Writer’s Tears Cask Strength 2017

53% alc./vol.
5280 bouteilles

Patrick 89%
Une agréable surprise que ce whiskey, savoureux, intense et doux à la fois. Un must pour les amateurs d’Irish whiskey, je vais l’ajouter à ma wish list de Noël! Nez : Mûres, fruits tropicaux, et orge de style pot still. Bouche: Wow, de belles épices du bois, du caramel, vanille et fruits exotiques. Et tellement savoureux. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du bois et la vanille.

Writer’s Tears Red Head

46% alc./vol.

Patrick 80%
Un whiskey ok, mais sans plus. L’équipe du marketing a fait plus d’efforts que l’équipe de production! Nez : Effluves typiques d’un pot still, avec aussi des agrumes, des fruits frais, du xérès et de la vanille. Bouche : Oh boy, le new make n’est pas loin! Vanille, fruits frais et céréales. Finale: D’une longueur bien moyenne, marquée par les épices du bois et les fruits frais.

Glenmorangie Spios

46% alc./vol.
Spios, qui signifie « épices » en Gaëlique, est le premier Single Malt entièrement vieilli en fûts de Rye Whiskey, un whisky américain élaboré à partir de seigle et qui présente des notes épicées très caractéristiques. Cette 9e Private Edition de Glenmorangie nous plonge dans l’Amérique du début du 20e siècle, à l’âge d’or du Rye Whiskey. Lors d’un voyage aux Etats-Unis, le Dr Bill Lumsden vit le potentiel des épices subtiles de ce whisky si particulier. Pour élaborer Spios, il trouva les fûts de premier remplissage dans le Kentucky, et les fit voyager jusqu’au cœur des Highlands pour les utiliser chez Glenmorangie.

André 86.5%
Ok… Côté dépaysement vous serez servis. Je mets au défi n’importe qui, dans une dégustation à l’aveugle de 1) affirmer que cela est un single malt 2) statuer sur le fait que c’est du Glenmorangie. Ce whisky change la donne définitivement dans le monde des single malts autant que l’avait fait la série Octomore ou Port Charlotte (dans leur style). Le nez est très épicé, les effluves du rye débordent presque du verre; fruits rouges, pomme, cannelle, tout épices, gingembre, réglisse, clou de girofle, cerises noires, prunes. Léger côté cireux en approche de bouche, grosse pelure de pommes et de réglisse rouge, puis les épices (clou de girofle, cannelle) et le poivre noir broyé. Les cerises noires se sont gorgées de leur jus et prennent maintenant une place appréciable. La texture est goulue, moelleuse et la finale épicée et fruitée. Whisky non-conventionnel, j’adore l’audace de cette présentation qui sort réellement du nid de saveurs de Glenmorangie. Pour le résultat final, je suis plutôt ambivalent, pourtant j’adore les rye whiskies mais je ne sais pas si c’est le fait que je savais que c’était un Glenmorangie en évaluant le whisky mais je reste sur ma faim. Au final, cela me rappelle un rye whisky de craft distillery américaine, jeune et peut-être pas encore hyper bien balancé… Je bet sur la jeunesse du whisky pour expliquer l’ensemble qui n’est peut-être pas optimum. On ne pourra pas par contre saluer l’audace de la présentation même si le résultat est discutable.

Patrick NA%
(PREMIÈRE ÉVALUATION, basée sur un échantillon fourni par la distillerie) Patrick 91% Glenmorangie comme je l’aime, complexe, intriguant, savoureux. Ça va m’en prendre une bouteille! Nez : Gâteau aux épices, avec une subtile pointe de vin rouge fruité et une touche de vanille. Complexe et appétissant. Bouche : Wow! Savoureuse et intrigante, avec le sucre des fruits tropicaux, un peu de sève de bois présenté paradoxalement avec du chêne sec, de la vanille et une bonne dose d’épices à steak. Finale : D’une belle longueur, complexe et épicée.
(DEUXIÈME ÉVALUATION, basée sur la bouteille que j’ai achetée) Patrick 79% Ça goûte ce que c’est : Un fond de Glenmorangie, recouvert de rye. Toutefois, je pensais que le mariage de deux de mes sortes de whisky favoris allait être un chef d’œuvre. Mais non. Il s’agit d’une expérience manquée qui aurait dû être refilée à un embouteilleur, mais il semble que quelqu’un à l’équipe des Finances ait décidé de maximiser les profits, en n’ayant cure de l’impact qu’aurait sur la marque d’un produit si décevant. D’ailleurs, la deuxième fois que j’en ai bu, j’ai vidé mon verre dans la plate-bande. Les 4-5 premières « Private Editions » étaient spectaculaires, mais j’ai lancé mon argent dans le feu avec les 3-4 dernières. Nez : Plutôt sucré à ma grande surprise, avec quelques épices rappelant du pain de seigle. Bouche : De belles épices, un peu de chêne, une goutte de vanille et… Pas grand-chose d’autre. Décevant. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le seigle.

Martin 87%
Nez: Épices vertes et discrètes au départ. Épinette, céréales, vanille et biscuits. Fruits rouges, gingembre, agrumes et réglisse. Un beau mélange vraiment complexe et hétéroclite, surtout pour un glenmo. Bouche: Les épices du rye sont à l’avant-plan et se marient plutôt bien au miel et à l’eau de rose caractéristique de la distillerie. La brûlure d’alcool est aussi moins agressive que le reste de leurs Cask Finishes. Vanille, bois, poivre et seigle. Pommes mijotées et épinette bien fraîche. Solide. Finale: Chaude, moyennement longue et bien épicée. On reste sur des notes boréales bien agréables mais déconcertantes quand on sait qu’on a affaire à un Glenmorangie. Équilibre: Glenmo ont toujours brillé de par leurs Cask Finishes, et la plupart de leurs Private Editions sont absolument divines. Le Spios se situe bizarrement à mi-chemin, personne ne montera les marches de l’oratoire St-Joseph sur les coudes pour ça, mais ça reste un superbe dram expérimental.

Balblair 1990-2017

46% alc./vol.

Patrick 90%
Le gars de la SAQ a dit que c’était bon… Et il avait raison! Nez : Agrumes, bois frais et quelques fruits trempés dans la vanille. Bouche : Un maelström de saveurs, avec un nom mélange de fruits, de bois frais et brûlé (les deux), d’épices, de vanille, d’agrumes et de xérès. Finale : Longue et épicée, avec quelques notes de xérès.

Hankey Bannister 12 ans Regency Blend

40% alc./vol.

Patrick 90%
Wow, ça c’est mon genre de blend. Facile à boire et tellement satisfaisant! Nez : Chêne qui baigne dans la vanille, l’ensemble étant léger, sucré et légèrement fruité. Bouche : Chêne, vanille, fruits subtils et caramel. Finale: D’une longueur moyenne, avec de belles épices.

Ileach Islay Single Malt Cask Strength

58% alc./vol.
Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Lagavulin… De plus, il s’agit de la distillerie représentée sur l’image de la boîte.

André 89%
Fort probablement du Lagavulin, jeune et en version Cask Strength. Tourbe féline et musquée, oranges sanguines, chocolat noir amer, cannelle ou brown sugar, sel de mer, noix concassées, pitch à toiture et asphalte chaude. En bouche, le whisky est musclé, beaucoup de poivre noir broyé, de tourbe animale, chocolat noir amer, réglisse noire, asphalte. Belle texture huileuse qui enrobe bien la bouche. Après avoir animé une dégustation Laphroaig cette fin de semaine, la finale de bouche rappelle aussi le bois vert et légèrement agressif du Quarter Cask, cette présence finement austère accentuée (peut-être) par la jeunesse de ce whisky (6-8 ans?). Au fil des gorgées, de jolies notes de fruits apparaissent; raisins mauves, prunes et un gros feu de plage avec du bois gorgé de sel de mer, notes d’agrumes et d’oranges aussi. Belle et longue finale, salée et poivrée, accents de tourbe félines très prononces, chocolat noir et asphalte, effluves médicinales et maritimes. Un whisky riche et généreux, peut-être un peu trop jeune par contre, mais les amateurs de whisky tourbé d’Islay seront comblés. Mais question de comparer des pommes avec des pommes, mon cœur va directement au Lagavulin 12 ans Cask Strength, surtout de par sa complexité irréprochable et sa structure sans reproche, même si au double du prix de ce Ileach.

Patrick 94%
Incroyablement savoureux et délicieux. Les rumeurs disent qu’il s’agit d’un Lagavulin, et au goût, c’est très vraisemblable. Ce qui explique aussi qu’il soit si exceptionnel. Ce dram m’a fait penser au Lagavulin 12 ans cask strength, mais où on aurait utilisé une petite dose de fûts de xérès. Bref, c’est excellent. Et au prix demandé, c’est l’un des meilleurs deal sur le marché. Nez : Incomparable parfum de tourbe sucrée et fruitée. Si c’est pas du Lagavulin, ça sent comme du Lagavulin en tout cas! Bref, une délicieuse fumée de tourbe enrobée d’embruns maritime et présenté sur du beau chêne sec. On se croirait définitivement sur Islay! Bouche : De la fumée de tourbe presque agressive, mais adoucie par l’eau de mer et le chêne. J’y retrouve aussi une discrète note fruitée et sucrée me faisant penser qu’on a probablement utilisé une petite quantité de fûts de xérès dans le vatting. Tonne de tourbe poivrée, quelques fruits mûrs et sucrés. Finale : Longue et savoureuse, avec de la fumée et du poivre.

Martin 92%
Nez: Tourbe sèche et minérale, sel marin, goudron de corde et une touche d’agrumes confits. Bouche: Dense et vigoureuse, sur la fumée d’embruns, le cuir souple, le poivre noir et une nuance de chocolat amer. Finale: Longue et épaisse, saline et légèrement cendrée, avec un retour de malt grillé. Équilibre: Un dram brut et percutant, réservé aux amateurs de tourbe marquée, capable de livrer des sensations fortes mais peut sembler un peu ostentatoire pour ceux qui privilégient la subtilité. Bien aimable comme on dit par chez nous.

Johnnie Walker Red Label 1954

40% alc./vol.
Vieille édition du fameux Red Label.

André 72%
Grains de céréales très présents au nez. Réglisse, cannelle, oranges, légère sensation cireuse. La bouche est intense, beaucoup d’épices et de bois de chêne. Cannelle, terre, un brin de cornichon, oranges, réglisse, pommes, cannelle et poivre. Texture qui a du coffre et du corps. La finale est plus longue qu’espérée, très boisée et épicée avec un twist de saveurs bizarre frisant les produits industriels mélangés de cannelle.

Martin 74.5%
Nez: Voile initial de chêne sec gorgé d’alcool. Cède le passage aux grains et à la vanille. Retombe rapidement dans les fruits rouges et le solvant à peinture. Bouche: Solvant, épices, bois, fruits rouges. Un peu de vanille perce, mais trop peu trop tard. Finale: Reste en bouche un goût de caoutchouc brûlé, de térébenthine et de métal. Équilibre: Habituellement on trouve toujours que les whiskys d’antan sont supérieurs, mais dans ce cas-ci on préfère pas mal plus le Red Label moderne.

Laphroaig 25 ans édition 2017

48.9% alc./vol.
Embouteillé en 2017

Patrick 93%
Un Laphroaig 25 ans qui répond à toutes les attentes, ce qui n’est pas peu dire. Excellent, intense, bien balancé comme un coup de pied circulaire de Chuck Norris. Nez : Fumée de tourbe sale et intense typique de Laphroaig avec des notes de goudron, de charbon et d’iode. Et un peu de vanille, rapport que le whisky a tout de même passé 25 ans en fût. Bouche : Fumée intense, épicée et légèrement sucrée, mais surtout salée. Un peu de vanille complète agréablement le tout. Finale : Longue, intense et marquée par les épices du bois brûlé et la fumée.

Teeling 33 ans

42.9% alc./vol.
Bottle #214 of 275 from Ex-Bourbon cask. Tiré de seulement 2 barils Ex-American Oak Bourbon Barrels distillés en 1983, ce Teeling est le 2eme plus vieil embouteillage de la distillerie, après le 34 ans d’âge paru en février 2018. Une bouteille à 3300 euros (environ 5000$) pièce.

André 87%
Face à un whisky si emblématique, on ne peut pas outrepasser les hautes attentes qui peuplent déjà notre tête avant même d’avoir plongé le nez dans le verre et d’avoir osé se prendre une lapée. C’est pourquoi j’ai décidé, oui, d’y goûter sur place mais surtout d’en rapporter un bon échantillon afin de le décortiquer à tête reposée de retour à la maison. Je dois aussi avouer que mes premières impressions étaient plus du côté de la déception dans l’expectative inassouvie d’un moment de pur bonheur. Au nez, le bois de chêne crémeux et vanillé, pelure d’oranges, la purée de poires, fruits tropicaux et une touche d’épices boisées. Nez très invitant mais je m’attendais à un rendu plus fondu au nez. La bouche est épicée et franche, le bois domine le whisky et c’est triste, mais c’est le piège des whiskies plus âgé. La texture du whisky est un peu fade aussi, peut-être avec l’anticipation des saveurs goulues livrées au nez. Poires, oranges, fruits tropicaux, raisins verts, miel, ananas, vanille, chêne. Finale dominée par le bois de chêne, bien épicé et de bonne longueur. À ce prix, je préfèrerais de loin avoir 10 bouteilles de 24 ans Sauternes plutôt qu’une seule de 33 ans…

Deanston 14 ans Spanish Oak – Batch 2

57.9% alc./vol.
Limited edition of 1400 bottles

André 86%
Nez oscillant entre les fruits séchés et les fruits tropicaux, un peu réservé. Prendre une première gorgée et revenir au nez aide passablement. Citron, cerises et framboises, poires, malt mielleux, purée de bananes. La bouche est très franche et sèche, à la limite sur les tannins du bois de chêne aussi. Le taux d’alcool n’aide en rien cette baffe en pleine gueule. Celle-ci est maltée et mielleuse, parsemée de fruits rouges et de fruits à chair, une touche d’oranges aussi. La finale est très épicée et chaude, gingembre, fruits tropicaux et séchés. Bouche un peu trop brutale pour le nez si doux.

Patrick 92%
Un excellent whisky qui m’a vraiment surpris! Un peu comme Glenlivet dont les éditions « commerciales » sont plutôt fades, à l’image des Nàdurra, ce whisky joue dans les Ligues Majeures. J’en veux encore svp! Nez : Oh boy, ça sent bon ça mesdames-messieurs! Du miel, de la vanille, du chocolat blanc et une touche de bois bien sec. Bouche : D’une grande intensité, avec toujours le miel et la vanille, mais ici le côté boisé est plus dominant alors que le chocolat blanc est plutôt discret. Finale : D’une belle longueur, boisée et vanillé.