Bruichladdich 16 ans Cuvée A – Château Lafite Finish

46% alc./vol.

Patrick 90%
Au nez, au travers des notes fruitées et maltées attendues, un délicat arôme de noisettes vient nous surprendre. En bouche, les mots « suave » et « chaleureux » nous viennent spontanément à l’esprit. Très vineux, avec une touche de sel et d’épices à steak… Il me faudra d’ailleurs le tester en compagnie d’un bon filet mignon cuit sur le BBQ cet été. Un excellent whisky affiné dans un excellent fût pour un résultat très satisfaisant! Je m’imagine très bien en abuser lors d’une chaude soirée d’été!

RV 80.5%
Une chorale où on laisse le ton du soliste de baril enterrer les vois du chœur. Nez très puissant de cerises pas encore mûres et fond très peu profond de tourbe. La bouche est davantage apprivoisée, mais la cerise acerbe rend l’ensemble inégal. En finale le foin et les épices explosent en laissant un aftertaste somme toute ordinaire, malgré une belle chaleur d’alcool. Un produit correct mais loin d’être dans mes goûts, avec une finition qui nuit à la base qui est capable de mieux.

Bruichladdich 16 ans Cuvée C – Château Margaux Finish

46% alc./vol.

André 90.5%
Première chose qui attire notre attention une fois le verre bien rempli, c’est cette couleur de vin rosé, mélange de pêche et de rose. Assez inusité chez un single malt. La découverte se poursuit au nez; des flagrances de grappes de raisins fraichement cueillies, de légères épices. En bouche, il se livre avec une « complexe simplicité », très vineux mais sans les tannins de ceux-ci. La surprise est totale; un whisky à l’odeur et au goût de vin et de raisins. L’ensemble est tout de même assez linéaire jusqu’à la finale, rehaussée d’un taux d’alcool légèrement plus élevé, permettant une belle rétro-olfaction sans brusquerie mais qui offre tout de même beaucoup de présence en bouche. La beauté de l’expérience réside dans la nouveauté apportée et dans la singularité de celle-ci. Un beau compromis qui réunira peut-être, autant les amateurs de single malts que les œnologues autour d’un bon verre, créant de belles discussions enflammées sur leur spiritueux préféré.

Patrick 91%
Vineux, sucré, doux. Raisins verts. Relativement simple, mais incroyablement efficace. Bonbons aux framboises et mûres suédoises. Assèche un peu la bouche, ce qui n’est pas désagréable. Saura convaincre le novice autant que le connaisseur. Un whisky dont j’abuserais volontiers.

Martin 93%
Nez: Un peu plus discret et subtil, chose qui sied bien à son raffinement. Miel, orange et chêne. Vin fortifié et sucre blanc. Belle complexité. Raisins rouges juteux. Bouche: Miel juteux, vanille, caramel. Chêne et quelques belles épices. Caractère très marqué par le vin. Incroyable richesse des saveurs. Finale: Longue et langoureuse, à la façon des meilleurs sherry casks. Poivre rose sur planche de chêne gorgée de Bordeaux. Équilibre: Un spiritueux stupéfiant, le résultat d’un heureux mariage entre le malt de Bruichladdich et la saveur vénérable du Château Margaux. Je me considère chanceux d’avoir été invité aux noces.

RV 84%
Très très joli nez, mais une beauté qui dévoile un problème crasse une fois le capot ouvert. Rhum et canne à sucre, orange moyennement sucrée et quasi-brûlée. L’agrume se poursuit en bouche mais soudainement une vague de raisin répulsive s’empare de la finale et de l’aftertaste.

Bruichladdich 16 ans Cuvée E – Château Yquem Sauternes Finish

46% alc./vol.

André 87%
Encore une fois cette superbe couleur rose-pêche. De nouveau, ce fruité du vin au nez, les raisins et un bel apport vanillé. Plus franc et sec en bouche que la cuvée C Margaux, ce qui écourte malheureusement sa finale ou plutôt qui assèche sa finale. Dans la ligné du Margaux, très vineux mais moins de persistance en bouche, ce qui lui fait perdre quelques plumes pour sa finale trop abrupte. Agréable mais mon cœur penche pour le Margaux finish.

RV 82%
Un bon pain chaud, mais qu’on oublie facilement une fois le repas terminé. Vanille et belle douceur olfactive. Superbe rondeur mais semble demeurer en sourdine. La longueur manque aussi de vigueur.

Patrick 88%
Sucre d’orge au nez. Au goût, le sucre explose et laisse des arômes de fruits dans son sillage. Effet de chaleur très agréable, mais qui coupe un peu trop vite en finale.

Bruichladdich 16 ans The Bordeaux First Growth Series Cuvée « D » Pessac-Leognan

46% alc./vol.

Patrick 90%
Un superbe whisky, il est dommage que Bruichladdich ne présente plus ce type de scotch! L’ensemble de cette série fut magistral, et cet embouteillage en est un autre bel exemple. Nez : Parfum dominé par des notes de vin agréablement sucré, avec de belles notes de raisins verts et une touche d’orge. Bouche : Toujours le vin sucré et les raisins verts, avec un peu de bois frais et agréablement épicé. Finale : D’une superbe longueur, sucrée et épicée.

Bruichladdich 17 ans 1992 PX

46% alc./vol.
Série 2, distillé en 1992, embouteillé en 2009, bouteille 5743 de 6000

André 89%
Sherry un peu vineux, notes de pâte de fruits et de petits fruits des champs, gâteau aux fruits, miel chaud et sucre fondu. Dattes et raisins secs, figues poussiéreuses. En bouche, le whisky est doux et approchable, ça me fait un peu penser à un Macallan (ancienne version). Le sherry est goulu et doux, beaucoup de canne à sucre et de caramel. Saveurs de dattes et de raisins secs, de gâteau aux fruits avec une finale épicée avec diplomatie saupoudrée de sel de mer. La palette aromatique de ce whisky est certes limitée mais la qualité de la présentation ne fait aucun doute. L’amoureux de sherry en moi est heureux.

Patrick 89%
Nez : Xérès, fruits mûrs et cassonade.  Bouche : Cassonade, vin chaleureux…  OMG!  Ai-je mentionné « vin chaleureux »?  Wow, un belle vague vineuse chaleureuse et sucrée.  Finale : Longue, intense et chaleureuse.  Balance : En fait, tellement chaleureux et intense que je le recommanderais pour les soirées où l’on ne veut pas prendre plus d’un dram.  Bref, j’aime, mais à petite dose.  Un peu comme un succulent plat un peu gras : Juste à y penser on salive, mais si on en abuse, on l’aura sur le cœur pour quelques jours.

Martin 91%
Roux profond hyper-orangé, presqu’un mélange entre le Fruitopia aux fraises et son collègue à l’orange. Nez: Toutes les notes typiques d’un fût de sherry nous sautent au nez, avec en prime un genre de vin chaud du temps des fêtes. Sucre brun et fruits des champs. Petite lanière de cuir. Bouche: Belle et douce vague de chaud caramel salé, accompagné subtilement de cuir, de feuille de tabac et d’encens, arôme bois de teck. Salade de fruits et thé glacé. Sublime. Finale: Une fois qu’on y est pris, la finale refuse de nous abandonner. C’est ici que la tourbe de Bruichladdich vient percer l’épais nuage de l’influence du xérès. Équilibre: Un dram pour les grandes occasions. Le « foie gras » des Islay Single Malts. Décadent à l’extrême, peut-être même trop…

Bruichladdich 17 ans Renegade Rum Cask Finish

46% alc./vol.
Le premier essai de Bruichladdich en fût de rhum. Après avoir passé les 15 premières années de maturation en fût de bourbon, le Renegate rum cask finish a subi un affinage supplémentaire de 2 an en fût des rhumeries Uitvlugt et de Enmore (Guyane) qui produisent le rhum El Dorado.

André 84%
Très généreux en sucre caramélisé, poires, pêches. Un hint très festif des caraïbes, avec une touche d’exotisme. À prendre comme digestif, si vous êtes du « type rhums ».

RV 83.5%
Vanille sucrée et fond de canne à sucre, avec un nez plutôt rond qu’effilé. Cette même vanille qui se poursuit en bouche amène une petite dimension intéressante plus subtile en finale, mais en rétro-olfaction elle revient presqu’un peu trop fort. Un autre scotch rum cask qui est ok mais j’attends encore un rhum cask grandiose, et commence à me demander si c’est possible.

Bruichladdich 18 ans 2nd Edition

46% alc./vol.
Finition en fût de jurançon français.

André 88%
Jim McEwan ne cessera de nous étonner. Voici un autre exemple de son savoir faire et de sa capacité à nous livrer des Bruichladdich sous une autre facette. Nez un peu effrayé; miel, poires, lime et fruits de la passion où l’influence du fût est bien présente. Ça sent la délicatesse et la « sexytude ». Il s’exprime de façon plus maritime en bouche, offrant un mélange sweet and sour salé et des influences de type de ceux que l’on retrouve dans le chêne blanc. L’alcool se pointe le bout du nez en finale et votre langue et vos papilles sautilleront de joie tandis que les arômes elles, resteront en vol stationnaire entre la gorge et votre palais. Nicely done once again.

Patrick 91%
Nez : Agrumes et fruits tropicaux, l’ensemble étant plutôt sucré et définitivement fruité. Bouche : Touche de sel et mer de fruits tropicaux. Soupçon de sel et de chêne à la seconde gorgée. Quel ensemble!! Finale : Longue, sucrée-salée, savoureuse, chaleureuse. Balance : Complexe, parfaitement équilibré, une autre réussite de l’une de mes distilleries préférées.

Martin 88%
Nez: Cheddar vieilli et fruits des champs. Cassonade et yaourt. Raisins secs bien frais. Bouche: Raisins un peu plus âcres une fois rendu en bouche. Léger cuir, astringence du sherry. Les saveurs sont raffinées et amples. Finale: Douce et sucrée, elle ne se fait pas trop sentir, elle part prestement en fumée. Équilibre: Certainement pas mauvais, mais la finale décevante lui fait malheureusement perdre quelques points.

RV 88%
Bruichladdich, joué dans une autre gamme. Immédiatement, les narines nous indiquent qu’il ne s’agit pas d’un Bruichladdich standard, et qu’une finition particulière y est probablement pour quelque chose. Très sucré et fruité, on y détecte même de la cassonade. En bouche c’est la suite normale du nez, bien proportionnée, le tout conclut avec du bonbon peut-être un peu trop fort à mon goût. Un peu à l’image du Glenmorangie Nectar d’Or, un baril qui dénature un peu trop mais qui peint au moins un paysage intéressant.

Bruichladdich 19 ans Château Yquem / Bourbon Cask 1990 « Work in Progress »

% alc./vol. inconnu.
Cadeau de Jim McEwan, % d’alcool inconnu mais près du 70%. Un « work in progress » est un échantillon de la distillerie directement tiré du fut, qui est toujours en cours de maturation et qui n’est donc pas disponible sur le marché.

André 89.5%
Sucre et torréfaction. Cassonade brûlée. Le fort taux d’alcool est contrebalancé par le sucré qui calme le tout. L’alcool est très présent en bouche et fait ombrage au reste jusqu’à la finale ou l’on sent que la bouche et le palais se sont habitués à un si haut degré d’alcool et qu’enfin le duo caramélisé et fruité apparaisse dans une valse de cerises marasquin.

RV 88%
Tourbe caramélisée à la Bruichladdich. Le bois et les tannins sont peut-être un peu trop fort… mais bon, dans le Abunadh aussi ils étaient trop forts, et ça ne gâche pas la finale. L’arrivée en bouche tarde à se développer mais est très sucrée, en demeurant sur la langue de manière très pesante. L’aftertaste est très caramélisé mais tout de même adéquat.

Patrick 94%
Vineux et très très très riche. Une montagne russe d’intensité: doux, intense, doux, intense. Sucre brûlé. Petit côté marin, salin. La mer n’est pas loin, cachée par le vin. Cerises au marasquin en finale.

Bruichladdich 1989 Bourbon Cask #44

53.5% alc./vol.
Cask #44

Patrick 89%
Le nez discret m’a complètement fourbé! Tout explose une fois en bouche, pour notre plus grand plaisir! Bref, quelques points en moins pour le nez qui a fait son difficile, mais en bouche, si tous les scotchs étaient fait sur la même recette, je ne m’en plaindrait même pas! Nez : Chêne, discrets fruits tropicaux et vanille subtile. Bouche : Oh oh! C’est ici que ça se passe! Fruits tropicaux, tonne d’épices du chêne et surtout, une belle touche de fumée discrète, mais impressionnante! Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne brûlé, l’orge et une touche de fumée.

Bruichladdich 1992 Château Climens Finish

46% alc./vol.

André 83%
Superbe nez, le vin de Sauternes est à l’honneur; poires, bananes, amandes sans sel, liqueur sucrée, frais et consistant. L’arrivée en bouche est peur déséquilibrée, sécheresse épicée, à la limites quelques notes de bois vert, notes d’épices et de poivre, texture des vins de Sauternes aussi mais la vague de fruits à chair et de poire est presque disparue… Je déchante… Pomme verte, poires, vanille, la texture bien que très agréable présente aussi quelques soupirs épicés et de bois vert qui me déplaisent un peu. Heureusement, la présentation sucrée aussi, sauve la mise. Finale douce mais musclée, poivrée et livrant aussi des notes de fruits exotiques et de poire. Un whisky démontrant beaucoup d’ambivalence et une histoire en queue de poisson.