Ardbog

52.1% alc./vol.
Édition (limitée… à 40 000 bouteilles) pour commémorer la journée Ardbeg du 1er juin 2013 célébré au Canada par le Club de Whisky de Québec. Vieilli en ex-fûts de sherry Manzanilla pour un minimum de 10 ans.

André 93%
Cette merveilleuse tourbe de Ardbeg est de retour… Le chocolat, les fruits salés, la douce tourbe tapie avant de s’élancer. Il y a aussi ce petit quelque chose d’animal, genre cuir mouillé et comme le mentionnait David, du caramel. Cela me rappelle les chocolats Lindt Fleur de sel et caramel, la terre mouillée. Le nez s’arrondit passablement rapidement et les fruits gagnent en importance, le sherry principalement. La texture en bouche est très soyeuse, pausée, dualité intéressante entre la tourbe et les fruits, une pointe de cendre au passage et une montée en flèche du sel sur une texture un peu huileuse très agréable. Finale poussée par l’alcool, grains de café moulus, chocolat noir amer et caramel salé. Après l’expérimentation douteuse du Galiléo, voilà l’embouteillage « coup de volant » qui ramène Ardbeg sur la bonne voie.

Patrick 94%
Une explosion de saveurs digne des plus beaux feux d’artifice.  A whisky worth living for.  Nez : Tourbe, fruits salés, chocolat caramel et cuir.  Bouche: Tourbe et cendre intense, avec un  beau fruité-floral juste pas trop subtil, comme j’aime!  La texture, très huileuse, supporte très bien l’ensemble.  Finale : Longue, savoureuse, épicée, fumée et avec une subtile pointe de café.

Martin 93.5%
En levant le verre devant la fenêtre, le peu de soleil nous dévoile un whisky ochre, doré tirant sur le cuivre. Nez: Douce fumée, caramel au beurre style Werther’s Original, noisette, cuir. Notes de lavande, de gazon et de tourbe. Bouche: Ample et huileux au niveau de la texture. Caramel salé et épices. Le sherry domine rapidement la fumée de tourbe pour un résultat puissant et doux à la fois. Finale: Les épices surfent doucement sur une vague de fumée iodée. Équilibre: Un grand cru Ardbeg, une belle édition spéciale. De quoi se rappeler 2013.

RV 92.5%
Sortez le champagne mais levez le verre de Ardbog: l’inversion des pôles n’aura peut-être pas lieu. Au nez, la tourbe reste très docile et le sherry est discret, même si la lavande, le lilas et le vanille s’exhibent après quelques minutes. En bouche la tourbe se réveille avec un majuscule A de Ardbeg et l’alcool est bien chaud sur les côtés de la langue, alors que la cendre et la tourbe s’incrustent sur le dessus. La finale est surprenante car de tous les Islay, c’est celui où un fin caramel s’exprime le plus, spécialement en finale. À ne pas se méprendre, ce Ardbog s’inscrit dans la nouvelle gamme des Ardbeg plus doux que le traditionnel 10 ans; toutefois, le taux d’alcool et la cendre garde le côté edgy de ce whisky et le caramel s’occupe du côté original. Malgré son prix et sa fausse rareté, ce retour aux Ardbegs à plus franche personnalité sera sûrement dans mes finalistes du scotch de l’année.

Chatoe Rogue Dead Guy Whiskey

40% alc./vol.

André 79%
Sucré des whiskies Canadiens – new make spirit de Glenora – Agrumes, cœur de pommes rouges. Peu de structure en bouche mis à part la présence d’alcool. S’évapore très rapidement et les arômes sont très futiles. Un whisky carré et en évolution. Une belle maison en construction, où la charpente est montée mais aussi sur laquelle on ne peut profiter du produit terminé. Sera intéressant de voir son évolution si la compagnie décide de le faire vieillir plus longtemps afin de l’arrondir en bouche et de peaufiner un whisky qui pourrait devenir prometteur.

RV 87.25%
Un whiskey à déguster en deux gorgées. Première : côté subtilité de la provenance, on va repasser. La bière à base d’orge est assez évidente, avec un côté de liège bizarre, pour lequel on ne sait vraiment pas à quoi s’attendre pour la suite. Sur la langue il est davantage houblon, ne serait-ce qu’à peine fumée. On dirait que ses concepteurs ont tout gardé pour l’attaque en finale. L’aftertaste est dans la même veine, incroyablement long pour un whiskey âgé seulement d’un mois. Deuxième gorgée: après avoir respiré, du gruau à la cassonade s’en échappe. Au goût, on s’approche du Bernheim, avec la même petite fumée. Le début de la finale est intriguant, et toujours la même longueur. Impressionnant: un whiskey multi-facettes auquel je pensais décerner une note presque 10% de moins que ma cote finale. Et la troisième gorgée est encore mieux.

Death’s Door White Whiskey

40% alc./vol.
Whisky de blé (20% de blé rouge et 80% de blé blanc).

André 75%
Granuleux et alcool de vodka. Sauge de Russie, genièvre et herbeux. Belle texture en bouche mais aucun réel raffinement et on parle même pas de profondeur dans ce cas-ci. La finale est ok, mais évidemment sans surprise. Passez go et n’oubliez surtout pas de réclamer votre 35$…

RV 80%
Grains et épices, assez puissant, un nez davantage vodka à la Still Waters que new make spirit. Le goût s’approche d’une vodka à base de raisins, mais en aftertaste il y a un retour sur le grain et un genièvre tolérable. Curiosité intéressante, mais de là à avoir une bouteille toujours ouverte à la maison, non.

Patrick 76%
Au nez, ma rappelle des Special K aux baies rouges dans lesquels ont aurait mis de l’eau. En bouche, semble être une vodka aux fleurs. Finale marquée par les biscuits à l’avoine. Intéressant si vu en tant qu’échantillon industriel, mais plutôt douteux en tant produit commercial.

Corsair Pumpkin Spice Moonshine

42.5% alc./vol.

RV 80%
Dans ce cas-ci il faut vraiment apprécier les spiritueux aromatisés. La citrouille y est présent (mais pas trop) avec la muscade et la cannelle. L’ensemble est bien, mais la citrouille va vraiment à la limite de l’infusion, et pour les vrais amateurs de bourbons, ça pourrait être trop. Ça flirte vraiment avec ma limite de tolérance mais comme j’adore la citrouille, en drink d’été il me convient très bien.

Clyde May’s Conecuh Ridge Whiskey

42.5% alc./vol.

André 83%
Nez de pommes, de sirop d’érable et de tarte aux pacanes. Très campagnard et doux en bouche avec des vagues de sucre brun en prime. La texture est un peu trop claire et je crois que son côté sucré le domestique un peu trop. J’aurais misé sur un taux d’alcool un peu plus haut pour ponctuer le tout et lui donner un peu plus de mordant. La finale en aurait probablement aussi profité car elle tombe à plat un peu trop rapidement. J’aime quand les producteurs jouent d’audace et nous sortent des produits et saveurs trop conventionnelles.

Ardbeg Galileo

49% alc./vol.
Ardbeg Galileo, le nouvel opus de la célèbre distillerie, une édition limitée de 12 ans d’âge (distillée en 1999) visant à célébrer sa participation à la première expérience de maturation… dans l’espace ! Le cœur de cette édition spéciale d’Ardbeg est un whisky vieilli dans des fûts de Marsala (vin sicilien), associé à de l’Ardbeg vieilli dans des fûts de Bourbon de premier et de deuxième remplissage. Les fûts de Marsala ajoutent ici des arômes et une texture fruités au fameux style tourbé et fumé de la distillerie.

André 86.5%
Il est grand le vide sidéral entre le Ardbeg Supernova et le stellaire Rollercoaster. Nez de tourbe à l’approche polie, bien sucré et fruité (vin blanc, fruits de la passion, melon, lime-citron) et passablement d’éléments sucrés style vanille. Un Ardbeg mis entre apostrophe. Paille mouillée avec de l’eau de pluie provenant de l’Atlantique, légèrement salée, un p’tit côté fourrure animale aussi (mais très discrète – le chien sur la boite a effectivement revêtu sa combinaison spatiale). L’alcool absent des premières gorgées s’incruster progressivement en bouche et je dois avouer que l’effet se décuple avec les gorgées. Dans l’ensemble, le Ardbeg habituel a perdu de sa singularité de son unicité. Le côté fruité est trop présent et on dirait que les expériences de Bill Lumsden faites avec Glenmorangie déteignent sur Ardbeg. Le côté bon garçon ne convient pas à tous, et le « bad boy of islay » est peut-être trop influencé par la féminine Glenmorangie des Highlands. Lumsden devrait garder ces deux distilleries aux deux extrêmes de la palette de goût, telles qu’elles l’étaient précédemment… Un bon whisky, mais venant de Ardbeg, c’est tout un retour sur terre.

RV 87%
Un whisky simili-technologique et pléonastique Islay non challengeant. Tourbe jaune orange aux allures de Lagavulin sur les freins, un gros train moderne puissant carburant au sel de Bowmore. En bouche, toujours un vieux Bowmore lent, a peine chocolaté, qui prend lentement et lourdement son chemin. Enfin, la finale est longue, toujours salée et orangée a la fois, qui se transforme en marmelade en finale. Bon goût mais mauvaise direction pour Ardbeg qui devrait cesser de regarder vers le ciel épuré du Blasda et du Galileo et retourner à la tourbe d’antan.

Patrick 85%
Nez rappelant une ferme, du moins un ferme sur Islay: du foin, du cuir, de la tourbe et une touche iodée. En bouche, la tourbe et le foin sont très présents, laissant tout de même au sel et à un petit côté maritime la chance de s’exprimer. La finale est plutôt salée et s’étire longuement. Un bon whisky, mais il y a un petit quelque chose qui me semble débalancé. Peut être suis-je plus sévère à cause de l’estime que je porte cette distillerie? Enfin, je préfère de loin le 10 ans régulier…

Martin 92.5%
Nez: D’une belle couleur caramel doré, mielleuse même, dès qu’il est versé, l’Islay emplit la pièce. Bien sûr, fumée de tourbe plein la gueule. Avec un peu de persévérance on prend plaisir à y découvrir du chêne vanillé, de la guimauve grillée, du beurre, du cuir, du gazon et du goudron. Le nez est si sophistiqué qu’on en oublie de le boire. Bouche: Sucré-salé comme dirait Guy Jodoin. Tourbe à la vanille, tabac à pipe, notes de réglisse noire. Finale: La boucane et une tourbe un peu poivrée s’éclipsent placidement pour faire place à l’amertume d’une touche de grains d’espresso. Équilibre: Un Ardbeg d’enfer, comme il se doit. On sent un peu le marketing derrière l’histoire spatiale, mais la boîte rétro est vachement cool.

Catoctin Creek Mosby’s Spirit

40% alc./vol.
Un white dog à partir de rye et non du maîs habituel.

RV 82.5%
Une fine ligne de micro distillateur à la limite du doux sadisme. Très propre, presque chimique, où le grain monte tranquillement. En bouche il semble mordre la langue sans choquer, seulement surprendre un peu. La finale est toutefois marquée par la vanille qui ne peut venir du baril, donc qu’il est surprenant de trouvé dans le seigle. Plus intéressant que la moyenne mais un peu plus incertain.

Catoctin Creek Roundstone Rye • Batch #B12-RR-5

40% alc./vol.
Batch #B12-RR-5, single barrel. Catoctin Creek Company a commencé ses opérations de distillation en 2009 à Purcellville, Virginie. La distillerie produit présentement 2 expression fait à partir de 100% de seigle ; une version non vieilli appelé Mosby et une version très légèrement vieillie nommée Roundston Rye, qui est le new make Mosby vieillis pour quelques mois à peine. Les deux produits Catoctin Creek sont biologiques et casher.

André 84%
Nez de bourbon avec accents de bonbons en forme de poisson rouge, poivre. Le nez est doux même si il est bien épicé. Orange et cire. Trop fluide en bouche, même l’alcool semble absent et en ce sens il est globalement trop passager pour pouvoir en profiter assez longtemps. Finale où se sent l’influence du bois avec un côté poussiéreux intéressant. Bien construit mais demandera encore du travail afin d’habiller la charpente présentée.

RV 86.5%
Un style particulier en avance sur son temps et son âge. Comme le reste des produits (white dog, gin) de la distillerie, l’approche autant au niveau du nez que du goût est toute en douceur. En bouche, le whiskey n’est pas très profond mais extrêmement large, jouant de longues notes nuancés d’épices et de vanille. La finale est à la même saveur, et impressionnante de longueur pour un whiskey si peu âgé.

Patrick 92%
Au nez, anis et céréales épicées. En bouche, une vague de réglisse noire suivie d’un avalanche d’épices, de poivre et de fruits. La finale est intense, mais d’une longueur moyenne. Wow. Original. J’aime beaucoup.

Buck 8 ans

47% alc./vol.
Single Barrel Kentucky Straight bourbon distribué par une embouteilleur californien.

RV 82.5%
Un curiosité avant tout. L’odeur punchée de bière et d’orange est assez surprenant, on croirait ne vraiment pas avoir à faire avec un bourbon mais davantage un canadian whisky. La bière se poursuit sur les papilles et la finale, quoique courte, est presque fumée, la seule preuve d’un vieillissement en baril ou le bois ne se fait pas sentir autrement. Pas un mauvais whiskey, mais trop étrange comme bourbon.

Blanton’s Gold Edition

51.5% alc./vol.
Embouteillé le 30 mars 2012 à partir du fût #17, bouteille #41.

André 85%
Un cheval plus vigoureux ne vous garantira pas de gagner la course. Le nez est anodin même si très représentatif des bourbons en général. L’alcool est aussi discret que le reste. J’aime la texture soyeuse en bouche, le sucre brun et le toffee, c’est apaisant et cozy. Muscade, épices des Caraïbes, sucre, toffee. Le taux d’alcool s’incorpore bien dans la palette de saveurs présentée, surtout en finale qui aurait été probablement trop courte. Un bourbon dans la ligne de bien d’autres, parfait pour initier au style sans trop de brusquerie.

RV 86.5%
Cerise bourbonesque à son paroxysme, pas besoin d’assaisonner quand on sait bien faire. Un excellent bourbon pour démontrer ce que l’on veut dire quand on parle de ce fruit; le grain est un peu loin mais la cerise est aux aguets, peut-être un peu trop, quoiqu’avec le temps la vanille se joint aussi à l’olfactive. L’arrivée est toute aussi fruitée, mais la vague de l’alcool ne tarde pas trop, très chaude sur la langue. En gorge, c’est un peu plus balancée, mais le chêne très juteux domine les papilles. La finale, son point fort, est plus savamment contrôlée avec le grain (surtout le seigle) qui se taille un chemin à travers la cerise. À comparer aux autres Blanton’s, c’est comme si celui-ci avait été vieilli en entrepôt de tôle aux lieux de la pierre, et dans des barils à peine séchés avant d’être brûlés. Ça reste à la limite de mon confort personnel par rapport à la cerise, mais le talent est indéniable.

Patrick 78%
Puissante cerise épicée au nez. Ai-je dis puissante cerise? TRÈS puissante cerise pas subtile pantoute. En bouche, les épices bourbonesques se présentent en premier, suivi par une vague de jus de cerise épicé. En arrivant vers la finale, on détecte de petites notes chêne brûlé. J’imagine que les amateurs de Coke aux cerises doivent en raffoler. Personnellement, j’en ai trop bu quand j’étais jeune, alors je n’apprécie pas nécessairement d’en retrouver dans mon whisky. A la limite, ça donne même un peu mal au cœur.