Benromach Wood Finish – Château Cissac

45% alc./vol.
Distillé en 2009, embouteillé en 2017

Patrick 88%
Un très bon whisky, présentant un profil de saveurs uniques et très agréable. J’aime. Nez : Salade de fruits marquée par les agrumes et très sucrée, avec des notes de vanille assez intenses. Bouche : OK… Ça me donne l’impression de licher le fond séché d’un bol vide de salade de fruits. Mais avec une touche de chêne brûlé et merveilleusement épicé. Finale : D’une belle longueur, marquée par les épices du chêne brûlé.

Old Malt Cask Macallan 18 ans

50% alc./vol.
Distilled June 1993, Bottled November 2011, from Bourbon Barrel #DL700, 192 bottles.

André 83%
Au prix que sont rendues les bouteilles officielles de cette distillerie sur le marché, les versions issues d’embouteilleurs indépendants sont devenues les Macallan des pauvres, de ceux qui n’ont plus le moyen comme moi de se payer une bouteille officielle de 18 ans à 450$. Nez délicat, ça désoriente un Macallan sans saveurs de sherry; beaucoup de vanille, crème fouettée, raisins verts et pommes vertes, ananas, presque une touche d’herbe verte, céréales fraiches. La bouche est presque muette, l’alcool passe inaperçu et cela mérite d’être souligné; poires, ananas, bon résiduel sucré genre sucre à glacer et encore les raisins et les pommes vertes. La finale est moyenne en longueur et finement épicée et verte. Agréable curiosité mais la tendresse du sherry me manque amèrement.

Patrick 90%
Quand l’un de mes embouteilleur favori rencontre l’une des meilleure distillerie au monde, ça ne peut qu’être excellent! Mes attentes étaient élevées, et je suis satisfait. Vous voulez y goûter? Il en reste encore au Nelligan’s à Québec, mais pas pour longtemps après la publication de cette évaluation… Nez : Le parfum incomparable de Macallan, avec de beaux fruits délicats, du doux chocolat au lait et une note boisée discrète. Bouche : Oh, c’est bon ça. Du bois brûlé, des fruits frais et sucrés et des épices. Finale : D’une belle longueur, épicée et fruitée.

BenRiach Peated Quarter Casks

46% alc./vol.
Une version qui met également en lumière le processus de maturation en fûts quarter casks, processus qui amplifie les échanges entre le bois et le whisky.

André 86%
Axé sur les céréales, savoureuses notes de poires dans leur jus, d’agrumes, accentué par des pointes de bois sec, tourbe un peu brute et terreuse. La bouche évoque beaucoup de verdeur, le bois vert, la tourbe parsemée de poignée d’herbe verte mouillé, bien grasse et terreuse aussi, duquel ressortent les vagues successives de poires dans leur jus, de nectarines et d’agrumes fraiches finement citronnées. Ce whisky est moins robuste que son congénère Curiositas avec un aspect similaire apportée par la tourbe terreuse, herbacée et grasse. Finale moyenne, un peu courte même, tourbée, camphrée et sur la salade de fruits avec beaucoup de poires. Un peu ambivalent avec cette édition, qui manque de punch et de singularité. On ne nous a pas habitué à ça chez Benriach… Coïncidence, c’est aussi un des premiers embouteillages officiels à paraitre depuis la vente de la distillerie par Billy walker et ses acolytes. J’espère que ce n’est pas de mauvais augure.

Patrick 90%
Ok, amateurs de whisky tourbés, vous ne pourrez qu’aimer ce whisky! Mais n’y cherchez pas le côté maritime des Islays, il s’agit d’un vrai Speyside traditionnel. En tout cas, moi j’en ai mis une bouteille dans mon panier! Nez : Superbe fumée de tourbe vanillée et sucrée, avec une légère touche boisée. Bouche : Bois épicé et brûlé intense, suivi d’une vague de fumée de tourbe qui ramasse tout! Bref, épices, fumée, charbon, végétaux cramés et bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, marquée par la fumée et les épices du bois brûlé.

Martin 86%
Nez: Belle tourbe caoutchoucteuse et pas trop intense, belle facilité d’approche. Terre et herbe, vanille et sucre en poudre, bois et poignée de petits fruits. Bouche: Miel, vanille, bois, tourbe herbeuse et poivre noir. Des saveurs franches, bien démarquées, leur intensité sauvant un peu la mise devant leur faible diversité. Finale: Assez courte, avec les mêmes saveurs intenses exprimées ci-haut. Équilibre: Un bel exercice autant au niveau peated que quarter cask. Malheureusement ce ne sont pas les premiers ou les meilleurs à tenter le coup. J’aime pareil!

Blair Athol 23 ans 1993

58.4% alc./vol.
2017 Limited Release, Bottle #5332 of 5514. Ce single malt embouteillé au degré naturel en édition limitée, est présent pour la première fois dans la collection Special Release. Issu de la méconnue distillerie Blair Athol située à Pitlochry, Perthshire, cet embouteillage est le premier Blair Athol depuis 2003. Il a vieilli depuis 1993 en ex-fûts de Xérès, assemblés à partir de chêne européen. Seulement 5.514 flacons numérotés individuellement pour le monde entier. Ce whisky fait partie de l’édition 2017 des Special Releases de Diageo, une collection qui permet de découvrir des whiskies rares ou atypiques en provenance des meilleures distilleries d’Écosse, dont certaines sont aujourd’hui fermées.

André 91%
Cerises noires, grosses épices du gâteau aux épices, chocolat noir, oranges, raisins secs, sensation presque tannique, prunes et oranges. Belle courbe aromatique en bouche, plénitude des saveurs, intenses et qui sont certaines dans leur approche; prunes, raisins secs, cerises noires, tannins du vin rouge, gâteau aux épices, oranges. Texture vraiment superbe, collante et amoureuse menant à une finale sur les cerises noires épicées et les prunes, la pâte de fruits. Superbe whisky, une célébration du sherry cask. Divin!

Patrick 90%
De loin le meilleur Blair Athol que je n’aie jamais eu, superbement construit et totalement satisfaisant. Wow, ils avaient caché le bon stock! Nez : Parfum marqué par un vieux xérès, avec du chocolat noir, des fruits mûrs et une vanille subtile. Bouche : Wow, du vieux xérès sur du vieux chêne, avec des épices intenses, des noix et du gâteau aux fruits. Finale : D’une superbe longueur, marquée par les fruits mûrs et du caramel légèrement cramé.

Glen Elgin 18 ans 1998 (Edition 2017)

54.8% alc./vol.
5352 bouteilles.

André 87%
Poires, miel, melon au miel, agrumes, citron, fruits tropicaux, vanille, porté sur le bois de chêne et les épices également. La bouche est robuste, mélange de pommes jaunes, de toffee et de vanille, beaucoup d’épices, cassonade en fond de bouche. Longue finale alcoolisée et fruitée, passablement d’épices mélangées et de cassonade et une fine touche de fût carbonisé.

Patrick 94%
Un superbe whisky d’une grande complexité et d’un équilibre étonnant. Dans la catégorie « île déserte », dans le sens que si vous avez les moyens de vous le payer, vous n’avez pas besoin d’autre chose. Nez : Tellement sucré, avec de la vanille, des agrumes et du chêne. Bouche : Attaboy! C’est quoi ça? Une belle fumée savoureuse et subtile m’a enveloppé la bouche à ma grande surprise, puis des fruits et une avalanche d’épices et de la croustade de pommes. Finale : D’une belle longueur, marquée par la croustade de pommes.

Martin 87%
Nez: Herbe, miel et fenouil. Céréales et crème anglaise. Bouche: Miel et pommes, cassonade et bois. Assez franc et acéré. Finale: Bien aiguisée. Sur le poivre, les fruits et le chêne. Équilibre: Bien agréable, une solide colonne avec quelques accents feutrés.

The Malt Whisky Co. Glenrothes 8 ans

64.2% alc./vol.
Refill Hogshead Oloroso, Cask #37602

André 87%
Gâteau aux fruits, raisins, dattes, figues, cerises noires, raisins mauves, chocolat noir, la pâte de fruits, cannelle. On aurait pu se laisser biaiser sur l’imposant taux d’alcool et cela aurait été une erreur magistrale. La bouche est mouth coating, presque sirupeuse et collante, les saveurs de fruits sont intenses et condensées, mais somme toute le whisky livre les mêmes saveurs que présentées au nez, grosse influence du fût de xérès mais tellement goulues que le taux d’alcool passe inaperçu. La finale est tannique, la pâte de fruits et les cerises noires, le gâteau aux fruits et le chocolat noir. Bien que le voyage sensoriel de ce whisky pourrait sembler monotone, l’expérience générale est très intéressante. Déjouer le taux d’alcool de façon si habile montre bien l’apport des saveurs du sherry cask. Timing parfait peut-être en cette journée de printemps hâtif, qui s’agrémente admirablement bien d’un morceau de chocolat amer. Faut assumer ses dépendances au chocolat…

Benriach 17 ans 1998 Triple Distilled

47.2% alc./vol.
Pedro Ximerez Sherry Finish, Cask #7759, Distilled 27/05/1998, Bottled May 2016, bottle #489 of 639

André 86.5%
Nez d’une opulence fruitée indécente; prunes, dattes, gâteau aux fruits, cerises noires, chocolat amer, oranges, abricots, clou de girofle, gingembre, poivre noir broyé. Approche goulue et très chargée côté fruits au nez. La bouche est bold, un bloc de fruits séchés compressés. Les mêmes saveurs annoncées au nez prennent place sur une couverture à la texture un peu sèche et épicée, presque sec et tannique avec une astringence appréciable. Fruits secs, raisins mauves, prunes, chocolat aux oranges saupoudré de poivre. Légère déception au niveau texture surtout avec ce qu’annonçait le nez. La finale est longue, très épicée et poivrée, ensemble un peu sec, raisins en poudre et fruits secs. Pour le prix demandé, une déception.

Patrick 89%
Un beau whisky riche et intense, qui m’a empli de joie et de bonheur. Ou, en d’autres mots, un beau mélange de sucre et d’épices. Nez : Nez vineux et avec un mélange de saveurs rappelant les gâteaux aux fruits du temps des fêtes (btw, est-ce qu’il y a vraiment du monde qui aiment ça? Je parle du gâteau, pas la description du whisky!). Bouche : Toujours le gâteau aux fruits, mais un peu brûlant, et avec une belle dose d’épices. Et de sucre. Finale : D’une belle longueur, chaleureuse, fruitée et sucrée.

Maltbarn Speyside 43 ans 1973

47.7% alc./vol.
Sherry cask, Bottle 70 of 149 bottles

André 91%
Beau sherry aux oranges, bananes nappées de vanille, de miel et de crème fouettée, poires, abricots et une agréable sensation feutrée au nez sur les fruits à chair charnus. Ils ont transporté le Speyside sous les tropiques? La bouche est lente et moelleuse, poivrée et épicée. Je dois avouer que la texture générale du nez ne s’est pas poursuivie en bouche, malgré le 47.7% d’alcool la texture est un peu molle et presque diluée. Saveurs de cosses d’oranges et de poires, banane et melon au miel, vanille, melon d’eau, quelques fruits rouges séchés. La finale est un peu courte en bouche et la texture un peu trop diaphane à mon sens mais les saveurs sont uniques. Un whisky savoureux que le bois n’a pas dominé malgré une maturation de plus de 4 décennies… il faut le faire.

Glendronach Grandeur 25 ans Batch 8

50.3% alc./vol.
Bottle 676 of 1505. Ce huitième batch de Glendronach Grandeur a vieilli en fûts de xérès Oloroso pendant 25 ans avant d’être embouteillé sans réduction à 50,3 degrés. Sélectionnée avec soin par le Maître Distillateur Billy Walker.

André 93%
Wow… Quelle onctuosité au nez, velouté et soyeux dès les premières sniffées. Grosse livraison de sherry onctueux, pâte de fruits, prunes séchées et dattes, chocolat noir pas trop amer, café expresso. La bouche s’ouvre sur le poivre broyé qui s’entremêle avec le sherry puissant et les fruits séchés, fruits sauvages et de belles épices bien douces en retrait. La texture est sirupeuse, hallucinante, collante et visqueuse, protégeant la bouche de l’alcool. Puis des notes terreuses et de cuir humide ressortent lentement et langoureusement. J’ai l’image d’un vieux fût de xérès vieillissant sur le sol en terre d’un warehouse un peu humide. La finale est très poivrée et épicée, longue mais très douce. Superbe!

Patrick 93%
Tout ce qu’on est en droit d’attendre d’un whisky de 25 ans. Un whisky qui laisse dans un état contemplatif, où l’on prend le temps de réfléchir aux 25 dernières années qui viennent de s’écouler. Nez : Parfum de chocolat fourré au xérès et aux cerises, avec une bonne dose de mélasse. En fait, me fait penser à un vieux rhum traditionnel… Bouche : Épicé et boisé, très sucré, avec de la mélasse, du caramel, du café espresso et du cuir. Finale : D’une longueur qui s’étire et qui s’étire… Chaleureuse, avec des notes boisée, d’espresso et de biscuits aux brisures au chocolat.

Benromach 35 ans

43% alc./vol.
Fabriqué de manière artisanale et distillé en 1980, il date donc de la période des anciens propriétaires de la distillerie, avant que Gordon & Macphail ne rachète la belle au bois dormant en 1992. Cette édition de 35 ans d’âge est l’une des expressions les plus rares de la Benromach. Un véritable Speyside, mis en fût dans les années 80 et vieilli dans un assemblage de fûts de Sherry de premier remplissage.

André 93.5%
L’onctuosité de ce whisky est hallucinante. Au nez, mélange de pelure de pommes rouges, ce cerises noires trempées dans le chocolat et la cannelle, les oranges confites et les odeurs de vieux fût de xérès un peu austère, les dattes et les figues, la couverture de livre en vieux cuir et évidemment une contribution très généreuse du fût de sherry. La bouche est très complexe, les saveurs superbement agencées et équilibrées. Le sherry est puissant mais tout juste bien épicé avec une petite touche de cannelle et de poivre, l’intensité des fruits est savoureuse, gros mélange de cerises, dattes, figues, ananas, oranges et toujours avec cette touche de vieille couverture de livre en cuir et de vieux fût gorgé de sherry. Hallucinant… L’interminable finale est hyper douce et soyeuse mais assurée et déterminée, sur les fruits secs et le sherry. On peut sortir le whisky du Speyside mais pas le Speyside du whisky. Un Speyside gem…

Patrick 94%
Exactement ce qu’un vieux whisky, ou même un vieux spiritueux, est supposé goûter! Un whisky vraiment émouvant! Nez : Parfum de vieux xérès, de vanille, de caramel chaleureux et de cannelle. Bouche : Wow, un xérès hyper chaleureux et boisé, de la vanille et de la cire d’abeille. Saveur typique d’un vieux spiritueux, j’aime. Finale : D’une belle longueur, marquée par le caramel et le bois brûlé.