Wolfburn Single Malt Scotch Whisky

46% alc./vol.
Le premier single malt produit à la distillerie. Située à Thurso au cœur de la région la plus septentrionale d’Ecosse, Wolfburn écrit depuis 2013 une nouvelle page de l’histoire du Scotch Whisky en faisant renaître l’une des distilleries iconiques du 19ème siècle (située à 350m de la nouvelle distillerie) . Il est produit à partir d’ingrédients locaux et de la même source d’eau que la distillerie originelle. Créé sur mesure par le maître distillateur Shane Fraser, ce whisky est le résultat d’un certain nombre de facteurs essentiels : des ingrédients locaux minutieusement sélectionnés, une eau riche en minéraux, une fermentation lente et une distillation conduite en douceur afin de ne récolter que la partie la plus pure du distillat. Une partie des barils Quarter Cask ayant servi à cet embouteillage, ont préalablement servi au vieillissement de whisky fumé de l’Ile d’Islay.

André 80.5%
Salade de fruits, pommes vertes, vanille, céréales séchées, miel, agrumes et citron, tourbe organique lointaine. On comprend rapidement que l’on a affaire à un whisky très jeune de par son approche un peu boiteuse et franche. La bouche est alcaline et minérale, poussière de pierre, tourbe herbacée et terreuse, eucalyptus, un peu médicinal, miel et céréales, vanille, raisins secs, prunes. Le whisky est monotone, la texture épurée, presque trop liquide, aucune trace de gras ou d’huile. Les saveurs sont un peu fades et effacées aussi. A-t-on droit à d’ex Laphroaig Quarter Cask? Finale astringente, poivrée et phénolique de type médicinale, longue et très épicée, amandes non-salées. Le whisky laisse aussi une couche poudreuse et salée en bouche très bizarre.

Patrick 80%
Pour un new make, c’est bon! Mais pour un « scotch », il reste du travail à faire, même si le résultat est prometteur. Je vais donc réserver mon jugement final pour quelques années, tout en me promettant d’acheter leur prochain embouteillage pour en suivre l’évolution. Ce n’Est pas Kilchoman, mais c’est tout de même intéressant. Nez : Agrumes, bananes, malt, l’ensemble étant sucré et subtilement fumé. Bouche : Le new make n’est pas loin, avec une bonne dose de fumée, quelques fruits et une touche de sucre. Finale : D’une belle longueur, marquée par le new make et la fumée.

Martin 82.5%
Nez: Salade de fruits au sirop, miel, vanille et sucre en poudre. Chêne sec. Fleurs blanches. Rien de bien surprenant, mais rien de bien dangereux non plus. Bouche: Orge et sirop de table, bois et épices, fruits mijotés et caramel. Encore une fois rien de bien stellaire. Finale: Longue et chaude, parsemée de notes d’alcool, de caramel, de bois et d’épices. Un beau petit remontant. Équilibre: On ne déteste pas, mais on adore pas non plus. Reste que j’ai bien hâte de voir ce que Wolfburn va nous proposer par la suite.

Canadian Club 12 ans Classic • Batch C12-014

40% alc./vol.

Patrick 78%
C’est la première fois que je dis ça d’un whisky : Too much! Les notes de bois brûlé, de vanille et de caramel sont tellement intenses que je ne peux que soupçonner que l’on aie abusé de la règle qui permet d’ajouter aux whiskys canadiens ~9% de n’importe quoi. Bref, si vous aimez suffisamment le whisky pour consulter ce site web, évitez ce whisky. Sinon, pour le beau-frère, ça fait un cadeau qui parait bien pour pas cher. Ou encore un parfait « dernier dram pour la route » quand tu veux la visite s’en aille. Plaira aussi aux amateurs de rhums industriels cheaps. Nez : Parfum très sucré de caramel réchauffé, avec des notes de bois brûlé, de vanille et d’épices. Bouche : Toujours le caramel et le sucre, avec le bois brûlé pas très loin derrière, et une bonne touche vanillée. L’ensemble me fait plutôt penser à un rhum cheap. Finale : Assez longue et intense, marquée par les notes de bois brûlé et de vanille.

Benromach Sassicaia Wood Finish 2005

45% alc./vol.
Embouteillé en 2012. Version affinée pendant 29 mois dans un fût ayant contenu l’un des plus célèbres vins italiens. Vieillissement préalable en ex futs de bourbon et de sherry. Édition limitée de 4200 bouteilles.

André 87%
Outre sa couleur rose saumon très bizarre le nez confirme l’affinage en fût plus singulier. Nez gourmand, abricot, pêches, grains de céréales, touche florale, melon d’eau, quelques notes d’herbe verte. Très frais et estival. La bouche est plus franche, poivrée et fumée, cosses d’oranges, pommes, petits fruits rouges, fortes épices asséchant la finale de bouche. La fumée de tourbe et le poivre sont aussi plus apparents en finale. Ce Benromach est un whisky très singulier. Le choix du cask finish est ambitieux mais ne plaira pas à tous. Le changement de cap du nez à la bouche est un peu déroutant mais comme les chemins hasardeux offrent parfois les meilleures aventures, le choix s’avère payant.

Patrick 89%
Un très bon whisky, offrant une certain originalité et une belle complexité. J’aime bien. Nez : Fruits mûrs et boisés, céréales, herbes vertes et touche florale. Bouche : Boisé très fruité, quelques fleurs, pommes fraîches, touche d’orange et une pointe de fumée subtile. Finale : D’une belle longueur, la fumée s’y démarque un peu plus, même si les fruits et les oranges demeurent omniprésents.

Nomad Outland Whisky

41.3% alc./vol.
Ce whisky né et vieilli en Ecosse – et éventuellement fini à Jerez en Espagne. Ce double processus de vieillissement unique en enfreint les règles de la SWA pour la définition d’un « scotch » : il s’agit donc d’un « whisky » aux termes de la loi européenne, et non un « scotch ». Le spiritueux est fabriqué à partir de 30 whiskys de malt et de grain du Speyside, âgés entre 5 et 8 ans. Le whisky est ensuite envoyé à Jerez, où il subit une finition pour un minimum de 12 mois en fûts de Pedro Ximénez, dans la cave de Nomad des caves González Byass.

André 84%
Le sherry du nez a la même exubérance que Richard Patterson dans ses ateliers de whisky. Fruits séchés, grains de popcorn salé nappés de chocolat et de caramel fondu vendu au Burk Barn, une touche de sherry sec et astringent, abricots séchés, dattes, oranges, vanille. La texture en bouche est unique, goulue, presque collante de sucre. La bouche développera les mêmes éléments du nez. C’est très compact et compressé, presque brut et sans subtilité comme présentation. Je suis tourmenté entre la sensation de se dire ‘’maudit que ça se boit bien’’ et ‘’maudit que c’est pas subtil’’… Donc, très porté sur les fruits séchés, les dattes, les prunes, caramel salé et sécheresse du sherry. Mais l’ensemble général est très collant et sirupeux comme texture. La finale est très douce, fruitée et longue avec une rétro-olfaction épicée et sèche. J’ai rarement été si ambivalent pour donner une note. Ce whisky est définitivement unique. La touche de sherry typique de Patterson est sans ambiguïté, mais le manque de subtilité général est un peu agaçant. Par contre, l’envie de se taper ce whisky verre après verre est forte tellement ça se déguste facilement. Pour les amateurs de whisky à la dent sucrée, ce whisky dessert est pour vous!

Patrick 83%
La publicité ne ment pas, ce whisky est extrêmement intense en terme de xérès. Par contre, il semble que le whisky soit un peu trop jeune pour être vraiment très bon. Nez : Sucre et cassonade, avec des raisins secs, des fruits mûrs et un peu de chêne brûlé et une belle touche de vanille. Bouche : Toujours les raisins secs et les fruits mûrs avec une bonne dose de vanille et un peu de cassonade chaleureuse. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Martin 85%
Nez: Fruits rouges intenses, raisins juteux, dattes et oranges. Vanille et caramel onctueux complètent une toile de fond veloutée et suave. Les xérès à fond la caisse. Bouche: Explosion de xérès fruité, presque comme une claque sur la gueule. Raisins, cassonade, caramel salé. Oranges, dattes, bois sec et cuir. Belle chaleur épicée, mais on refuse ici de jouer dans la subtilité. Finale: Sucrée, empreinte de poivre, de bois et de cuir. Les fruits du sherry sont toujours au rendez-vous. Équilibre: Ce n’est certainement pas un méchant dram, mais on reste en territoire évident, ça sent les raisins secs à 2 pieds du verre. Comme si plus on est proche des caves González Byass, plus ça va goûter le sherry… Je ne sais trop quoi en penser, cheers!

The Quiet Man Traditional Irish Whisky

40% alc./vol.

André 61%
Nez: eh…..mmmm…zzzzz…. miel…. Zzzz…. vanille…. poires fraiches…… alcool…. Céréales maltées. Bouche…arghhhhh…. Yarkkkk… alcool à friction…horrible. Dès que la première gorgée est prise, on sait que ça sera notre dernière et le nez perd le peu d’attrait qu’il avait. Pas facile d’évaluer un whisky lorsqu’après une seule gorgée, tu n’as pas envie d’y regoûter… Finale alcoolisée, le solvant à peinture, saveurs inexistantes. Avec un whisky comme ça, on comprend rapidement pourquoi le marché des whiskies Irlandais s’est écroulé voilà un siècle. Bon, y’a pas juste cette raison mais ça n’a certainement pas aidé la cause. Définitivement un des pires whiskies de cette année. Ça devrait être donné en bonus à l’achat de peinture à la quincaillerie afin de nettoyer les pinceaux.

Patrick 65%
Mauvais, rebutant et agressif. C’est quoi l’idée d’embouteiller une telle scrap? Honte à celui qui a pris la décision! Nez : Vanille, caramel, chêne, poires. Bref, un peu n’importe quoi. Bouche : Fort en alcool, avec des notes d’agrumes, une petite pointe de chêne et une bonne dose de solvant! Finale : Courte et insipide.

Martin 70%
Nez: Assez étrange dès le départ, quelques notes « off ». Vanille, poires mûres et bois. Touche de melon miel. Un peu de caramel et de térébenthine. C’est un accueil je dirais plutôt froid. Bouche: Eau de rose, sucre à glacer, poivre, raisins blancs et bois sec. Le tout avec une vague de décapant et d’alcool jeune mal maîtrisé. Ouin, pas sûr. Finale: Sèche et chaude, poivrée et boisée, tout en gardant les mauvaises notes énoncées précédemment. Équilibre: Un Irlandais de bas-étage. The Quiet Man, effectivement il y a de quoi se fermer la gueule. Mon conseil est de passer tout droit sur cet embouteillage.

Glen Breton Ice 10 ans (40%)

40% alc./vol.

André 79%
Glenora peut être bien inconsistant sur la qualité des produits qui sortent des chais de la distillerie et la ligne de marketing disant qu’ils sont le premier Canadian single malt à avoir été fabriqué au Canada est maintenant tellement dépassé que l’on peut penser, avec raison, qu’ils se sont assis sur leur lauriers depuis plus de 20 ans. Mais cette édition est certainement une des plus singulière du portfolio de whiskies Canadiens. C’est à se demander pourquoi un Ice wine cask finish n’avait pas été distribué avant. Nez sucré, beaucoup d’agrumes et de saveurs herbeuses, influences du cask de chêne, presque une touche de virgin oak, pâtisseries fraiches, gingembre râpé, léger brûlé. Texture huileuse en bouche, mais beaucoup plus épicée que l’annonçait le nez. Bois séché, barrique de chêne brûlée, céréales maltées, poires, fleurs blanches, herbe verte mouillée. La finale est très épicée, le gingembre cache beaucoup des saveurs plus volatiles et l’influence du fût de chêne est aussi beaucoup trop forte. L’idée du scénario était intéressante mais la mise en production ne rend pas justice à l’audace du cask finish. Dommage, mais définitivement un whisky à essayer.

Patrick 90%
Complexe et savoureux, ma bouteille s’est vidée sans que je m’en rende compte, ce qui est le compliment le plus sincère qui soit! Dommage que ce soit la création vraiment intéressante venant de cette distillerie. Nez : confiture de pommes, orge, touche de chêne, de vanille et d’agrumes. Bouche : Épices, ou en fait sucre épicé, avec un peu de bois, d’agrumes, de miel et de pommes. Finale : D’une belle longueur et savoureuse. Et enfin, on y retrouve de vraies notes rappelant le vin de glace.

Martin 83%
Ambre à peine désaturé. Nez: Les céréales typiques de Glenora nous sautent au nez, avec une poignée de fruits rouges et de flan. L’impression de vin de glace semble être juste dans ma tête. Bouche: Bien sucré et fruité en bouche, quoique légèrement métallique. Chêne et épices complètent le tout. Finale: Longueur moyenne, mais compense par son intensité. Baies rouges glacées, épices, bois et vanille. Crème anglaise, un peu terreux. Équilibre: Belle expérience pour la distillerie, ce qui m’amène à imaginer que certains autres malts de Glenora pourraient bénéficier d’une telle maturation.

Puni Pure – New Make

43% alc./vol.

Patrick 84%
Savoureux, chaleureux et intense, on jurerait que ce new make n’a pas été dilué à 43%. C’est bien parti pour les gens de Puni. Nez : Parfum frais et vivifiant avec des notes de poivre, de menthe et de céréales mouillées. Bouche : un beau malt épicé qui laisse apparaitre après quelques secondes des saveurs plus sucrées. La texture en bouche est beaucoup plus huileuse que ce qu’on pourrait attendre d’un new make dilué à 43%. Finale : Courte et poivrée.

Puni Red – 6 mois

40% alc./vol.

Patrick 86%
Les gens de Puni ont choisis de nous montrer via leur « avant-primeurs » qu’ils savaient maîtriser la base de la fabrication d’un whisky. Cette démonstration maintenant accomplie avec brio, soyez assurés que le meilleur à venir. Nez : Appétissant parfum sucré et fruité, avec des notes boisées très délicates et un bon trait de vanille. Après quelques instants où on laisse notre verre respirer, on détecte aussi une subtile touche d’agrumes. Bouche : Le new make n’est pas loin, mais ça demeure doux et savoureux. Céréales légèrement épicées et sucrées, avec de belles notes fruitées ainsi qu’une touche d’agrumes, quelques brindilles d’herbe et une goutte de miel. Après deux-trois gorgées, on détecte aussi de belles notes boisées. Finale : un peu courte, marquée par les herbes et les agrumes.

Highland Park Ragnvald

44.6% alc./vol.

André 89%
Vague d’orange bien mûres au nez, pelures de pommes rouges, cerises au marasquin, le sherry goulu nuance par d’étonnantes épices, vanille crémeuse et bananes en purée. La bouche dévoile ses origines maritimes avec ses saveurs d’agrumes rafraichissantes, les cosses d’oranges se mariant avec les notes de sherry un peu vieillottes, duo de vanille et de miel et d’ananas, une touche de fumée et un sherry poussiéreux et vieillot en finale de bouche. Je m’attendais à une présence plus affirmée des fûts de xérès mais les épices tirées des fûts de chêne Européens nuancent très bien les saveurs avec leur apport d’épices. La finale est épicée, chocolatée et fumée avec le sherry bien en évidence. Pour le prix déboursé, sans être un mauvais whisky, il manque un petit hook supplémentaire qui lui permettra de franchir la barre des 90%.

Patrick 88%
Un très bon Highland Park, avec des notes chocolatées surprenantes et savoureuses. Parfait pour votre samedi soir au coin du feu. Toutefois, il ne s’agit définitivement pas de la vedette que l’équipe de marketing essaie de nous vendre. Nez : Intrigantes pelures de pommes rouges, accompagnées de zeste d’orange, de xérès, de bois, de vanille, de bananes et d’une pointe très discrète de fumée. Bouche : Belle fumée délicate, mais tout de même épicée. Le tout est complété par une subtile touche salée, des fruits mûrs savoureux, du miel, de la vanille et des notes de chocolat au lait. Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et chocolatée.

Martin 90%
Roux riche et profond du chêne européen. Nez: Tourbe de bruyère alliée à une bombe de xérès. Fumée, cuir, raisins, tabac, fruits tropicaux et chêne. Extrêmement alléchant. Bouche: Miel et raisins, épices et orange, cannelle et chêne. Chocolat noir. Beaucoup de saveurs riches et subtiles à la fois. Finale: Longue et suave, elle nous transporte sur la ligne directrice de HP avec succès. Cuir et épices, raisins et quercus robur. Équilibre: Un vrai scotch de viking. Un excellent Highland Park, quoique encore une fois trop cher à 675 bâtons.

Green Mountain Corn Whisky (~6 mois)

?% alc./vol.

André 86%
Très sucré, et smooth, presque mielleux, vanille, rappelle le maïs sucré qu’on mange en gang dehors au mois de septembre. On dirait que le distillat a été mis dans des anciens fûts de bourbon. En bouche c’est très sucré, beaucoup de vanille et crémeux, velouté. L’alcool est pas du tout détectable, pourtant cet échantillon est tiré directement du fût et sans dilution. La finition est longue et sucrée. Un corn whisky encore sous l’influence de son vieillissement en cours, très rectiligne au niveau saveurs et aromes, mais à la qualité certaine et l’équilibre étonnant.