Matthieu Acar – Une brève mais intense histoire du whisky français

Flammarion – 2023

Patrick 94%
Le titre est trompeur, ce livre est tout sauf « bref », et c’est tant mieux! Enfin, 287 pages… LE livre « grand public » le plus complet que j’aie jamais vu au niveau de la distillation avec 14, oui 14, types d’alambics présentés avec des graphiques expliquant leur fonctionnement et leur impacts potentiels au niveau des saveurs. Les distilleries y sont aussi présentées admirablement, en expliquant leur histoire, leur méthode de production ainsi que le profil de leurs whiskys, ce qui fait que ce livre ne sera pas périmé dans 6 mois! Bref, probablement mon livre de whisky favori cette année!

Carrie, Delalande et Douay – Whisky

Les Arènes BD – 2020

Patrick 90%
Une histoire déjantée qui sert avec brio de trame pour expliquer ce que sont les whiskys les plus prisés au monde. Rafraichissant : j’ai lu (et acheté!) quantité de BD qui visent le même objectif, mais en se basant sur des histoires soporifiques. Le dessin, même s’il n’est pas du style que je préfère, est très efficace et supporte admirablement bien le scénario. La plupart des explications techniques, contrairement à la majorité des histoires du même type, ne viennent pas briser le rythme de l’histoire – faut voir la séquence complètement folle où l’un des personnages « hallucine » l’histoire de la distillation ou encore lorsqu’un verre de Kavalan commence à lui parler… Déjanté, je vous dis!

Résumé : Engagé par un collectionneur de bouteilles de whisky, les deux « héros » doivent retrouver pour lui cinq whiskys de légende, dispersés aux quatre coins du globe : Pour commencer, un breuvage d’Uisge Beatha dont des moines irlandais détiennent une relique dans un monastère ; un Usher’s écossais, que posséderait un mystérieux châtelain des Highlands ; un Harry E. Wilken américain, bouteille mythique de la Prohibition ; un Karuizawa japonais, issu du fût mythique 1842, et détenu par un dangereux yakuza ; et d’un Mackinlay’s, blended malt écossais, perdu au début du XXe siècle lors d’une exploration en Antarctique !

Cazenove, Richez et Saive – Les fondus du whisky

Bamboo édition – 2021

Patrick 85%
Bien des ouvrages se prenant au sérieux ne réussissent pas à vulgariser le grand monde du whisky aussi bien que cette BD, et elle le réalise en plus avec humour. Le tout est présenté selon les « codes » de la BD franco-belge, avec des dessins bien réalisés qui aident à saisir des concepts autrement plutôt abstraits. Bref, l’amateur sérieux n’y apprendra pas grand-chose, mais ça peut être utile pour expliquer aux enfants pourquoi maman et papa sont aussi obsédés par leur dram!

Glendronach 10 ans 2013

43% alc./vol.
Selected & bottled exclusively for Canada, PX and Oloroso Sherry Matured.

André 78%
De goûter un Glendronach aux saveurs délavées comme ça, quand on sait ce qu’ils sont capables de livrer… c’est d’une tristesse. Nez plat et endormant. Vieux gâteau aux fruits séché, cerises marasquin, oranges, raisins secs. La bouche est dépourvue de texture, aucun support. Les saveurs sont fades et délavées, aucune passion. Étonnant, étant donné que ce whisky est non-filtré. Raisins, pommes, oranges, cerises, chocolat au lait. La finale est courte, ce qui est une délivrance compte tenu de la piètre qualité du liquide. Fruits secs et de timides épices. Même à 80$ la bouteille, une arnaque.

Scapa 16 ans

48% alc./vol.
Maturation en Ex-Bourbon casks.

André 85%
Très heureux de cette nouvelle mouture de Scapa bonifié à 48%. Le bourbon cask sied bien à cette distillerie dont le spirit est plutôt réservé. Nez mielleux et vanillé, parfumé d’une salade de fruits tropicaux, de sel de mer et d’une touche de minéralité. La bouche est herbacée, citron, poires, ananas, iode, orange et poivre moulu, le tout sur un édredon de miel et de vanille. La texture est ok sans être exceptionnelle. Finale un peu courte; fruits tropicaux nappés de crème saveur vanille et de miel et d’une pincée de poivre.

Aberlour 18 ans Double Sherry Cask Finish Batch #004

43% alc./vol.
Batch #004. Affinage en deux types de Sherry Casks, PX Sherry et Oloroso Sherry.

André 89%
Raisins baignant dans le rhum, raisins de Corinthe, cerises trempées dans le chocolat noir, prunes et oranges sanguines. Ensemble très gourmand, de lourds arômes mais un nez qui demeure frais et invitant. La bouche affiche les mêmes saveurs, en plus de caramel et de vieux bois vernis, de citron et d’abricots. Beaucoup de fruits noirs séchés et des épices bien dosées. Finale de fruits séchés enduits de caramel, chocolat noir et vernis à bois.

Costco – A Whisky Tour of Scotland DAY #13 – Girvan 10 ans Lowland Single Grain

46% alc./vol.
Barrel 180-200l.

André 82%
Alcool à friction et compote de bananes, ananas, cosses d’oranges séchés, vanille. La bouche est définitivement dans le ton. Sensation de grains de céréales séchés à pleine bouche, ananas et bananes, gousse de vanille et crème pâtissière. Après aération, belles notes de poires. Texture onctueuse, un peu diluée malheureusement. Finale sèche, finement terreuse et offrant beaucoup de notes de céréales séchées.

Patrick 88%
Un superbe whisky de grain, d’une intensité surprenante pour la catégorie. Nez : Un beau parfum de fruits frais et sucrés avec de distinctes notes de maïs. Bouche : Le parfum se confirme en bouche, mais présenté sur une planche de chêne épicée. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et fruitée.

Martin 83%
Nez: Vanille, sirop de maïs, zeste de citron et herbes sèches ne parviennent pas tout-à-fait à cacher une forte bourrasque d’alcool à friction. Bouche: Contre toute attente, douce et crémeuse, sur les céréales sucrées, la poire, le miel, la vanille et une touche florale. Finale: Trop courte, sèche et nette, avec une trace de caramel et de bois. Équilibre: Un dram simple et un peu rustre, parfait pour introduire les single grains sans détour. C’est pas tout le monde qui va tripper, il faut aimer l’idée du grain.

Paprocky Single Malt

40% alc./vol.
Single malt écossais âgé en Pologne par la distillerie Paprocky.

Patrick 82%
Un bon whisky honnête, dont la saveur me rappelle les whiskys d’entrée de gamme de Glenfiddich. Bref, rien de révolutionnaire, mais ça se boit bien. Nez : Parfum frais, léger et floral, avec des fruits tropicaux légèrement sucrés. Bouche : Caramel écossais, vanille, fudge, pommes vertes sucrées et une bonne dose de chêne. L’ensemble est frais et facile à boire. Finale : Plutôt courte et sèche, marquée par des notes de bois sec et de subtiles noix.

Glendronach 28 ans

51.8% alc./vol.
Distilled 29-04-1994 from PX Sherry Puncheon #474, Bottle 675 of 684.

André 92%
Oh la la… C’est du lourd ça. Typique du style évidemment. Nez de raisins macérant dans l’alcool, de pruneaux séchés et de pâte de fruits, de caramel chauffant sur le poêle, de cerises et d’oranges sanguines, cerises marasquin, vieux bancs d’église vernis. La texture en bouche est hallucinante, visqueuse et licoreuse, compacte et lourde. Tellement lourd que j’ai des pointes de sauce soya en bouche. Une tonne de fruits noirs dont la prune et le raisin. Oranges trempées dans le caramel, gâteau aux fruits, raisins de Corinthe, chocolat noir parfumé d’une pincée d’épices. Finale moelleuse, hyper longue, sans être musclée. L’équilibre est au rendez-vous, sur les fruits noirs et le chocolat fourré de caramel. Partagé avec Rachel Barrie, master blender,
bonifie l’expérience.

Holyrood Embra

43.6% alc./vol.
Deuxième opus de la distillerie Holyrood et première sortie de whisky tourbé de la distillerie d’Édimbourg. Vieilli dans une combinaison de fûts, principalement de First Fill Ex-Bourbon, certains provenant de fûts Quarter Casks tourbés d’Islay, ainsi qu’une petite partie d’American Virgin Oak Casks. Le design intéressant de l’étiquette est basé sur une linogravure inspirée des images de Saint Léonard, le saint patron des tonneliers et également de l’emplacement de la distillerie.

André 83%
Virgin Oak bien présent au nez. Timide fumée de tourbe, eucalyptus et bois verdâtre, iode, zeste de citron, oranges, ananas. La bouche est herbacée et citronnée, vanille, cosses d’oranges, poires, pommes vertes, fumée de tourbe médicinale. Texture plutôt évasive, un peu diluée et incertaine même si crémeuse. Finale moyenne en longueur, tourbe cendreuse, herbacée et mentholée rappelant les bonbons After Eight, le tout assaisonné de gingembre et de jus de citron.

Patrick 86%
Un savoureux mélange frais de fumée, d’épices et de fraîcheur. Nez : De la belle fumée d’hickory, des agrumes et une touche de menthe très subtile. L’ensemble est très frais et fumé. Bouche : Porté par une belle texture, la fumée de tourbe terreuse s’exprime ici au premier plan, avec des agrumes bien frais, du chocolat, des épices, heu, pétillantes, et de subtiles noix. Finale : D’une longueur moyenne pour un whisky fumé, avec de belles épices.