Newfoundland Distilling Company Single Pot Still Newfoundland Whisky

43% alc./vol.
Batch #5, Limited Edition of 2230 bottles. Tout premier whisky entièrement élaboré, distillé et vieilli en fût à Terre-Neuve-et-Labrador et sera officiellement lancé en novembre 2023. La sortie de ce nouveau whisky signifie qu’enfin, chaque province du Canada possède désormais un whisky artisanal.

Étant donné l’association traditionnelle de Terre-Neuve-et-Labrador avec l’Irlande, il est tout à fait approprié que le premier whisky de la distillerie, le tout premier whisky moderne distillé et vieilli sur ‘’The Rock’’, nom donné à l’ile de Terre-Neuve, soit un Single Pot Still de style irlandais. Conformément à la tradition irlandaise, il est distillé trois fois à partir d’un mélange d’orge maltée et non maltée, cultivée au Canada atlantique, et vieilli pendant au moins trois ans en fûts de chêne vierge et de bourbon sur la rive ouest de la baie de la Conception.

André 76%
Artisanal mais pas trop dans la livraison initiale. Oranges, pommes vertes, vanille et caramel, bois verdâtre avec une pointe de salinité, céréales séchées. La bouche affiche la jeunesse du whisky et du virgin oak avec des accents verdâtres et des notes provenant d’un alcool encore en maturation. Pommes vertes, eucalyptus, vanille, caramel, cerises marasquin une touche citronnée. Aux gorgées suivantes, cosses d’oranges, malt verdâtre et poivre moulu. La finale est sur le malt vert et le poivre moulu intense… et le tonneau.

Patrick 79%
Un whisky sommes toutes honnête, et qui sera certainement très bon lorsqu’il aura vieilli quelques années de plus. Nez: Parfum typique d’un jeune whisky, avec des notes sucrées d’amandes, de caramel et de chêne. Bouche : Le new make n’est pas loin, avec une impression dominée par l’alcool malgré la dilution à 43%, avec un feeling un peu métallique aussi. J’y retrouve tout de même des saveurs intéressantes, telles que le chêne, les pommes vertes, les amandes grillées et du caramel. Finale : D’une longueur moyenne, plutôt boisée.

Kim 75%
Nez : Mais d’où vient ce beurre d’arachide? Sur une tranche de pain de blé, avec une salade d’épinards en accompagnement. Sans être des odeurs désagréables, disons que dans un whisky c’est moyennement plaisant. Bouche : Encore à fond sur les arachides, ce qui n’est ma foi pas si déplaisant que je le craignais. C’est jeune, ce qui explique probablement le côté légume vert que j’avais au nez et qui demeure. À laisser vieillir, je n’ai pas vraiment de plaisir à le boire pour le moment, mais je sens que la base est intéressante.

Spring Mill Distillery – John Sleeman & Sons High Rye Straight Whisky

48% alc./vol.
Ce High Rye Straight Whisky est vieilli en fûts de chêne blanc. Distillé à Spring Mill Distillery située à Guelph en Ontario.

André 82%
La cannelle cireuse typique ouvre le nez, le bois est plus équilibré que l’édition Canadian Oak, cerises marasquin trempées dans le chocolat et confiture d’oranges. À l’aération, les notes de cerises et de pommes gagnent en importance. La texture en bouche manque de facteur wow, sensation diluée et un peu monotone. Cerises, pommes cannelle, cassonade, chocolat noir poivré, gingembre. Finale très poivrée, parfumée de cannelle et de sucre caramélisé, un peu courte et à la texture éphémère.

Patrick 87%
Un superbe rye offrant une belle complexité et balance de saveurs, qui m’apporte plus de plaisir à chaque gorgée. Délicieux. Nez : Cerises et cannelle enrobées de cire, avec une touche de chocolat au lait, des pommes rouges bien mûres et un petit zeste d’orange. Bouche : L’arrivée en bouche est délicieuse, avec de l’Orangina, du chocolat au lait, un peu de chêne, du caramel, des pommes juteuses, de discrets fruits tropicaux, du bois brûlé et une petite pincée de poivre. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, épicée et fruitée.

Wild Life Wheat

45,3% alc./vol.

Patrick 83%
Un bon whisky qui n’est toutefois pas exactement dans ma palette de saveurs. Nez: Parfum de bananes en bonbons, un peu de cerise et de la vanille. Bouche: Poudre de bonbons à la banane qui domine la première impression, puis un peu de cerise et de bois de charpente. Texture en bouche légèrement pâteuse. Finale: D’une longueur moyenne, marquée par les bonbons à la banane et un peu de bois.

Wild Life Rye

45,9% alc./vol.

Patrick 85%
Un bon rye facile à boire, ou autrement dit, un produit de superbe qualité pour les « masses », mais qui laissera peut-être les crinqués comme moi sur leur faim. Nez: Doux seigle marqué par les céréales, avec une petite touche de douceur sucrée et fruitée. Bouche: Belle bouche épicée et boisée à l’arrivée en bouche, puis le tout évolue vers quelque chose de plus doux, avec une touche subtile de caramel. Finale: D’une belle longueur, avec du bois brûlé.

Odd Society Spirits Boneyard Whisky

46% alc./vol.
Les gens de la distilleie ont collecté un litre de whisky à chaque mise en bouteille depuis 2016 et conservé l’assemblage dans un seul fût. Des whiskies de seigle, de single malt et d’affinage dont l’érable ont été mariés, le plus ancien ayant plus de sept ans et le plus jeune quatre, le tout provenant de la ‘’whiskythèque’’ de la distillerie. Un clin d’œil au procédé Solera, qui consiste à mélanger des alcools comme le vin et le xérès de manière fractionnée, afin d’obtenir un produit fini issu de différents âges.

André 85%
Un whisky qui demande plus d’attention car définitivement une bibliothèque de saveurs à décortiquer. Nez de poires dans leur sirop, de petits fruits rouges, sirop d’érable, caramel, citron et vanille. En bouche, on migre rapidement sur des saveurs de douce fumée, de chocolat noir s’accompagnant de notes houblonnées bizarre. Belle texture, sans être huileuse ou grasse. En s’aérant, beaucoup de notes de caramel écossais, de sucre d’orge également. Finale sur un mélange de fruits rouges et de fruits à chair et de fumée caramélisée. Très intéressante découverte.

Patrick 68%
La complexité de ce whisky aurait demandé que je lui accorde plus de temps, mais globalement, il me donnait mal au cœur, alors si vous voulez plus de détails, lisez l’évaluation d’André qui semble être plus habitué que moi aux flaveurs des latrines, lol! Nez : Ouf, quand ma casserole sent ça, je comprends que je viens de cramer le souper et que je dois caller de la pizza. Bouche : J’ai l’impression de manger une planche de chêne cramée sur le bord d’une latrine dans le bois. Finale : Assez longue, s’étire sur les notes de bois cramé et de latrine.

Odd Society Spirits Prospector Rye Whisky

46% alc./vol.
Produit à partir de 100% seigle provenant de Colombie-Britannique et élevé en fûts de chêne blanc américain neufs et fortement carbonisés.

André 77%
Raisins secs et cerises roulées dans la vielle cannelle en poudre éventée, Fun Dip au raisin et prunes, poivre frais. Difficile de goûter que ce whisky est un 100% rye. En bouche, la texture est vraiment superbe, ronde, duveteuse et soyeuse. Mélange de raisins mauves et de prunes, puis cerises et oranges, le tout parfumé de cannelle, de poivre et de baking spices. La jeunesse du whisky est beaucoup trop apparente et les saveurs un peu trop délavées et ternes. La finale quant à elle est éphémère et oscille entre les notes de bois et les sucres naturels de fruits et se termine par de fortes notes épicées et poivrées.

Patrick 65%
Bon, le fait que sois « pu capable » des whiskys trop jeunes des distilleries artisanales a probablement teinté mon évaluation, mais bon, j’suis pu capable. Surtout quand on sait que certaines distilleries réussissent tout de même à produire d’excellents whiskys de moins de 3 ans. Nez : OMFG. Ça sent la flatulence. Cibolle. Bouche : Moins pire, goûte le whisky trop jeune métallique. Finale : Bof.

Odd Society Spirits Commodore Single Malt

46% alc./vol.
Commodore est le single malt phare de la distillerie, vieilli pendant au moins quatre ans dans des fûts de type Quarter Cask de 56 litres et produit à partir de 100% d’orge maltée provenant de Colombie-Britannique.

André 83%
Nez à l’approche un peu brut et craft distillery, agricole. Compote de bananes, jus d’orange et fruits tropicaux, poires en dés, flaveurs pâtissières. L’ensemble du nez est sous l’égide des notes de bois sec un peu trop présentes. La bouche s’ouvre sur des notes de céréales séchées, de crème pâtissière, de vanille, pincée de gingembre, zeste de citron. Belle texture par contre. Finale sucrée et boisée, beaucoup de vanille et de tonalité pâtissères, parfumé de citron et de fruits à chair.

Patrick 72%
Je n’ai même pas été capable de boire plus que la moitié de mon échantillon d’un demi-once. Trop jeune, avec des saveurs mal équilibrées. Nez : Parfum d’un trop jeune whisky. Bananes vertes, agrumes, bois vert et un je-ne-sais-quoi désagréable. Bouche : Whisky trop jeune, un peu sucré, avec des céréales, du bois sec, de la vanille, des agrumes et du gingembre. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne sec et les agrumes.

Odd Society Spirits Smoke & Oak Rauch Malt

46% alc./vol.
Comme pour les whiskies tourbés, le malt de cette série est séché à la fumée. Plutôt que d’utiliser de la tourbe, différents bois sont brûlés pour conférer au whisky des arômes uniques. Le malt allemand « Rauch » (fumé au bois de hêtre) confère à ce whisky une touche de richesse fumée singulière et a été vieilli pendant quatre ans en fûts de chêne blanc américain.

André 83%
Bien différent de la version Scottish peat. Celle-ci est plus sur la poire et la pêche au nez, la fumée est plus diffuse et moins médicinale, vanille crémeuse, babeurre et une touche citronnée. La bouche est fumée, mais plus effacée, les grains de céréales sont plus doux également, sirop de poires et zeste de citron, miel chaud, la sensation générale est sèche et épicée, le bois omniprésent. La texture est très ronde, crémeuse et suave. L’essence craft distillery est plus évidente dans la livraison de cette édition. La finale débute mollement pis s’accélère sur des tonalités épicées et astringentes plus importantes sur fond de fruits à chair et d’éclisse de bois sec.

Odd Society Spirits Peat & Smoke Scottish Peat

46% alc./vol.
Les whiskys tourbés de la Colombie-Britannique sont extrêmement rares, car les distilleries artisanales désignées de la Colombie-Britannique sont tenues d’utiliser des intrants agricoles 100 % de la Colombie-Britannique pour la fabrication de leur alcool. Les whiskys tourbés sont quasi inexistants dans la province, à l’exception de quelques lots essentiellement expérimentaux. Les distilleries artisanales sont autorisées à s’approvisionner en extraits botaniques de l’extérieur de la province pour aromatiser leurs produits, c’est donc ce qu’ont fait les gens de la distillerie en s’approvisionnant en malt tourbé d’Écosse (Baird’s Malt en Écosse) et en l’utilisant pour aromatiser le whisky plutôt que de l’incorporer au moût avant la fermentation.

André 87%
Nez bien boisé avec des flaveurs de fruits à chair en évidence, des salves d’embruns maritimes et d’iode. La bouche est médicinale et maritime, bois séchés, vanille et bananes en purée. À l’aération, des notes de céréales fumées émergent également. Le comparatif que j’ai en tête serait un transgenre de Laphroaig , en moins médicinal disons. Au fil des gorgées, la fumée de tourbe devient plus verdâtre et végétale et s’accompagne d’une touche terreuse et sucrée à la fois. La texture en bouche est grasse mais demeure effilée. La finale et phénolique et médicinale, saline et boisée. Belle découverte, vraiment!

Stillhead Distillery Double Oak Rye Rhum Cask Edition

46% alc./vol.
Ce whisky de seigle 100 % de la Colombie-Britannique a d’abord vieilli dans un mélange de 75 % d’anciens fûts de bourbon et de 25 % de vin rouge de la vallée de Cowichan, pour ensuite passer un affinage en fûts de rhum de la Barbade.

André 77%
Nez qui va un peu dans plein de directions différentes, un peu déroutant sans être désagréable. Céréales Sugar Crisp, bananes flambées, céréales de seigle aux saveurs effacées, sucre caramélisé, vanille. Les saveurs découlant de l’utilisation des céréales de seigle ne sont pas du tout en avant plan. Les saveurs de rhum sont plus apparentes en bouche et s’ccompagnent de fruits rouges, de bois toasted et de cassonade. Une trace de sirop d’érable peut-être aussi. La texture en bouche est impressionnante, belle onctuosité malgré la jeunesse apparente du whisky. C’est en finale de bouche qu’apparait une petite touche d’alcool neutre et du bois de chêne un peu trop vif que ça tourne mal. Bol de petits fruits sauvages nappés de sirop d’érable et éclisses de bois sec et épicé.