White Oak Akashi Single Malt Whisky

46% alc./vol.

André 76%
Même si le whisky offre une approche plutôt feutrée, on ressent très rapidement les épices et le chêne et surtout de très présentes notes de vanille, de miel et de céréales. Cela me rappelle certain craft whiskies américains, presque certain corn whiskies. Pas que les arômes sont désagréables mais plutôt que celles-ci ne tombent pas dans ma palette de goût personnel. La texture en bouche est vraiment agréable et d’une belle souplesse. Les arômes sucrés et doux se présentent en bouche au départ, puis quelques notes fruitées de xérès feront la transition avec la vague d’épices boisées relativement forte qui balaiera ensuite la bouche. Bien que cela n’est pas désagréable, je trouve que cela déséquilibre la bouche. La finale est puissante, fortement épicée à saveur de gingembre, on donnerait au whisky un 46 à 48% d’alcool à l’aveugle. Pas convaincu du tut par cette expression. Le résumé au dos du livre était prometteur mais on décroche dès les premières lignes de l’histoire.

Patrick 89%
Ma première expérience avec cette distillerie, et elle confirme le préjugé que j’ai envers les whiskys japonais : Ils sont tous très bons, ou simplement excellents! Nez : La mer, ses embruns et … son chêne, ses fruits et sa vanille! Bouche : Belle arrivée salée, avec une touche de charbon de bois, de tourbe, de fruits et de vanille. L’ensemble est agréablement épicé. Finale : Longue, salée et épicée.

Martin 74%
Nez: Assez direct sur la colle à timbres et la crème anglaise. Épices et chêne se cachent derrière tout ça, aidés par vanille, fruits et vin rouge. Insolite, mais pas déplaisant. Bouche: Sucré et épicé, quoique la texture laisse plutôt à désirer. Chêne et poivre ont tôt fait de prendre toute la place, avant de nous laisser dans un bain de cuivre. Finale: Très épicée, trop même. Un arrière-goût cuivré et acide prend toute la place, laissant entrevoir un tout petit peu de vanille et de bois. Équilibre: Donne vraiment plus l’impression d’une expérience artisanale plutôt que d’un fin whisky japonais. Je passe.

White Oak Akashi Blended Whisky

40% alc./vol.
La distillerie White Oak qui réalise le whisky Akashi blended est d’ailleurs la plus ancienne du Japon datant de 1919. Son histoire dans le whisky commence avant même celle de Suntory et du célèbre Masataka Taketsuru qui popularisa cette boisson au Japon. La distillerie White Oak, située à Akashi, tout au bord de la mer intérieure Seto, a obtenu sa licence de distillation de whisky et autres spiritueux en 1919. Elle appartient à la société Eigashima, un des plus anciens producteurs de saké du Japon fondée en 1679.

Patrick 88%
Un autre excellent japonais, tout en complexité, profondeur et équilibre. Typiquement japonais, le seul reproche qu’on pourrait lui faire est de ne pas réinventer le style, ce qui n’est pas une nécessité, car on l’aime le style japonais! Nez : Parfum complexe, avec du sucre, des fruits (en particulier les cerises), de l’orge et le mélange sel de mer/algues typiquement japonais. Le tout est complété par une touche boisée subtilement épicée. Bouche : Le whisky de grain est très présent et apporte avec de belles notes de vanille. Puis, rapidement, les épices du bois, le poivre rose, les fruits mûrs (nectarine?), le sel et surtout une surprenante fumée nous envahit la bouche. Finale : D’une longueur moyenne, avec un beau mélange de fumée, sel et poivre rose.

Martin 86.5%
Doré léger et sensiblement neutre. Nez: Vanille, cerise et caramel au beurre. Modérément fleuri et boisé. Relativement doux, timide et simple, mais ô combien plaisant. Le malt grillé perce à la fin. Bouche: Retour du malt, bardé de miel, de vanille, de fleurs blanches et de la plus voilée des touches de fumée. Distraitement, bois et épices se pointent à la fin. Finale: Poivre rose qui s’étire sur des notes salées et boisées. Équilibre: Très agréable, quoique peut-être un peu trop simpliste. Il faut dire aussi que ça reste très nippon de ne pas jouer dans la dentelle.

Nikka Taketsuru 17 ans

43.7% alc./vol.
Originalement 43% mais étiquetté 43.7% par la SAQ.

André 88%
Nez très différent de ce que j’attendais… Salade de fruits, feuilles et herbe jaune sechée, caramel passager, miel , fruits rouges, orange, chocolat et noix, rond et très sucré. Ce whisky demande passablement de temps pour se dévoiler et j’avoues avoir travaillé mon verre une bonne heure pour en extirper les notes de dégustation. La bouche est soyeuse et crémeuse, bien chocolatée, généreusement assaisonnée d’oranges et de noix et tout aussi porté sur les fruits divers. La finale est moyennement longue, un peu trop épurée, axée sur les noix, le miel et le chocolat avec un retour de feu de feuilles sèches à l’automne. Un whisky savoureux, varié et bien équilibré mais qui m’a personnellement déçu au niveau de sa texture en bouche et de la longueur de la finale.

Patrick 90%
Une autre réussite de Nikka. Oooooh, boy!  Il ne me vient qu’un mot en tête : Suave!  En fait, suave, doux et huileux. Nez : Sel léger, soupçon de fruits, suie.  Bouche : Sel, bois brûlé, petits fruits qui émergent à la troisième gorgée. Fumée.  Une très belle complexité. Finale : Longue, avec du caramel.

Martin 88%
Beau roux mais moins foncé que ce à quoi je m’attends d’un sherry cask semblable. Nez: Xérès assez timide, fruits rouges, raisins, dattes, bois, mais juste pas assez. Bouche: Beau miel astringent, épices, chêne, vin de xérès juteux, retour des épices, raisins secs dorés. Finale: Belles épices chaudes du xérès, feuille de tabac à pipe aromatisé à la cerise noire. Équilibre: Un bon sherry cask, mais qui a peur de s’affirmer pleinement.

Nikka Coffey Malt

45% alc./vol.

André 93%
Gâteau aux bananes et poires, agrumes, citron, vanille, chocolat au lait, café au lait mousse à la vanille. J’ai l’impression de déjeuner… Texture hallucinante en bouche, divine et texturale, soyeuse. Vanille, mousse au chocolat, zeste d’oranges, café au lait, purée de banane nappée de miel. Définitivement du jamais vu… et goûté. Finale finement épicée et fruitée, avec un fort retour sur les notes de café au lait et de mousse au chocolat, accents de raisins secs et de gâteau aux fruits. Un whisky dessert, savant et habile. Du pur plaisir.

Patrick 96%
Le whisky à son meilleur. La délicatesse de la danseuse de ballet, le raffinement du gentleman anglais, la complexité de l’âme japonaise, l’énergie d’un tigre et la balance idéale enter le ying et le yang.
Pour experts et aficionados! Nez : Sucre d’orge et miel intense, puis vanille et chêne subtil. Bouche : Épices du chêne et du bourbon, mais raffinés à la puissance 10! Le tout baigne dans un brillant mélange de vanille, de sucre d’orge, de caramel, de miel et de chocolat, tout en étant pas trop sucré. Quelques noix viennent d’ailleurs donner un niveau de complexité supplémentaire. Finale : Longue et complexe, surtout marquée par les épices et le sucre.

Martin 88%
Doré foncé, vibrant. Nez: Vent d’alcool qui se mute en chocolat fourré à la liqueur. Un peu de vanille, un peu de fleurs, un peu de cannelle. Orge au 2e nez. Ça s’annonce sucré. Bouche: Jolie texture, beurre, vanille, chocolat au lait, poivre, muscade et cannelle. Les épices sont plutôt relevées vers la fin. Finale: On continue à surfer sur une vague d’alcool en compagnie d’épices et de chocolat amer. Équilibre: Ça prend quelques gorgées pour enfin nous séduire. Dans l’ensemble un malt bien construit mais il ne faut pas tout de même virer fou.

Nikka Coffey Grain

45% alc./vol.
Nikka dispose de deux alambics Coffey (du nom de son inventeur Aeneas Coffey) au sein de la distillerie Miyagikyo. Importés d’Écosse en 1963, ces vieux alambics produisent un distillat avec un surplus de richesse et de complexité comparé aux alambics à colonnes modernes, et définissent le caractère distinct des blends maison. Ces deux embouteillages uniques démontrent l’esprit d’innovation propre à Nikka. Le Nikka Coffey Grain est un whisky single grain inédit, issu principalement de maïs distillé dans des alambics de type « Coffey ».

André 92%
Quelle douceur, quelle approche envoûtante. Chaire de poire, l’éternel gâteau aux bananes souvent retrouvé dans les Nikkas, sucré et vanillé très plaisant. Ensemble charmeur et très exotique, les fruits (exotiques), noix et feuilles brunes séchées à l’automne. Bouche hyper-douce et sexy, le lien avec le corn est direct et sans ambiguïté, sucre, vanille et melon au miel, toffee et cannelle épicée en toute fin de bouche. Finale de longueur moyenne, la douceur s’est aussi installée en finale. Un whisky zen et posé, à l’image d’un jardin chinois. Pur délice !

Patrick 90%
Un whisky de grain japonais… Difficile d’être plus à l’extérieur des sentiers battus! Il s’agit toutefois d’une excellente démonstration de l’intérêt à faire un peu de « hors piste ». Nez : Poires, bananes et autres fruits exotiques, avec une touche de maïs, de vanille et de feuilles mortes. Bouche : Quelques épices nous rappelant le maïs, de la vanille, des bananes et du melon-miel. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une note légèrement boisée et vanillée.

Martin 90.5%
Or pur légèrement teinté d’un orange vif tel le feu dans les yeux de Jim sur la bible 2015. L’alcool s’en dégage déjà. Nez: Colle à bois et chêne attaquent mais laisse rapidement place au sirop de table qui fait office de bain pour des fruits séchés, de la gousse de vanille et un mélange sucré-salé de noix tel un mélange du randonneur. Un brin de caramel perce. Bouche: Léger, un peu huileux et coulant, d’une belle richesse sucrée. Un peu de fruits et de chocolat, de bois et d’épices. Fait plus penser à un bourbon qu’à un whisky nippon. Finale: Les épices et le caramel revisitent ici, et y laissent de belles notes de bois de chêne. Équilibre: Un superbe essai japonais d’un mashbill américain. Toute la personnalité d’un bon bourbon mais avec toute la finesse de ce je-ne-sais-quoi nippon.

Nikka Taketsuru 21 ans

43% alc./vol.

André 93%
Très parfumé et fruité. Prunes chocolatées (presque sherry), oranges, pommes et un côté épicé et boisé apportant de belles variantes à l’ensemble. Le nez s’ouvre lentement et s’arrondira passablement avec le temps, la vanille,carré de toffee et le miel aidant. En bouche, le whisky est rond et soyeux, le miel un peu caramélisé s’approche doucement, avant d’étendre ses bras épicés de poivre noir, de gingembre et de cannelle. Mélange boisé et de noisettes aussi. C’est simple et complexe à la fois et j’adore la dualité sucré-épicée. Belle rétro-olfaction orangée menant à la finale soutenue et épicée mais un peu sèche… et encore cette rétro-olfaction orangée. Wow, quelle réussite.

Patrick 94%
Aaaaah, Nikka! Ont-ils déjà fait un mauvais whisky? Si facile à boire qu’il pourrait être mon whisky de tous les jours, si complexe qu’il se mérite une note exceptionnelle. J’en prendrais un baril! Nez : Parfum très complexe et riche. Algues, pointe de fumée, chêne, sel et quelques fruits. Touche huileuse me faisant penser à l’huile d’un bon cigare. Bouche : Sel en premier lieu, puis fumée, orge et fruits rouges. Texture assez huileuse. Finale : Longue. La fumée fait un retour apprécié, suivi d’une touche de fruits.

Martin 92%
Soleil couchant sur la plage de Santa Cruz. Nez: On sent une vague de xérès alors qu’on a encore le nez à six pouces du verre. On s’approche et le bois nous explose en pleine face. Orange et raisins, avec un brin de céréale grillée et de latte de chêne carbonisée. Cigare frais roulé. Bouche: Xérès boisé. Orange et chêne, raisin et vanille, toffee et cerise noire. En jouant avec en bouche, le fût et les fruits s’expriment à merveille. Finale: Une belle ambiance de sherry salé alliée à des nuages de cannelle et de gingembre. La complexité s’étire jusqu’à des notes de fraise, de cerise noire et de cuir sec. Équilibre: Stellaire. Son mélange de xérès et de bois sur fond de fumée douce en ferait un sublime malt à cigare.

Karuizawa Asama Vintages 1999-2000

46% alc./vol.
Embouteillé en 2012. La distillerie Karuizawa ne se trouve pas sur l’Ile méridionale du Japon, mais dans les Alpes Japonaises, à une encablure de Nagano. Fondée en 1956, elle fut construite près d’anciens vignobles sur les flancs du Mont Asama (dont était tirée l’eau servant pour le whisky), le volcan le plus actif de l’ile d’ Honshu. Le malt « Golden Promise » utilisé par la distillerie était importé de Berwick-upon-Tweed en Écosse et la maturation de la majeure partie de son whisky se faisait en futs de Xeres. Elle fut active jusqu’en 2001 et en 2006 son propriétaire, la compagnie Mercian, fut racheté par Kirin, l’un des géants de la boisson alcoolisée au Japon. La suite tient du cauchemar pour tout amateur de single malt : Kirin refusa de vendre la distillerie a des investisseurs étrangers voulant reprendre la production pour finalement se délester du terrain au profit de promoteur immobiliers (Karuizawa est un lieu de villégiature courru des Tokyoïtes ou l’empereur a une résidence d’été). En 2011, peu avant cet épisode tragique, un embouteilleur anglais, Number One Drinks, qui distribue également les single malts Hanyu et Chichibu, se porta acquéreur des futs entreposés dans les hangars de la distillerie. On estime entre 200 et 250 le nombre de futs restants.

André 87.5%
Copieusement fruité, fort sur le xérès et les aromes de tabac, les cerises et le sucre, le bois. La bouche est puissante et offre de multiples facettes; bois gorgé de xérès, fruits rouges, cerises, miel et vanille, un brin de délicate fumée. En finale de bouche, une marée tranquille de sel de mer apparaitra on ne sait d’où. En respirant, le xérès prendra des atours un peu rustiques mais agréable, le toffee et le caramel brûlé gagneront aussi en importance. Finale interminable avec des pointes salées. Les fruits tiennent toujours la route, shortcake aux fraises et réglisse rouge. Bien que la conception de ce whisky est superbe, les saveurs ne tombent pas réellement dans ma palette de goûts perso. Mais je ne peux nier la qualité de ce qui est livrée ici.

RV 80%
Trop c’est comme pas assez. Vieux bois, mangue, un peu de l’orge ennuyante des speyside anonymes, prune et caramel brûlé du Auchentoshan 3 woods. Bref, tout un carnaval olfactif, mais pas nécessaire invitant. En bouche le party ne lève pas non plus de la texture poussiéreuse et sirupeuse mais avec de la patience, le fruit se révèle. Malheureusement, au travers de cette belle prune il y a un peu de l’oignon des mauvais Balblair (oui, un pléonasme). Bravo pour l’exotisme, intéressant de voir la forte copie du Auchentoshan 3 woods, mais à part pour l’aspect curiosité, pas vraiment un dram de tous les jours.

Patrick 94%
Nez : Nez: Subtil et complexe.  Fruits mûrs, avec une touche de chêne et de vanille.  Difficile à décrire, mais passionnant.  Bouche : Toujours les fruits mûrs, mais on jurerait que quelques feuilles sont tombées dans le bol.  Le chêne et la vanille sont toujours omniprésents.  La texture est très huileuse.  Je détecte aussi une petite pointe de sel quasi-traditionnelle pour les whiskys japonais.  Finale : Longue, intense, savoureuse.  Balance : OMG, je serais prêt à payer cher pour en avoir une bouteille!

Martin 88%
Foncé, ambré, roux-brun. Le signe irréfutable qu’un fût de sherry vous perce l’âme du regard. Nez: Parmi les céréales grillées et le caramel se démarque un côté boisé et un petit peu floral. Le malt lui-même est évident au centre d’un maelstrom de crème brûlée, de toffee et de caramel Kraft. Bouche: L’arrivée en bouche est marquée de miel, de caramel et d’épices, tout en gardant un beau poids sur la langue. Pruneaux, raisins, dattes, muscade, tabac à pipe, une parade en l’honneur du xérès. Finale: La progression logique continue sur les épices et les fruits rouges, accompagnés d’une pointe d’orange et de fumée. Équilibre: Une vraie bombe (sans jeu de mots) de sherry à la japonaise. On pourrait même dire « le Macallan de l’orient »…

Chichibu The First – Ichiro’s Malt

61.8% alc./vol.
Distillé en 2008 et embouteillé en 2011, bouteille #446 de 7400. Fondée en 2007 par Ichiro Akuto, petit-fils du fondateur de la distillerie Hanyu, Chichibu produit du distillat depuis février 2008. Avec seulement deux alambics – fabriqués sur commande en Ecosse par Forsyth’s – c’est non seulement la première distillerie de single malt japonais depuis Hakushu, mais aussi la plus petite et la plus confidentielle. Ayant mis en vente depuis 2008 plusieurs cuvées de whisky très jeunes – nommé « newborn » -Ichiro lanca enfin son premier « vrai » whisky, un brut de fût de trois ans d’âge, à l’occasion du Whisky Live Paris 2011. La distillerie héberge également les derniers stocks de Karuizawa, Kawasaki et Hanyu.

André 85%
Nez de céréales maltées fortement appuyées par l’importante présence du citron et d’un sac de sucre en addition. Le nez sait si bien s’affubler de ses beaux atours que seul la texture en bouche trahira son jeune âge. On ne ressent presque pas la fougue de l’alcool et le léger manque de direction du jeune whisky, l’aspect « work in progress », la maturité et la complexité non atteinte. L’alcool demeure relativement discret en bouche, à la limite, on pourrait croire à un grain whisky. En bouche, il surprendra par son côté fruité qui est inexistant au nez. Finale soutenue, portée par l’alcool et ce même si passablement sucrée.

Patrick 85%
Nez rappelant un whisky de grain sucré. En bouche, on découvre un whisky très jeune, sucré, rappelant presque un whisky canadien. La finale s’étire sur les épices. Un whisky intéressant que j’ai hâte de redécouvrir dans quelques années, lorsque le goût de « new make » sera moins distinct.

Martin 84%
Reativement pâle, et vu qu’il n’est pas tourbé, on se dit soit il est jeune, soit il a vieilli en fûts de bourbon. Nez: Une fois que l’on parvient à passer au-delà d’un petit côté spiritueux, une céréale maltée se révèle, accompagnée de beurre, de mélasse « new make », de vanille, de caramel et même d’une touche de purée de pommes. Bouche: Voile de caramel salé, suivi de fleurs, d’herbe, de poivre et de malt. Finale: Longue, épicée et sucrée. On croirait finir sur une fleur de cerisier. Honnêtement je m’attendais à une sensation plus forte au niveau alcool. Équilibre: À siroter doucement en automne-hiver. Son taux d’alcool je dirais a tendance à « fesser en simonaque ». Très jeune, mais une expression avec tout qu’un potentiel. À surveiller.

Suntory Old Whisky

43% alc./vol.

André 84%
Fruits rouges, poires et vanille. Un petit côté effervescent de crème soda…noisettes. Belle texture lisse et souple, avec quelques accents pointu épicés, de bois sec et le tsunami de fruits rouges. Cela lui procure des similitudes de Canadian Whisky, ce mélange fruits rouges – épices. Il est par contre un peu trop volatile au nez tout comme en bouche. Hormis le gingembre et les épices, le reste des saveurs s’éclipseront relativement rapidement. Je décèle également un fond de quelque chose que je n’arrive pas à identifier mais qui me dérange un peu. La finale est molle et un peu fade, le rouge s’est délavé un peu, les épices se sont défraichies. C’est comme si l’automne était tombé trop rapidement sur le petit jardin Japonais.

RV 86.5%
Pain aux noix et les bananes traditionnelles des whiskies nippons et arrière-nez de vanille. Arrivée sirupeuse où les épices sont en crescendo. En gorge il coule en était très intéressant, avec une petite explosion d’épices alcoolisées et une finale en noisettes sucrées. Très confortable sans être grandiose, c’est une belle petite expérience à peu de frais, une vraie spécial réserve qui peut être appréciée par la plupart des gens.

Patrick 86%
Huileux et épicé au nez. Goût très riche, boisé, épicé, un peu de vanille et profond. Pour 15$ (dans un Duty Free à l’aéroport de Tokyo), c’est l’un des meilleurs rapport qualité/prix que l’on puisse trouver. Très bon, mérite amplement sa note.

Martin 84.5%
Belle couleur d’or pur. Nez: Le grain est très présent à travers des vagues de vanille, de miel et de fleurs. Un beau malt grillé entouré d’épices. Bouche: Excessivement doux, sur des notes de miel et de caramel. L’orge et les fleurs sont au rendez-vous, mais le résultat final manque de poids en bouche. Finale: On se laisse séduire et surprendre par un beau petit retour de fruits tourbés. Équilibre: Pas mauvais. Un joli petit blend nippon avec un taux d’alcool assez audacieux pour une expression de base.

Nikka White Pure Malt

43% alc./vol.
Un vatted de différentes proportions de Miyagikyo et de Yoichi.

André 91%
Nez plus masculin, légèrement fumé mais démontrant tout de même une certaine délicatesse. Les fruits rouges sont encore très présents, le nez est goulu et rond. La tourbe se développe avec lenteur et justesse, une approche amoureuse qui se lie d’amitié aux notes maritimes iodées, oranges et nectarines. Beau mélange de poivre au miel en bouche, inusuel et qui étonne, avec une lente marée de tourbe sucrée (ça me rappelle Bowmore…) qui gardera la note jusqu’en finale de bouche. La tourbe s’exclamera en finale, imprégnant progressivement la langue avant d’être effacée poliment par le sucre et le miel, la vanille. Superbe whisky avec une évolution étonnante.

Patrick 90%
Nez : Céréales et fumée, pointe de sel. Bouche : Une belle tourbe sale comme les aime! Le tout contrebalancé subtilement par le sucre de l’orge. Finale : Longue et savoureuse. Balance : Un dram qui résume bien pourquoi j’estime autant les whiskys japonais.

Martin 88%
Couleur de la pureté de l’or inca. Nez: Bien que les descripteurs suivants peuvent paraître saugrenus, gardez en tête que c’est un méchant bon whisky. On commence sur de la gomme au savon cachée derrière un mur de tourbe, et on boucle le tout avec des céréales sucrées et leur boîte de carton mouillée. Bouche: Tourbe vanillée. Herbe et épices. Agrumes bien campés sur une douce fumée. Finale: Pneu brûlé sur nectarine et pêche parmi un torrent d’épices. Équilibre: Le plus tourbé et orangé des vatted malts de Nikka. Cette combinaison gagnante n’est pas sans rappeler les expressions cosmiques d’Ardbeg, notamment le Galileo.