Dumangin Batch #012 – Ardmore 11 ans 2009

48% alc./vol.
Maturation initiale de 9 ans en Ex-Refill Hogshead et affinage de 24 mois en Ratafia Champenois Barrel #T-055.

André 88%
La tourbe singulière de Ardmore agit de la même façon qu’un grain de sable qui deviendra une perle dans un coquillage. Toutes les saveurs se greffent autour, se bonifient et donnent de grandes saveurs. Fumée de tourbe terreuse, caramel, chocolat noir fourré de grains de poivre, puis zeste de citron et oranges. Comme c’est souvent le cas avec les Dumangin, la première gorgée sert de mise en bouche et c’est aux gorgées suivantes que les saveurs et la texture prennent place. Fumée de tourbe riche et puissante, très terreuse, oranges, citron, poivre conccassé, terreau d’empotage, réglisse noire. La texture est gourmande, belle rondeur, la fumée de tourbe devient plus docile mais demeure affirmée. La finale est crasseuse et laisse des impressions de réglisse noire et de morceaux de pneus laissés sur l’asphalte dans une course de street racing. Difficile de dire quel ajout apporte l’affinage de Ratafia evc des saveurs de tourbe si prononcées, mais au final, c’est bon et c’est ce qui importe.

Patrick 89%
Le meilleur des mondes, avec la belle tourbe aromatique d’Ardmore qui rencontre le ratafia de Dumangin. Nez : Fumée de tourbe empyreumatique avec une belle pointe fruitée, un peu de zeste de lime et une goutte de caramel. Bouche : Fumée de tourbe, sel, fruits des champs, caramel et un discret zeste de lime. Finale : D’une belle longueur, salée et fruitée.

Martin 87%
Nez: Malt, fumée, vanille, caramel, fruits tropicaux et fruits des champs. Bouche: Caramel, vanille, poivre blanc, chêne sec et bonne dose de tourbe iodée. Le diachylon plein la gueule. Finale: Chaude et longue, on surfe ici sur des vagues de cendre, de poivre et de bois fruité. Équilibre: Un excellent dram, un alliage superbe de tourbe et de fruits, la version champenoise du peated sherry cask.

Gordon & MacPhail Ardmore 1998

43% alc./vol.
Distillery Labels. Refill Sherry Hogsheads barrels.

André 86.5%
La rondeur du nez nous prépare à cette généreuse envolée fruitée; pommes rouges, cerises, réglisse fraiche, oranges et fruits séchés, gingembre et clou de girofle. Rien qui case la baraque mais un souci de bien présenter les choses. Un peu terne comme texture de bouche, le présenter à 46% lui aurait donné le kick qui lui manque car les saveurs sont superbes; anis, fruits secs, framboise et fruits sauvages, vieux tonneau de sherry dans un warehouse en terre humide, clou de girofle, poivre, cannelle, cerises noir, chocolat au lait fourré d’oranges, discrète tourbe terreuse avec une touche de miel en finale de bouche. Finale moyenne en longueur, épicée et poivrée avec un nuage diaphane de fumée de tourbe terreuse. Les versions da Ardmore en fût de sherry valent le détour.

Patrick 91%
Un Ardmore de 20 ans. Ça devrait être suffisant pour vous convaincre que c’est excellent. Un whisky fumé qui sait demeurer tout en balance et me faire tripper! Wow, un superbe whisky riche et complexe, avec tout ce qu’il faut à la bonne place. J’adore. Nez : Du sel, de la belle fumée, du chêne brûlé, un peu d’agrumes et des pommes vertes viennent compléter le tout agréablement. Belle fumée, chêne brûlé, un peu d’agrumes et de pommes vertes. Bouche : De la grosse fumée de tourbe salée plein la gueule, des pommes vertes, des épices venant du bois brûlé. Belle fumée intense, épices, chêne brûlé et un peu d’agrumes, et toujours ces surprenantes pommes vertes. Finale : D’une belle longueur, fumée, épicée et avec une touche de pomme verte. D’une belle longueur, marqué par la fumée de tourbe salée et discrètement épicée.

Martin 89%
Nez: Légère fumée avec une grande complexité. Crème, miel et citron. Céréales, bois et pommes bien croquantes. Sel marin et jujubes. Solide! Bouche: Miel et vanille, douce céréale tourbée avec une pointe de poivre rose. Agrumes, chêne brûlé et cassonade. Miam! Finale: Bien musclée malgré son taux d’alcool qui flirte avec la limite inférieure du spectre. Belles vagues de chêne, de raisins rouges et de réglisse poivrée. Équilibre: Un bel assemblage de sherry et de timide tourbe. Gordon & MacPhail sont quand même pas pires pantoute quand il s’agit de faire des choix de fûts judicieux. Tout le monde gagne.

Gordon & MacPhail Ardmore 26 ans 1994 Batch #21/147

53.1% alc./vol.
Cask #10895, Distilled 22/09/1994, Bottled 9/6/2021 from Refill American Hogshead, Limited Edition of 219 bottles

André 88%
Nez très diffus, notes de poires, d’ananas, de melon au miel et de citron. Douce fumée de tourbe en retrait. La bouche est la copie conforme de ce que le nez aura livré. Mélange de fruits tropicaux et de fruits à chair, mais avec des notes tourbées et citronnées plus prononcées. La texture est soyeuse et douce, l’alcool à peine perceptible. Finale de citron poivré et de fumée de tourbe persistante suivie d’une vague d’alcool un peu sèche.

Patrick 92%
Ça, je pourrais en boire à tous les jours ! Une belle fumée de tourbe juste assez intense pour laisser de la place à une belle complexité de saveurs, que demander de plus ! Nez : Tsé, quand tu plonges le nez dans ton verre et que ça te mets un sourire dans la face… De la belle fumée de tourbe mélangée à des agrumes, de la vanille, du miel et un peu de chêne. Yep, le genre de whisky que je passerais plus d’une heure juste à le humer. Bouche : Toujours une superbe fumée de tourbe bien mesurée et balancée, avec des agrumes, des poires, des abricots, de l’ananas, des fleurs et une touche boisée. Le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, surtout fumée et boisée, mais avec aussi une touche de fruits tropicaux.

Gordon & MacPhail Ardmore 27 ans 1990

52.2% alc./vol.
Refill Bourbon Barrel, Batch 18/098, Bottled 07/09/2018, 179 bottles

André 94%
Cette distillerie du Speyside, souvent boudée parce que rarement mis à l’avant-plan et avec de trop peu nombreux embouteillages est une perle rare méconnue. Cette édition démontre tout le potentiel de cette distillerie au travers une palette aromatique et de saveurs incroyable et une texture hallucinante. Tarte aux pommes vertes cuites sur feu de tourbe terreuse, embruns de sel de mer, ananas rôti sur le feu de plage. La tourbe est tellement ronde et souple qu’elle s’évapore pratiquement au nez et fond sur la langue. En humant le verre et en fermant les yeux, on se lance et prenons une gorgée qui évoque aussi un panier de fruits tropicaux et de cosses d’oranges, des bananes flambées et les ananas, rappel légèrement terreux et maritime. La présentation est fraiche et inspire le grand air, le bord de mer autour du feu de plage. Douce finale à saveur d’oranges, les narines remplies de sel de mer et la tête embrumée de fumée de feu de bois un peu mouillé trouvé sur la plage. Superbe exécution, soucis du détail et une dentelle de saveurs agencées de façon magistrale. Quel voyage aromatique.

Gordon & McPhail Ardmore 1990 14 ans

43% alc./vol.

RV 84%
Tourbe dans un clos de vache plein de bouse. Sel. Feuillu? Goûte le Ardbeg sans le finish et la laine mouillée. Peaty épicé en finale.

Patrick 84%
Salin, un peu de tourbe au nez. Oui, tourbe. Superbe, mais la finale trop légère lui fait perdre de nombreux points. Impressionnant pour un Speyside.

Gordon & McPhail Ardmore 1991-2003

57.3% alc./vol.

André 91.5%
Voici une belle tourbe douce mais puissante appuyée de sucre et d’odeurs maritimes et de poisson. Cette douceur est trompeuse comme sa candeur en bouche s’aura l’afficher avec passablement de puissance d’ailleurs. Léger feeling de poussière de pierre ou de galets polis bordant les places le long de la mer. Citron et chocolat noir aussi, de suie. Finale de fruits tropicaux et de poivre, bien longue, apaisante. Un whisky exceptionnel qui gagnera des points de par la seule caractéristique qu’il provient du Speyside. Wow, superbe !

RV 89.5%
Off the Scottish beaten path. Le parfum de tourbe annonce merveilleusement bien ce whisky: tout d’abord seulement tourbé, celui se transforme en fumée à mesure que le whisky respire. Surprenante arrivée, les pruneaux que j’avais cru sentir se font maintenant goûter, mais disparaissent en finale où la fumée et la tourbe meurt tranquillement. Sans mettre le doigt dessus, il y a quelque chose de pas réglo dans ce whisky que j’aime beaucoup.

Gordon & McPhail Ardmore Cask Strength 1991

57.3% alc./vol.
Distillé le 11 juillet 1991 et embouteillé le 7 mars 2007, fûts #6167, 6168, 6169, 6170.

RV 90%
À Ardmore, une fois le feu allumé, on sait vraiment bien accueillir la visite. D’une belle approche gentille et chaleureusement olfactive, devant le foyer sont servis des chips faites maison un peu poivrées. Suit alors une confortable conversation de tourbe, où un peu de bacon se mêle à la discussion, se terminant dans une soirée qui se termine très amicalement, dans une très belle douceur, spécialement pour un cask strength.

Patrick 94%
Nez : Fumée de tourbe appétissante avec une touche huileuse rappelant des chips maison.  Bouche : Les larmes me viennent presque aux yeux!  Fumée de tourbe, huile graisseuse, poivre et chêne.  Le tout d’une intensité extrême, mais tout de même superbement équilibrée.  Finale : La finale est très longue, mais très douce!  Marquée par la tourbe et le chêne.  Balance : Une arrivée en bouche si intense, suivie d’une finale interminable mais tout en douceur?  Je n’avais jamais vu ça!!  Découverte et achetée sur un coup de tête au Festival des spiritueux de Fredericton, cette bouteille valait à elle seule le voyage!

Old Particular Ardmore 15 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en mai 2000, embouteillé en mai 2015 depuis le fût #10787, 234 bouteilles.

André 86%
Nez doux et calme, très aromatique et non pas caché par de la fumée de tourbe pas subtile. Vanille crémeuse, petites vagues de citron et d’agrumes, douce tourbe calme mielleuse. Le nez développera avec plus d’avidité les notes de tourbe qui sont plus soutenues et qui s’accompagnent aussi d’épices en fond de bouche. Le côté citron-agrume est toujours présent et se mélange superbement aux saveurs de miel et de vanille. La tourbe est contrôlée, présente mais ne monopolise pas la bouche. Certaines saveurs rappellent le fût neuf. La texture est grasse et colle partout en bouche, ce qui est bien vu la délicatesse de la majorité des saveurs. La finale quant à elle est orientée sur le citron et les agrumes que balaiera la montée des saveurs de tourbe douce et distinguée. Un bel embouteillage, avec moins de punch qu’on aurait pu si attendre, mais pour les amateurs de tourbe, un must sur le chemin de l’exploration des saveurs.

Martin 87.5%
Nez: Légère tourbe qui mène à un bouquet de vanille, d’agrumes et de bois sec. Prend peu de risques, mais demeure agréable. Bouche: Vanille et miel, un petit peu de citron, un peu plus de tourbe. Plutôt bien maîtrisé. Finale: Ici la tourbe prend bien de la place, mais c’est une place qui lui revient, bien supportée par citron, chêne et vanille. Équilibre: Je ne recommande pas toujours des embouteilleurs indépendants, mais ici Douglas Laing a créé un grand succès.

SMWS 66.100 Ardmore 12 ans

55.5% alc./vol.
‘’Relax in a recliner’’, Distilled 12/11/1981 from Refill Ex-Bourbon Barrel, 173 bottles.

André 89%
La mer dans un verre… Étrangement, comme le whisky vient du mainland. Seeweed, enbruns maritimes, pâtes de Curry, oranges, citron. Bouche huileuse et fluide, terreuse et épicée. Approche maritime avec des accents d’huile à moteur souillée et d’agrumes. Les épices son très présentes en finale et gonflent la sensation d’alcool.

Martin 89.5%
Nez: Très doux comme expérience. Citron et cari, poivre et algues. Terre humide et céréales. Bouche: Texture super ample et huileuse. Poivre rose et citron. Pierre lavée et tourbe maritime. Bois sec et petits fruits bien sucrés. Finale: Chaude et douce à la fois. Le sucre en poudre et la planche de chêne sont à l’honneur. Touches de poivre et de bourbon. Équilibre: Un bon SMWS comme toujours. Ardmore ne cesse de surprendre par son côté tourbé malgré son éloignement de l’île d’Islay. On aime d’amour.

SMWS 66.110 Ardmore 12 ans

60% alc./vol.
« Peat for beginners », Distilled 21/06/2005 from 2nd Fill White Wine Barrique, 186 bottles – Dix ans en ex-bourbon hogshead plus deux années d’affinage en white wine cask de second remplissage. La distillerie Ardmore est une des rares distilleries à chauffer ses alambics au charbon.

André 89%
Viande fumée sur le feu de plage, citron, banana split, sel de mer. Frais et maritime, presque Islayesque, ce qui est étrange pour un whisky du Speyside. Superbe texture huileuse en bouche, beau camphre terreux, iode, fraicheur maritime avec ses saveurs de fruits tropicaux qui tranchent avec les feux d’artifice de poivre annonçant la finale. Viande fumée, feu de bois mort trouvé sur la plage, amandes, citron. La finale est un peu crasseuse, très poivrée, ce qui accentue de beaucoup la morsure de l’alcool. Bien que relativement rectiligne côté saveurs, cette édition montre bien que la notion de région dans le domaine du whisky, repose sur bien peu de choses.

Patrick 91%
« Tourbe pour débutant »? Sérieusement? C’est ce que j’ai pensé pendant quelques secondes, probablement influencé par le nom du whisky, puis j’ai plutôt découvert un whisky très original, du genre que même un gars comme moi qui en a bu des milliers y trouve son compte. Comme quoi qu’il ne faut jamais se fier aux gars du marketing, même si des fois ça réserve de belles surprises, comme ici! Nez : Un steak qu’on aurait laissé vieillir dans le sel puis qu’on aurait fait fumé un peu. Bouche : Oh la belle fumée de tourbe! Une tourbe maritime, sur laquelle flotte des herbes fraîchement coupées. Étrange et enivrant. Finale : Très longue, intense, et marquée par un vieux goudron huileux.

Martin 91.5%
Nez: Steak et céréales grillées. Tourbe sèche d’un feu de camp sur un vent maritime. Comme un terreau humide quand on part ses semences au printemps. Punch aux fruits, avec une proéminence de l’ananas. L’alcool se fait bien sournois. Bouche: Texture agréable, notes de meringue, de crème fouettée et de vanille. La tourbe iodée et camphrée est bien présente, quitte à nous faire même douter de la provenance de ce whisky. Le steak bien vieilli se décuple au nez suite à une première gorgée. Finale: Longue, fumée et bien tourbée. Touches de goudron, de citron et de sel marin. Bois et poivre blanc. Incroyable. Équilibre: J’essaie de penser à des embouteillages de la SMWS qui ne repoussent pas les limites, et ils sont bien rares. Ce Ardmore ne fait pas exception à la règle. Peat for Beginners? je dirais plus Peat for Everyone!