureusement, on garde quelques nouvelles parutions pour les hardcore fans à chaque année.

Patrick 91%
Un beau gros Laphroaig pas subtil sur lequel on a versé une belle dose de fruits. On ne peut qu’aimer! Nez : Tourbe fruitée et chaleureuse, avec une bonne dose de suie, de bois brûlé et de la vanille très subtile. Bouche : Vague d’épices, de poivre, de fumée et de cendres. Puis, un peu de fruits, fruits qui prennent de plus en plus de place à chaque gorgée. Finale : Longue et marquée intensément par le poivre, les fruits et la cendre.

Martin 93%
Nez: Oh my, la tourbe poussiéreuse et le cuir bien craqué. Agrumes et hôpital de campagne. On peut bien rire de la SMWS quand ils nous parlent de M.A.S.H. Les fruits rouges et le chêne émergent de la masse pour nous attirer, comme les sirènes font aux marins. Bouche: Fruits, tourbe et paille séchée. Touche de poivre rose, raisins secs et fumée. Texture moins huileuse que le prévoyaient mes attentes. Toutefois les saveurs n’ont pas à se gêner. Fruits en pâte, sucre brun, asphalte neuve sous le soleil, chêne, cendre et cannelle chaude. Finale: Cendrée. Pas mal l’adjectif du moment. On complémente avec le poivre, le sel de mer, une canne de Sterno et la planche de chêne sur laquelle on la dépose. Équilibre: Un des grands Càirdeas auxquels on a eu droit. Bin non, ils sont tous excellents! Dommage que les quantités disponibles créent des schismes dans la communauté des trippeux de whisky…

Laphroaig Cairdeas 2017 Quarter Cask

57.2% alc./vol.
Mélanges de whiskys âgés entre 5 et 11 ans, vieillis en ex-bourbon cask, mariés et finished en fût quarter cask de 125 litres pour une période de 7 mois…et offert en version cask strength. Édition de 32,000 bouteilles.

André 90%
Le whisky mérite de respirer un bon 10 minutes avant de porter votre jugement car si vous vous fiez à vos premières impressions tout juste après l’avoir versé dans le verre, vous risquez d’être déçu. Le nez est très tourbé, sucré aussi, beaucoup de notes de caramel tirées du bois, de la vanille crémeuse aussi, tourbe phénolique médicinale, charbon de bois, poivre moulu, devanant de plus en plus crasseux avec le temps malgré les savoureuses notes sucrées (carrés de sucre brun). La bouche offre une bonne dose de tourbe, pour les peat addict, vous aurez droit à votre fix, très porté sur le caramel et le sucre brun, caramel Écossais finement salé. Même si le whisky a presque 4% d’alcool supplémentaires que le quarter cask habituel, la texture en bouche de cette édition est définitivement plus ronde et paufinée. Plus le temps passe et les lapées aussi, juteuses pommes vertes, sel de mer, tourbe. Légère astringence, la génétique du bois de chêne et encore des notes de caramel salé ferment la finale de bouche. On dirait que Laphroaig a, comme un diamant, un p’tit quelque chose lorsqu’il est présenté à l’état brut du cask strength, mais c’est dans le savoir faire du joalier tout comme le master blender que l’on reconnait la justesse de l’expérience et du savoir-faire. Intéressant de voir la différence entre cette édition et le QC de la lignée habituelle de la distillerie. J’aimes les deux pour des raisons bien différentes.

Patrick 90%
Tout ce qu’on peut attendre d’un Laphroaig cask strength! Bref, c’est excellent! Pas le meilleur Laphroaig que j’aie jamais eu, mais ça demeure du vrai Laphroaig, alors c’est excellent. À acheter les yeux fermés. Nez : Fumée de tourbe, agrumes, chêne huileux, goudron, vanille et quelque chose de malpropre que j’aime bien. Bouche : Fumée de tourbe intense, poivre tout autant intense, goudron, épices et une tonne de chêne séché. Bref, typiquement Laphroaig. Finale : D’une grande longueur, fumée et épicée.

Martin 91%
Nez: La tourbe est plus timide que ce à quoi je m’attendais, mais elle lève le rideau sur la vanille et le chêne, le caramel, le poivre et un bout de charbon de bois. Bouche: Assez huileux, offre une belle expérience tourbée pour les trippeux d’Islay. Sucre, caramel écossais, poivre blanc et sel marin. Finale: Extrêmement longue et langoureuse, forte sur les épices, le chêne et la tourbe iodée classique de Laphroaig. Équilibre: C’est comme si on avait pris le Quarter Cask et qu’on l’avait embouteillé cask strength. C’est excellent mais ça peut aussi faire peur à bien du monde.

Laphroaig Cairdeas 2018 Fino Sherry

51.8% alc./vol.
Édition Fèis Ìle 2018, maturation en first fill ex-bourbon cask et affinage en Fino sherry cask.

André 86%
Impression initiale de tourbe phénolique médicinale intense, miel, fruits tropicaux, ananas, purée de bananes, vanille, pincée de fruits rouges défraichis, oranges. La texture en bouche est un peu molasse, mais les saveurs punchées; oranges, cendre refroidie, tourbe en sourdine mais définitivement phénolique et médicinale, sensation de poussière de pierre et de sel de mer séché sur des galets, ananas et abricots, fruits tropicaux, poivre noir broyé, maritime dans l’ensemble. Lors de la dégustation à la table, le mot d’ordre était ‘’minéral’’ et l’association était unanime. La fumée de tourbe se diffuse très rapidement et le whisky peine à tenir la note. Finale un peu terne et effacée, ananas et fruits tropicaux, sel de mer, fumée de tourbe très en retrait. Un bon whisky mais un Laphroaig en deçà de la moyenne habituelle. Après le Select, le Lore et le pénible 27 ans, la descente commence à être raide chez Laphroaig.

Patrick 91%
Un beau Cairdeas, le genre que je souhaiterais voir comme produit régulier, car c’est exactement dans ma palette de goût. Nez: La belle fumée de tourbe sale et salée de Laphroaig, avec une petite note fruitée/sucrée, avec des fruits des champs et des bananes. Bouche : La bouche s’ouvre sur de la fumée de tourbe d’une belle intensité, du goudron et du sel. Puis, on détecte aussi des fruits tropicaux, une touche de sucre blanc et une bonne dose d’épices. Finale: D’une belle longueur, fumée, fruits et épicée.

Martin 91%
Nez: Tourbe fruitée et fortement affirmée, quoique moins médicinale que ce à quoi Laphroaig nous a préparés. Bois fumé et vin chaud. Caoutchouc et cerise. Bouche: Tourbe et asphalte, presque Ardbeggien. Fruits rouges et avalanche d’épices et de crème fraiche. Finale: Épicée sur la tourbe et le chêne. Semble s’estomper, mais revient sur de belles pointes salées et iodées. Équilibre: Belle réussite. J’étais sceptique au nez, mais la finale complexe a su me ramener à l’ordre. Superbe édition!

Laphroaig Cairdeas 2019 Triple Wood

59.5% alc./vol.
Édition de 36000 bouteilles, maturation en ex-Bourbon barrels, ayant d’abord mûri en quarter casks ainsi qu’en ex-oloroso European oak Sherry casks.

André 90%
Nez typiquement Laphroaig avec sa tourbe médicinale représentative, des accents prononcés de menthol et d’herbe verte ainsi que de bonbons casse-grippe à l’eucalyptus. Ça sent aussi la terre mouillée, les poires et abricots séchés ainsi que des soupirs de fruits rouges un peu distrants. La bouche est puissante, salée et grandement poivrée, cendre refroidie et pansements gorgés d’antiseptique, camphre et menthol, poignée d’herbe verte arrachée du sol dont les racines sont encore attachées à de la terre mouillée et boueuse, poires, abricots, raisins, citron et agrumes. Belle texture huileuse et grasse avec des tonalités de chêne séché, saveurs de vanille et de caramel. La finale est hyper longue, poivrée et tourbée, puissante et interminable pérennité.

Patrick 91%
Mes attentes sont toujours élevées envers les Cairdeas et elles sont ici rencontrées. J’y retrouve la belle fumée de tourbe crasseuse et médicinale typique de la distillerie, mais aussi des notes fruitées des plus agréables. Que demander de plus? Nez : De la fumée de tourbe médicinale, la terre mouillée, les abricots séchés, des fruits rouges bien mûrs. Un parfum alléchant, s’il en est un! Bouche : De prime abord, un mélange de tourbe médicinale, de sel de mer très intense et de chêne brûlé. Puis, un soupçon de fruits rouges, une touche d’agrumes et du chili bien pimenté. Le tout est porté par une belle texture grasse. Finale : D’une belle longueur, fumée, pimentée et salée.

Martin 92%
Nez: Menthol et eucalyptus, pastille Fisherman’s Friend fumée, air salin et touche de fruits tropicaux. Bien sûr, en voici un autre qui cache bien son degré d’alcool. Bouche: Tourbe, fruits bien sucrés, avec une vague de caramel et de cannelle. Le chêne brûlé et la boucane perdurent dans une texture huileuse, grasse et pesante à souhait. Finale: Longue, chaude, fumée et épicée, on en redemande encore et encore. Équilibre: L’édition annuelle de Laphroaig qui ne déçoit jamais. Un must-buy.