Auchentoshan American Oak

40% alc./vol.

André 69%
Pas de doute, on est dans le fût neuf avec ses arômes qui puent (et non sentent…) et que je déteste. Il faut avouer que depuis près de 2 ans, ce que nous présente la distillerie ne m’épate pas beaucoup… Nez présentant un mélange d’oranges presque pourrîtes et de vanille crémeuse, tombées dans un sac de pelouse juste tondue et humide. En bouche, le whisky est plus tolérable (je ne dis pas meilleur… ce n’est pas pareil), les épices tirées du fût sont plus frénétiques avant que ne reviennent les oranges et la vanille puis les agrumes et un citronné ensoleillé un peu acide (c’est peut-être la bile qui me remonte en bouche…) qu’enveloppera un nuage d’épices assez opaque qui demeurera en bouche de façon prononcée. La finale (souhaitée) est rêche et acide, oranges, vanille et agrumes.

Patrick 65%
Si vous être du genre à voler des sous-vêtements sales dans les bacs de lavage et vous les appliquer contre le visage, ce whisky est pour vous! Sinon, je peux vous garantir que l’expérience n’est pas du tout agréable. Nez : Sent le jus de bas pas propres qui dégoûtent de sueur acide. Bouche : Arrivée de bois épicé, avec une vague de miel rapidement engloutie par un raz-de-marée de jus de bas et de sueur. Finale : S’étire sur le chêne, mais laisse surtout une impression de sous-vêtements sales en bouche.

Martin 78.5%
Jaune doré tirant de peine et de misère sur tarte à la citrouille. Nez: Vanille, citron et orge quand même plaisante. Je suis agréablement surpris de moins retrouver la poche sale habituelle des lowlands que ce à quoi je m’attendais. Bouche: Chêne épicé plutôt discret. Retour de la vanille avec une petite vague de fenouil. Peu de citron et de meringue. Pas top, mais pas horrible non plus. Finale: Courte et sèche, sur quelques épices volatiles et un rayon de miel passager. Équilibre: Un autre triste NAS, sans plus, mais qui ne se prend pas pour un autre non plus. Plaira possiblement au néophyte, mais le connaisseur ne sera pas rassasié. Au mieux un whisky du mercredi soir.

Old Particular Auchentoshan 16 ans

48.4% alc./vol.
Distillé en novembre 1997, embouteillé en août 2014 à partir du fût DL10453, 303 bouteilles.

André 87%
Céréales au citron, cosses d’oranges. Très porté sur les céréales maltées et le fût presque neuf, la vanille crémeuse saupoudrée d’épices. Le whisky offre une belle prestance en bouche, l’alcool est bien dosé, la texture huileuse et langoureuse. Les oranges et le xérès, le gâteau aux fruits, le chocolat noir. Un brin de sécheresse en finale, jumelé aux épices. Le whisky est un peu plus agressif. Belle longueur, bien que calme et posée comme les vallons des Lowlands. J’adore la présentation que Douglas Laing a pu faire d’un whisky que l’on écarte souvent de nos choix d’achats. Belle pléiade de saveurs, taux d’alcool approprié, single cask de surcroit. Cet embouteillage surclasse bien des produits officiels de la distillerie.

Patrick 89%
Le meilleur Auchentoshan que j’aie bu depuis longtemps! La preuve que cette distillerie peut produire de très bons whiskys, en autant que les comptables ne forcent pas les opérations à couper dans la qualité. Nez : Gâteau à l’orange, avec un peu de chêne et du chocolat. Bouche : Épices, bois, fruits mûrs, gingembre et chocolat subtil. Finale : Orange et biscuit.

Martin 85%
Jaune serin franc. Nez: Orge, citron et vanille. Pointe de minéralité plutôt évidente, mais je suis heureux de ne pas retrouver ici la classique sueur de pocheton des Lowlands. Un peu de craie, un peu d’épices. Bouche: Très doux et sucré, miel et citron, vanille et épices. Pamplemousse rose, céréales et chêne. Finale: Longue et agréable, quelque peu raffinée. La vanille et les épices persistent, accompagnées d’un petit côté minéral et poivré. Équilibre: Un cask que Toshan auraient dû garder pour eux. Bon taux d’alcool, belle progression, sans toutefois faire preuve de grande audacité ou complexité.

Hepburn’s Choice Auchentoshan Single Cask 11 ans 2001

46% alc./vol.
Embouteillé en 2013, 396 bouteilles.

André 88.5%
Un Auchentoshan Virgin Oak en plus docile, c’est frappant le lien qu’il y a à tirer entre les deux expressions. Poires et pêches, vanille crémeuse, fruits exotiques, citron, rehaussé d’une pincée d’épices poivrées avec parcimonie, touche boisée distinctive du fût de chêne. La bouche est un peu trop ‘’flat’’ en approche, je ne comprends toujours pas l’idée d’embouteiller un single cask à 46% d’alcool… Arrivée feutrée, belle texture huileuse, puis montée en puissance du poivre et des épices avant que le citron et les agrumes reprennent du terrain. Je dois dire que le poivre étonne étant donné la douceur du nez et du taux d’alcool. La sensation en bouche s’en retrouve décuplée, bien charpentée sans être agressive. Finale parsemée d’herbe fraichement coupée, de vanille, de citron et d’agrumes, de noix non salées, le tout recouvert de poivre et d’épices. Une belle découverte, qui a su garder la ligne directrice de la distillerie.

Patrick 77%
Presque mauvais, mais définitivement une déception. Nez : Poche de hockey après les finales. Puis, pêches crémeuses, fruits exotiques et vanille. Bouche : Arrivée sans relief, mais suivie d’une vague d’agrumes et de poivre, malheureusement démolie par le jus de la poche de hockey. Finale : Longue et poivrée, mais un peu tout croche.

McClelland’s Regional Lowland

40% alc./vol.

André 72%
Fruits nappés de vanille et de miel, saveurs rappelant les virgin oak casks, un peu citronné ou acidulé, le melon d’eau et les notes de céréales. En bouche; poignée de céréales et d’herbe bien verte…et encore ces saveurs qui rappellent les virgin oak casks. Texture épurée, presque diluée à l’eau, s’accompagnant des mêmes arômes du nez. Finale très courte, ce qui n’est nécessairement pas une mauvaise affaire. Du whisky juste pour s’appeler whisky…

Patrick 77%
Ben ordinaire. Ce whisky n’est pas vraiment bien balancé et comporte certaines saveurs presque désagréables. À conserver pour les cocktails. Nez: Orge, pointe de xérès et lointaine poussière. Bouche: Orge et xérès, le tout baignant dans la poussière. Finale: Poussiéreuse avec une pointe de soufre.

Martin 79%
Nez: Citron et meringue, fond de poche des lowlands, céréales et miel, jeune bois et agrumes. Définitivement moins pire que ce à quoi je m’attendais. Bouche: Sucre blanc et caoutchouc, poivre noir et bois. Céréale acérée et retour de la poche. Une déception par rapport au nez. Finale: Courte et astringente. Épices, bois et agrumes. Équilibre: Expérience gustative en dents-de-scie. Un single malt très ordinaire, j’ai l’impression d’avoir perdu un peu mon temps, mais je ne peux pas me résigner non plus à l’envoyer dans l’évier.

Connoisseurs Choice Gordon & MacPhail Bladnoch 1991-2004

40% alc./vol.

André 82%
Agréable nez sucré et fruité. Cosses d’oranges, sucre industriel pour confiserie, une pointe citronnée, sirop de poires, malt enrobé de miel, herbe séchée. La force et la structure d’alcool de la bouche surprend par sa relative force, je m’attendais à un whisky flat et sans vie mais le whisky s’exprime agréablement bien en bouche. Petits fruits sauvages et tropicaux, poivre et sel, vanille, mélange d’herbe verte et séchée bien jaune, poires, citron, céréales et une touche florale aussi. La texture n’est pas extra mais est bien structurée. Finale d’oranges, de poires et d’épices.

Patrick 80%
Exemple parfait d’un whisky sans faute, mais aussi sans rien d’excitant. Idéal pour débuter une dégustation de type « whisky 101 » pour expliquer à la base, ça ressemble à quoi un scotch. Nez : Parfum léger où domine orge et carton humide ainsi que quelques petits fruits. Bouche : Toujours l’orge et le carton, mais aussi de belles épices et quelques touches de chêne. Finale : D’une longueur moyenne, où domine le chêne.

Martin 83%
Nez: Petits fruits et céréales, crème fraîche. Oranges, vanille et citron. Touche de sel et de poivre, eau de rose. Bouche: Vanille et herbe, petits fruits et sucre d’orge. Petite pointe de fumée et de cuir qui précède une vague de chêne épicé et de crème. La texture est un leu diluée, et même ses saveurs n’ont pas l’intensité requise pour élever ce malt. Finale: Moyennement longue, avec peu d’impact durable. Chêne, crème, baies et touche d’épices. Équilibre: Pourtant au nez j’aurais cru pouvoir apprécier cet embouteillage… Malheureusement je dois passer.

Auchentoshan Classic

40% alc./vol.

André 71%
Poires trempant dans leur jus presque ranci, miel, malt verdâtre encore mouillé trempant dans un baril de chêne pas encore sec, vanille, côté zesty, alcool encore jeune. Agréable texture en bouche, crème pâtissière, fruits tropicaux, malt vert, pincée de citron, poires, pelures de bananes, pointe de cannelle. Les saveurs s’étiolent rapidement en bouche, aucune longueur et la sensation de whisky diluée gagne rapidement l’ensemble des saveurs. Finale liquide et éphémère, poires et fruits tropicaux, diffus et anonyme.

Patrick 65%
Oh que c’est méchant ça. Tellement mauvais, je ne peux pas croire qu’on ait embouteillé ça sous le propre nom de la distillerie. Ceci étant dit, le mot « propre » ne m’est pas spontanément venu en tête en goûtant ce whisky. Nez : Oh que ça sent mauvais: ça me fait presque penser au jus qu’il y a dans le fond de mon bac à compost. À moins que ce ne soit une toilette bleue dont on a pas fait le ménage depuis trop longtemps, compte tenu des notes chimiques qu’on y retrouve aussi. Bouche : Définitivement plus la toilette bleue que le bac à compost, c’est comme trop chimique. Finale : Trop longue.

Martin 75%
Ambre pâle, or léger. Nez: Miel floral, avec notes de poire, d’orange et même de lime. Faible malt derrière tout cela, mais il est difficile de se faire un portrait précis tellement le nez est diffus. Bouche: Minéral sur des saveurs de sucre mielleux, limette, poire et cumin. Encore plutôt confus et propulsé par une vague d’alcool jeune mal placée. La lime aide à étouffer la minéralité exubérante de cet embouteillage, mais à peine. Finale: Très courte avec des accents de poire sèche qui déboulent rapidement sur un retour de la vague d’alcool mentionnée précédemment. Cruel manque de complexité. Équilibre: Tant qu’à se garder une expression de base, vaudrait mieux coller au 12 ans. Même pour le prix, donne plutôt envie de se tenir loin des Lowlands. Un bon coup de la SAQ de ne pas rentrer ça en succursale.

Auchentoshan Virgin Oak

46% alc./vol.

André 83.5%
Dans le monde des virgin oak, c’est le nez le moins désagréable que j’ai senti à cette date. Généreusement épicé (cannelle) et à l’opposé, abondance de vanille sucrée, toffee. En bouche, avalanche épicée, ananas, coconut, orange, cannelle, poires avec arrière bouche salée et épicée. Finale encore une fois épicée, éclisse de bois sec, longue et un peu astringent. Une belle présentation du style mais je n’achèterai pas de bouteille anyway…

Patrick 79%
J’ai déjà été un fan qui achetait tout ce qui sortait de cette distillerie mais depuis quelques années, leur qualité semble avoir énormément diminué. Comme s’ils étaient à court de bons fûts, mais tenaient tout de même à présenter de nouveaux produits… Nez : Cannelle, noix, vanille et… Flatulences de vaches. Bouche : Les flatulences des bovidés en premier, mais rapidement suivies de belles épices boisées, de pommes et de chocolat noir. Finale : Assez longue et marquée par l’orge épicée.

Martin 79.5%
Orangé plutôt riche pour un Lowland triple distillé vieilli en fûts de chêne neufs. Jambes moyennes qui perlent lentement de façon élégante. Nez: L’alcool prend beaucoup de place et laisse seulement sortir, en ordre de priorité, chêne, orge et petits fruits, miel et douceur gênée des Lowlands. Rappelle le Auchentoshan Classic, mais avec un peu plus de personnalité. Bouche: Un peu mieux en bouche, sur des notes de butterscotch, de réglisse rouge et noire, d’herbe et d’épices. Un peu de malt grillé se laisse deviner. Finale: Assez sèche et poussiéreuse. Chocolat, orge et cannelle nous attendent si on est patients. Équilibre: Serait égal au Classic, mais se démarque un peu par son audace fruitée et son taux d’alcool à la hauteur. Cependant cela est loin d’en faire un malt stellaire.

Hart Brothers Littlemill 21 ans

47.1% alc./vol.
Finition en fûts de porto, distillé en février 1991 et embouteillé en novembre 2013. Vieilli en fûts de xérès de premier remplissage.
 
André 80.5%
Nez hyper rond, le port cask grandement en évidence, en fait le whisky en est pratiquement dénaturé. Fruits rouges, gâteau des fêtes aux fruits et noix. Linéaire mais agréable. En bouche, le whisky est très liquide, la texture un peu plate, le tout est noyé dans le port cask qui est omniprésent, un peu trop à mon goût personnel. Déjà que le Littlemill est à l’origine très doux, l’enterrer dans une masse de porto tel qu’ici… Léger poussiéreux en finale de bouche, on ressent le whisky un peu plus agé. Finale épicée de longueur respectable avec retour épicé tout de même limité. Mais globalement, un whisky endormant et soporifique.

Patrick 75%
En terme de « wine finish » c’est complètement manqué. Décevant de la part d’une distillerie et d’un embouteilleur qui savent faire mieux. Nez : Parfum très intense de vin et de grain pas frais. Le tout est déformé par une touche de Pine Sol. Eurk. Bouche : Goût de vin dont la bouteille est restée trop longtemps ouverte sur le comptoir (genre, au moins deux semaines!). Le tout accompagné de notes de céréales mouillées. Finale : Longue, mais bof : Toujours marqué par le vin passé date.

Martin 81%
Ambre désaturé tirant sur le rosé. Nez: Ultra vineux, gâteau aux fruits terreux. Un peu de miel, mais la finition en fût de porto prend toute la place, et franchement son effet est plus ou moins réussi. Bouche: Encore fruité et vineux. Une céréale au miel voudrait bien briller mais tout est noyé dans un porto douteux. Finale: Astringence de type sherry plutôt agréable, mais bon, encore une fois rapidement occultée par cette mer de porto. Équilibre: Un bel exemple de Port Finish raté. Il faut à la base un malt qui a les reins assez solides pour le fût de porto. Il ne faut pas non plus abuser sur la durée de l’affinage. Quelque chose d’aussi doux qu’un vieux 21 ans ne doit pas être gâché par une finition maladroite.

Dun Bheagan Rosebank 15 ans

46% alc./vol.
Distillé en 1991 et embouteillé en 2006, fût #2047, 2054 & 2055, 894 bouteilles.

Patrick 81%
Un bon whisky, mais me semble que ma vie serait triste si je n’avais rien d’autre à boire. Nez : On jurerait être en train de marcher dans un champs, après la pluie : orge, herbes et fleurs des champs, le tout accompagné d’une odeur de terre humide. Bouche : Le chêne et ses épices. Un peu de sucre juteux et d’herbe. Finale : Courte et épicée.

Glenkinchie Distiller’s Edition 1986

43% alc./vol.
Distillé en 1986 et embouteillé en 2000. Double vieillissement complété avec des fûts d’Amontillado.

André 82%
Sherry, miel, melon d’eau. Bouche tel qu’annoncée au nez, avec une finale sèche et épicée. Je lui trouve encore des notes d’orange et de nectarine, qui se mélangent bien aux vagues de sherry un peu sèches avec des retours de notes de gingembre. Finale qui étonne par sa longueur compte tenu de la lassitude du nez et de la bouche. Un bel essai afin de redorer un whisky ordinaire en le maquillant du fût d’Amontillado, mais une fois le rideau de scène tombé, l’acteur se sent bien fragile sans ses masques et maquillages.

Patrick 82%
Nez : Les arômes sont dominés par des effluves fruités et sucrés. Ensuite, nous y détectons l’orge et des notes de caramel légèrement chauffé. Bouche : Les saveurs vineuses se mélangent bizarrement avec le côté herbeux du whisky. Le tout évolue jusqu’à dévoiler son cœur marqué par l’orge. Finale : Plutôt sèche, mais tout de même longue et chaleureuse. Balance : Pas mauvais, mais tout de même un peu n’importe quoi. Enfin, peut-être est-ce moi qui ne sais pas apprécier l’Amontillado.

Martin 84.5%
Assez sur le brun henné pour un Lowland, mais ça s’explique par sa finition. Nez: Orge fruitée enlacée avec du caramel et des petits raisins secs. Bouche: Miel et caramel dansent agréablement ensemble pour le plus grand plaisir de l’orge, avec l’herbe et les fruits des champs qui les regardent. Finale: Assez agréable quoique sèche, mais parvient habilement à se marier à certains chocolats. Équilibre: S’annonce quand même bien, mais réussit tout de même à s’essouffler à la fin. Je ne le déteste pas du tout, mais son prix élevé lui coûte quelques points.