Poit Dhubh 21 ans

43% alc./vol.
Son nom décrit les alambics illicites qui pullulaient du temps de la contrebande, et Poit Dhub fait partie de la famille des whiskies gaéliques. Ils représentent l’attachement d’un gentleman farmer aux traditions gaéliques et à son terroir celte en la personne de Sir Ian Noble, dont la production est la plus réputée des Whiskies de « propriétaire ».

André 88%
Finement tourbé et épicé. En bouche; Caramel, toffee, astringent et fruité sur la finale de bouche. Superbe texture, full sherry, bien fruité aussi, avec fond de miel. Longue finale d’orange-nectarine voilée par la tourbe bien docile. Bel équilibre du début à la fin, texture hallucinante. Un superbe whisky qui offre une expérience de dégustation très intéressante.

Patrick 89%
Tout ce qu’on peut attendre d’un blend de cet âge : Complexité, équilibre et superbe texture en bouche. Nez : Belle tourbe, mariée admirablement bien avec les épices et une pointe de chêne brûlé. Bouche : Tourbe suave avec une pointe sucrée, de riches épices et quelques fruits. Finale : La fumée de tourbe s’étire longuement avec une pointe d’agrumes.

Martin 88%
Nez: Fruits noirs compotés, cuir ancien, amandes et un voile de fumée timide. Bouche: Texture ultra-soyeuse, sur les dattes, le chocolat noir, un peu de muscade et un boisé bien intégré. Finale: Longue et chaleureuse, avec des notes de tabac blond, caramel bruni et de raisins secs dorés. Équilibre: Un dram mature, élégant et nuancé, qui allie à différents ratios profondeur sherry et tourbe subtile. Pas mal bon ce jus là.

Glenlivet Tomnabat Hill 14 ans

59.5% alc./vol.
Single Cask, Fût #32171

André 91.5%
Pas de cachette, je n’aime pas particulièrement Glenlivet.. sauf le Nadurra qui m’a agréablement conquis. Alors, un single cask, cask strength de surcroit, l’attrait est définitivement là. Nez soyeux et sucré, caramel, miel, vanille. Une texture crémeuse au nez, ronde et féminine, de belles notes fruitées de sherry. Le nez ne donne aucun indice sur le taux d’alcool en dormance, c’est sournois et un peu traitre d’ailleurs… On dirait presque un whisky à 43% d’alcool tellement c’est approchable. En bouche, le sherry, bien en évidence, le caramel, le chocolat fourré à la vanille, les oranges fraiches. La texture est douce mais l’alcool transperce l’édredon de fruits en picottant la langue avec affirmation. Quelques notes d’épices effrontées côtoient le melon au miel (cela me rappelle d’ailleurs le Bruichladdich 27 ans goûté hier). Finale longue et épicée, le whisky explose et s’étend partout en bouche. Le sherry est omniprésent, l’alcool est presque discret. Magnifico !!!

Patrick 91%
Wow, Glenlivet a son absolu meilleur! Impressionnant, superbe. Nez : Lointain xérès, lointaines épices, lointains agrumes… tout est si subtil, mais aussi si riche à la fois! Bouche : Chêne franc, cantaloup, xérès et agrumes hyper subtils, épices bien équilibrées. En fait, c’est un peu comme manger un plancher de chêne avec un peu d’orge pour faire passer le tout. Finale : Longue, marquée par les agrumes, le chêne et les épices.

Martin 91%
Putain, encore un bel ambre neutre qui ne laisse pas voir son jeu. Nez: Sherry doux et subtil. Fruits dans leur sirop. L’influence du chêne se fait bien sentir. De légères touches de vanille, fraise et cantaloup essaient de se faire voir. Bouche: Caramel et miel, touche de fumée épicée surfant sur le chêne, chocolat, orange, melon miel et cannelle Glenlivetienne. Finale: Longue, chaleureuse et épicée, forte de son héritage du fût de xérès. Équilibre: Un sherry cask surprenant, surtout venant d’une distillerie de laquelle on ne s’attend pas souvent à ce genre de truc. Cask strength en plus, cette expression ne lésine pas sur les moyens d’amasser des points.

Dun Bheagan Rosebank 15 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1991 et embouteillé en 2006, fût #2047, 2054 & 2055, 894 bouteilles.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais me semble que ma vie serait triste si je n’avais rien d’autre à boire. Nez : On jurerait être en train de marcher dans un champs, après la pluie : orge, herbes et fleurs des champs, le tout accompagné d’une odeur de terre humide. Bouche : Le chêne et ses épices. Un peu de sucre juteux et d’herbe. Finale : Courte et épicée.

New England Distillery Gunpowder Rye • Batch #9

43.5% alc./vol.
Créé à partir de la recette suivante: 70% seigle, 30% orge et sans maïs.

André 79%
Brouette de métal rouillée remplie de grains de seigle prêt pour la distillation, fruits rouges divers, réglisse. Dans l’ensemble, pas très attirant. Texture simpliste en bouche. Les saveurs sont plus agréables que le nez le laissait supposer; mélange de céréales poivrées, de fruits rouges, d’orange sucrées et d’épices. Le pourcentage d’utilisation de rye est bien ressenti en bouche et laisse même une petite sensation cireuse sur la langue. L’alcool parait décuplé de par l’apport des épices. Finale douce et fruitée, nappée de vanille et rehaussée par les épices du seigle.

Patrick 77%
Habile marketing pour masquer « in plain sight » les défauts du whisky. Nez: Eeeeech. Sucre, fruits, métal, soufre et poudre à fusil. Bouche : Chêne brûlé, cassonade et fruits mûrs mais surtout soufre et poudre à fusil. Finale : Assez longue et épicée.

Martin 82%
Nez: Sucre blanc, épinette, gomme de sapin et touche métallique. Anis et fruits rouges. Bouche: Épices, fruits rouges et gomme savon. Le rye est bien présent et agréable. Finale: Poivrée, chaude et pleine de fruits. Une douceur bien aimable. Équilibre: Avec un nez qui s’annoncait sous les attentes, on peut être agréablement surpris du reste de l’expérience. Un joli p’tit dram.

Bowmore 10 ans The Devil’s Casks • Batch 1

56.9% alc./vol.

André 88%
Gâteau de Noël aux fruits, nappé de chocolat noir, beaucoup d’épices bien vivantes au nez. Je m’attendais à du sel et d’évidentes flaveurs maritimes mais je dois avouer qu’elles sont bien cachées mis à part la tourbe relativement discrète. On pourrait deviner sa provenance au travers son côté planant et aérien, un peu frais même. La bouche est musclée et épicee, tout en crescendo. C’est plutôt fin, à la limite doux en arrivée de bouche avant la marée de fruits rouges épicés, de saveur de canne de Noël, de réglisse noire et de fruits rouges. La fumée noire tourbée se développe lentement en bouche, pour devenir bien présente après 10-15 minutes. La finale offre aussi cet effet de pierre à savon ou de galet vêtu de sel de mer séché au soleil distinctif de Bowmore. Les épices sont encore là, très puissantes et un peu sèches, offrant un sac de réglisse noire fraiches en addition. Dans l’ensemble, un Bowmore de bonne qualité mais sans « wow factor ».

Patrick 95%
Bowmore à son meilleur. En fait, le scotch à son meilleur, avec un ensemble de saveurs parfaites assemblées de main de maître. Nez : Parfum très marqué par le vin, fruits mûrs, chocolat noir, belle fumée et succulent sel. Bouche : Très vineux, chocolat noir, chêne brûlé et gros sel pas subtil pantoute, comme on l’aime. Finale : Longue, savoureuse, mélangé de sel, de fumée et surtout de fruits mûrs.

Martin 88%
Cuivre riche et profondément sinistre, peut-être même plus que le Darkest et le Laimrig. Nez: Même si on s’attendait à autre chose en premier, c’est le xérès et toute sa gang qui nous accueille d’entrée de jeu. Fruits rouges très épicés, cannelle, muscade, cuir et chocolat noir. La tourbe et les éléments maritimes habituels de la distillerie se dissimulent ici peut-être un peu trop habilement. Caramel brûlé et jambon fumé ferment le cercle. Bouche: Assez huileux au niveau de la texture, d’une amplitude je dirais attendue. Tellement fruité et sucré qu’on pourrait croire à un fort brandy. Les signes du sherry sont pourtant inéluctablement présents. Raisin, bois, muscade, retour du cuir et bon vieux tabac à pipe. Peu ou pas d’influence de la tourbe encore à ce stade-ci. Finale: Son beau taux d’alcool contribue à ce que fumée et bonbons genre Smarties s’étirent longuement sur une feuille de tabac. Équilibre: Pour cet embouteillage, les attentes ou le hype étaient peut-être un peu surévalués. Ça reste quand même un Islay Sherry Cask vachement solide, ne serait-ce que sur la foi de sa teneur en alcool.

Bruichladdich Octomore Edition 06.1 Ochdamh-Mòr Scottish Barley

57% alc./vol.

André 85%
Hormis les prévisibles vagues de tourbe et de sel de mer, cette version affiche un superbe nez très sucré et céréalé, vanille et chocolat blanc, puis huile en spray. Le bourbon cask est omniprésent, crémeux et doux. Texture huileuse mais bien épicée en bouche, le gingembre, le poivre noir,  même si vanillé, est puissant et je dois dire que ça limite le développement de certaines autres saveurs. L’effet du bourbon cask est indéniable mais les saveurs sont relativement limitées. Finale sur les poires fumées, un peu salées et la tourbe. Pas le meilleur Octomore mais une qualité que bien des distilleries ne font juste espérer pour un de leurs embouteillages. Balancé et équilibré tant au nez qu’en bouche, la tourbe salée et terreuse, influencé par les saveurs maritimes, air salin de la mer, agrumes et citron confit. La tourbe est plus domestiquée que l’on aurait pu le croire même si la ligne directrice est définie et affirmée. En bouche, grosse sécheresse inattendue, le whisky est musclé, un peu trop à mon goût… les notes de poires et de vanille sont presque terrassées par les notes d’épices et de bois sec. La finale est épicée et pointue, la conjonction épices et alcool rend le whisky très masculin, maritime et perd de son charme, les nuances du whisky sont un peu trop aplanies. Cette édition n’a pas le charme des éditions précédentes et manque de nuance et de tonalités.

Patrick 85%
Super ensemble de saveurs bien équilibrées. Par contre, la texture lui fait perdre de nombreux points, celle-ci trahissant son jeune âge et faisant en sorte que le prix demandé est du pur vol. Nez: Tourbe terreuse et poivrée. Petit fond fruité. Bouche : Très épicé et poivré. Chêne brûlé qui dégage toujours une forte fumée. Toutefois, à ma grande surprise, la texture est plutôt aqueuse. Finale : Longue, fumée et épicée.

Martin 86%
Assez pâlotte, ce à quoi on est en droit de s’attendre de la part d’un jeune tourbé comme celui-là. Nez: Tourbe herbeuse et florale entrelacées avec de belles céréales sucrées-salées ainsi qu’une légère pâte d’amande. Bois brûlé. Bouche: Texture assez huileuse sur des notes principales de poivre et de vanille. Un peu de chêne, de pommes et de noix se développent tranquillement ensuite sur une douce vague épicée. Finale: Encore un peu de chêne fumé et de vanille poivrée. C’est agréable et raisonnablement long, mais ça reste limité au niveau de la complexité et de l’éventail des saveurs. Équilibre: Manque malheureusement de profondeur. Est-ce dû à son taux d’alcool? À son jeune âge? À son fût de bourbon? Qui sait? Difficile d’y cerner autre chose. Le contenu est aussi opaque que sa bouteille.