Isle of Jura Seven Wood

42% alc./vol.
Élaboré avec des eaux-de-vie tourbées et non-tourbées, ce Single Malt a été élevé sous sept bois de chêne français et américains différents : ex-fûts de bourbon en chêne blanc d’Amérique de premier remplissage et fûts de chêne originaires des forêts de l’Allier, du Limousin, de Tronçais, des Bertranges, des Vosges et de Jupilles.

André 84%
Compote de poires, abricots, limonade au citron et marmelade de fruits, quelques notes chocolatées, oranges, miel. Rondeur sexy au nez. La bouche perd de sa rondeur, une dilution trop importante peut-être? Poires caramélisées, abricots séchés, oranges, petits fruits sauvages, pincée de gingembre, chocolat au lait, raisins secs. Finale bien épicée, plus charpentée, légèrement salée et fumée aussi. Un nez complexe pour une bouche ordinaire et prévisible.

Patrick 84%
Un bon dram présentant une belle complexité, mais auquel on semble avoir ajouté une trop grosse dose de whisky trop jeune. Dommage, la recette a du potentiel, mais elle aurait besoin d’un petit kick. Nez : Un parfum légèrement tourbé, subtilement boisé, discrètement fruité, furtivement feuillu… Mais présentant tout de même une belle intensité. Bouche : Les arômes détectés au nez sont ici, pour la plupart, plus affirmés, en commençant par la fumée de tourbe, le bois et les fruits. Le petit côté feuillu est moins puissant, mais tout de même présent. Ainsi qu’une note me rappelant un peu du new make. Finale : D’une longueur moyenne, la fumée et le bois semblent laisser leur place à un petit goût de new make.

Martin 87%
Nez: Marmelade, miel, vanille, orange et chocolat au lait. Droit au but, saveurs franches, mais agréables. Bouche: Malt, vanille, miel et tartinade choco-noisettes. Chêne et épices. La texture est légèrement fade, mais l’intensité des saveurs ramène un certain équilibre à l’expérience. Finale: Chaude et épicée, sucrée et mielleuse. Bois et léger cuir. J’aime bien. Équilibre: Un beau Jura. Est-ce qu’on peut réellement distinguer l’influence de chacun des 7 fûts utilisés? Je ne crois pas, mais… tout de même.

Kintra Single Cask Collection Bladnoch 22 ans

49% alc./vol.
Bourbon Cask #1046, Distilled 08/03/1990, Bottled 30/03/2012, 120 bottles

André 81%
Wow, douceur et raffinement avec une pointe d’exotisme. Le nez est délicat, jus de citron, vanille, oranges et agrumes, raisins verts, miel, poires, vieux caramel éventé, une touche de gingembre un peu vif. La bouche est plus aiguisée, l’alcool est plus puissant que ne le laissait supposer le taux d’alcool. Sucre à glacer, agrumes, vanille, oranges, céréales séchées, poires, chocolat blanc, herbe verte. Finale pointue et sèche, assaisonnée de poivre et de gingembre couronnant des fruits tropicaux. Ensemble dominé par les influences du bois. De belles promesses promises par le nez que la bouche n’a pas tenu.

Willett Straight Rye Whiskey

55.4% alc./vol.
Family Estate Bottled Small Batch Rye

André 83%
Rye épicé et sirupeux, l’influence du bois est un peu trop présente. Caramel chaud, cannelle, un brin de cornichons et de poivre, chocolat noir amer et céréales séchées, oranges. Un peu bizarre, je cherche encore si j’aime ou pas. En bouche, le fût de chêne brûlé, pommes caramel et cannelle, cerises, cornichons poivrés, anis. Malgré tout, la texture demeure ronde et sirupeuse, très agréable. Finale ou l’alcool brut se dévoile un peu plus, grosses notes de cannelle et de cornichon dans le jus de cerises.

Patrick 87%
Un très bon whiskey de seigle, avec toutes les saveurs que j’espérais! Un whiskey presque dangereux tellement il est bon! Nez : De beaux arômes typiques du seigle, avec du sucre, des épices et quelques fruits. Alléchant. Bouche : Du beau gros whiskey intense et savoureux, avec du bois brûlé, du seigle épicé et un peu de fruits. Finale : S’étire très longtemps à mon plus grand plaisir, en présentant du beau seigle juteux qui donne le goût d’en prendre une autre gorgée.

Martin 87%
Nez: Épices du rye dès la ligne de départ. Bois d’épinette, gomme de sapin, caramel et cannelle. Cornichons à l’aneth et fruits poivrés. Bouche: Caramel et chocolat, fruits rouges bien mûrs, cannelle et rye. Bien poivré et boisé. J’adore, bien que le taux d’alcool saura en décoiffer plusieurs. Finale: Chaude, longue et bien poivrés. Les épices du rye couplées au degré d’alcool nous ont concocté une belle longue randonnée. Pommes cireuses, épinette, caramel, seigle, cerise et cannelle. Pointe d’aneth. Équilibre: Bien qu’un peu plus de subtilité aurait aussi fait la job, je dois dire que cet embouteillage ne me déplaît pas du tout. Si vous aimez le rye et les cask strength, vous ne devriez pas être déçus.

Inchmoan 12 ans Peated

46% alc./vol.
Produit par la distillerie Loch Lomond, Inchmoan 12 est issu du mariage de deux malt whiskies : l’un provenant d’un alambic swan neck pot still, l’autre venant d’un straight neck pot still. L’inclinaison du col de cygne joue un rôle comparable à la taille de l’alambic. Un col peu incliné permet aux vapeurs les plus légères de se diriger vers le condenseur. L’association de ces deux alambics donne un caractère bien particulier à la tourbe de cet Inchmoan, qui associe à merveille fumée et notes épicées. Vieilli pendant 12 ans dans des fûts de chêne américain préalablement brûlés et dans des fûts de bourbon de 2ème remplissage.

André 81%
Définitivement pas le style de tourbe que j’affectionne. Elle a des arômes hyper terreux et écologique et médicinale mélangée d’oranges sanguines trop mûres. Le nez développe des notes de poivre et de réglisse noires au millieu d’une étreinte de fruits tropicaux, poires, litchi, nectarines, gras de bacon et jambon cuit sur le feu de plage, tourbe terreuse organique, herbeuse aussi, développant des saveurs médicinales et de pastilles Fisherman’s Friend. Le tout est coiffé de notes de bois bien brûlé. La finale est un peu plate, peu de longueur mis à part les notes de fumée et de bois brûlé. Bien que les saveurs soient intéressantes, je ne suis pas fan…

Martin 85%
Nez: Petite tourbe terreuse avec un vent de raisin. Oranges, caramel et cassonade. Poivre noir, chêne et ananas. Assez disjoncté mais pas nécessairement désagréable. Bouche: Miel tourbé, épices à steak, touche de cannelle avant de finir sur la planche de bois surplombée d’accents tanniques. Finale: Pas très longue, mais qui offre une belle chaleur enveloppante et épicée. Pastille pour la toux. Équilibre: Bel amalgame de saveurs au rendez-vous, même si par moments la tourbe et les épices peuvent prendre le dessus. Pas méchant pas méchant.

Hazelburn 9 ans Barolo Cask Matured

57.9% alc./vol.
Distilled 06/2017, Bottled 10/2016, Limited Edition of 10,800 bottles

André 90%
Superbe nez avec une belle texture soyeuse. La ‘’neutralité’’ aromatique de Hazalburn se prête habituellement bien aux cask finished. Compote de pommes, poires, confiture de cerises, ananas, vent tropical aux accents citronnés, miel. Ensemble très frais et festif. Belle surprise en bouche avec des éclats de sel de mer relativement présents, on perçoit aussi les notes de céréales maltées recouvertes d’un trait de miel et une touche de fumée avant de revenir aux saveurs de fruits détectés par le nez; mélange de bananes et d’ananas, abricots et poires, pommes et cerises… Savoureux! Texture grasse et finement effilée par l’alcool. Définitivement tropical avec une touche de mer du Nord. Finale bien poivrée et un trait salée, gingembre, ceintrant une pleiade de fruits tropicaux.

Alberta Premium Cask Strength Rye 1st Release

65.1% alc./vol.

André 89%
Caramel, oranges, cerises noires, cassonade, cannelle, sirop d’érable, chocolat. Nez hyper complexe, une rondeur incroyable pour un taux d’alcool si élevé. En laissant reposer, des notes cireuses apparaissent progressivement, genre crayon de cire Crayola saupoudrés d’un peu de poivre noir frais broyé. 15 minutes de plus et on a des traces de pickle. Le rye est intense en bouche, la texture un peu disparate par contre; cerises noires séchées, pelures de pommes, oranges, pain au bananes, cannelle, poivre, sirop d’érable et cassonnade, planchette à cointrer en cèdre, crayon en cire, réglisses échappées dans la terre séchée au gros soleil, toute-épices. L’amalgame de saveurs est complexe et raffiné mais la texture et la sensation en bouche est un peu trop anonyme. Le whisky a beaucoup de saveurs à livrer pour qui veut bien se donner le temps et la peine de chercher. Longue finale, poivrée, un peu sèche et acérée par l’alcool. On perçoit vraiment le style Canadian Club dans l’ensemble des saveurs. J’avais un échantillon de Lot 40 Cask Strength Batch 3 et ce Alberta Premium est définitivement dans la catégorie poids lourd pour un Mortal Combat de Rye, mais pour sa texture exceptionnelle, le Lot 40 demeure une coche au dessus, pour environ le même prix.

Patrick 92%
Un très bon whisky, présentant un superbe mélange d’intensité, de douceur et de complexité. Ce n’est pas le meilleur whisky au monde, mais c’est définitivement un digne représentant du whisky canadien. Un must pour tout amateur de rye! Nez : Un beau parfum beaucoup plus délicat que j’aurais cru. Presque fruité, avec du chocolat, du caramel et de la vanille. Surprenant et appétissant. Bouche : L’intensité est ici! Un beau mélange de puissantes épices venant du seigle et du bois brûlé, avec du chocolat noir et une goutte de vanille. Finale : D’une belle longueur, épicée et subtilement sucrée.

Martin 89%
Nez: Épices du rye frais en puissance. Vanille, agrumes et caramel. Touche de banane au loin. Accents de poivre rose. Compote de fruits rouges faite dans un fond de tonneau carbonisé. Bouche: Superbe texture en bouche. Outre les épices du degré d’alcool, on goûte bien le seigle, la pomme verte, la vanille et un savant mélange de clou de girofle et de cannelle. Le punch du cask strength nous amène confortablement vers la prochaine étape. Finale: Longue, chaude et incroyablement enveloppante. Le chêne brûlé et les épices du rye sont les saveurs thèmes. Fruits rouges et touche de caramel. Équilibre: C’est un excellent rye whisky, un excellent whisky canadien, mais en toute franchise et modestie, on devrait se garder une petite gêne quant à sa nomination de meilleur whisky au monde par Jimmy… Quoique… difficile de trop chialer sur une nouvelle qui mettra le spotlight une fois de plus sur la richesse des whiskys canadiens.

George Dickel Tabasco Barrel

35% alc./vol.

Patrick
Québec Whisky évalue rarement les « flavored whiskies » mais ici, le concept était trop absurde pour passer à côté! Je suis amateur de sauce Tabasco, j’en mets un peu partout, alors j’avais bien hâte d’y goûter. Et bien, 1 heure après en avoir bu moins de 10ml (le whisky, pas la sauce), j’avais toujours mal au cœur. Nez : Ça sent ce que c’est : un mélange de Tennessee whiskey avec du Tabasco, mais où le sucre domine. Faut vraiment être débile, avoir perdu un pari, ou ne plus savoir comment se faire des amis pour boire ça. Ou encore, être évaluateur pour Québec Whisky. Dieu, ait pitié de mon âme, je plonge! Bouche : Ouf! Au début, du sucre, puis de la cannelle, et ensuite la chaleur, le feu devrais-je dire, du Tabasco vient nous rappeler qu’il s’agit d’une boisson pour adultes sans génie. Tout de même, une évolution surprenante en bouche où les saveurs semblent se succéder sans se chevaucher (sucre-cannelle-Tabasco). Finale : D’une longueur somme toute moyenne, mais d’une intensité incroyable! Tout le feu du Tabasco se retrouve concentré ici! Après moins de 10ml, je commence d’ailleurs à avoir mal à l’estomac.

Lonehand Tennessee Sour Mash Whiskey

40% alc./vol.
Vieilli au moins 12 mois

André 71%
Grains de céréales bien en évidence, beaucoup de poivre aussi et de petits fruits sauvages, on perçoit énormément le bois neuf avec un fond d’arômes qui me font penser au Deanston Virgin Oak, bois brûlé, caramel. Très doux en bouche, notes de réglisse rouge et noire, cerises marasquin, poivre, rye et fruits rouges séchés couronné de bois de charcoal et de cannelle poivrée. L’effet de la filtration est vraiment perceptible avec la texture veloutée. Finale sur la cannelle et le poivre, plus pointue que la bouche en général.

Patrick 77%
Un whiskey plutôt jeune et sans grand attrait. Ouf, vraiment aucun intérêt ici. Nez : Du maïs, du new make, des petits fruits et du sucre… Bouche : Du new make, du maïs et du bois brûlé. Finale : Plutôt courte, marquée par le new make.

Martin 71%
Nez: Caramel artificiel, maïs sucré et une pointe d’alcool brut, avec un soupçon de vanille trop discret. Bouche: Fluide et mince, dominée par le sucre simple, un peu de bois sec et des notes de céréales très ordinaires. Finale: Courte, un peu rêche, non très rêche en fin de compte, laissant une impression de bois trop marqué d’alcool. Équilibre: Un whiskey très limité, sans relief, convenant encore une fois davantage à la mixologie ou à l’évier qu’à la dégustation sérieuse.

Blood Oath Pact #4 Kentucky Straight Bourbon Whiskey 2018

49.3% alc./vol.

André 82%
J’adore le nez goulu, de sweet candy, caramel, cannelle, pomme caramel des fêtes foraines, oranges confites, cerises, fruits séchés. Le nez est rond, onctueux et très invitant. Cela se gâte en bouche, le whisky est dominé par les notes de bois sec et devient très pointu. Notes de caramel, de chocolat au poivre, de pommes à la cannelle roulée dans le poivre, raisins secs, cerises noires. La texture est vraiment nulle, liquide et sans trop de structure, aucun support aux saveurs. Finale sur le rye minéral vraiment bizarre, raisins et cerises séchées trempées dans le chocolat noir aux oranges et saupoudré de poivre et d’une touche de cannelle, bois de chêne calciné.

Patrick 81%
Un bourbon qui goûte plus le dessert que le bourbon. Plutôt décevant si je compare avec le Pact #3, que j’avais coté 95%! Nez : Wow, j’ai rarement humé un whisky où l’arôme à l’avant-plan était la vanille. Le tout, suivi par du caramel, du chêne et du chocolat. Le parfum d’un dessert. Bouche : Du chêne brûlé, rapidement recouvert de vanille et de caramel, mais aussi de miel et de chocolat. Oui, définitivement du dessert! Finale : D’une belle longueur, avec des épices, du caramel, de la vanille et du chêne. C’est ici que l’on quitte le dessert pour retrouver le bourbon.

Martin 83.5%
Nez: Cerise noire, paille, maïs et vanille. Caramel et chocolat muet. Bien agréable, sans toutefois changer la mise. Bouche: Maïs et cerise de terre, poivre blanc et chêne. Le taux d’alcool, sans être trop agressif, a tôt fait de rattraper quiconque veut décortiquer l’expérience. Finale: Bois, vanille, fruits et épices bien poivrées. On voudrait poursuivre l’expérience et percer le mystère, mais l’intensité du voile de l’alcool nous scie les jambes. Équilibre: On se plait à explorer tous les bons côtés du bourbon proprement dit, quitte à aussi en expérimenter les facettes moins populaires.

John Walker & Sons – Odyssey

40% alc./vol.
Un mélange de trois single malts mariés dans des fûts de chêne européens pour matutation.

André 87%
Wow, delectable. Oranges, petits fruits sauvages, abricots, miel, caramel, fruits tropicaux. Rondeur impressionante et un agencement de saveur exquis au nez. La bouche est plus musclée avec des notes phénoliques intenses et du gingembre. Les notes de tête d’oranges prédominent aussi en bouche. La texture est plus effilée par les notes de gingembre et de tourbe phénolique mais l’ensemble demeure un peu dilué à mon goût perso. La finale est courte et sèche, bien épicée, la texture s’effiloche plus on laisse le verre respirer. À 2000$ la bouteille, on est en droit de s’attendre à plus.

Patrick 89%
Un très bon whisky, riche, complexe et bien balancé. Facile de comprendre le succès de cette marque. J’avais peur que la dilution à 40% ait ruinée ce whisky, mais mis à part que la finale est un peu courte, ça ne paraît pas! Bon, aussi bon que le whisky soit, la seule raison de dépenser autant d’argent pour cette bouteille est la boîte qui est incroyablement cool! Nez : Un beau parfum riche et complexe, typique de la marque. Du grain, de la fumée de tourbe évanescente, de discrets fruits tropicaux, des bananes et une touche de bois. Bouche : De la fumée de tourbe et du bois brûlé pour commencer, des fruits tropicaux et de la banane, le tout porté par un onctueux whisky de grain. Finale : D’une longueur moyenne, et fumée.