Tomatin 9 ans 2007 Caribbean Rum Barrel

46% alc./vol.
Distilled May 18th 2007, limited Edition of 6000 bottles.

André 85%
Le nez représente très bien les Caraïbes; ananas, bananes, coconut, vanille, fruits tropicaux. Bon taux de sucre aussi, développant une belle onctuosité au nez et qui appelle à la dégustion. Texture agréable mais rien qui casse la barraque, semble un peu dilué malgré son 46%. Je m’attendais à un rendu plus moelleux. Les saveurs aussi n’offrent que peu de surprise, ne répliquant que les odeurs présentées au nez. On ressent aussi la jeunesse du whisky, sa fougue bien cachée sous l’édredon sucré. La finale dévoile des notes d’épices plus prononcées qui, en s’évaporant, s’entremêle avec le jus de salade de fruits et la cassonnade. Un bon whisky gourmand, genre crème brûlée de whisky.

Patrick 82%
Un whisky léger… “Softer Side of the Highlands”, en effet! Un bon whisky, mais je préfère mes drams avec plus d’intensité. J’ai souvent goûté des whiskys de grain qui me donnaient plus d’émotions que ça. Nez : Léger parfum fruité, avec de la vanille, de la noix de coco, des ananas et beaucoup d’agrumes. Bouche: Bois frais et légèrement épicé, un peu de sucre, des agrumes, de la noix de coco, des bananes vertes et d’autres fruits tropicaux. Finale : D’une longueur moyenne, avec du bois, des agrumes et des fruits tropicaux.

Martin 85.5%
Nez: Orge et fleurs, vanille et crème. Punch aux fruits tropicaux, noix de coco et canne à sucre. D’une douceur alléchante et apaisante. Bouche: Vanille et sucre blanc, bois et épices, herbe et fleurs. Taux d’alcool approprié. Finale: Sucre blanc et chêne épicé avec fruits tropicaux, pommes vertes et ananas. Équilibre: D’une belle douceur, sans prétention. Sans être un grand single malt, personne ne doit être gêné d’en offrir un verre à ses invités.

Redemption Rye – Batch 251

46% alc./vol.

Patrick 78%
Pour un whiskey qui sent aussi bon, le goût m’a plutôt déçu. Trop jeune. Le reste de mon verre à fini dans le lavabo. Nez : Un rye fruité, bref une tonne d’épices, des fruits des champs frais et un peu de bois brûlé. Bouche : Oh boy, le new make n’est pas loin… Des épices, des fruits des champs frais et du new make. Finale : Des épices et du new make.

Redemption Bourbon – Batch 020

42% alc./vol.

Patrick 85%
Un bon whisky épicé, marqué par le seigle et le bois. Pour ceux qui ne peuvent se décider entre un bourbon et un rye! Nez : Un beau parfum de bourbon fort sur le seigle, avec des épices, du bois, des cerises et une touche de vanille. Bouche : Épices du seigle et du chêne, vanille, cerise… Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois brûlé.

Bruichladdich Port Charlotte PC12 Oileanach Furachail

58.7% alc./vol.
La gamme PC range met à l’honneur le changement, sa toute première expression, lancée il y a déjà 8 ans portait le nom de « Evolution ». Toutes bonnes choses ont une fin et quand une belle expression s’en va, on la remplace. Cette version de Port Charlotte PC 12 « furachail Oilenach » fait référence au jeune étudiant observant attentivement comment le maître distillateur travaille, à la recherche de l’apprentissage, de la préparation, pour le jour où le précieux spiritueux reposera sur ses épaules. En référence à Adam Harnett apprenti de Jim McEwan depuis 2016.

André 91%
Fumé et huileux, genre vieille huile à chauffage, bacon fumé, sel de mer, oranges, toffee, médicinal à souhait, poivre noir et piments. Le whisky est très huileux en bouche, incroyable texture, fumée de feu de plage, oranges confites, toffee légèrement brûlé, cassonade, eucalyptus, vieille huile usée, chocolat noir fourré à la confiture d’orange, tourbe un peu sale très prononcée, dattes, gâteau aux fruits. Le whisky est très évolutif et l’amalgame de saveurs offrira de belle nuances et changements au dégustateur patient et attentif. Les notes de sel de mer et de cendre froides sont plus volubiles en finale de bouche qui est aussi très poivrée. La tourbe est soutenue, puissante mais qui n’obnubile pas les autres saveurs plus fines. J’adore la présentation de ce whisky, la texture voluptueuse, l’agencement des saveurs varies et osées.

Patrick 88%
Un gros whisky crasseux comme j’en ai rarement vu venant de Bruichladdich… Mais je tiens à mentionner que ça reste tout de même très bon! Nez : Fumée de tourbe plutôt crasseuse, avec une note sucrée et vaguement fruitée assez agréable. Bouche : Fumée de tourbe très crasseuse, avec des épices, du bois brûlé et de subtiles notes fruitées et sucrées. Finale : Longue, intense et marquée par la fumée et les épices.

SMWS 10.117 Bunnahabhain 9 ans

61.2% alc./vol.
« Smoky, salty, sweet porridge »

Patrick 89%
Un très bon whisky, riche, complexe avec une tonne de sel et de fumée. Nez : Fumée, goudron et sel, avec quelques épices. Bouche : Sel et fumée intense, du goudron, du bois épicé et une touche sucrée plutôt succulente. Finale : D’une belle longueur, salée, épicée.

Martin 88%
Nez: Céréale solide, vanille, pierre salée et bois sec, poussiéreux même. Herbe et raisin blanc, moscato bien sec. Touche d’épices. Bouche: Caramel, tourbe et salade de fruits, explosion de poivre et de cannelle. Petit cuir bien chaud avec quelques subtils tannins de bois sec. Retour de la salade de fruits en fin de bouche. Pas méchant! Finale: Longue et soutenue, sur des tisons de braise ardente à la fin du feu de plage. Air salin, chêne, vin sucré et poivre noir. Très fort. Équilibre: Une belle richesse, on n’en attendait pas moins d’un Bunna SMWS.

Elements of Islay BW5

50.2% alc./vol.

André 94%
Holy shit… Quel nez…wow… Belle fumée amoureuse sur des huiles grasses, de bitume et de tourbe aux agrumes et au citron, fruits tropicaux, poires, abricots, ananas, mangues, fruits de la passion, sel de mer, fumée de tourbe, affublé d’une belle couche de vanille onctueuse. Une belle symphonie de saveurs tropicales et festives. La bouche développe étrangement aussi des saveurs de fruits rouges, fraises et framboises, fruits sauvages en plus des fruits tropicaux et des cosses d’oranges déballés au nez. La texture est grasse et hyper enrobante, les effluves de tourbe sont bien dosés et ne cachent pas les saveurs les plus subtiles et l’onctuosité de la vanille gagne elle aussi en intensité que tranche de savoureuses notes de poivre concassé et une pincée de sel de mer. La finale est fruitée, fruits tropicaux, ananas, poires, fumée et finement camphrée, maritime et quelques notes qui rappellent l’eucalyptus. Quelle présentation, superbe équilibre, harmonie et diversité des saveurs.

Patrick 90%
Exactement ce que je recherche dans un single malt d’Islay. Savoureux, intense et construit avec brio, un superbe scotch. Nez : Appétissante fumée légèrement sucrée, avec un soupçon de fruits et d’agrumes et une touche de bois. Bouche : Superbe fumée, sel, sucre et quelques fruits subtils. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée et légèrement fruitée.

Ardbeg 14 ans 2003, Cask #98, Cask sample #17/0121

51.2% alc./vol.

André 93%
Saveurs brutes de sherry, un bloc de fruits séchés très compact, gâteau aux fruits, dattes, raisins séchés, surfant sur une vague de tourbe assouplie et de belles saveur maritimes un peu lointaines, bacon dans le sirop d’érable, tourbe phénolique accentués d’aromes maritimes dont le sel de mer et les fruits de mer. La bouche est presque poudreuse de sherry fruité, le feu de plage dans le sable mouillé, encore le gâteau aux fruits et les dattes dans leur jus, viande fumée, bacon à l’érable, belle tourbe phénolique, sel de mer, crabe, pâte de fruits. La texture en bouche est feutrée, hyper huileuse. Le whisky s’installe lentement en bouche et les saveurs émergent progressivement mais avec beaucoup d’assurance. Passablement d’épices aussi en finale de bouche mais qui s’étiolent assez rapidement laissant seulement un nuage de tourbe un peu translucide dilué de fruits et de sherry. Une belle expérience de dégustation, complexe et intense. Cela valait la peine de consacrer 1h30 de temps d’évaluation.

Lagavulin Jazz Festival 2016

54.5% alc./vol.
Un mélange de Refill American oak hogsheads et de first fill American oak barrels (ex-bourbon & ex-sherry). Édition limitée de 6000 bouteilles.

André 93%
Le nez est propulsé par la tourbe animale et brute, mais on ressent bien les notes de fruits rouges et de cœur de pomme en arrière-plan, les fruits de mer également, cintrés de bras de vanille amoureuse et bien crémeuse, d’oranges et de fruits à chair. La bouche est hyper soyeuse, le bitume chaud, la tourbe un peu féroce, notes de fruits rouges séchés, d’oranges, de poivre et de sel de mer, vanille. Belle finale soutenue mais d’une incroyable texture feutrée, la tourbe est animale mais domestiquée et se marie admirablement avec les notes de fruits rouges. Belle présentation, saveurs efficaces, agencements agréables, du beau Lagavulin.

Patrick 91%
Un superbe Lagavulin, avec tout ce qu’il faut! J’adore! Nez : Tourbe épicée et fruitée, avec une touche de sel, du caramel et des pommes. Très appétissant! Bouche : Wow, riche et intense, fumée de tourbe, caramel, fruits mûrs, sel de mer, poivre et bois brûlé. Finale : D’une superbe longueur, marquée par la superbe fumée de Lagavulin, que demander de plus?

Bunnahabhain 20 ans 1997 American Oak Fèis Ìle 2017

52.2% alc./vol.
Bottle #479 of 528. Vieilli pendant une première période de 19 ans en ex-bourbon cask puis affiné pendant 10 mois supplémentaires en virgin oak cask.

André 84%
Nez rectiligne et incroyablement doux, genre bois de chêne toasted …pas brûlé… Pleines notes de caramel et de toffee, de bois de chêne sucré, beaucoup de vanille qu’on a passé au petit chalumeau pour le caraméliser légèrement, petits fruits sauvages saupoudrés d’épices. La bouche est très épicée et vraiment influencée par le bois de chêne, belles notes de toffee et de caramel, recouvrant des cerises et des fruits séchés. La force de la bouche étonne un peu, surtout de part la forte présence d’épices mais aussi de par les fortes essences de bois de chêne que cache les notes de poivre et de sel de mer. Même si l’équilibre général du whisky ainsi que sa texture sont délectables, l’amalgame et la diversité des saveurs font que l’on se lasse rapidement (surtout après avoir évalué le Moine Mor Feis Ile).

Glenlivet Nàdurra Oloroso • Batch OL0215

48% alc./vol.

André 87%
Prunes séchées, dattes, gâteau aux fruits, oranges, toffee, une touche florale. Le nez est très doux, je trouve qu’il y a une grosse différence sur l’intensité du nez versus les version cask strength, pas que le rendu n’est pas agréable mais peut-être plus grand-public. La bouche est finement poudreuse, beaucoup plus douce que la version Oloroso Cask Strength, plus approchable et prudente, ce qui laisse beaucoup de place aux épices dont la cannelle particulièrement. Les fruits demeurent l’épine dorsale du whisky, la pâte de fruits, fruits séchés, dattes et prunes, marmelade d’orange. Étrangement, au fil des gorgées, le whisky si doux du nez, développe une sécheresse substantielle et des épices prononcées, ce qui donne l’impression que le whisky est beaucoup plus musclé que l’impression suggérée depuis le début de la dégustation. La finale est sèche, sur les prunes et les fruits séchés et les oranges de Séville. Belle et agréable présentation, qui n’a par contre pas le petit hook retrouvé dans les version cask strength.

Patrick 85%
On ne fait pas ici dans la subtilité, mais on livre tout de même la marchandise. L’ensemble paraît plus alcoolisé que 48%, et paraît un peu jeune. Ça demeure un très bon whisky. Nez : Parfum dominé par des effluves rappelant un vin très fruité et une touche de chocolat au lait. Bouche : Amateurs de xérès, vous ne serez pas déçus! Celui-ci prends en effet presque toute la place: je parviens à peine à détecter aussi des notes de chocolat et de vanille. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur des notes de bois épicé.

Martin 85.5%
Nez: Toutes les notes classiques de xérès y sont. Dattes, prunes, orange, cuir, tabac, chocolat au lait, toffee. Chêne et douces épices. Bouche: Cuir, caramel, muscade, cannelle et dattes. Raisins, orange, chêne. Une touche épicée marque la fin. Finale: Longue et chaude, comme tous les sherry casks se doivent de livrer. Une légère astringence métallique teinte le tout. Je serais curieux de voir si cette faiblesse serait masquée si on l’avait embouteillé à la force du fût. Peut-être aussi cette dilution a servi à cacher une faute plus grande encore? On ne le saura jamais. Équilibre: Un bel effort de Glenlivet pour montrer son petit côté xérès sans effrayer les néophytes avec un taux d’alcool destructeur. Par contre si on veut plaire au gens avec une finition, je dirigerais plutôt ces mêmes gens vers leur 15 ans French Oak…