Glen Ord 30 ans

58.7% alc./vol.
Distillé en 1975, édition limitée à 6000 bouteilles. Les fûts employés pour le vieillissement sont américains, de 2e et 3e remplissage.

André 90.5%
Un des plus beau nez que j’ai senti à cette date. Quelque chose à la fois de singulier et très raffiné. Très fruité – abricots, tangerines, pamplemousse, enrobé d’une ceinture florale – et suivi d’un voile cendreux. Le nez est meilleur que la bouche, où celui-ci apparait plus posé, très doux et sensuel. En bouche, les fruits sont plus du type fruits séchés dans un contenant de bois naviguant sur une finale très longue et tellement équilibrée. Wow.

RV 92.5%
Un chef-d’œuvre d’ébénisterie. Dès qu’on le sent, on sait qu’on a à faire avec quelque chose de très élaboré et de distingué. Le bois se décline en plusieurs textures et saveurs, du caramel au chêne aux tanins. En bouche, toujours le bois, avec une petite touche de fruité. La finale commence avec la chaleur de l’alcool, puis le bois à peine fumé. L’aftertaste est un peu moins glorieux, heureusement pour les autres whiskies de mon top 5. Exactement mon genre, avec de l’expérience et de la surprise.

Patrick 83%
Nez extrêmement désagréable. Donne le goût d’aller voir ailleurs. Eurk. Au goût par contre, on sent une chaleur agréable marquée par les saveurs de fleurs, d’épices, de laurier de tabac et de café. Le tout est original et très bien équilibré. Si ce n’était du nez, ce whisky pourrait aller chercher au moins 10 points de plus.

Glen Ord 12 ans

43% alc./vol.
Northern Highlands, 1838. La chronologie de Glen Ord peut paraître déroutante tant cette distillerie a changé de dénominations : le single malt a été diffusé sous les noms de Glen Ord, Glenordie, Muir of Ord, Glen Oran et Or ! Comment voulez-vous qu’un acheteur de whisky s’y retrouve ? Désormais, c’est Glen Ord que l’on trouve sur l’étiquette, et espérons que ça le restera… Fermée à nouveau durant la seconde guerre, Glen Ord vit apparaître l’électricité alors que jusque là, l’éclairage s’effectuait grâce à des lampes à huile. La distillerie fut agrandie en 1966, avec l’ajout de 4 nouveaux alambics et achetée par United Distillers en 1985. Glen Ord possède ses propres aires de maltage ainsi que des hagards à tourbe.

André 89%
Hyper bel équilibre. Fruits frais – pêches, pommes caramel – et parfum de menthe fraiche. En bouche; amandes et épices qui montent progressivement en crescendo pour mener sur la finale soyeuse, longue et très ample. Une belle surprise d’une distillerie qui gagnerait à être connue et reconnue.

RV 88%
Un whisky qui prend appui sur ses forces. Pommes cuivrées et branches de cèdre, avec un peu de malt, peut-être tout juste un peu trop fort (j’aimerais donc bien goûter à un 15 ou 18YO où le bois viendrait potentiellement corriger le problème). Sur la langue, l’orange se fait goûter, et la pomme est mûre, très mûre. En finale, de bonne longueur, le fruité est très présent, au milieu du triangle orange-poire-pomme. Une belle exemple de distillerie qui montre que certaines distilleries méconnues gagneraient à l’être.

Patrick 90%
Nez rappelant un rhum fin. Touche de caramel. Au goût, pommes très mûres cuites dans le caramel, un peu d’olives, de gingembre et de cèdre. Très fruité. Finale d’une belle longueur avec un côté salin. Une très belle complexité d’arômes fins balancée de façon remarquable. Je ne comprends définitivement pas pourquoi cette distillerie n’est pas plus reconnue? Probablement grâce aux « champions » du marketing de Diageo.

Glen Moray 12 ans Chenin Blanc

40% alc./vol.
Speyside, 1897

André 83%
Poire. Mouthfeel intéressant, sans plus. Trouvé à Park Avenue Liquor NY à 28$.

RV 86%
Summer girl, pas un top babe mais pour laquelle on détermine tout de même le regard. Foin poussiéreux du malt sans le grain. Arrivée de peu d’agrumes, assez agréable. Finale de vin douillet et fruité intéressante. Finale d’été et de fraises.

Patrick 85%
Nez: Poires vertes malteuses. Goût: le vin et le malt. Vraiment bon. Original. Super rapport qualité/prix (28-30$).

Glen Keith 10 ans

43% alc./vol.
Glen Keith fut la première distillerie à être créée au XXème siècle. Cet ancien moulin fut transformé en distillerie par Seagram dans le but d’élaborer un single malt issu d’une triple distillation en 1958. La distillerie fut inaugurée par les frères Chivas. En 1970, cette méthode fut abandonnée et le nombre de ses alambics porté à 5. Quelques années plus tard un sixième alambic fut installé. Glen Keith fut la première distillerie à chauffer ses alambics au gaz et à informatiser son outil de production. Depuis 1994, Glen Keith fait partie de la gamme officielle « Heritage Selection ». Les distilleries du groupe « The Chivas and Glenlivet Group » appartenant à Seagram ont été rachetées par le groupe Pernod-Ricard le 19 décembre 2001.

André 84%
Bananes vertes et pommes Granny Smith, cuir et raisins. Vague vanillée et en sucre en dés. Bouche malheureusement trop soutenue par le sucre. Finale sur les grains d’orge, les céréales, le yaourt à la vanille et le miel chauffé. Une découverte très intéressante.

RV 85%
Tout un rapport qualité/prix, spécialement quand je me serais attendu à un autre Speyside anonyme. Terre et grain d’orge à la Longmorn, avec un soupçon agréable de zeste de citron, un nez inoffensif avant que la banane ne se fasse sentir. L’arrivée est dans le même élan de banane, très verte et très cireuse. La finale est toute aussi cireuse, ronde et juste assez chaud, avant la banane toujours reine.

Patrick 85%
Nez léger et épicé, avec une touche de banane et de cuir. En bouche, la banane (verte) explose, en libérant en même temps épices et agrumes. La finale s’étire un peu sur les épices. Assez bien balancé, original grâce à la banane. Un whisky intéressant qui devrait se boire quand même assez vite.

Gordon & MacPhail Glen Grant 1968

40% alc./vol.

André 85%
Party time comme dans le Sud! Citron lime. Très liquide et vraiment frais. Wave très longue, aftertaste qui s’étire et demeure longtemps en bouche. Super frais! Peut-être des poires en finale. Un scotch généreux, qui reste longtemps en bouche. Surprenant de la part d’un whisky si liquide. Ceci dit, de boire un scotch distillé en 1968 est une expérience en soi.

RV 84%
Marshmallow peaty. Sables orangé du Oban. Oranges. Entrée sophistiquée en bouche et bonne finale longue à plusieurs vagues successives. Arrivée gâteau mais long à développer, finale par contre forte en alcool et vanille trop forte, mais un aftertaste retour sur les bananes qui corrige le tout. Une cousine plus âgée à laquelle jaser n’est pas une corvée mais qu’on n’appelle pas souvent.

Patrick 90%
Agrumes. Oranges… Herbeux, huileux, trèfle. Wow! Évolue pendant plusieurs minutes dans la bouche, ce qui est selon moi la définition d’un excellent whisky… J’aurais aimé le voir à 50% d’alcool…

Glen Garioch 15 ans

43% alc./vol.
Ce single malt provient de l’assemblage de fûts ayant contenu du sherry et du bourbon.

André 85%
Savoureux mélange de céréales maltées roulées dans le miel chaud, nid de fleurs très douces, nuage d’épices sur discret fond de fumée sucrée. La bouche manque légèrement de consistance, mais la justesse des saveurs est réelle, belle dualité miel et épices soutenues par le filet de fine tourbe. Les fleurs me font penser à du lilas ou de la lavande. Les épices quant à elle offre une légère sensation poivrée en finale de bouche que rééquilibre le miel sucré et une belle montée fruitée en finale. Un single malt simple et équilibré très différent des nouvelles versions sur le marché.

Patrick 82%
Lavande, beurre, trèfle, un peu d’épices. Je préfère le 10 ans, mais quand même très bon. Original, ca en prendrait plus des comme ca! Bravo Glen Garioch pour l’ensemble de l’œuvre. 2e évaluation: Nez: Touches de lavande, chêne, caramel écossais. Goût: Léger, floral. Caramel écossais. Lavande, beurre, trèfle, un peu d’épices. Finale : Longue et douce. Légère épice et lavande. Les Highlands à leur meilleur.

Martin 85%
Nez: Fleurs et céréales mielleuses, épices douces, caractère réservé. Un peu de caramel au beurre sous tout cela. Un nez qui me rappelle mes premiers scotchs. Bouche: Texture légèrement fade, mais compensée par une chaude et abondante vague sucrée. Chêne et miel. Un brin de poivre nous nargue à la fin. Finale: Chaude et poivrée, mais un peu courte à mon goût. On reste sur une belle sensation de poivre blanc, de bois et de fumée de tourbe effacée. Équilibre: Bon scotch de qualité, bien que ce soit un bon exemple d’une époque où on prenait le temps de faire les choses avec soin.

RV 83%
Beurre et épices, finale soyeuse et satisfaisante.

Glen Garioch 12 ans (ancien embouteillage)

43% alc./vol.

André 87%
Nez généreux aux arômes de fruits sauvages – style bourbon – fruits des champs. Un peu chétif à l’arrivée en bouche mais pardonné par l’ampleur des saveurs livrées par la suite. À la fois fruité et croquant, une pointe de caramel écossais séché, légèrement brulé peut-être. La finale est étonnamment longue, un beau panier de fruits sauvages avec un fort accent de confiture de cerises. Une belle, très belle découverte.

Glen Garioch 10 ans

40% alc./vol.

André 85%
Meilleur que le 15 ans selon moi, encore méconnu malheureusement et souvent oubliés, ces produits sont pourtant très agréable. Mielleux et fruité (bruyère ?).

Patrick 82%
Nez: fleurs, agrumes; Goût: céréales humides, encore les fleurs (violettes). Excellent apéritif, parfait pour la visite compte tenu de son bon rapport qualité/prix et du fait qu’il est facile d’approche.

Glen Garioch Founder’s Reserve 1797

48% alc./vol.
Première expression de la nouvelle gamme de Glen Garioch, « 1797, Founder’s Reserve » rend hommage aux frères Manson, pères fondateurs de la distillerie. Mise en bouteille à 48% sans filtrage à froid ni coloration, cette édition révéle l’influence du vieillissement en fût de chêne blanc américain.

André 84%
Une version boostée à l’adrénaline à laquelle on a insufflé un % d’alcool supplémentaire. Fruité (dans le style des bourbons) avec une texture un peu cireuse. L’effet du chêne (neuf ?) est bien présent, un bon mélange d’épices et de vanille, de pomme-poire, de caramel Écossais. La bouche est plus ferme et l’alcool fais bien sentir sa présence. Oranges et un léger brûlé menant sur la finale sèche à saveur de gingembre et de poivre noir. Un Glen Garioch avec plus de ferveur et un p’tit côté baveux pas désagréable. La douceur fruitée des anciennes versions me manquera. Je crois aussi qu’un taux d’alcool un peu plus bas aurait aidé à l’ensemble, déjà très sec en bouche malgré les sucres de la vanille et son côté fruité.

Patrick 88%
Céréales mouillées et légèrement fruitées. Au goût, malt sucré avec touche fruitée. Finalement non, pas une touche, un plein bol! Soupçon d’épices. Finale intéressante, qui s’étire dans les épices rappelant le bourbon. A mi-chemin entre simple et complexe, une belle surprise!

Martin 88%
Or pâle et orange du désert. Nez: Légère vague d’alcool sucré qui cède rapidement la place à un beau mélange de cire d’abeille, d’orge, de fleurs et de citron. Pointe de vanille et d’herbe en arrière-plan. Bouche: Sa texture assez neutre lui coûte quelques points, mais qui se rattrapent bien avec un taux d’alcool qui ne se cache pas du tout. Malt, vanille, miel et épices dansent pour nous exciter les papilles. Clou de girofle et muscade. Finale: D’une belle durée et d’une agréable chaleur épicée, elle garde les meilleurs aspects de cette expression. Équilibre: Pour un No-Age Statement d’entrée de gamme, je dois avouer qu’il ne laissera personne indifférent.

RV 83%
General Electric: tout le monde peut en avoir sans le savoir, et rares sont ses fans mais aussi ceux qu’elle peut décevoir. Pin et pain, le comptoir en bois bon marché de la boulangerie de Jura, moins en tourbe mais plus en sucre. Arrivée plus fidele mais développement sur le bonbon a la menthe verte, poussant presque sur le dentifrice. En finale, petit éclair de caramel a la sauce malt japonais, avant de mourir sur la menthe et le pin. Pas très rock, du populaire qui s’écoute bien sans nécessairement s’acheter.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Glen Elgin 1996

46% alc./vol.

André 83.5%
Citron et vanille, le tout tapissé d’épices. Belle texture à l’arrivée, même si c’est un peu dépouillé comme éventail de saveurs. Celles-ci apparaissent progressivement en bouche; bois sec, vanille, beaucoup de citron, puis arrivée inattendue d’épices qui dominent la finale, étonnamment longue d’ailleurs. Kick d’eucalyptus et de bonbons Certs, un peu d’Acidité aussi. Étonnant mais pas nécessairement dans ma palette de goûts.

RV 88.5%
Whisky aux fruits? Fruits au whisky. Au nez la cerise est fraîche, l’amalgame de la cerise et du grain est intéressant, est au aussi accompagné de yogourt. Même douceur en gorge ou le yogourt grec à la vanille précède le grain qui paraît un peu aigre tellement le reste de l’ensemble est sucré. Un certain nombre des whiskies sont fruités, mais chez celui-ci, je me demande presque si c’est aromatisé. Manque un peu de versatilité mais pour génial pour les soirées où un Islay semble un peu trop agressif.

Patrick 85%
Parfum de miel épicé, baignant dans la cire de chandelle. Petite touche de fruits. En bouche, d’bord les épices, puis la vanille et enfin le fruit du vin de xérès. Notes de chêne brûlé. La finale offre une belle longueur, s’étirant sur la chaleur du xérès. Bien équilibré ,je lui donne aussi des points pour l’avoir embouteillé a un taux d’alcool qui devrait être le minimum légal selon moi!