Masterson’s 10 ans Straight Rye • Batch #1

45% alc./vol.
Fût #F2-038.

André 90%
Excessif et plein, terreux, oranges, herbe. Full rye et poussiéreux, paille séchée. La bouche est succulente, pleine de vanille et de fruits, de poivre noir, d’agrumes et des épices tirées du seigle. Le feeling poussiéreux est toujours là, le gingembre s’est ajouté à l’ensemble. Il est intriguant d’avoir une texture si huileuse tout en ayant des saveurs si épicées. En avalant le dit whisky, les premières saveurs sont les fruits et la vanille, puis le seigle balaie tout sur son passage tout en étant appuyé de solides notes de poivre et d’épices. Celles-ci donnent le ton à la finale, longue et soutenue. Le duo poivre-épices forment une belle équipe. Un whisky savoureux du début à la fin, entier et sans détour et qui réussit fort bien à cacher sa complexité.

Patrick 79%
Bizarre, pas dans ma palette de saveur en tout cas. Définitivement un whisky que je ne comprends pas. Nez : Une colline herbeuse où pousse, sorti de nulle part, un oranger. En fait, l’herbe sur la colline n’est pas si belle que ça, car il y a des tas de terre humide un peu partout. Bouche : Drôle de mélange de fruits juteux et de poivre noir, mariés ensemble par une vanille qu’on voudrait plus subtile. Au travers des épices, on finit par détecter aussi des notes de gingembre et des bonbons à la cerise, ce n’améliore pas du tout l’ensemble. Finale : Longue, avec des épices et du gingembre.

Masterson’s 10 ans Straight Rye • Batch #5

45% alc./vol.
Fût #A2-062.

André 90%
Rye pleine puissance, encore ce mélange de poussière et de terre séchée, de vanille et d’oranges poivrées. Arrivée en bouche laisse sur les lèvres une fine pellicule de poussière comme lorsque que l’on marche sur un chemin de campagne par 35 degrés l’été. Les éléments doux ouvrent la marche, la vanille, les fruits exotiques, suivi du tsunami de rye, d’Épices et de poivre. La finale est soutenue et livre les mêmes éléments du nez et de la bouche. Rétro-olfaction sur le bois sec, les céréales concassées et l’orange. J’adore les Masterson’s, ce whisky singulier est un coup de foudre pour le rye.

Patrick 90%
Un rye ça? Lol!!! Tout de même, si ce whisky décevra l’amateur de « vrai » rye, il demeure excellent et surtout très original. Bravo! Nez : Fait penser à un village du Far West américain : Poussière et terre desséchée, avec une note incongrue d’oranges et de quelques épices typiques d’un rye. Bouche : L’arrivée en bouche est tout de même agréable avec le mélange d’épices et d’oranges, rappelant en fait le Palm Ridge. Après quelques minutes, on détecte aussi des notes de bois et de poivre. Finale : Longue et savoureuse, marquée par les épices et la vanille.

Martin 91%
Nez: Rye et autre céréales au devant, bois, menthe poivrée, caramel et fruits. Branche fraîche de sapin. Vague d’eucalyptus. Bouche: Belle texture fraîche, rye, épices, feuilles vertes, fruits rouges, bois et vanille. 100% rye dans ta face. Finale: Bien poivrée, rye solide, rétro-olfaction intense de bois et de seigle. J’adore. Équilibre: Un gros rye bien construit, bien punché, mais qui sait aussi agir dans la dentelle. Superbe.

Legacy Small Batch Canadian Whisky

40% alc./vol.

André 88%
Nez de pommes et de rye mélangés, épices, cerises et chocolat noir. Le nez a quelque chose de singulier et d’agréable, les pommes peut-être qui sont vraiment insolites. En bouche, cannelle, cerises rouges, épices, sirop d’érable, sucre et vanille. La texture est huileuse et fluide, bien épicée, les saveurs bien équilibrées et variées. Quelques notes d’orange s’ajoutent à l’ensemble après quelque temps. Finale moyenne en longueur, épicée, beaucoup de cannelle et de poivre, de cerises marasquin, de chocolat.

Patrick 92%
Si Taylor Swift était un whisky, ca serait ce Legacy : Complexe, raffiné, savoureux, alléchant voire même excitant! Il ne lui manque qu’une paire de jambes élancées, des yeux de biche et une voix d’ange (rien que ça!). Mais tout le sex-appeal y est! Nez : Intriguant mélange de sucre et d’épices, avec des notes végétales et de café. Bouche : Surprenante. A l’arrivée, j’avais presque l’impression d’avoir affaire à un vieux rhum. Sucre profond, herbes, épices, chêne brûlé, tout se bouscule pour faire la fête à nos papilles gustatives. Finale : Dune belle longueur, savoureuse et complexe. Tout comme les jambes de Taylor Swift, il vous laissera dans un état contemplatif.

Martin 89%
Nez: Cassonade, poivre noir et touche de café. Un peu de fruits des champs, un peu de rye, un peu de bois. Raffiné, élégant et intrigant à la fois. Bouche: Sirop d’érable, pommes, caramel et un peu d’épinette. Tout en douceur, un peu de planche de chêne, à peine poivré. Finale: Belle complexité, belle longueur, les notes de caramel et de poivre nous offrent une belle danse avec celles de baies et de chocolat. Équilibre: Une bien belle surprise pour un dram envers lequel je n’avais aucune attente. Encore une petite licorne canadienne, j’en recommande chaudement l’achat.

Wiser’s Red Letter 2013 Release

45% alc./vol.

André 84%
Poussière de céréales de seigle passées sous la meule, épices, fruits rouges, un peu de poivre et de sucre. La bouche offre de belles nuances de seigle et de poivre, les fruits rouges sont abondants et se mêlent de façon agréable avec les oranges bien sucrées et le chocolat noir. Je le trouve assez diffus en bouche, malgré ses vagues de sirop d’érable et beaucoup d’influences du fût, ça goûte le chêne assaisonné de vanille à pleine bouche et je n’aime pas particulièrement. Finale d’agrume et de seigle épicé.

66 Gilead Wild Oak Whisky

47% alc./vol.

Patrick 75%
N’importe qui pourrait faire mieux dans sa cuisine avec un alambic home made posé sur la cuisinière. Nez : Sent le métal le soufre. Pointe de fruits rappelant des cerises. Bouche : C’est mééééchant!! Agressif mélange de métal et d’épices, avec une pointe de chêne. Finale : Trop longue, libérez-moi de ce calvaire.

66 Gilead Crimson Rye

47% alc./vol.

Patrick 79%
Un whisky qui tire partout. En fait, me presque plus penser à un new make qu’à un whisky. Le sucre est aussi trop intense, à croire qu’on a profité de la législartion canadienne un peu laxiste à ce sujet pour en ajouter pour cacher les défauts. Nez : seigle et sable. Pas dégueu, mais pas invitant non plus. Bouche : Très sucré, et porté sur les fruits. Quelques épices et des notes de chêne brûlé viennent compléter le tout. Finale : Une belle longueur, marquée par le chêne brûlé et les épices.

Martin 81%
Roux-orange foncé, à l’image de son label. Nez: Seigle et fruits bien présents, mais derrière un solide rideau de jeunesse du new-make. Bouche: Poids intéressant avec de belles épices caractéristiques du rye, mariées à un léger sirop de fruits. Finale: Fruitée et métallique à la fois, avec des épices qui viennent sauver la mise. Équilibre: Débalancé et jeune, malgré qu’on peut y voir un effort honnête.

Forty Creek Evolution 2014

43% alc./vol.
Bouteille 1742 de 9000.

André 92%
Fruits secs, dattes, raisins secs, épices (rye), vanille. Pleine intégration du wine cask, beaucoup de cannelle partout en bouche. Un whisky où l’on sent le travail bien fait, la minutie. Bouche douce et soyeuse, superbe texture à l’approche fruitée et épicée. Si rye il y a , sa présence est agréable et épicée, puis le whisky migre vers les notes de vin rouge, les fruits rouges et la cannelle qui s’est vraiment bien développée au nez d’ailleurs. La finale est vineuse et le fruit bien développé, de belles saveurs de chocolat noir émergent aussi peu à peu. Finale moyenne en longueur mais à la douceur exceptionnelle. Encore une fois, John Hall joue au Star Trek de l’expérimentation du whisky, il repousse les frontières et impose de nouvelles dimensions méconnues au Whiskies Canadiens. Si Temple de la renommée du whisky Canadien il y avait, John serait intronisé right away !

Patrick 79%
John a eu une crampe de cerveau en se disant « je vais essayer de faire un whisky canadien traditionnel, mais au lieu de tricher comme les autres en ajoutant simplement les essences voulues (dixit Dark Horse), je vais faire compliqué avec des vieillissements et mélanges tordus dont moi seul à le secret ». Bref, malgré tous les efforts, le résultat final ne vole pas haut. Du moins, pas dans ma palette : Je dis souvent que la meilleure façon de juger un whisky est de voir si la bouteille se vide vite, et bien ici, j’ai beau en donner à tout le monde, le niveau de la bouteille ne semble pas baisser. Nez : Parfum riche en fruits divers, tels que raisins, mûres et prunes, le tout avec de la cannelle, quelques noix et une touche de cigare trop humide. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par les fruits cités plus haut, mais enveloppés de chocolat et de vanille, avec une petite touche de bois brûlé et de noix de Grenoble. L’ensemble demeure typiquement canadien, c’est-à-dire très sucré. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur du sucre réchauffé et des notes boisées.

Martin 93%
Coloris d’un orange bruni tirant sur le sable égyptien avec d’onctueuses jambes un brin dodues. Nez: Riche caramel dès le départ, suivi de fruits juteux et d’une forte impression de xérès. On complète l’assiette avec quelques notes parsemées de chocolat, d’amandes et d’anis étoilé. Bouche: Épais caramel et sirop de table, relents de cabernet sauvignon et de chêne épicé. Sucre d’érable collé au fond de la poêle. Un peu de muscade saupoudrée sur des pointes de chocolat noir ici et là. Finale: Retour en force via un vent de dulce de leche ou de lait condensé. D’une douceur irréprochable malgré sa courte durée. Feuille de tabac et retour du chocolat noir. Équilibre: Complexité exceptionnelle, du beau savoir-faire en effet. Une expérience pour Hall, mais aussi pour nous tous. Le confort d’une tasse de vin chaud de Noël orné d’un gros bâton de cannelle.

Glen Breton Fiddler’s Choice

43% alc./vol.

André 74%
Mélange de pommes vertes et de virgin oak casks, noix, miel et vanille crémeuse. Rien d’extraordinaire mais le fût est à l’avant-plan… Après les derniers virgins oak évalués (Auchentoshan & Glen Garioch, Deanston, on est définitivement dans la même lignée) il est étonnant de retrouver ces mêmes notes dans un single malt qui ne semble pas avoir été vieilli dans des fûts neufs. Après quelques temps, le nez devient encore plus rond, le miel et la vanille émergent avec force, tandis que la bouche se dilue de façon drastique, laissant quelques notes de miel et noix bien timides. On est à même de distinguer les notes de chêne, nappées de vanille, de miel et de noix. Finale où les éléments précédents s’éteignent simplement dans le whisky dilué dans l’eau. Voire la distillerie se vantant d’avoir produit le 1er single malt whisky Canadien stagner de cette façon dans le bouillant marché des producteurs au pays est presque pathétique…

Patrick 69%
Glenora vient de trouver une façon de passer leur inventaire manqué (évidemment, la SAQ a crié « présent » pour ce produit!).  Il serait plus que temps que cette distillerie « step up their game ».  Ils n’ont plus l’avantage d’être les seuls à faire un single malt au pays…  Bref, malgré tout le capital de sympathie que j’ai pour eux, je suis très déçu.  Nez : Erk.  Métal et soufre.  Bouche : Métal, planche de bois traité et pointe d’orge.  Bon, en faisant un effort supplémentaire, on détecte aussi peut être une petite note fruitée et sucrée.  Finale : Fruits, bois et épices.  Trop peu trop tard.

Martin 73.5%
Doré très pâle et légèrement embrumé. Nez: Marqué par un peu de vanille, de bois et d’orge. Le tout est emmêlé dans herbe et fleurs ainsi qu’une pointe de vernis à ongles. Rappelle un Lowland moyen. Un peu d’anis mal placé. Bouche: Miel et vanille. Épices amusantes et chêne. Moins déplaisant qu’au nez, malgré qu’il fait bien peu de vagues. Finale: Quelques épices dans une vague de vanille s’estompent rapidement et il faut peu de temps pour que toute cette expérience tombe dans l’oubli. Équilibre: Pas horrible, mais doublement honteux, car en plus d’être inférieur aux autres expressions de la distillerie, il est à des années-lumière en-dessous des nouveaux single malts canadiens. Je ne veux plus entendre ce violoneux.

Still Waters Stalk & Barrel Single Malt Whisky Cask #11

62.3% alc./vol.

André 91%
Petit fond de fût neuf avec ses arômes d’agrume et d’orange, tapis de caramel et de vanille, une pincée de cannelle, la pomme rouge et les bonbons rouges et blancs en forme de poisson. La texture en bouche est crémeuse (ce qui aide à faire passer le taux d’alcool décoiffant), les fruits sont omniprésents, les agrumes, la pomme et les oranges. Une petite morsure un peu sèche du chêne en bouche qu’attendrissent de bonnes notes de caramel. Il faudra par contre que le dégustateur soit patient avec son verre, car le whisky demandera du temps à s’équilibrer, à se libérer d’une partie de son alcool et laisser s’ouvrir son nez au dégustateur. L’alcool étirera la finale en bouche et sert de support aux arômes dans leur voyage vitesse lumière. Les fruits exploseront en finale dans un nuage d’agrume et d’orange sucré au caramel et à la vanille. Un excellent fût, choisi de surcroit dans un focus group par des amateurs de whisky. Comme on dit : « quand c’est bon, c’est bon… »

Patrick 92%
Une belle bête complexe et savoureuse me rappelant un peu Glenmorangie (ce qui est pour moi un superbe compliment). Je ne suis pas fan de cette distillerie, mais je me dois de faire une exception ici. J’espère qu’ils sont pris la recette en note et que celle-ci deviendra un produit régulier! Nez: Feuilles fraichement coupées et agrumes. Un peu de sucre blanc vient enrober le tout. Bouche : Wow! Comme mordre dans une planche de chêne. Le tout baignant dans les agrumes sucrés et les épices chaleureuses. Texture en bouche très huileuse et agréable. Finale : Longue et savoureuse, marquée par les agrumes et les épices.

Martin 90%
Caramel léger qui accueille bien la lumière. Nez: Caramel salé, cassonade fumée. Terreux. Pierre lavée ainsi qu’un petit brin d’herbe. Bouche: Juteux, toujours sur des notes de caramel salé. Fruits, cannelle, vanille, gingembre et sucre d’orge surfent sur la traînée de poudre du cask strength. Finale: Bonbons sucrés, colle à bois, fumée fruitée et un pied pesant qui met toute la gomme sur de la menthe poivrée. Équilibre: Un superbe cask strength bien de chez nous, on peut être un ti-peu fiers de ne pas s’être séparés du reste du Canada sur celle-là. Bon exemple d’utilisation d’un panel de dégustation externe.

Still Waters Stalk & Barrel Single Malt Whisky Cask #13

46% alc./vol.

André 85%
« From field to glass » comme on dit. Céréales vertes en avant-scène, sucre et vanille, calme et nature comme nez. En bouche; céréales tout juste cultivées et pommes vertes. Le chêne est présent en bouche mais vanillé et sucré, ce qui l’adoucit quelque peu. J’irais même jusqu’à dire ‘’savonneux’’ comme nez, presque floral à certains égards. La texture est un peu trop diffuse par contre. Les saveurs sont très ‘’small batch’’, on dirait presque qu’ils ont utilisé un fût neuf par les saveurs distinctives livrées en bouche. La finale est en pente douce, abondante vanille, sucre naturel avec une touche d’épices.

Patrick 85%
Un bon whisky frais et jeune. Pas dans ma palette, mais définitivement un sans-faute. Nez: Sucré et fruité avec une touche rappelant des feuilles vertes qu’on aurait écrasé. Bouche : De belles épices fraiches et de succulentes feuilles vertes, avec une pointe de vanille. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Martin 90%
Très diaphane et transparent, à peine coloré. Très vanillé et fruité, plus précisément sur les pommes. D’une grande subtilité, ninja style. La céréale, la colle et le bois ne se cachent pas, mais les fruits demeurent à l’avant-scène. Bouche: Ultra-mielleux et doux sur des accents de vanille et de raisin blanc. Flirte avec les propriétés d’un fût de xérès qui n’est pas réellement là. Finale: Bien affirmée dans une sorte d’exquise fumée fruitée. Un brin déconcertant, mais pas dans le mauvais sens. Équilibre: Une belle réussite des Barrys. On sent bien que plus leur expérience s’accumule, plus on a droit à des malts de qualité. Logique.