Suntory Hibiki 17 ans

43% alc./vol.
Blended whisky, assemblé à partir des meilleurs whiskies de malt et de grain des trois distilleries de Suntory (Yamazaki, Hakushu et Chita).

André 88%
On fait dans la dentelle pour l’approche, tout comme le Hibiki Harmony. Rien de brusque et de direct, de la finesse et de subtiles nuances. Nez hyper doux; meringue, bloc de miel avec la cire, agrumes, fruits tropicaux, fleurs blanches, oranges. Plus liquide en bouche que l’annonçait le nez, agrumes, fruits à chair, oranges, vanille et miel, toffee. La finale est beaucoup plus épicée et poivrée, fruits secs, trace de sherry, belle longueur et affiche passablement d’accents provenant du bois de chêne aussi, pincée de cannelle en toute finale. Rétro-olfaction d’ananas en tranche épicé.

Kura the Whisky Rum Cask Finish

40% alc./vol.
Limited Edition of 2000 bottles.

André 77%
Oh là là… bizarre de nez ça. Céréales fermentées et touche de sulfure, tourbe lointaine, fruits rouges et tropicaux, poivre, touche de souche de bois dans la forêt humide. Pauvre en texture en bouche, mélange de poivre et de fumée de tourbe terreuse, fruits divers, vanille, grains de céréales, miel, raisins séchés, une touche de sucre résiduel mais bon… Finale poivrée et sur le bois mouillé dans un nuage de fumée. Un whisky ordinaire caché dans le rhum finish, ça demeure un whisky ordinaire, dans le rhum finish, mais ordinaire pareil.

Patrick 81%
Pas mauvais, mais faut être sérieusement en manque de whisky japonais pour payer plus de 100$ pour ça. Nez : Superbe parfum, avec une légère fumée, de la vanille, un peu de fruits et des pommes. Alléchant. Bouche : Fumée sèche, légèrement poivrée, de la vanille et une touche de pommes. Finale : D’une longueur plutôt courte et insipide.

Martin 79%
Nez: Raisins secs et pommes vertes. Malt grillé, touche de caramel, retour aux raisins, à peine fumé. Un tout petit peu de mélasse et de rhum. Bouche: Pommes vertes et sucre à glacer, un peu d’épices et de bois. Légère eau de rose, touche de fruits tropicaux. Chêne, colle à bois et fumée. Un peu de gomme balloune. Mais le tout demeure inconstant ou décousu. Finale: C’est ici que le bât blesse. La longueur laisse à désirer, l’intensité des saveurs tout autant. On voudrait juste un peu plus de torque. Équilibre: La finition en fûts de rhum semble une bonne idée, mais le portrait final manque d’amour. Sometimes you win, sometimes you lose.

Mars Iwai Tradition

40% alc./vol.
Originaire du Japon, la distillerie Mars a une histoire aussi tumultueuse qu’hors du commun. Son fondateur n’est autre que Kiichiro Iwai, l’homme à l’origine du départ pour l’Ecosse du fameux Masataka Taketsuru et surtout propriétaire d’une société de spiritueux productrice de shochu (eau- de-vie japonaise). La distillerie Shinshu Mars bénéficie d’une situation géographique exceptionnelle offrant à son whisky un caractère singulier. Perchée à 800 mètres d’altitude dans une région au climat rude, la distillerie bénéficie de sources d’eau pure filtrée par la montagne pendant des siècles. Autre particularité, la production de whisky n’a lieu que pendant les mois d’hiver. La baisse de la demande dans les années 80 oblige la distillerie à fermer ses portes en 1992 jusqu’à sa réouverture en 2011. Un blended whisky composé de 75% de malt whisky et de 25% de corn whisky.

André 78%
Nez atrophié et plat, un murmure de sherry, beaucoup de céréales et le corn est vraiment puissant comparé à son pourcentage entrant dans la composition; sirop de de maïs, céréales séchées, miel et vanille, une touche de fruits rouges, petite cannelle, raisins secs. C’est assez basic et pas mal drette au but. Le whisky est très volatile et les saveurs s’effacent rapidement du verre. La bouche est hyper douce, monotone et les saveurs passagères; fraise et petits fruits secs, sirop de maïs, céréales, banana split. On semble avoir voulu cacher la jeunesse et le manque d’équilibre du whisky en le noyant dans le xérès et le wine cask. Finale nonchalante, notes de moue de céréales aromatisé aux fruits sauvages. Décevant…

Patrick 80%
Pas mauvais, intéressant même, mais pas tout à fait au point. Est-ce que le problème vient de l’alambic ou des fûts, je ne saurais l’affirmer avec un seul échantillon, mais toujours est-il que je suis bien content de ne pas être celui qui a payé pour la bouteille! A ce sujet, merci à Jonathan du Pub Nelligan! Nez : Léger parfum de malt sucré, avec une bonne dose d’herbes amères qui m’ont un peu rebuté au premier abord. Bouche : Un intéressant mélange d’herbe, de fruits mûrs et de céréales sucrées. C’est intéressant, mais le jury n’a pas encore rendu son verdict à savoir si c’est bon. Finale : Un peu sèche, ou plutôt, marquée par de l’herbe séchée, voire brûlée.

Super Nikka – Limited Edition « Revival »

43% alc./vol.
Lancé en 2015 en mémoire du blend de 1962

André 87%
Superbe et vraiment approchable, le genre de whisky que tu sers aux novices et qui fera des nouveaux adeptes. Beau nez de sherry fumé et d’épices (gingembre, clou de girofle et cannelle), caramel brûlé et chêne tout juste séché, chocolat au lait. En bouche, notes de miel et de chocolat au lait, noisettes, sherry et épices, ainsi qu’une fine touche poivrée. La texture est douce et soyeuse avec une légère touche astringente, épicée et sèche en finale de bouche. Un bon whisky passe-partout, des saveurs agréables, friendly stuff.

Patrick 87%
Un grand blend, présentant une riche complexité qui demande d’avoir du temps pour la contempler dans toute sa splendeur. J’aime bien. Nez : Succulent parfum typiquement japonais présentant des herbes, des agrumes, du gingembre, des notes de café et une subtile touche de chêne fraichement coupé. Aussi, un je-ne-sais-quoi me rappelant un sous-bois après la pluie. Bouche : La première gorgée m’a surpris avec une note de fumée de tourbe qui, bien que délicate, n’est pas discrète pour autant. Ensuite, une fois la surprise passée, on y trouve aussi des notes épicées de cannelle, de poivre, de gingembre, des herbes, du miel, des fleurs et une touche subtile de vanille. Finale : Longue et savoureuse, s’étire sur les saveurs de fumée de tourbe, d’épices venant du bois brûlé et de subtiles notes florales.

Martin 87%
Nez: Une belle richesse et diversité se présente à nous. Xérès, touche de boucane, fruits secs, gingembre, bois et café moulu. Cacao. Bouche: Tourbe et épices, miel, noix et poivre. Caramel et épices en puissance. Finale: D’une bonne longueur, elle s’étire sur des notes de gingembre, de vanille, de xérès, de chocolat, de chêne et de douce fumée. Cuir. Équilibre: Superbe whisky japonais, à peine toquant sur les fruits foncés. Un solide dram.

Ichiro Malt Wine Wood Reserve

46% alc./vol.
Ichiro’s Malt Wine Wood Reserve est un vatted malt inhabituel puisqu’il est composé de Chichibu, de Hanyu mais aussi de single malt écossais. Cette rare expression a vieillie en fûts ayant contenu du vin rouge avant d’être affinée en barriques Ovum, qui sont des futs chêne français façonnés en Charentes par les Meilleurs Ouvriers de France de l’équipe Taransaud.

André 86.5%
Quand t’as quatre pouces de maquillage dans l’visage, c’est probablement le signe que ça cache un visage de cul. C’est un peu l’impression que donne le nez de ce whisky, noyé dans le wine cask costaud et pas subtil et le sucre. Au nez, avalanche de fruits rouges, d’épices mélangées de sucre, chocolat noir fourré à l’orange, un peu licoreux et pas subtil sur l’influence des fûts utilisés. Ce qui surprend en bouche c’est la force des notes de poivre noir broyé, de gingembre et d’épices, cintrées de notes de fruits rouges et de fruits sauvages, les cosses d’oranges, les gros raisins mauves. Il y a un off-key quelque part en bouche, un petit quelque chose dans le wine cask. La finale est hyper épicée et poivre, relativement longue, fruitée sans subtilité, avec un retour sur un mélange épicé-sucré un peu désorientant. Un whisky faisant preuve de beaucoup d’ambiguïté, parfois difficile à suivre mais aussi avec de belles saveurs et arômes.

Patrick 82%
Bon, mes attentes étaient élevées, alors oui, je suis déçu. Un whisky plutôt mono-dimensionnel, qui sera idéal pour ceux qui aiment plus le vin que le whisky! Mais pour les amateurs de whisky, on repassera… J’ai d’ailleurs tenté l’expérience avec des amis qui justement préfèrent le vin au whisky, et ils ont adorés leur dram! Nez : Parfum très marqué par un beau vin rouge sucré et fruité, avec une touche de caramel et de vanille. Bouche : Vin chaleureux très intense, chêne brûlé, caramel cramé et vanille épicée. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé.

Martin 86%
Nez: Vin rouge et malt, petits fruits et chêne, fleurs et raisins. Très sucré, peut-être un peu trop même. Cacao et poivre noir. Bouche: Sucre d’orge, vin rouge, raisins, chêne et épices. Orange, cassonade, retour du sucre. Le fût de vin cache beaucoup trop la ligne directrice de cet embouteillage. Finale: Chaude, porte bien les saveurs susmentionnées sur une longueur agréable. Mais tel que discuté, nous sommes ici un peu trop sur le cask finish versus le caractère propre du malt. Équilibre: La finale résume bien ce qui arrive quand on se la joue un peu trop avec des fûts spéciaux. Un whisky aux saveurs intéressantes individuellement, mais qui se perd un peu dans ce qu’il aspire à être.

Zazu Japanese Whisky

40% alc./vol.

André 74%
C’est à se demander s’il y a conspiration pour ruiner l’économie du whisky Japonais… Tous les derniers whiskies de cette catégorie que j’ai analysés dernièrement était soit 1) juste ordinaire 2) insipide et sans vie. Ce whisky ne fait pas exception, avec sa dilution maximale et ses faveurs fanées et insipides. Le nez dégage un mélange de céréales baignant dans un jus d’agrumes, le grain whisky est hyper présent et les seules autres odeurs détectables sont la vanille et le miel, les poires peut-être. La bouche est aussi insipide que le nez l’annonçait alors pas de déception là, beaucoup de vanille et de caramel, légères notes toastées, genre céréales Sugar Crisp, une texture crissement ordinaire et des saveurs volatiles. La finale est… finale… ça arrête comme un coït interrompu pis ce n’est pas une mauvaise chose. Encore un whisky pour pogner quek nouveaux poissons avec le prix abordable mais qui au final va les décourager de continuer à découvrir le monde des whiskies.

Patrick 81%
Un whisky léger et sans grand relief, dont l’attrait majeur demeure le prix qui est très raisonnable, surtout pour un japonais. Nez : Léger parfum marqué par de fraîches céréales et de légères agrumes. Bouche : Un whisky léger, avec une texture un peu aqueuse en bouche, ce qui n’est pas surprenant compte tenu du taux d’alcool. Quelques céréales épicées, du bois et des agrumes subtils. Finale : Courte, marquée par des céréales mouillées.

Martin 78%
Nez: Le tranchant d’un couteau d’alcool sur lit de grains et de sucre doré. Vanille et agrumes lointains. Pas extra, déjà on peut s’assurer de ça. Bouche: Une certaine texture s’y retrouve, mais les saveurs sont très muettes et prennent du temps à arriver. Elle ne s’affirmeront jamais pleinement. Caramel, vanille, épices, grain et touche de bois. Quelques fleurs. Finale: C’est ici que ça pète un peu plus en intensité, mais ça reste rustre, ça ne fait pas attention aux meubles. Épices, bois, sucre doré. Équilibre: Une expérience sans feux d’artifice. Un pauvre exemple de whisky japonais, catégorie qui pourtant sait nous livrer infiniment mieux.

SMWS 119.14 Yamazaki 11 ans

53.9% alc./vol.
« Rasberry imperial stout » – Distilled April 2003 from 1st fill bota corta cask, 538 bottles.

André 95.5%
Couleur hallucinante, très bois foncé, du rarement vu… Avalanche de cerises noires, chocolat noir et café expresso, boisé élégamment et qui rappelle le vieux fût vieillissant dans un entrpôt de terre légèrement humide, la pâte de fruits et la confiture de cerises. Ce whisky offre tout le savoir faire, l’exactitude des saveurs et des textures, l’accord des saveurs, toute la qualité et le détail que l’on retrouverait dans un kimono fait main et artisanal. Incroyable texture moelleuse et duveteuse en bouche. La pâte de fruits, les dattes et les pruneaux séchés, les figues, beaucoup de gingembre et d’épices, cerises noires et chocolat un peu amer, oranges, le toffee chauffé et la cassonnade, gâteau aux fruits. Léger pâteux en finale de bouche avec une montée à la Buzz Lightyear (up to the stars et beyond) des épices, ensemble un peu sec et astrigent. La finale est presque éternelle, sur toutes les nuances de fruits livrés en bouche, ensemble consistant et pâteux, mais combien réconfortant. Ce whisky a un sérieux et une noblette fine et raffinée, les saveurs sont intenses et inspire à la reflexion et presque à l’introspection. Chaque gorgée est un voyage de découverte de saveurs et une variante que l’on prend plaisir à découvrir et analyser. Ce whisky est dans mon top découverte de l’année…

Patrick 95%
Un grandiose whisky d’une complexité hors du commun, superbement original. Yamazaki? Incroyable! Nez : Parfum de vin sucré intense, chocolat au lait et framboises. Diablement appétissant. Bouche : D’une grandiose intensité, du bois brûlé, et… Oui, ils ont bien fait de le nommer « stout impériale à la framboise », ce fut exactement mon premier feeling! Aussi un peu de café, de chocolat noir et de pain de viande. Finale : D’une belle longueur, du bois brûlé, du café noir et du chaleureux vin épicé.

Martin 95%
Juste au visuel on comprend parfaitement le p’tit nom de ce SMWS. Nez: Café espresso et cerises noires, malt carbonisé et xérès poussiéreux, retour des cerises, avec une appréhension au niveau du taux d’alcool, comme se préparer à sauter à l’eau quand on sait qu’elle est frette… Bouche: Chocolat, xérès, café, noix, explosion d’épices. Bière brune, bacon et cerises. Solide sherry cask, belle puissance. Finale: Boisée, fruitée et sèche. Belle puissance et intensité. Équilibre: Damn you SMWS, quand tu nous tient! Alliage de probablement la meilleure distillerie japonaise et du club de whisky au plus grand pouvoir d’achat au monde… Insane.

Mars Iwai Tradition

40% alc./vol.
Blended whisky composé de 75% de single malts et de 25% d’alcool de maïs.

André 80%
Rapidement au nez, alcool de grain très prononcé, caramel et céréales Sugar Crisp, bien fruité, genre fruits séchés et raisins secs, un brin de fumée aussi, très discrète ou peut-être un léger bois brûlé extirpé du fût. Belle texture en bouche, les jujubes gummy bears, fruits rouges et séchés, caramel et céréales. La texture a de quoi surprendre car, pour être franc, je m’attendais à une catastrophe en bouche. C’est tout de même dommage que cette même texture de l’arivée en bouche ne tienne pas la note car la sécheresse et le côté de céréales séchés un peu pointues reprend rapidement le dessus et le whisky perdra rapidement de son charme. Cette couverture un peu sèche favorise également le dévelopement des épices et des notes de gingembre ce qui dégrade la texture générale on the palate. La finale est acérée, un peu trop vive, sèche et épicée, grandement dominée par les grains de céréales.

Patrick 81%
Un whisky surprenant, mais pas nécessairement bien balancé. À boire s’il n’y a rien de mieux à boire. Nez : Alcool de grain, sucre et cassonade, avec une touche subtile de raisins secs et de bois légèrement brûlé. Bouche : Fumée de tourbe d’une intensité que le nez ne laissait pas deviner. Et aussi du bois sec, du gingembre et des raisins toujours subtils. Finale : Un peu courte, marquée par la fumée et le bois brûlé.

Martin 84%
Nez: Malt grillé et cannelle, avec un caractère rappelant par moments un bourbon. Fruits rouges et frais. Chocolat au lait. Bouche: Assez sucré et fruité. Salade de fruits et melon miel. Quelques épices et un peu de bois. Finale: Longue et épicée, avec des notes évoquant plus l’indien Amrut qu’un japonais, la fumée en moins. Équilibre: Serait encore mieux avec quelques degrés d’alcool de plus, mais demeure toutefois meilleur que le Revival. Ce n’est cependant pas ce qui est top comme japanese whisky.

Nikka Rare Old Super

43% alc./vol.

André 81%
Épicé, floral et sucré. Nez rond et agréable; xérès et fruits rouges, pomme rouge, pomme poire, notes de céréales au miel avec une touche d’épices bien dociles. En bouche, texture un peu cireuse, beaucoup de fruits séchés, réglisse, pomme rouge sucrée, oranges, que nuance de belles notes de toffee et de sucre brun. La texture est un peu pauvre et on dirait que celui-ci est dilué encore plus que ne laisse entendre son taux d’alcool. La finale quant à elle est au départ sucrée et très fruitée mais les épices gagnent en importance au fil des gorgées et s’asséchant en toute finale. Sans être un mauvais whisky, ce Nikka est commun et presque anonyme mais on aura tout de même su garder l’essence même des whisky Japonais, cette plénitude des arômes et la sagesse divine de l’équilibre.

Patrick 90%
Du gand Nikka, le genre de whisky qu’on pourrait boire à tous les jours sans s’en lasser. Merci à Eric Godmaire pour l’échantillon ! Nez : Appétissant parfum sucré présentant de belles notes de caramel subtilement fruité et malté. Bouche : Sublime ! Arrivée de caramel fruité, avec du miel et quelques épices qui le rendent très complexe. Aussi, des notes de vanille et un chocolat au lait subtil. Après quelques gorgées, j’ai aussi détecté une très très très subtile fumée. Finale : Longue et délicieuse, s’étire sur des notes épicées, de vanille et de chocolat.

Martin 86%
Nez: Fruits, miel et céréales. Sucré à souhait, mielleux à souhait. Xérès, bois et fruits rouges qui reviennent. Touche de caramel. Bouche: La continuité du caramel. Miel, légères épices. Céréales, bois, xérès et retour du miel. Vanille et raisins. La texture pourrait être un peu plus ample ici, mais je salue l’effort car les saveurs sont là et resteront en finale un bon bout. Finale: Épicée et chaude, offrant presque le même éventail de saveurs qu’en bouche, sur un bon bout de chemin. Équilibre: Un bel exemple de savoir-faire dans l’art du blend japonais. Pas piqué des vers ces produits Nikka.

Suntory Whisky Toki Blended

43% alc./vol.

André 76%
Ce whisky peut vous servir de base, de base à savoir ce qu’est un whisky ordinaire ou mauvais. L’avantage c’est qu’il permettra d’agrandir votre palette de connaissance whisky. L’expérience whisky comprend aussi des passages obligés dans des whiskies ordinaires qui permettront d’apprécier ce que sont de bons whiskies. Nez ; ça sent l’alcool bon marché, l’herbe jaune séchée, miel, genièvre, fines herbes. L’alcool semble beaucoup plus puissant en bouche et l’alcool brut et jeune est bien ressenti. Plus de saveurs verdâtres aussi, genre menthol et herbe verte, bouche portée sur l’alcool de grain, les agrumes et le miel. La texture est pauvre et épurée, sans grande passion. Finale sur le gingembre et le genièvre, finale courte de surcroit avec une recrudescence de l’alcool bon marché en rétro-olfaction. Je ne comprends pas la stratégie marketing de ce produit, mis à part de miser sur un prix abordable, ce whisky perdra des adeptes et amoureux des habituellement excellents produits Suntory, en plus de se mettre à dos les courageux qui auront mis le 60$ sur une bouteille à petit budget. Car une fois passé la caisse et que vous serez bien assis à la maison tranquille, vous regretterez de ne pas avoir mis un 20$ supplémentaires pour un whisky qui ne goûte pas le regret. On remarque aussi que la saq a encore payé un gars pour barrer au crayon feutre les mesures impériales. On se croirait dans le film 1984 avec la Police de la pensée…

Patrick 79%
Déception! J’ai toujours acheté tous les whiskys japonais qui passaient par la SAQ, mais je dois admettre avoir ici des regrets. Enfin, en apéro, il est supportable car on remarque moins à quel point il est insipide. Un blend cheap qui a pas dû coûter trop cher à produire. Pour les gens qui n’aiment pas vraiment le whisky. Nez : Oh boy, ça sent plus l’alcool que bien des casks strengths ! On y trouve aussi des agrumes, un peu de bois, ainsi qu’une touche de gingembre. Léger et subtil. Bouche : Alcool, puis bois, miel, agrumes, quelques épices, un peu de vanille, de gingembre et surtout de l’alcool de grain. Finale : Courte et marquée par les agrumes.

Martin 79.5%
Nez: Crème, grain et citron. Doux sucre à glacer, herbe séchée, miel et raisin blanc. Le tout semble noyé cependant dans une vague d’alcool non contrôlée. Bouche: Alcool au départ, ce qui n’est pas toujours bon signe. Miel, vanille, crème, bois et poivre blanc. Fleurs et herbe, touche de grain. L’alcool s’estompe un peu. Finale: Épicée et sucrée. Pointes de gingembre, de chêne, de vanille et de grain. Équilibre: Moins méchant que ce que l’on pourrait croire. Par contre, en général dans les whiskys japonais les attentes sont extrêmement élevées. Cet embouteillage-ci ne les rencontre malheureusement pas.