Ironworks Bluenose Rum

42% alc./vol.

Yan 92%
Ce rhum est sans aucun doute un coup de cœur pour moi. Tout d’abord, je tiens à souligner que ce rhum à gagner cinq fois le prix du Wolrd Best Dark Rum et disons que je ne tenterai pas de lui enlever ce titre. Oh que non ! Ce rhum, construit dans les traditions anglaises est très foncé ! D’un noir qui dance sur des reflets rouges et cuivres. J’ai hâte d’ouvrir la bouteille et dès le retrait du petit bouchon synthétique, c’est une odeur incroyable de fruits rouges qui me monte au nez. J’ai sérieusement eu l’impression de sentir un vin fortifié ici. Ensuite c’est un très petit soupçon d’épices qui fait son apparition dans un mélange de caramel. En bouche, c’est tout simplement un charme. Si vous aimez les rhums comme Gosling Family Reserve, vous allez avoir un coup de foudre pour celui-ci. C’est effectivement un gout de petits raisins secs ainsi que d’autres fruits comme les figues, le tout accompagné d’un gout riche de noisettes ainsi que de certaines notes très boisés. La finale nous garde un très bon gout dans la bouche et bien sur, la vanille se fait tout aussi présente dans celui-ci. C’est sans aucune hésitation que je dis que ce rhum fait effectivement partie de mon top 10.

Hart Brothers Littlemill 21 ans

47.1% alc./vol.
Finition en fûts de porto, distillé en février 1991 et embouteillé en novembre 2013. Vieilli en fûts de xérès de premier remplissage.
 
André 80.5%
Nez hyper rond, le port cask grandement en évidence, en fait le whisky en est pratiquement dénaturé. Fruits rouges, gâteau des fêtes aux fruits et noix. Linéaire mais agréable. En bouche, le whisky est très liquide, la texture un peu plate, le tout est noyé dans le port cask qui est omniprésent, un peu trop à mon goût personnel. Déjà que le Littlemill est à l’origine très doux, l’enterrer dans une masse de porto tel qu’ici… Léger poussiéreux en finale de bouche, on ressent le whisky un peu plus agé. Finale épicée de longueur respectable avec retour épicé tout de même limité. Mais globalement, un whisky endormant et soporifique.

Patrick 75%
En terme de « wine finish » c’est complètement manqué. Décevant de la part d’une distillerie et d’un embouteilleur qui savent faire mieux. Nez : Parfum très intense de vin et de grain pas frais. Le tout est déformé par une touche de Pine Sol. Eurk. Bouche : Goût de vin dont la bouteille est restée trop longtemps ouverte sur le comptoir (genre, au moins deux semaines!). Le tout accompagné de notes de céréales mouillées. Finale : Longue, mais bof : Toujours marqué par le vin passé date.

Martin 81%
Ambre désaturé tirant sur le rosé. Nez: Ultra vineux, gâteau aux fruits terreux. Un peu de miel, mais la finition en fût de porto prend toute la place, et franchement son effet est plus ou moins réussi. Bouche: Encore fruité et vineux. Une céréale au miel voudrait bien briller mais tout est noyé dans un porto douteux. Finale: Astringence de type sherry plutôt agréable, mais bon, encore une fois rapidement occultée par cette mer de porto. Équilibre: Un bel exemple de Port Finish raté. Il faut à la base un malt qui a les reins assez solides pour le fût de porto. Il ne faut pas non plus abuser sur la durée de l’affinage. Quelque chose d’aussi doux qu’un vieux 21 ans ne doit pas être gâché par une finition maladroite.

Hart Brothers Linkwood 22 ans

46% alc./vol.
Distillé en juin 1990 et embouteillé en septembre 2012, vieilli en fûts de bourbon américain.
 
André 84%
Pâte d’amandes et pâte à modeler, nez crémeux, bien vanillé – le 22 ans en fût de bourbon y est pour quelque chose – c’est rond, agréable, bien présenté. Fruits épicés, presque musqués, orange. Bouche agréable, les épices sont un peu bizarres, mais bien contre-balancées par les douces notes crémeuses de vanille. Le whisky, demeure paradoxalement sec même si dans l’ensemble, ses saveurs sont douces. La finale est sèche et épicée, le taux d’alcool bien dosé. Globalement, un whisky correct mais qui ne réussira pas à m’enchanter. Sa faiblesse principale est en bouche car le nez annonçait une belle expérience.

Patrick 87%
Wow, une orgie de sucre. Un whisky de dessert pour l’automne. Nez : Cassonade brûlée et fruits mûrs. Le tout dominé par de puissantes notes vineuses. Bouche : Vin très puissant, caramel brûlé et chêne. Finale : Longue, chaleureuse et sucrée.

Martin 87%
Jaune orangé ambré pur et neutre. Nez: Doux et riche caramel écossais flirtant avec le duche de leche marié à une compote de pommes. Ultra sucré. Raisins, dattes et tabac du sherry. Bouche: Un peu plus timide et balancé au début. Chêne, noisette, caramel, vanille avec une touche d’épices. Finale: Épices, cuir et feuille de tabac à pipe. D’une bonne longueur, combine tous les éléments gagnants d’un bon fût de xérès. Équilibre: Ça prouve que pour plusieurs fûts moins bons vendus à des embouteilleurs, parfois les distilleries doivent en regretter un ou deux.

Hart Brothers Glen Spey 20 ans

46% alc./vol.
 
André 77%
Eau aromatisée au caramel, diffus, clair, plus qu’épuré… fade. Un nez sans rafinement. Encore une fois, le Glen Spey est un whisky au profil discret et pas très prononcé et la présentation de celui-ci confirme la norme. En bouche, les épices offrent une belle montée bien soutenue, presque puissante et la dualité avec les saveurs douces de sucre, de caramel et de vanille est intrigante, mais elle ne tiendront pas jusqu’en finale, qui retombe à plat rapidement. Un whisky « clin d’œil », qui trouve peut-être sa place dans la fabrication de blends mais qui n’aura pas sa place dans ma « whisky room ».

Patrick 82%
Bon, mais pas trippant. Nez : Sucre blanc intense avec des rappelant un peu un rhum. Bouche : Vanille épicée, chêne. Texture plutôt aqueuse. Dommage qu’on ait laissé le contrôle du robinet d’eau aux comptables. Finale : Longue et épicée.

Martin 83%
Jaune pâle. Nez: Raisin assez fort sur une touche de vanille. Impression de mélasse à la new make, ce qui m’insulte un peu pour un 20 ans d’âge. Se rattrape un peu à la fin avec un peu de miel. Bouche: Assez léger comme texture. Un tout petit peu de fumée et d’épices. Retour de la mélasse acide. Finale: De longueur moyenne. Un peu épicée sur des notes de menthe, de chêne et de regrettées cennes noires. Équilibre: Pourrait être mieux. Tristement un autre exemple de fût qu’on ne voulait plus à la distillerie.

Hart Brothers Mortlach 14 ans

46% alc./vol.
Distillé en octobre 1997 et embouteillé en octobre 2011. Vieilli en fûts de chêne américain.
 
André 83%
Floral à souhait, odeur de vin de pissenlit, et mélange de céréales et de fruits, sucre. La bouche est sans challenge, la texture est molle et sans vie, c’est liquide et passer. Je lui trouve encore des saveurs de bonbons Certs éventés, tout comme dans le Littlemill… Le floral est toujours présent en bouche, les fruits sont généreux mais la texture et la structure du whisky laisse grandement désirer. La finale est courte et sans surprise. Un taux d’alcool plus soutenu airait grandement aidé à l’ensemble.

Patrick 85%
Très particulier, vraiment intéressant. Une distillerie unique. Nez : Pissenlits, et herbes. Aussi un peu de chêne et de vanille. Bouche : Fleurs et herbes. En fait, me rappelle le vin de pissenlits de mon grand-père Albert. Finale : Longue et portée sur les épices du chêne.

Martin 82.5%
Jaune presque fluo-prestone. Nez: Céréale du Speyside un peu mielleuse. Touche d’herbe et de vanille. Bois présent mais discret. Bouche: Cireux et mielleux en bouche, cire d’abeille. Toujours l’herbe, avec un peu d’épices. Finale: Assez rustre et sans finesse. Un peu métallique avec des notes de fruits secs. Équilibre: Ok mais sans plus. Je miserais plus sur un distillery bottling officiel.

Hart Brothers Benrinnes 14 ans

46% alc./vol.
Distillé en novembre 1997 et embouteillé en avril 2012.
 
André 78%
Plat au nez, en bouche et en finale. Nez de fines épices baignant dans un nuage de sucre à glacer, de vanille agréable. La bouche est sans texture et n’aide en rien à porter les timides arômes et saveurs des épices timides. Seul le sucré de vanille accepte l’invitation et agaye le party. Les épices se développent avec plus de vigueur en finale de bouche mais l’ensemble demeure tout de même plat et sans nuances. La finale… quelle finale ?!? Comme certain disent « not my cup of tea »…

Patrick 90%
Riche, enveloppant, profond et chaleureux. Très bon. Nez : Sent le caramel à plein nez. Petite pointe de fruits mûrs. Bouche : Caramel chaleureux et planches de chênes brûlées. Finale : Longue et épicée.

Martin 81%
Pâle comme de l’herbe brûlée. Nez: Moins intéressant, sueur de poche à la Speyburn. L’orge est encore présente, mais avec une touche de soufre, d’agrumes et de vanille. Quelques faibles volutes évoquant un fût de xérès émergent en fin de nez. Bouche: Agréable et pesant à l’arrivée, notes de chocolat et de noix. Assez sec et vraiment surprenant. Raisins verts et blancs. Finale: Moyenne et sèche sur des touches de miel, de bois et de raisin. Légère fumée de bière moufette. Équilibre: Intéressant avec son soupçon de sherry, mais qui pourrait s’affirmer plus. On croirait que le côté sulfureux du fût est la raison pour laquelle ce dernier aurait été vendu par Benrinnes.

Kim 88%
Oh que ça sent bon! Ananas, papaye, crème glacée à la vanille et j’oserais même dire un peu de gomme balloune. J’ai presque envie de m’en servir comme parfum, au risque d’avoir l’air d’une alcoolique. La première gorgée vient fouetter les papilles avec une belle dose d’épices. Ça goûte le caramel brûlé versé sur des pommes, mais en version virile et musclée, un peu comme si un gros viking barbu vêtu d’un tablier rose cuisinait un dessert entre deux coups de hache. Un délicieux mélange entre viril et délicat.

Hart Brothers Glendullan 13 ans

54.9% alc./vol.
Distillé en juin 2000 et embouteillé en février 2014. Vieilli en fûts de chêne américain.
 
André 86%
Beaucoup d’alcool au nez qui demande du temps à s’ouvrir, ça ressemble même à un nez de téquila à prime abord. Miel, sucre épicé et quelques nuages floraux migrant ensuite sur le caramel et le toffee. Belle fraicheur au nez, le whisky est doux et aérien, rien de musqué ou d’agressif ici. En bouche il offre une belle surprise, un peu vif et prononcé, l’alcool fait bien sentir sa présence mais le whisky quant à lui est relativement passif. Je lui trouve des ressemblances au niveau feeling en bouche avec l’effet que font les pastilles Certs, un peu camphré à la sensation pétillante de certaines boissons gazeuses auquel s’ajoute le miel et la vanille. La finale est longue, poussée par l’alcool mais le whisky ne se développe pas plus que ce que la bouche aura précédamment présentée. Un whisky auquel il manque de nuages et de variantes, mais tout de même agréable.

Patrick 85%
Bouche extraordinaire, mais le nez et la finale lui font perdre de nombreux points. Nez : Doux caramel fruité. Petite touche de chêne subtile. Bouche : Wow! Le nez ne laissait pas du tout présager une bouche aussi intense. Avalanche de fruits mûrs, chêne brûlant. Très complexe. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par des notes boisées.

Martin 85%
Beau jaune foncé profond doré neutre. Nez: Céréale avec un brin de mélasse. Forte dominance de toffee et même de caramel. Doux rayon de miel avec aucune aggressivité de son taux d’alcool. Bouche: Épicé et mielleux, petits fruits sucrés. L’alcool est bien présent, mais ne prend pas toute la place. On aimerait que le tout offre un peu plus de profondeur. Finale: Le taux d’alcool bonifie la durée de la finale, sur des notes d’épices, de bois et de fruits secs. Équilibre: Délicieux, mais j’ai la drôle d’impression que son taux d’alcool n’est là que pour mettre en valeur un malt de seconde zone qui aurait fait patate avec un taux inférieur.

Ironworks Amber Rum

40% alc./vol.

Yan 84%
Il s’agit purement d’un rhum inspiré des traditions espagnoles. Lorsque nous nous versons un verre, nous avons cette odeur d’un rhum cubain ou voir même républicain. Nous avons de belle note de caramel, de petits fruits et d’un peu de vanille. C’est très agréable au nez ! En bouche, c’est tout aussi agréable ! Un début assez chaud mais ‘’smooth’’ avec des notes de douces épices, de belles notes d’agrumes aussi et bien sur le petit gout caramel/vanille qui fait son apparition et ce, grâce à son passage en fût de chêne pour quelques mois. La finale garde les notes d’agrumes mais cette fois-ci je les trouve un peu plus relevées et elles semblent accompagnées d’un peu de cannelle et encore cette douce vanille ! Bref, un très bon produit qui peut facilement se boire sur la glace mais qui est très bien accueillit dans un cocktail.

Legendario 9 anejo

40% alc./vol.
Produit de Cuba.

Yan 88%
Voici mon favori de la gamme Legendario. C’est définitivement une question de gout mais pour ma part, il fait partie des grands ! Dans le verre, il est aussi liquoreux mais vraiment moins que le plus jeune. Une bonne respiration nous donnes les notes de baies sauvages, d’épices et même un peu de vanille. Il me donne l’impression de respirer un ‘’vin chaud’’ qui est devenu froid. Mais suis-je étonné ? Pas du tout ! Contrairement à certaines compagnies de rhum qui font vieillir leurs produits dans des baril de whiskys, bourbons ou autre spiritueux de la sorte, les producteurs de Legendario remplissent le baril de vin de muscat dans la dernière année de vieillissement. Donc les odeurs de raisins et de cigares légers sont tout à fait normal et… Ça évoque une belle curiosité ! En bouche, on a droit à un sucre léger mais rien comme certains rhum de Cuba. Les fruits que le vin de muscat nous donne sont vite mélangé à un gout de bois fumée et d’épices. La finale réchauffe l’intérieur d’un très belle façon ! Malgré mon ignorance pour les portos, je trouve que nous avons un gout similaire qui nous reste en bouche. On retrouve ce petit gout de raisin et de caco. Ce rhum doit vraiment être consommé sur glace un point c’est tout. D’ailleurs, sa conception fait de lui un excellent digestif. Encore plus si vous avez consommer un bon vin rouge au souper.

Provenance Allt-A-Bhainne 11 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1996, embouteillé en 2008, fût #4186.

Patrick 89%
Une superbe surprise!  Je voyais cette dégustation plutôt comme une corvée(!), mais j’en ai tiré énormément de plaisir et de satisfaction.  Au point que j’en viens à me demander pourquoi cette distillerie est si peu connue.  Nez : Pommes au caramel, chêne, vanille et quelques épices.  Malgré un ensemble relativement léger, celui-ci semble être assez complexe.  Bouche : Arrivée très sucrée, mielleuse en fait.  Des agrumes, de l’orge et quelques petits fruits se partagent aussi la vedette.  Finale : Longue, sucrée et savoureuse.