Connoisseurs Choice Gordon & McPhail Allt-A-Bhainne 1991-2004

43% alc./vol.

RV 81%
Coudonc, un jour on va finir par en faire le tour de ces distilleries anonymes qui ne méritent pas de s’en sortir. Sel et Ajax, et peut-être même un peu de tourbe, mais en vraiment, vraiment effacé. En bouche le grain se révèle fibreux, avec une pointe de lychee, un fruit qui ne goûte pas grand-chose comme l’ensemble de ce whisky.

Patrick 84%
Agrumes, malt et alcool au nez. Au goût, les agrumes se marient à des abricots frais avec une touche de sel. La finale, peu intense, disparaît dans les effluves légèrement épicées et salées du malt. Sans faute, frais, mais ne déplace pas de montagne. Ni même une colline.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Allt-A-Bhainne 1991

43% alc./vol.

André 80%
Herbe fraichement coupée, toffee. Bouche à saveur de bonbons After Eigth fourrés d’une menthe plus douce. Le toffee s’est muté en vanillé et s’est lui-aussi adouci. Léger cendré du style du Breaval Cigar. Finale herbeuse jumelé à un passage de céréales. Rétro à saveur de crème de menthe avec trop d’eau.

RV 80%
Canne de Noël à la menthe et caramel un peu aigre. Sur la langue c’est beaucoup plus végétal avec des plantes vertes. La finale est en retour sur la canne, mais tend plus vers le peppermint. Parait aussi plus fort en alcool qu’il ne l’est. Un autre single malt qui n’est pas connu et qui ne démontre aucun effort à vouloir le devenir.

Patrick 86%
Sève non sucrée avec touche de céréales au nez. En bouche, céréales trempées dans l’eau de mer. Touches de fruits et de menthe. Encore plus agréable à la 2ème gorgée où la fumée prend une place plutôt importante. Le tout est vraiment bien équilibré. La bouteille s’est vidée assez vite!

Aberlour A’bunadh – Batch 033

60.9% alc./vol.

André 91%
Le meilleur embouteillage ( à cette date) de la série Abunadh selon moi. Un enfant de chienne avec de la classe. Un taux d’alcool sournoisement caché par les fortes influences du sherry et de pommes Cortland. En bouche il se présente de façon beaucoup plus sexy et velouté, cosses d’oranges dans fondue au chocolat. La finale est épicée et de très bonne longueur, riche et superbement intense et aussi habilement alcoolisé. Pour les amoureux fous du sherry et en quête de complexité. Un cadeau à s’offrir mais pas à partager.

RV 91%
Toujours violemment douce mais avant un rouge plus acerbe que ses prédécesseurs. Cerise un peu typée, à peine cirée mais sucré et accompagné de bois de chêne. L’arrivée d’alcool est elle aussi habituelle au Abunadh, quoique plus fruitée, avec l’alcool bien en contrôle et l’écorce de cerise. La finale est de son côté assez délicate malgré une petite pointe de fumée. Tout en douceur et en fruit, une belle batch plus qu’adéquate.

Patrick 90%
Cerise décapante au nez avec une note de chêne tout aussi puissant. En bouche, un superbe mélange de cerises, de chocolat, d’orange sanguine, de brandy et de chêne brûlé. La finale, épicée et chocolatée, est plus courte qu’on s’y attendrait sans tout de même nous décevoir. Le tout est superbement équilibré pour notre plus grand plaisir. Un investissement dont je suis très heureux!

Speyburn 10 ans (nouvel embouteillage)

40% alc./vol.

André 79%
Nez à prédominance de cerises, puis d’oranges soutenu par un apport de sucre appréciable à peine atténué par un filet cendreux. Sucre à la crème. Assez simple en bouche où les notes fruitées se poursuivent sans trop de vigueur et d’expression et une finale qui s’estompe sur un effet de corde rêche, le gingembre et un toffee mal cuisiné. Il ne faut pas le laisser trop longtemps dans le verre pour on voir les arômes disparaitre incroyablement rapidement.

RV 77.5%
Surprenant qu’un whisky aussi ordinaire ait pu mérité un distillerie bottling. Ça sent le pas propre ça! La terre du jardin au début du printemps, avec du jus de compost. Plus tard vient le caramel, sur fond d’oignons. Le goût est malheureusement dans la même veine, avec de la vieille tourbe défraichie. Par contre en finale, c’est mieux balancé, alors qu’on retrouve des saveurs végétales et terreuses, un peu générale mais pas si mauvaise. Ou plutôt pas trop mauvaise. Mais globalement, c’est vraiment trop ordinaire.

Patrick 79%
Menthol au nez. Je n’aime pas la menthe dans mon whisky. Au goût, la menthe laisse place aux agrumes puis au caramel en finale. Un malt assez simple, plutôt frais, à servir en apéritif. Pas de fautes, mais rien pour écrire à sa mère. A moins de collectionner les distilleries, j’aimerais qu’on m’écrive pour m’expliquer pourquoi quelqu’un irait acheter ce whisky sans grande personnalité.

Chivas Regal 12 ans

40% alc./vol.
Ce célèbre Scotch Whisky comprend dans son assemblage des single malts en provenance de plusieurs distilleries, notamment Strathisla, Longmorn, Glen Keith, Benriach, Braeval etc… Parmi les multiples whiskies qui composent Chivas Regal 12 ans, figure Strathisla, un joyau du Speyside issu de la plus vieille distillerie encore en activité.

André 77%
Un des premiers scotchs que j’ai goûté. Offre un nez évoluant sur les fruits de la passion, la gomme balloune Bazooka rose et le melon d’eau. Très fruité et doux; approchable. En bouche, eee…c’est…plat ?!? Une mini vague de pêches et d’oranges peut-être et c’est tout. Je me suis demandé le pourquoi de la notoriété allouée à ce produit et j’ai lu la critique de Murray (car je m’engageais vers une critique destructrice mais que j’avais un doute si minime soit-il) et je dois dire que j’aborde entièrement dans son sens (ce n’est pas toujours le cas). Bien correct pour agrémenter une soirée, mais pas celle que tu ramènes à la maison pour bai**r ou pour marier.

RV 80%
Un beau standard d’étalonnage, la mesure sur laquelle je juge les autres blends mais ne fracasse rien. Petit fruité d’oranges sucrées, mais toutefois assez mélangé, avec la menthe du Strathisla. L’orange se poursuit sous le palais, cette fois-ci fumée, avec un peu de noix, avec une longueur adéquate pour l’aftertaste malgré un goût qui n’est pas des plus palpitant.

Patrick 82%
Léger et légèrement fumé… En bouche, huileux, fumé, phénol, assez riche. Pomme au caramel. Finale peu intense, mais relativement longue.

Martin 71%
On dit que le Chivas aurait été le whisky préféré de Frank Sinatra et de Tom Waits. Ont-ils du goût? C’est le moment de s’en assurer. Nez: La couleur d’un ambre léger le rend très alléchant. Au nez il est boisé, vanillé. Ça m’évoque la pomme de tire d’Expo Québec derrière un voile d’épices. Il finit par s’ouvrir sur une touche de décapant à saveur de mûres. Chaotique mais étrangement tentant. Bouche: Tout de suite lorsqu’il me tombe sur la langue il me remémore avec violence ces paroles de Lyne la pas fine: « C’est pas que c’est pas bon… C’est juste dénué de saveur. J’vais me faire un sandwich à la place ». Je le tourne et le retourne en bouche quelques secondes pour enfin trouver quelque chose. Petits fruits, chêne sucré et savonneux, rien de grandiose. Tombe un peu à plat, surtout comparé au nez. Finale: Menthe sucrée, chêne grillé. Excessivement succincte et je ne m’en plains pas. Équilibre: Chute vertigineuse. Le nez m’a fait oublier tout préjugé que j’aurais pu avoir, mais la dure réalité m’a giflé lors de l’arrivée en bouche. En plus avec sa brève finale, je comprends pourquoi ils en ont jeté 6000 gallons dans les égoûts la semaine dernière. Une chance qu’ils produisent d’autres expressions plus agées qui sont saluées par la critique, tout n’est pas perdu. Mais aujourd’hui pour 20$ de moins je recommande à la place un blend canadien de qualité supérieure au service de Sa Majesté, Crown Royal bien entendu.

The Hive 12 ans

40% alc./vol.

RV 85%
Camp de pêche avec une gaufre fraise et menthe et l’ours qui arrive avec la patte encore toute mieilleuse. Le nez est par contre plus vert que sucré, quelques épices et des feuilles douces qui tombe sur le sable. Arrivée mieilleuse en bouche (enfin le hive) toujours soutenue par les épices (safran et cannelle). Finale plus équilibrée mais une fois de plus les épices s’affirment sans crier, dans une longueur conséquente pour un 12 ans. Très beau vatted d’introduction, franc et simple, et pour les connaisseurs, le genre dont on aimerait en connaître la composition.

Patrick 82%
Parfum de fleurs, d’épices et présentant une très subtile herbe. En bouche toutefois, les saveurs susmentionnées semblent se présenter en « tapon » et être mariés par une saveur et une texture de poussière. On détecte aussi une petite note rappelant un gin vers la finale, qui est d’ue longueur moyenne. Bof.

Macallan 20 ans Masters of Photography édition Andrew Watson

43% alc./vol.
Bouteille #446 de 1000.

André 92.5%
Nez très riche, le sherry est goulu et rond, noble, d’une belle richesse. Beaucoup d’amandes et du sucre brun caramélisé, un peu d’épice et passablement de fruits. La bouche est relevée, un peu sèche, rehaussant l’impression du taux d’alcool. Céréales Sugar Crisp et oranges, céréales Puff ! Le sherry épicé est plus consistant en bouche mais l’ensemble est soyeux et d’un équilibre certain et affirmé. Léger cireux encore une fois en finale et une symphonie sur les différentes tonalités de sherry qui s’étirent longuement en toute finale. Balance, complexité, savoir-faire. Du Macallan comme je l’aime.

RV 86%
De haut en bas. D’une sage finesse de l’usuel bois caramélisé léger de Macallan, le raisin est volubile, beaucoup plus que le reste de ses frères et soeurs de distillerie. En bouche, le caramel est particulier mais le bois semble trop fort… confirmé en finale òù le liquide démontre que le baril était possiblement un peu trop profondément brûlé. Et la déception finale (ou initiale?) pour ce whisky se trouve au niveau de son prix autoprohibitif, car ce n’est pas une douzaine de jolis clichés (contenant dans le packaging de ce dernier) qui vont me faire avaler les 1000$ pour un whisky avec la moitié de l’âge de ses confrères de portefeuille.

Patrick 93%
Riche xérès et profond chêne noirci. En bouche, un xérès suave, une vanille profonde, une petite cerise, toujours le chêne. La finale est d’une longueur moyenne et d’une richesse sublime. Quel ensemble! Quelles saveurs! Wow. Ok. Vraiment un whisky dans une classe à part.

Martin 90%
Nez: Cognac et raisin. Chêne chêne chêne, le tannin du fût est ultra-présent. Bouche: Énormément ample et chaleureux. Boisé et vanillé. Délicieux mais pas fait pour tout le monde. Finale: Plaisant, long et épicé à souhait. Équilibre: Excellent whisky, mais qui a une somme pareille à consacrer à une bouteille? J’y donne tout de même un 9 sur 10, mais est-ce une note influencée par le prix de la bouteille?

Macallan 1824 Ruby

43% alc./vol.

André 87.5%
Gâteau de Noël avec garniture de chocolat, du caramel et des oranges, un nez bien garni, rond et amical. Arrivée en bouche sur des notes de cire d’abeille puis de chocolat noir amer, de caramel chauffé et de vieux fût de bois gorgé de whisky. Je n’apprécie pas particulièrement la rétro-olfaction bien amère que les épices n’arrivent même pas à cacher complètement. Mais plus j’étire le temps à le décortiquer, plus je l’apprécie.

RV 88%
Est-ce que l’aristocratique Macallan aurait été inspirée des leçons du pompeux Docteur? Très fruité dès le nez, il semble y avoir une lointaine pointe de souffre, facilement oubliable lorsque le moelleux liquide chaud se présente sur les papilles en picotant. Avec de l’orange et de la marmelade, on parle enfin d’un très bon whisky. La finale est longue, sucré de sa marmelade, entre le raisin et l’orange, avec des tendances de Glenmorangie (mais les bonnes tendances) sauf au niveau du prix. Un très bon un whisky, mais entre très bon et excellent le fossé dépassant les 300$ est malheureusement trop large.

Patrick 85%
Parfum de xérès et de chêne brûlé. En bouche, vanille et chêne brûlé baignant dans le xérès et le raisin. Un peu « râpeux » comme texture. La finale est d’une longueur moyenne et plutôt douce. Un bon whisky, sans plus.

Martin 86%
Nez: Raisin sucré rappelant le Aberlour 12. Caramel et gingembre. Chêne et xérès. Épices et chocolat. On croirait que ce scotch est en constante mutation à même le verre. Bouche: Raisins blancs. Un peu huileux en bouche. Fruité et floral. Par moments fait diverger mon esprit vers certains whiskies irlandais. Finale: Peu complexe mais agréable. Déscend tout en douceur. Équilibre: Malheureusement une moins belle surprise que le Sienna. Pour 350$, je ne croirais pas que le Ruby en vaille la peine. Au risque de me répéter, le Sienna vaut par contre amplement son 175 douilles.

Macallan 1824 Sienna

43% alc./vol.

André 83.5%
Le crescendo de fruits se poursuit… plus fruité encore que le Amber; confiture de fruits et purée de raisins. Le côté pâte de fruit est plus prononcé. En bouche, on ressent aussi assez bien la différence du taux d’alcool majoré de 3%. Le fût de sherry en bien en avant-plan. Je commence à retrouver ce qui faisait que Macallan me plaisait, ces arômes et saveurs de fût de sherry très concentrés, leur ligne directrice. Je dirais par contre que ces embouteillages sont malheureusement très différents de la version précédente. Le style de sherry démontre moins de candeur, moins d’austérité aussi. Plus je découvre la nouvelle gamme, plus je trouve frappante la ressemblance avec certaines éditions de Glenfarclas. Mais si j’ai un Glenfarclas 15 ans à environ 90$, pourquoi je paierais un Sienna 180$ ?

RV 81.5%
Comme l’âge, le prix n’est pas toujours synonyme de qualité. Dès le nez de plastique étrange, on dirait que ce whisky souffre d’un baril de finition qui exacerbe la balance. Toutefois, il y a un beau raisin, mais la pièce maitresse est toujours le baril, jusqu’à la finale où le plastique est de retour en version plus boisé et vanillé. Enfin, à plus de 150$ pour un whisky sans mention d’âge, difficile d’acheter l’expérience, spécialement lorsque la finale est plus ou moins longue.

Patrick 90%
Lourd xérès avec des touches d’abricots. En bouche ,une incroyable impression de chaleur. J’ai rarement vu un xérès aussi puissant dans un whisky. Petite touche de caramel aussi. Belle finale longue et fruitée. J’a-d-o-r-e!

Martin 91%
Nez: Agrumes, fruits secs, épices. On sent le chêne européen. Celui qui le laisse s’ouvrir se voit récompensé par des notes de miel et de noix. Bouche: Épices, fruits, mini fumée. Une belle ampleur qui remplit la bouche. Chaud et moelleux. Moelleux. Qui veut un whisky moelleux? Whisky moelleux pour tout le monde! Finale: Assez longue, chaude et réconfortante. Très agréable. Sa longueur est la seule chose qui vient nous empêcher de déscendre la bouteille en une soirée entre potes… Équilibre: Plein d’émotion, chaleureux, automnal, soirée de septembre ou d’octobre sur la terrasse avec chandail de laine, Mon chalet au Canada… Qui a besoin d’eau quand on a du Macallan Sienna? Vraiment difficile de mettre plus de mots là-dessus. Vraiment mon coup de coeur de la 1824 series…

Macallan 1824 Amber

40% alc./vol.

André 84%
Nez plus fruité que le Gold, prunes et fruits secs. En bouche, on ressent plus l’effet des fruits de sherry, mais au final c’est un sherry plus du genre des embouteillages de Glenfarclas, ressemblant à du raisin, pas le fruité habituel des anciens embouteillages de Macallan. Fond de butterscotch ou de toffee, de bonbons au caramel et de chocolat noir. Finale un peu trop calme même si ponctuée de semonces d’épices.

RV 83%
Découverte géologique: l’ambre est plus nuancée que l’or. Plus gêné, le raisin est plus nuancé au nez que son frère d’entrée de gamme, et déjà j’aime mieux. Tout en restant un peu trop en surface, l’arrivée est douce, très liquide et semble manquer d’alcool. En bouche c’est le bois puis le caramel, et la finale est plus chaude, lente et méthodique, avec une belle rétro-olfaction de chocolat. C’est donc un whisky monochrome mais qui démontre au moins de belles nuances.

Patrick 89%
Puissant caramel avec une bonne note de xérès. En bouche, un fort caramel, avec une marque de vanille et toujours le xérès. La finale est d’une longueur moyenne et toute en douceur.

Martin 85%
Nez: Vif et assumé dès le départ. Miel, vanille, raisins épicés. Poire, bois et voile de boucane presque imperceptible. De la framboise… Comme disait Rick Moranis: « Il n’y en a qu’un pour me faire le coup de la framboise… Yop Solo! » Bouche: Vanille et sherry. Raisins et cannelle. Touche de zeste d’agrumes? Finale: M’a pris de court par sa longueur qui, sans s’étirer autant que d’autres, a tout de même dépassé mes attentes. Chaleureuse. Un petit party d’épices. Équilibre: Un petit peu dispendieux à mon goût. S’il était interdit de flâner dans ma bouche, The Macallan Amber recevrait sûrement une amende…