Kujira Ryukyu 10 ans

40% alc./vol.
Distillé avec du riz 100% Indica et de la levure noire Koji propre à la région d’Okinawa. Maturation en Ex-Bourbon cask. Vous connaissez peut-être la levure Koji grâce à la production de saké et de schochu. En japonais, Kujira signifie baleine, symbole de générosité et de paix. Sur l’île de Ryukyu, les habitants considèrent cet animal comme une sorte de gardien de la nature. La distillerie Masahiro à Okinawa, au Japon, a été fondée en 1883. En 2018, la distillerie a lancé son premier gin et a poursuivi dans la production de whisky dont la série Kujira Ryukyu.

André 67%
Très doux et frais, à la fois citronné, vanille florale et une touche épicée sur une toile de fond de terreau d’empotage humide et d’alcool neutre. En bouche c’est plutôt sur le beurre et la vanille (caramel) du fût. Finale de sucre à glacer,
d’eucalyptus et de vanille.C’est sans personnalité, maigre côté palette aromatique et texture et prohibitif niveau prix à la caisse. Heureux d’avoir eu un échantillon et de n’avoir pas déboursé une cenne pour une bouteille.

Patrick 70%
Il y a présentement un débat à savoir si ce type de produit à base de riz devrait être considéré comme un whisky. Ce produit m’a aidé à me positionner: non! Mais bon, tant que la législation canadienne les autorisera, on continuera à les évaluer ici comme des whiskys. Nez: Ouf, ça sent les champignons ou plutôt la moisissure, ce qui ne devrait pas être une surprise compte tenu du mode de fabrication des whiskys au riz. Ou encore un marais salin? Bouche: Toujours le mix de saveurs champignons/moisissures, avec une bonne dose d’alcool (surtout si on considère le taux d’alcool de 40% seulement) et un peu de bois vanillé, typique des fûts de bourbon utilisés ici. Finale: Assez courte, marquée par l’alcool.

Martin 67%
Nez: Douceur de miel léger, légère touche florale et vanille timide, complétées par un fond discret de céréales. Comme si aucun arôme ne voulait vraiment prendre la scène. Bouche: agressif et acide, sur le dulce de leche, la poire et un peu de bois sec, mais le tout manque un brin de profondeur. Le brin de scie prend toute la place. Finale: Courte, très sèche, avec un écho d’amande et de limonade. Équilibre: Rude tout en restant accessible, mais trop simple pour les amateurs en quête de richesse ou de caractère affirmé. Un mixer tout au plus.

Lagavulin Distillers Edition

43% alc./vol.
Double vieillissement en fûts de chêne américain de PX

André 86%
Beau mariage de sherry et de tourbe animale, aspect maritime, tonne de fruits séchés, sensation soyeuse et ronde au nez. Raisins secs et prunes. La bouche est minérale en toile de fond, mélange de chocolat noir et de café noir, raisins secs et prunes, tourbe grasse et animale, cuir brut et réglisse rouge, un trait de poivre bien discret. La texture est vraiment agréable mais les arômes un peu trop volatiles. Finale sur les petits fruits rouges et la fumée sale et animale, le chocolat noir, les prunes et la viande fumée au bbq parfumée de cannelle et de poivre concassé.

Patrick 93%
Tiens, tiens, après avoir rajeuni le « DE » régulièrement ce dernières années (dans les années 2000, c’était un 18 ans, dans les années 2010 un 16 ans, et au début des années 2020, un 15 ans), Diageo a décidé de laisser tomber les millésimes pour ce produit, ce qui donnera plus de flexibilité à l’entreprise pour nous refiler du stock plus jeune tout en continuant de monter leur prix. Bon, il y a tout de même deux importants points positifs: ça demeure toujours un scotch exceptionnellement bon, et je vais économiser en n’ayant plus à m’en acheter une nouvelle bouteille à chaque nouveau millésime. Nez: Aaaah, l’incomparable tourbe de Lagavulin mariée aux arômes envoûtants du PX, c’est pas mal comme ça que le Paradis doit sentir selon moi! Bouche : Superbe, comme toujours ! Fumée de tourbe enveloppante, épices, bois brûlé, raisins sucrés séchés au soleil et chocolat noir. Le bonheur en bouche ! Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée, le bois brûlé, du poivre et une petite note de vin rouge.

Càrn Mòr Highland Park 7 ans Whitlaw 2014

47.5% alc./vol.
STR Finish – Embouteillé en 2022 – 1603 bouteilles

Patrick 93%
Highland Park, STR et Càrn Mòr, c’était une valeur sûre ! Mon fils étant né en 2014, l’année de distillation de ce scotch, j’en ai acheté une deuxième bouteille que j’ai bien hâte d’ouvrir avec lui quand il sera majeur! Nez : Ça, c’est dans ma « palette »! Le vin rouge déborde de raisins et de beaux petits fruits bien mûrs, avec du sel de mer, de la fumée de tourbe juste assez discrète (mais pas trop, justement) et du chêne brûlé. Yummy! Bouche : La fumée de tourbe et le sel de mer sont ici à l’avant-plan, suivi des épices du chêne craquant. Le vin rouge demeure tout de même bien présent, mais en arrière-plan. Finale: D’une belle longueur, fumée, salée et avec des notes de vin rouge.

Martin 89%
Nez: Fumée sèche de bruyère, agrumes, herbe coupée et voile maritime discret. Bouche: Vive et expressive, avec des notes de citron confit, malt grillé, cendre froide et poivre blanc. La jeunesse apporte du nerf sans verdir le profil, tandis que la tourbe végétale reste bien présente. Finale: Moyenne, sèche, sur le bois sec, la fumée fine et une touche de céréale croquante. Équilibre: Un dram honnête, précis et fougueux. Cette expression montre le visage brut et rafraîchissant des Orcades, avec une tourbe maîtrisée et un bel éclat malté. Parfait pour les curieux de Highland Park version sans artifices.

Glengoyne 21 ans

43% alc./vol.
Embouteillage 2022

Patrick 93%
Un scotch superbe! Exactement ce qu’on est en droit d’attendre d’une telle distillerie et d’une telle mention d’âge, j’adore ! Nez : De riches et opulents fruits des champs très mûrs, avec du chocolat au lait et une note boisée très discrète. Wow! Bouche : Toujours les beaux fruits mûrs et opulents, avec du chocolat noir cette fois, et des notes de chêne épicé beaucoup plus présentes que ce que le nez laissait présager. Le tout est porté par une belle texture. Finale : D’une belle longueur, où les saveurs détectées en bouche s’entremêlent joyeusement.

Kim 85%
Nez : Cerise noire, saveur de framboise bleue, cumin, pomme enrobée de tire rouge (ça existe encore ce truc où c’est resté coincé dans les années 90?). Bouche : Étrangement un peu vieillot, mais j’ai de la difficulté à mettre des mots sur cette saveur qui le donne l’impression d’avoir mis les pieds dans la maison mobile de mes grands-parents, un bond de 25 ans en arrière. Est-ce un vieux meuble en bois vernis? Un pot-pourri? Du caramel fait maison qui trône sur la table à dîner? À moins que ce soit le « jus de navet », qui consiste à creuser un navet, y mettre du sucre et ensuite déguster l’eau qui s’accumule dans la cavité? Oui, c’est le jus de navet, avec une touche de pétale de rose. Facile à boire, sucré.

Tomatin 12 ans 2008 Cognac Casks French Collection

46% alc./vol.
Quatrième et dernière version de la French Collection de Tomatin, cette expression a été affinée en fût de Cognac. Comme le reste de la gamme (qui comprend des whiskies d’affinage en Sauternes, Rivesaltes et Monbazillac), il s’agit d’un single malt de 12 ans d’âge distillé en 2008. Édition limitée de 6000 bouteilles.

André 87%
Nez beaucoup plus agréable que l’édition Rivesaltes qui s’ouvre sur des notes de fruits rouges et de caramel; petits fruits rouges sauvages, cerises, oranges, abricots, le tout fort bien agencé. En revenant au nez, celui-ci révèle de beaux sucres naturels fruités. La bouche est gorgée de fruits sauvages et d’oranges, de sucre à glacer, de poire aussi. La texture est un peu éparse mais solidifiée par des bonnes épices, surtout la cannelle qui ouvre la finale et se mélange de poivre puissant. Mieux équilibré que l’édition Rivesaltes, sans notes off-key. J’aime.

Patrick 87%
Les scotchs âgés en fûts de Cognac sont souvent décevants, mais ce n’est heureusement pas le cas ici. Nez : De beaux fruits mûrs et des fleurs fraîches, avec une goutte de lait au chocolat. Bouche: Boisée et épicée, avec des canneberges, du zeste d’orange, de l’eau de rose et une goutte de miel. Finale : D’une longueur moyenne, avec le zeste d’orange et une goutte de thé Earl Grey.

Tomatin 12 ans 2008 Sauternes Casks French Collection

46% alc./vol.

André 86%
Nez d’abricots et de poires, de miel et de raisins verts. Malgré tout le nez demeure légèrement acéré et épicé. La bouche a des aspects de beuur à la température pièce auquel s’ajoute des notes d’oranges et des fruits livrés au nez. La texture est onctueuse et grasse, belle vanille nappant de l’abricot et de la salade de fruits tropicaux, de l’orange et une bonne dose de gingembre. La finale est soulevée par le gingembre ce qui accentue les notes boisées.

Patrick 86%
C’est toujours bon un whisky âgé dans le Sauternes ! Nez : Agrumes, j’aime tellement le parfum des scotchs âgés dans des fûts de Sauternes ! Des pêches encore vertes, du gingembre et du miel herbeux. Bouche : Du miel, des herbes, des noix et une bonne dose de chêne épicé. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les herbes et le vin.

AnCnoc 10 ans Single Cask #624

68.4% alc./vol.
Distillé en 2009 et embouteillé en 2019, fût #624

André 87%
Impressive abv! Le nez est effilé par l’alcool, gorgé de fruits rouges séchés. Pâte de fruits, gâteau aux fruits trempant dans son jus, raisins de corinthe trempés dans le rhum, chocolat noir. Intensément puissant. La bouche est agréablement douce pour un taux d’alcool si puissant. À ma surprise, le sherry n’est pas pâteux mais agréablement frais et aérien, comme certain Aberlour A’bunadh. Notes d’épices (poivre et gingembre), de bois gorgé de sherry sur fond légèrement terreux, grosses notes de caramel et de cerises. La finale est sèche et les tannins boisés hyper perceptible malgré l’intensité du sherry de premier remplissage, fuck yes! Petite rétro-olfaction soufrée et terreuse, remplie de raramel chauffé. Équilibre; Un peu jeune et bien contrebalancé par l’intensité pâteuse du sherry qui tue l’alcool.

Patrick 89%
Une belle grosse bombe de xérès, hyper intense au niveau des saveurs. Un whisky de style contemplatif qui mérite qu’on lui accorde du temps. Nez : Un parfum de fruits des champs nappés de chocolat au lait et de vanille bien sucrée. Bouche : Du gros xérès intense, au point qu’à l’aveugle, j’aurais juré avoir plutôt affaire à un Aberlour A’bunadh ! Bref, même si je ne reconnais pas le style d’anCnoc, ça demeure rudement bon: de gros fruits mûrs, une goutte

AnCnoc 17 ans Single Cask #211

63.3% alc./vol.
Distillé en 2002, fût #211

André 87%
Ça tire plus du bourbon cask que du sherry cask au nez. Grosses notes d’ananas, sirop de poires, accents citronnés, vieilles cerises en toile de fond. La texture est tellement douce, c’est incroyable. Mélange de jus de citron et d’ananas fraichement coupé en tranches, bois sec, oranges, lointaines cerises marasquin et pincée de gingembre peut-être. L’alcool est complètement caché. Finale sur les fruits tropicaux, notes de coconut, citron et ananas sur un nuage diaphane de fumée.

Patrick 90%
Dommage que je ne me souvienne plus d’où vient cet échantillon car j’en voudrais une pleine bouteille! Nez : Un beau parfum suave, avec de la confiture de cerise ainsi que quelques volutes de fumée de tourbe évanescente. Bouche : Porté par une texture très soyeuse, j’y retrouve de belles notes de liqueur aux fruits et de fumée de tourbe. Finale : D’une belle longueur, marquée par tube fumée de tourbe à l’intensité bien mesurée.

Jura 10 ans Edition 2022

40% alc./vol.
Maturation initiale en Ex-Bourbon Casks et affinage en Ex-Oloroso Sherry Casks.

André 79%
Oranges sanguines, vieilles cerises et sirop de poires au nez. Composition de saveurs intéressante même si rien de singulier. Dentelle de fumée de tourbe en bouche, diaphane et légèrement terreuse, Fanta à l’orange, cerises, raisins secs enrobés de miel et de chocolat, compote de pomme et une touche maritime. La texture est diffuse et diluée, pas beaucoup de support aux saveurs. La finale est courte en longueur, les saveurs s’affadissent très rapidement sauf pour les oranges qui se drapent d’une étole de fumée lointaine.

Martin 83%
Nez: Céréales, léger miel, cerise et touche de fumée. Raisins et fleurs, herbe et cacao. Bouche: Texture moyenne, notes de pommes, de bois, d’herbe terreuse et de fumée douce. Finale: Chaude et courte, avec les saveurs précédentes qui ne restent pas veiller trop tard. Équilibre: Un dram bien plaisant malgré la courte durée de l’expérience…

Old Bardstown Bottled in Bond

50% alc./vol.
Produit par la distillerie Willett, mashbill composé de 72% corn, 13% rye et 15% malted barley. L’un des objectifs de la loi ‘’Bottled-in-Bond’’ était de créer une norme de qualité pour le whisky bourbon. À une certaine époque, certains whiskies étaient frelatés – aromatisés et colorés avec de l’iode, du tabac et d’autres substances. La pratique était également liée au droit fiscal (les distilleries étaient autorisées à retarder le paiement de la taxe d’accise sur le whisky stocké jusqu’à ce que le vieillissement du whisky soit terminé) et la supervision de l’entrepôt assurait une comptabilité appropriée et la perception éventuelle de la taxe.

André 83%
Sirop casse-grippe à saveur de cerises, caramel et cannelle, impression de jeune alcool pas arrivé à maturation. En laissant le verre respirer, le whisky s’équilibre considérablement après quelques minutes et de grosses notes poivrées apparaissent. La bouche est un brin florale et végétale, le rye est omniprésent, le caramel enrobe et apaise les tonalités épicées. Des notes de bois de cèdre et une touche mentholée se pointent le nez. La texture est épurée et liquide, la sensation d’alcool absente. Finale à saveur de bonbons en forme de poisson saveur de cannelle, de cerises marasquin poivrées et de bois calciné.

Martin 85%
Nez: Il faut laisser respirer un peu car l’approche est plutôt timide, mais notre patience est éventuellement récompensée. Notes franches de maïs doux et de caramel, accompagnées d’une touche de vanille et de chêne neuf, avec une nuance herbacée en arrière-plan. Bouche: Entrée ronde et ample, sur le sucre brun, la noisette grillée et un boisé épicé qui rappelle la cannelle et le clou de girofle. Finale: Persistante, sèche et chaleureuse, dominée par le chêne toasté et un retour de vanille subtile. Équilibre: Un dram bien structuré, fidèle au style Bottled in Bond, ce bourbon combine robustesse et précision dans un profil classique. Rien d’autre à déclarer monsieur le douanier.