Glenallachie 30 ans Batch 3

48.9% alc./vol.
Pour cette édition, le maître distillateur Billy Walker a soigneusement sélectionné des fûts de Pedro Ximénez et Oloroso Sherry hogsheads, ainsi que des American virgin oak casks parmi un inventaire enviable de fûts ultra-vieillis. Édition de 2400 bouteilles.

André 94%
Nez hyper gourmand, très intense. Prunes séchées et dattes bien sucrées, caramel fondant, oranges sanguines, chocolat noir amer gorgé de cacao. Sensation douce et paisible, un peu vieillotte. Raisins secs, dattes sucrées et prunes trempées dans le chocolat, cerises, miel et caramel, oranges sanguines. Le tout est nuancé par une touche de gingembre. La texture est hallucinante, très amoureuse, charnue en saveurs et en sensation moelleuse. Les saveurs sont à la fois douces et intenses, l’équilibre parfait. Finale légèrement amère, aspect de boiseries antiques, pincée de cannelle et gingembre, oranges et fruits très mûrs, le tout de longueur appréciable.

Patrick 92%
D’une belle intensité, riche, complexe et profond comme seuls des whiskys de plus 30 ans peuvent l’être. Et que dire de la longueur de la finale? Il faut le boire pour le croire! Quand on paie plus 1600$ pour une quille, on est en droit d’avoir quelque chose d’exceptionnel, et c’est bel et bien le cas ici! Nez : Un whisky à prime abord timide, qui prend soin temps pour s’ouvrir. Après quelques minutes qui m’apparaissent interminables, j’y retrouve un fabuleux parfum avec du beau vin profond et subtilement sucré, du miel, des amandes grillées, du cuir, un zeste d’orange et une trace de chocolat noir. Bouche : Le vin se révèle beaucoup plus tannique que ce à quoi le nez m’avait préparé. J’y retrouve aussi du cuir, du tabac, du gingembre, de la cannelle, du moka et un surprenant mélange d’agrumes. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur vraiment exceptionnelle (ça bat des records!), boisée, épicée et fruitée.

Glenfarclas Family Cask 1998

54.2% alc./vol.
Bottled 28-07-2022 from cask #3723, 4th Fill Sherry Butt, 557 bottles.

André 90%
Pas le coup de poing de sherry habituel, plus réservé et laissant place au citron et à l’orange, le miel aussi et évidemment les fruits secs habituels tirés du sherry cask. La bouche est très mielleuse, gorgée de sirop de poire et de zeste de citron. À la deuxième lapée, notes de poivre moulu tenaces et de cosses d’oranges juteuses. À la limite à l’aveugle j’aurais misé sur un bourbon cask sherry finish. J’ai souvent un peu de sherry effervescent dans certains embouteillages de cette distillerie mais pas ici. À l’aération, savoureuses notes de caramel chauffé dans la poêle. Finale de barres de chocolat Cadbury Fruits et noix, de citron et d’oranges et de caramel poivré, longueur appréciable mais tout en douceur. Un Glenfarclas très singulier et hors-norme.

Patrick 94%
Premièrement, bravo à Glenfarclas pour leur franchise: c’est la première fois que je vois la menton « fût de 4ème remplissage » sur une bouteille! Mais quand tu as affaire à un fût qui crée un tel jus, il serait criminel de ne pas continuer à l’utiliser ! Bref, un whisky sensationnel à tous points de vue. Nez: Un parfum d’une belle intensité bien mesurée et qui semble vouloir nous garantir un beau moment de bonheur! Du superbe xérès avec du chocolat au lait, du caramel écossais, de la vanille et un discret zeste d’agrumes. Bouche : Oh. Attention, j’ai quelque chose de magistral dans mon verre! Le xérès, bien présent, laisse tout de même une place appréciable aux agrumes, au chocolat au lait, au caramel écossais et aux épices chaleureuses du chêne. Le tout est porté par une délicieuse texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, épicée et avec un peu de fruits mûrs qui prennent de plus en plus de place à mesure que le temps passe.

Balvenie « The Collection of Curious Casks Limited Edition » 14yo Cask #8954

47.8% alc./vol.
Distilled 2009, American Bourbon Barrel. Le new make provenant de cette édition devait devenir du Balvenie 12 ans single cask, mais comme celui-ci avait été distillé après l’édition « Peat of the week », le new make spirit avait donc une saveur fumée. On pense que cela est du au mauvais nettoyage de la machinerie suivant la distillation de spirit tourbé.

André 90%
Coup de cœur immédiat au nez et deuxième coup de cœur à la dégustation. Nez typique très représentatif de la distillerie. Céréales séchées et mielleuses, poires et ananas, dentelle de fumée de tourbe, miel et vanille assaisonné de zeste de citron. Parfait équilibre, le bourbon cask à son meilleur. La bouche est souple et très douce; citron, oranges, vanille, miel avec une touche de gingembre et de cannelle sur fond de doux caramel. La finale est longue, équilibrée, mélange de fruits tropicaux et de fumée de tourbe sur un édredon de miel et de vanille. I’m in love 😊

Balvenie « The Collection of Curious Casks Limited Edition » 18yo Cask #33

47.9% alc./vol.
Distilled 2005, French Pineau Cask Finish. Le Pineau des Charentes est un mélange de jus de raisin non fermenté et de brandy vieilli en fût de chêne pour produire une boisson qui n’est pas sans rappeler le Porto et comme le Porto, il existe en variétés rouge et blanche. Celui utilisé ici est blanc.

André 83%
J’ai découvert le Pineau des Charentes dans mon dernier voyage en France et je suis tombé en amour. Alors quand l’équipe de Balvenie m’a proposé la dégustation de cette édition provenant de leur dernière série, je piaffais d’impatience. Malheureusement, le mariage Balvenie-Pineau ne m’a pas vraiment séduit. J’ai trouvé l’ensemble brusque et manquant d’équilibre, la douceur et la délicatesse de Balvenie était absente. Nez de raisins bien en évidence. Sécheresse et sensation très épicée provenant du bois, beaucoup de gingembre, de poivre concassé et de tannins. Heureusement on a un peu droit à l’habituelle épine dorsale de céréales séchées enrobées de miel de Balvenie. La bouche est herbacée et parfumée de zeste de citron et de raisins verts. Les épices déséquilibrent la douceur habituelle de Balvenie. Bois toasté, noix cuites au four et miel. Finale tannique et très épicée, mielleuse et herbacée.

Kinahan’s Kasc Project LL

40% alc./vol.
Batch 007 – Whiskey irlandais

Patrick 75%
Un produit à mi-chemin entre la vodka et le whisky. En fait, plus proche de la vodka que du whisky. Nez: Parfum irlandais typiquement léger et dans relief. Bouche: Goût de whisky de grain pis…  c’est tout! Finale: Courte. That’s it.

Duncan’s 12 ans Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.
Blended Scotch whisky

Patrick 80%
Un whisky honnête quand il n’y a rien d’autre à boire. Nez: Le sucre du whisky de grain vin marché, avec de discrets petits fruits chimiques. Bouche: Boisée et sucrée, la bouche présente aussi de belles épices de bois sec. Finale: D’une longueur moyenne, boisée et légèrement sucrée. 

Duncan’s 8 ans Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.
Blended scotch whisky

Patrick 79%
Un whisky de mononcle sans grand intérêt. Nez: Parfum de whisky de grain avec une subtile note maltée. L’ensemble est frais et léger. Bouche: Épicée et boisée, le whisky de grain est un peu moins présent. Simple et sans grand relief. Finale: Plutôt courte et marquée par le whisky de grain. 

Duncan’s Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.
Blended Scotch Whisky

Patrick 80%
Un whisky honnête quand vient le temps de faire des cocktails. Nez: Whisky de grain et vanille. Bouche: Whisky de grain avec une discrète note boisée et épicée. La chaleur de l’alcool est très présente. Finale: D’une longueur moyenne, épicée et chaleureuse. 

Suntory World Whisky Ao

43% alc./vol.
Contient des whiskys écossais de la distillerie Ardmore et Glen Garioch, le whiskey irlandais de la distillerie Cooley, le whisky américain de Jim Beam, le whisky canadien de la distillerie Alberta et, les whiskys japonais des distilleries Yamazaki et Hakushu. Le nom Ao vient du bleu profond des océans qui relient notre monde.

André 83%
À la croisée de beaucoup de chemins, ce whisky déroutant fera voyager vos papilles. On associe rapidement le nez à des flaveurs de bourbon avec des notes de réglisse, de pomme caramel, de cannelle et un apport de sirop de maïs important. En bouche, ça tire plus du sherry cask et de la fumée de tourbe terreuse sur fond de céréales au miel. En revenant au nez après 10 minutes d’aération, j’ai des notes de raisins secs et de melon au miel. La texture est agréable au départ mais migre rapidement vers une sensation épicée et tannique du bois, de la cannelle qui se prolongera en finale, de bonne longueur. L’idée est intéressante mais la trame difficile à suivre.

Patrick 84%
Un whisky assez intéressant…  Mais j’ai un peu l’impression qu’on a dilué plusieurs bons whiskys ensemble. Bref, presque très bon!  Nez: Un mélange de céréales que je n’ai jamais vu…  J’y trouve des notes sucrées me faisant penser au maïs, une très petite herbeuse venant du seigle, du chêne assez discret et peut-être une touche de malt. Bouche: Porté par une belle texture, j’y retrouve de la cassonade, des fruits tropicaux et de chaleureuses épices venant probablement du chêne brûlé. Finale: D’une longueur moyenne et chaleureuse. 

Kentucky Owl Maghstir

50% alc./vol.
Maighstir, qui signifie « maître » en gaélique, est le fruit d’une collaboration entre John Rhea, maître assembleur sortant de Kentucky Owl et sa successeure Maureen Robinson, ancienne assembleuse chez Diageo. C’est d’ailleurs à elle que l’on doit les embouteillages Flora & Fauna, très appréciés des fans. Elle a aussi été nommée Keeper of the Quaich en 2012 et intronisée au Temple de la renommée du Whisky Magazine en 2019. L’édition Maighstir a été élaborée à partir de trois cuvées de Straight Bourbon : la première a vieilli 8 à 9 ans, la deuxième 5 à 6 ans et la troisième 9 à 10 ans. Un bourbon de blé, également issu d’une même distillerie, a ensuite été élevé 4 à 5 ans en fût de chêne.

André 90%
Bourbon complètement hors norme, tiens plus du wheat whisky. Nez très doux et moelleux, pain chaud, réglisse et tarte aux pommes, petits fruits sauvages, caramel chaud accompagné d’un trait de cannelle. La bouche est plus du type bourbon avec ses puissantes notes de réglisse rouge, cerises marasquin et la pomme, l’orange, les raisins secs et le chocolat au lait. L’onctuosité du nez se poursuit en bouche, la cannelle est beaucoup plus effacée que dans l’édition Takumi. Finale souple et texturée, fruitée et chocolatée. Prix injustifié encore une fois pour un whisky qui provient probablement de MGP.