Glen Breton 21 ans

43% alc./vol.
Fût #665, bouteille 25 de 268.

André 80%
Le nez est réservé, presque timide. Beaucoup de vanille épicée finement, arômes de chêne sec et d’eucalyptus, à la limite les feuilles vertes mouillés avec la rosée du matin. La bouche est fortement diluée, on pourrait jurer que le whisky est à 40% d’alcool, manque de structure et de panache. Fruits divers, agrumes et fruits tropicaux, pomme poire, herbe mouillée et soupçon d’eucalyptus mentholé éventé. Les saveurs découlant du chêne sont aussi grandement perceptibles. Le tout s’accompagne d’une sensation mi-sèche et épicée. Je m’attendais à quelque chose de doux en bouche et ça, c’est réussi, mais le whisky est dilué, ce qui est bien différent. La finale est soutenue et la conjonction chêne et épice aide le tout. Les fruits s’accrochent en bouche mais le whisky manque de définition et de raffinement. Un bon whisky… sculpté à la hache. Je suis encore étonné de voir comment cette distillerie, la première à produire un single malt Canadien, a fait du sur-place depuis sa fondation. Dans l’ensemble, leurs whisky sont ordinaires, sinon mauvais, quelques rares expressions valent que l’on mette le prix pour acquérir mais au final, on risque fort de faire un mauvais bargain plutôt qu’une bonne affaire. Si cela continue, le conservatisme prudent finira par avoir raison de la maison.

Patrick 83%
Un bon dram léger et efficace, mais qui ne propose rien de nouveau sous le soleil. Dommage, je trouve que Glenora s’assoit sur ses lauriers de première distillerie canadienne de single malt, alors qu’elle est capable de tellement plus. Nez : Parfum léger marqué par les céréales, l’herbe et quelques agrumes. Bouche : Les agrumes explosent dès l’arrivée en bouche, laissant tout de même apparaître quelques touches de sciure de bois franc légèrement brûlée. Finale : D’une longueur moyenne. Fraiche, marquée par l’herbe et les agrumes.

Martin 83%
Nez: Miel de trèfle, pomme cuite, vanille et une légère note herbacée. Bouche: Délicate mais bien arrondie, avec des couches de fruits à noyau, caramel tendre, céréale maltée et une nuance de cuir sec. Une certaine agressivité qui ne sied pas à un embouteillage de cet âge fait quelques ravages ici. Finale: Longue et acérée, sur les fruits secs, le pain grillé et une certaine touche florale. Équilibre: On veut en faire une dégustation attentive, mais sa puissance et son intensité nous brassent un peu trop à mon goût.

North Of Seven Distillery White Dog

62.5% alc./vol.
Four Grains Spirit. Distillé le 8 février 2015, batch W15005

André 82%
En plus d’avoir Michel Guénard à Ottawa, on y distille aussi du whisky ! Difficile tâche d’évaluer des new make, on se heurte souvent à des distillant qui se ressemblent pas mal au final sans compter que bien des évaluateurs n’aiment pas avoir à noter un whisky en devenir. Nez direct et tranché, sur les céréales, le maïs, le popcorn au beurre, évier de cuisine en stainless, l’alcool est puissant et assomme le nez (et les yeux aussi…). Dans le style, il confirme la règle et demeure dans ce qui se fait du même acabit. La bouche est généreuse et soyeuse, agréablement douce malgré le fort taux d’alcool, les céréales en introduction, le maïs prédomine, texture de maïs au beurre, de céréales concassées, l’alcool est presque mentholé. La pierre angulaire de ce spiritueux est sa texture d’une incroyable qualité, qui en fait oublier son taux d’alcool stellaire… Pas de surprise, sa longueur en bouche que l’on pourrait attribuer à tort qu’à son haut taux d’alcool est étonnante, la mixture de céréales est bien sentie mais encore une fois le maïs prédomine avec sa texture de beurre chaud. Le feeling de whisky fraichement sorti de l’alambic avec ses volutes de stainless est disparu. Le manque de diversité de ses arômes et saveurs et bien compensé par la qualité de sa texture en bouche et évalué en tant que new make ou white dog, force est d’admettre que les gars de la distillerie ont fait du bien bon travail. J’ai bien hâte de voir leur bébé prendre des galons et passer dans les ligues majeures du whisky Canadien.

Patrick 84%
Un bon new make s’il en est un! J’ai bien hâte de revoir ce produit dans quelques années. D’ici là, je vous invite à visiter la distillerie, mais attention : Vous devrez apporter votre équipement d’escalade! (vous devrez visiter la distillerie si vous voulez comprendre!) Nez : Parfum de céréales sucrées, notes d’épices subtiles. Très frais. Bouche : Très épicé et sucré, avec une belle complexité et une surprenante profondeur. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Martin 82%
Nez: Quand même solide pour un truc non vieilli! Céréales, herbe et une goutte de mélasse chauffée. Bouche: Texture soyeuse, épices chaudes et acérées. Puissant et affirmé, sans toutefois être trop destructeur. Céréales, fruits, explosion de sucre raffiné. Finale: Longue, chaude et bien poivrée. Équilibre: Un new make prometteur, un peu rough sur les bords, mais après tout c’est un new make!

Last Mountain Private Cask

40% alc./vol.

André 87%
Sac de cannelle, de sucre brun, d’orange et de céréales (rye ?). Nez très doux et feutré, sans trop de singularité mais aussi sans faux-pas. Oranges et nectarines, agrumes en avant-scène de bouche puis beaucoup d’épices (cannelle, gingembre) qui meublent pas mal toute la bouche. L’équilibre est vraiment bien et le whisky démontre aussi une belle vigueur, grandement influencé par les épices. Rétro-olfaction sucrée et orangée avec enrobage épicé. Du beau travail, bien présenté et un réel improvement sur l’édition de base précédente.

Patrick 89%
Succulent whisky d’une agréable complexité et d’une admirable balance. Pourquoi ce whisky est-il si méconnu? Nez : Au nez, un mélange d’épices et de sucre plutôt appétissant. Notes de cassonade insistante, ainsi que quelques agrumes des plus subtils. Bouche : Wow, une surprenante explosion d’épices, de bois et de céréales dès la première gorgée! Puis, le tout évolue vers la cassonade et des oranges bien sucrées en approchant de la finale. Finale : D’une belle longueur et savoureuse.

Canadian Club Chairman’s Select 100% Rye

40% alc./vol.

André 83.5%
Beau nez posé et prometteur, saveurs habituelles de cannelle, gingembre, anis, réglisse rouge, oranges s’accompagnant de ce qui ressemble à du sirop d’érable ou du butterscotch. La bouche est malheureusement un peu fade au niveau de la texture mais les saveurs sont au rendez-vous; poivre et épices, cannelle, anis, oranges. Le taux d’alcool est vraiment trop bas à mon goût, mais lui procure une texture légère et soyeuse agréable. En ce sens, il rejoindra peut-être un nouveau public mais les hardcore fan seront probablement déçus… Je suis un fan « fenis » des Alberta Distillers et je dois dire que cela me chagrine un peu de voir le résultat final. La finale est rehaussée par de fortes vagues de cannelle et de saveurs de canne de Noël, le poivre aussi offre une belle performance. Dans l’ensemble, un bon rapport qualité-prix mais le 40 % d’alcool lui enlève le punch qu’il aurait mérité. Je suis à évaluer d’autres Canadian Rye Whiskies et force d’admettre que les éditions d’Alberta Distillers, les Highwood Distillers (Ninety 5yo et 20yo), le Lot 40 Rye, Masterson’s Rye… lui torchent le cul solide… Dommage, coït interrompu après le nez.

Patrick 83%
Un bon rapport qualité/prix, mais trop dilué à mon goût pour que j’aie vraiment du plaisir. Dommage, ça semblait avoir beaucoup de potentiel. Nez : Savoureuses céréales sucrées et épicées avec une bonne touche de fruits. Bouche : Texture plutôt aqueuse (maudit 40% d’alc./vol!), épices du seigle, bois, poivre et notes subtiles d’orange. Finale : Un peu courte et poussiéreuse.

Martin 88.5%
Roux profond, à l’image de l’âme du canadian whisky. Nez: Seigle doux et suave, vanille et sucre. Impression raffinée moins rustre que la plupart des autres expressions de la distillerie. Sirop d’érable, colle à bois, zeste de citron et… cornichons à l’aneth! Surprenant! Bouche: Épices du seigle, chêne grillé, vanille, poivre léger avec quelques fruits. Le caramel s’étire en bouche alors qu’une belle texture huileuse enveloppe le tout. Finale: Plutôt courte, mais on aime bien ses notes encore une fois de pumpernickel, de bois grillé et de caramel. Elle ne brille peut-être pas très longtemps, mais on en savoure pleinement chaque instant. Équilibre: Encore une raison de plus pour s’attarder à découvrir les whiskies canadiens. Une belle découverte, surtout venant de la part d’un gros joueur dans cette catégorie. Un produit canadien de cette qualité et à ce prix, la SAQ commettrait un péché en passant à côté de cela.

Kim 83%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Épices classiques du whisky canadien, je ne sais pas quoi dire d’autre. Plutôt hermétique. Bouche : Juteux, doux, mais un peu quelconque. Quoique c’est moi qui s’en viens peut-être blasée des canadiens qui goutent tous pareil. Au 2e tour, c’est bien plaisant.

Seagram’s Canadian 83

40% alc./vol.

André 77%
Mélange d’alcool et de rye épicé, miel et vanille. Le plus commun des whiskies… En bouche, commun et typique, le rye est discret, une petite touche de gingembre et de poivre, quelques épicée effacées, texture plus qu’ordinaire, liquide. Petit aftertaste de sirop d’érable et d’oranges nappées de miel, un peu sec et épicé comme finale.

Crown Royal XO

40% alc./vol.

André 89%
Avalanche de fruits secs au nez, douce vanille, le whisky est noble et bien présenté, pas hyper varié côté arômes mais quelle présentation. En bouche, beaucoup d’orange et de fruits secs, de pacanes, d’épices provenant du seigle, le tout adouci de toffee, de vanille et de caramel. La texture est amoureuse et langoureuse, un peu aguichante et épicée. Finale longue et douce ou le caramel titille les épices. Superbe whisky Canadien, belle exécution, savoureuse présentation.

Patrick 75%
Original, mais je suis loin d’apprécier les notes de légumes du jardin et de tomates trop fraiches. Bref, il me fait plaisir de le laisser à mes collègues qui aiment les légumes plus que moi 😛 Surtout que le fond de mon verre a fini dans l’évier et que j’ai craché ma dernière gorgée dans la toilette. Erk. Nez : Arôme très marqué par des légumes fraichement cueillis et les tomates. Aussi, des fruits secs, des pommes vertes, des oranges, des pacanes, une note presque subtile de seigle, le tout complété par un mélange de vanille et de caramel. Étrange. Bouche : Toujours les légumes et les tomates (des tomates un peu vertes) qui dominent les saveurs épicées du seigle et les notes fruitées du cognac. Finale : S’étire sur les légumes et les tomates, ainsi qu’une touche de vanille et de caramel.

Martin 90%
Une richesse orangée trahit une finition en fûts particuliers. Nez: Discret et complexe à la fois. Vanille et fruits, miel et seigle timide, domination du chêne sec. Bouche: Texture riche et juteuse. caramel et vanille, fruits secs et toffee, le tout emmitouflé dans une bonne dose de rye épicé. Finale: Longue, chaude et raffinée, rendant bien justice à ses fûts de finition, fûts de Cognac en l’occurence. Équilibre: Un des meilleurs Crown Royal sur le marché, avec en plus un prix amical compte tenu de son parcours.

Crown Royal Monarch 75th Anniversary

40% alc./vol.
Batch 004, bouteille O94S4

André 83%
Rye fruité et onctueux, cerises marasquin, chocolat au lait et toffee, sirop d’érable et vanille boisée. La bouche est un peu trop diaphane, poivrée, le rye est à l’honneur et les fruits tout aussi omniprésents qu’en bouche. L’équilibre du rye est vraiment bien mais la texture souffre d’un manque de nuances et de tonalité. La finale est aussi un peu courte mais bien présentées, beau mélange de fruits épicés et poivrés, de cannelle et de rye en toile de fond.

Patrick 84%
Un bon whisky, qui saura plaire aux amateurs de whisky canadien, mais sans nécessairement soulever de passions. Nez : Parfum dominé par du seigle fruité. Le tout est accompagné par une vanille subtile ainsi que des notes de cacao et de caramel. Bouche : Du beau seigle poivré, avec quelques fruits. L’ensemble paraît toutefois voilé comme si je souffrais d’une cataracte des papilles gustatives. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du chêne.

Martin 83%
Couleur n’ayant rien à envier à l’original. Nez: un doux duo de vanille et de seigle nous accueille avant de laisser le reste de la visite aux soins d’un amalgame de miel, de cerises, de chocolat noir au caramel et de sirop d’érable. Bouche: Le goût, de même que la texture, est plutôt fade et transparent. Rye, miel et fruits timides, quoique les épices nous donnent une lueur d’espoir vers la fin. Finale: Étonnamment, la finale perdure plus qu’on aurait pu le croire, grâce au seigle et ses épices. Équilibre: Tout comme sa teinte, rien à envier à l’original, si ce n’est son prix.

Still Waters Stalk & Barrel Rye Whisky Cask #17

46% alc./vol.
Distillé le 16/10/2011, embouteillé le 21/10/2014, 268 bouteilles.

André 92%
Wooow ! Singulier mais défini dans le style. Le rye à plein nez, l’herbe fraiche, les épices, côté orange, nectarine mélangé de poivre noir et de vanille. C’est bizarre et habilement présenté à la fois. J’aime la texture cireuse, les saveurs fruitées et le côté edgy & artisanal de la présentation accentuée par les notes de poivre et de clou de girofle. La finale est relevée par les notes épicées, la texture est soyeuse et les saveurs bien définies. Pour les amateurs de rye qui sortent de l’ordinaire, ce whisky est un must !

Martin 84%
Pâle pour un rye, paille. Nez: Épices du seigle avec un côté cru et débridé bien différent des autres ryes. Manque de raffinement, bière d’épinette. Bouche: Encore la gomme de sapin, avec le taux d’alcool qui nous rattrape assez vite. Finale: Cette curieuse impression d’épinette semble vouloir nous suivre un peu trop longtemps. Équilibre: Plus proche du new make que d’un truc vieilli. Donnons-lui une chance dans ses expressions des prochaines années. Jouit d’une belle constance de A à Z.

Tap 8 Rye Whisky Sherry Finish

41.5% alc./vol.
Un rye de 8 ans d’âge élaboré par Alberta Distillers et achevé dans des fûts de sherry amontillado.

André 88%
À mi-chemin entre les fruits et le sucre, amalgame de sucre brun, de cassonade et de fruits rouges, noix au miel, noix de macadam, vanille. Le rye et le sherry sont presque muets et bien cachés sous l’édredon de caramel et de miel. Les épices sont plus effrontées en bouche et explosent en de belles vagues de cannelle et de gingembre. Les fruits rouges apportent une douceur qui se marie bien avec les fines notes de xérès. En respirant, le whisky devient de plus en plus sucré, annonçant bien sa texture veloutée. Finale douce mais quand même épicée, le rye n’offre plus aucune ambivalence, le sherry s’expriment au travers les notes goulues de fruits secs.

Patrick 90%
Un très bon whisky, riche, complexe et bien balance. Il me fait plutôt penser à un bourbon… Ou plutôt, au meilleur des deux mondes ! Nez : Beau parfum sucré et fruité, qui évolue tranquillement vers quelque chose de plus épicé. Bouche : De belles épices, de la cassonade, un peu de chêne, de la vanille… un whisky d’une belle profondeur, rappelant plus un bourbon qu’un rye. Finale : D’une belle longueur et épicée. Ont y retrouve les saveurs typiques du rye.

Canadian Rockies 21 ans Batch #02

40% alc./vol.

André 84%
Doux et rappelle plutôt les vastes et paisibles plaines de la Saskatchewan malgré un petit accent frais des montagnes de l’Alberta. Butterscotch poivré accompagné d’épices diverses, quelques soupirs d’agrumes, sucré et crémeux. Bouche bien texturée, huileuse et crémeuse, notes de caramel et de butterscotch, avant l’arrivée de poivre noir épicé entourée de vanille soyeuse. La saveur principale hésite entre le butterscoth, le caramel et le toffee. Bardeaux de cèdre. Finale qui réussit à tenir la note si longtemps, surtout avec la douceur livrée depuis le début de la dégustation. Je ne sais pas le pourcentage de rye de ce whisky mais il est fort bien caché par les éléments sucrés. Un whisky agréable mais qui manque de personnalité et d’audace.