SMWS 122.41 Loch Lomond Croftengea 9 ans

58.6% alc./vol.
“Silky Smooth” – Distillé le 25 octobre 2011, âgé en fûts de bourbon de premier remplissage – 213 bouteilles

Patrick 90%
Un superbe whisky qui commence sur la douceur et le sucre, et qui finit sur la chaleur et les épices. Nez : De la superbe vanille, avec des bananes, des roses, du cantaloup et une bonne lampée de miel. Bouche : Du miel, du sirop de poires, de la lime, des pétales de roses, puis de la cannelle, le tout porté par une belle texture. Finale : D’une belle longueur, boisée et épicée.

SMWS 39.216 Linkwood 8 ans

58.9% alc./vol.
« Plum Foolery » – Distillé le 4 avril 2012, âgé en fûts de bourbon de premier remplissage – 227 bouteilles

Patrick 90%
Wow, un beau whisky-salade-de-fruits. J’adore! Nez : Le parfum est très agréable avec des pêches et des abricots recouverts de crème sucrée à la vanille. Bouche : Un beau whisky sucré, frais et fruité : Une salade de fruits tropicaux avec de la crème à la vanille et une touche de menthe contribuant à donner à l’ensemble une belle fraîcheur. Finale : D’une belle longueur, fruitée, sucrée et chaleureuse.

SMWS 113.35 Braeval 22 ans

57.8% alc./vol.
« Lemons on the Lawn » – Distillé le 30 mai 2001, âgé en Refill ex-bourbon hogshead – 237 bouteilles

André 86%
Nez gorgé de fruits à chair tropicaux; citron, ananas, poires assortis d’une touche végétale. La bouche est épicée sur une texture moelleuse et tendre assaisonnée sur les fruits à chair de la bouche, confiture de fruits tropicaux, oranges, feuilles mouillées, filling de tarte au citron, vanille, herbe mouillée coupée. La finale évoque effectivement un pique-nique sur l’herbe où l’on déguste une tarte au citron.

Patrick 79%
Un scotch un peu bizarre, définitivement sous les standards habituels de la SMWS. Je me demande pourquoi on n’a pas tenté de le changer de fût pour lui donner une chance. En fait, si on considère l’âge, il mérite presque son nom de citron! Nez: Un mélange peu orthodoxe de pamplemousse et de citron, avec une touche d’herbe. Bouche : Du gros citron, de l’herbe un peu brûlée, du pamplemousse et de grosses épices à BBQ et de la sauce épicée. Finale : D’une belle longueur, épicée et chaleureuse. 2e Tasting: 84% Un bon whisky porté par une belle texture, mais qui n’a pas réussi à m’exciter malgré son grand âge. Nez: Un beau parfum riche et sucré, débordant de miel, avec de la vanille et des fruits tropicaux. Bouche: Du gros chêne épicé et intense, des agrumes et de discrètes fruits tropicaux. Le tout est porté par une belle texture huileuse. Finale: D’une belle longueur, huileuse, boisée et avec une petite note rappelant des fraises des bois.

Martin 86%
Nez: Un peu muet, laissons à ce 22 ans le temps de s’ouvrir. Fruits tropicaux, un léger goudron, suivi de pamplemousse et de citron. Poignée d’herbe. Bouche: On continue la lancée des fruits à chair blanche, un peu de citron et d’ananas. Sucre blanc et poivre rose. La texture est bien intéressante, on se tapisse la bouche de citron et de meringue. Finale: Peu boisée, on se laisse transporter par la chaleur du poivre ainsi que par l’acidité du zeste de citron. Équilibre: Un beau dram de la SMWS, un des derniers embouteillages de cet âge encore abordables, si vous le trouvez.

SMWS 108.35 Allt-a-Bhainne 14 ans

57.6 alc./vol.
« An Exhilerating Escapade” – Distillé le 2 février 2007, âgé en fûts de bourbon de premier remplissage – 148 bouteilles

Patrick 88%
Un beau whisky bien épicé et chaleureux. Nez: Du malt herbeux, avec du chili et de discrètes pommes bien mûres. Bouche : Du gros chili épicé, assez sec (au point que je trouve qu’il est dans le mauvais profil de saveurs de la SMWS : au lieu de « Juicy, Oak & Vanilla », il aurait dû être classé comme « Spicy & Dry »), de la rhubarbe, des noix mixées, et une discrète note de pommes rouges. Finale : D’une belle longueur, plutôt boisée.

Ardbeg Arrrrrrrdbeg! Committee Release

51.8%
Maturation en Ex-Rye casks.

André 87%
Crissement diffuse comme nez de Ardbeg même si l’on saisi l’épine dorsale de saveurs assez rapidement. Poires et bananes flambées sur le feu de camps, oranges et citron, tourbe avec une sensation de craie ou de poussière de pierre bizarre. La bouche est étonnamment douce pour le taux d’alcool présenté. Cendre froides, citron, jus de poires en conserve, ananas, camphre, grains de poivre trempés dans le miel. Petite pointe iodée en finale de bouche, bien nichés dans l’édredon de tourbe citronnée et de jus de salade de fruits. Pour être franc, je cherche l’apport du rye cask… Comme éloge du passage de Mickey Head à la tête de Ardbeg, j’aurai opté pour une nouvelle version Supernova ou un whisky beaucoup plus singulier. Mickey aura laissé sa trace pour beaucoup plus longtemps qu’au bottling en son honneur. Ceci étant dit, ça se boit très bien, même par une journée de canicule à +30 degrés, ça en est presque rafraichissant.

Patrick 90%
Un superbe whisky, j’adore le mélange de la fumée d’Ardbeg et les épices du rye. Nez: Un délicieux parfum de… bananes fumées ?! Avec du caramel et de discrètes épices venant du seigle. Bouche : Porté par une belle texture huileuse, la fumée et le sel sont accompagnés de belles notes épicées et d’une touche de caramel et de discrète vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 87%
Nez: Tourbe sèche, herbes fraîches, citron vert et bonbon épicé. Le seigle ressort avec une dimension mentholée et poivrée. Bouche: Franche et fougueuse. Tourbe poivrée, céréales croquantes, gingembre confit, agrumes et une pointe de caramel salé. Finale: Longue et piquante, sur les cendres froides, l’aneth et la muscade. Équilibre: Un Ardbeg plus vif que lourd, où les fûts de seigle apportent énergie et nervosité, avec un résultat qui est plutôt mitigé. Un dram certes unique, sans perdre l’âme de la distillerie.

Kim 82%
Plutôt hermétique au nez, ce qui est étrange pour un Ardbeg. J’y décèle cependant des notes de caramel, de bois et de noix de coco très grillée. Aurais-je affaire à un affinage en fût de salade de fruits? C’est l’impression que me laisse la première gorgée. Celle-ci est d’ailleurs un peu aride, mais mes papilles se résignent plutôt bien à cet abordage. Si ce Arrrrrrrdbeg est un pirate, c’en est un plutôt coloré! Sympathique, mais sans plus.

SMWS 59.64 Teaninich 10 ans

57.5% alc./vol.
« Get Lost » – Distillé le 18 février 2010, âgé en Ex-bourbon hogshead, puis en Heavy-toast medium-char refill hogshead – 300 bouteilles

Patrick 89%
Un très bon scotch, doux et savoureux : Un whisky parfait pour l’été. Nez: Des fleurs, de la mangue et des poires. Le parfum est léger, mais tout de même riche en saveurs. Bouche : Porté par une belle texture, j’y retrouve des fleurs, du bois, du cuir, des poires et de la vanille. Finale : D’une belle longueur, épicée et florale, avec une touche de cuir.

Balvenie 17 ans New Wood First Bottling

43% alc./vol.
En 2005, The Balvenie Malt Master, David Stewart, a créé cette nouvelle expression, The Balvenie NewWood Single Malt Scotch Whisky, en utilisant des fûts tolifiés à partir de chêne blanc américain qui ont été grillés puis carbonisés et exceptionnellement, n’avaient jamais contenu de liquide auparavant. David a sélectionné et marié 79 fûts de whisky traditionnels d’au moins 17 ans et les a transférés dans les nouveaux fûts de chêne pendant quatre mois.

André 91%
Le génie de David Stewart a encore une fois fait mouche. Le nez est très fruité, petits fruits rouges sauvages, de poires dans leur jus, abricots, orange fraichement pressé, de miel frais et de belle vanille onctueuse. La bouche livre l’apport du bois de chêne au travers de notes boisées un peu sèches et épicées. Fruits rouges mèlés d’oranges, bois de chêne sec, réglisse et cerises, céréales Sugar Crisp couronnées de miel, abricots et sirop de poires, bois caramélisé. Finale moyenne-courte, bien fruitée, par des fruits tropicaux maintenant, saupoudrés d’épices et de caramel. J’avais payé la bouteille aux environ de 100$ dans le temps, elle se vend maintenant près de 1000$, c’est hallucinant.

Glendronach 19 ans Sherry Butt Single Cask

60.5% alc./vol.
Sherry Butt Single cask #1610, Hand-filled at the distillery, Distilled 24/09/1993, Bottled 2/5/2012, Bottle #361.

André 87%
À la fois noble et intense. Prunes et figues, cerises noires, confiture d’oranges, vieux cuir, chocolat noir amer. Bouche amère, le sherry est très musclé, chocolat noir amer, cannelle et réglisse noire, vieille pochette de cuir remplie de tabac, cerises noires et fruits murs. À l’aération, les cerises noires prédominent. J’adore habituellement les single cask de Glendronach mais là, y’a un p’tit quek chose qui m’agace un peu, l’amertume importante peut-être… L’alcool se dévoile un peu plus en finale de bouche, qui est aussi plus épicée et poivrée mais toujours monopolisée par les fruits rouges et le sherry crissement intense.

Glendronach Revival 15 ans

46% alc./vol.
Bottled 2019/07/29

André 89%
Nez un peu savonneux, mélangé de dattes/figues et de cosses d’oranges, des fruits séchés aussi. Le sherry n’est pas aussi intense que dans d’autres éditions de cette distillerie. La bouche est à la fois crémeuse et finiement épicée, mélange de cerises et de raisins mauves sechés, prunes, oranges. Finale finement poivrée, fruitée, très sucrée et gourmande. I like!

Ardbeg Ardcore

46% alc./vol.
Ardcore est une vraie innovation dans le monde des Single Malts tourbés. Vieilli en ex-fûts de Bourbon, ce nouveau Single Malt Ardcore résulte de la distillation d’un malt noir (black malt) : la céréale est chauffée à température très forte pour que le malt devienne torréfié, un peu comme un grain de café ou de cacao. Une opération de séchage sous surveillance… Si la température dépasse les 250°C, le malt peut se transformer en charbon et prendre feu. Un procédé de fabrication qu’on retrouve notamment chez Glenmorangie Signet, mais encore jamais avec un whisky tourbé. Il rappelle le passé oublié de « Punk Ellen », surnom donné au port de l’île d’Islay dans les années 1970.

André 85%
Nez plutôt réservé, à l’aspect jeune et presque dilué. Lime et citron, chocolat au lait, un brin de zeste d’oranges, fumée de tourbe clean, inspiration maritime. Aux gorgées subséquentes, ananas rôti sur le feu de camps et poivre. En bouche, texture au départ liquide mais aux gorgées subséquentes gagne un bon côté huileux. Anis, bois brûlé, citron, oranges, ananas, poivre, fumée de tourbe terreuse, chocolat et vanille, le tout avec un bon apport herbeux. Courte finale sur le citron, le chocolat et le charbon. Ok… Agréable pour un whisky tourbé et maritime de semaine. Là où ça fait mal c’est lorsque l’on compare le prix versus un Ardbeg 10 ou un Uigeadail qui selon nos sources sera pratiquement au même prix que le Ardcore. Je préfère de loin un bon vieux 10 ans régulier ou pour 200$ balles, un Uigeadail. Est-ce que je vais en acheter pareil? Oui, pour parfaire la collection, mais pas nécessairement pour en boire disons. Hé oui, victime du marché capitaliste…

Patrick 89%
Un beau whisky avec tout ce qu’on peut désirer d’un Ardbeg. Avec une texture un peu plus soyeuse, ça serait vraiment un chef d’œuvre… Mais ça demeure une bouteille que j’ai vidée assez rapidement… Et que je ne regrette ainsi pas d’en avoir acheté une deuxième ! Nez : Un beau parfum fumé avec une touche de sel et du charbon de bois sec. Bouche: De la fumée de tourbe et cendreuse d’une grande intensité, avec une belle note salée, du discret chocolat noir et une petite pointe d’anis. Finale : D’une belle longueur, pleine de suie, de fumée et de bois brûlé.

Martin 90%
Nez: Café noir, goudron, réglisse salée et cendre froide, avec une pointe de citron confit. Bouche: Explosive et sombre, dominée par le malt rôti, le charbon, la mélasse brûlée et les épices. La tourbe est abrasive mais jouissive, avec des éclairs de chocolat noir et de poivre. Finale: Longue et sèche, sur la fumée tenace, la terre humide et le grain amer. Équilibre: Pas pour les timides. Un Islay sans compromis, sale et délicieux, qui ravira les fans de tourbe extrême. Ardbeg joue ici la carte du chaos maîtrisé avec brio.

Kim 81%
Nez : Normalement avec Ardbeg la tourbe frappe en premier, mais cette fois c’est plutôt très floral, miel doré et le classique poivron vert grillé, très appétissant. Bouche : Le côté légume vert grillé prend vraiment beaucoup de place, un peu trop à mon goût, poivre blanc, et aussi l’impression d’avoir mordu dans une tulipe. Pas le meilleur des Ardbeg, mais ça reste un Ardbeg.