Lagavulin 12 ans Cask Strength 1991

57.8% alc./vol.
Une édition cask strength de Lagavulin embouteillée en 2003 de fûts de chêne américain de première génération.

RV 92%
Course d’épices olfactive avec poivre et genièvre en tête, mais dépassés par des grains de moutarde jaune propulsés par l’alcool très présent. Arrivée quelque peu timide, mais avec un développement en phases; d’abord la moutarde, les épices puis l’alcool, bien contrôlée par une fumée qui vient juste avant la finale plutôt tranquille. Par contre, cette tranquillité installe très bien l’aftertaste en épices plus doux, d’une longueur apaisante et calmante. Si le 16YO est une fin de soirée doucereuse devant le foyer dans un grenier simpliste mais confortable d’une maison de campagne, ce 12YO est le smoked meat chaud dégusté sur une petite table devant le vieux poêle à bois encore chaud.

Kilchoman Sherry Single Cask #322/2006

60% alc./vol.
Distillé le 15 novembre 2006 et embouteillé le 13 septembre 2011 pour Kensington Wine and Market, Calgary.

André 93.5%
Divin, rien de moins… Très affirmé mais doux comme une plume d’oie avec ses penchants de fruits exotiques – pêche, poire, kiwi et un zeste de citron. Un mélange de Mer des Caraïbes et de Mer du Nord, une fusion inattendue et ambitieuse sur fond un peu crasseux d’anciennes machines à charbon et de suie. Possède le seul défaut de ses qualités, c’est à dire que l’expérience du nez ne fait que voyager à travers les autres sens, il se goûte maintenant en bouche et sa longue finale envahit votre corps progressivement à chacune des gorgées. Je l’ai bu comme le sol brûlé des dernières semaines de canicule accueillera la pluie. Goulûment et avec avidité. Quel superbe whisky, qui file directement dans mon TOP 5 de l’année 2012.

Patrick 90%
Nez de tourbe, fumée, xérès et mangue. Poivre et sel en bouche, tourbe, épices et soupçon de xérès. L’alcool est très présent, mais pas désagréable! La finale est épicée et vineuse. Quoique je sois amateur de cask strengh, j’aurais préféré y goûter à environ 50%… N’empêche, le whisky est très bien équilibré et j’envie Benoit d’en avoir une bouteille!

RV 91.5%
Le mieux est l’ennemi du bien. Tourbe poivre et sel, on ne fait pas dans le subtil mais plutôt dans le saveur, agrémenté de fromage cheddar en grain à sa troisième journée. Plus tard, la tourbe est bien juteuse, épicée de cane à sucre et d’herbe de marais, ainsi que minérale de plomb et de fumée. Voltaire avait raison, la jeune distillerie devrait faire preuve de sagesse et s’arrêter à cette recette pour son édition de base.

Kilchoman Bourbon Cask Inaugural Release

61.9% alc./vol.
Fût #111-07, distillé le 30 mai 2007 et embouteillé le 21 juillet 2010. 264 bouteilles, exlusivité du Kensington Wine & Market, Calgary.

André 90%
Une explosion thermonucléaire projetant des nuages de tourbe brûlée, de suie et de fumée distinctive. Il affiche tout de même un bon taux sucré, ce qui lui donne un côté paradoxal très bizarre. Notes d’oranges et de fruits tropicaux en bouche, des variantes de sel de mer propulsé par un taux d’alcool décoiffant. Un bijou d’embouteillage. Dangereusement bon.

RV 89%
Rend peu impressionnante les expressions de marketing du style “200 ans d’histoire et de tradition”. Carotte et muscade, les épices sucrées attaquent les narines malgré une touche d’orange. À l’arrivée sur les papilles, l’orange est toujours là, mais le caramel arrive accompagné de miel, avec un peu de brûlé qui ferme la marche. Belle finale qui tombe un peu vite et vide, mais après c’est leur embouteillage inaugural…

Patrick 89%
Nez tourbé puissant et évanescent tout à la fois… En bouche, arrivée de tourbe jaune intense, qui évolue en fumée puissante, qui évolue ensuite vers le sel et qui se termine en nous piquant la langue avec des épices à poisson. Vraiment intéressant pour son évolution en bouche. OMG, cette distillerie est vraiment promise à un avenir intéressant!!!

Kilchoman Spring 2010

46% alc./vol.

André 84%
Trop clair et manque de texture et de générosité. Définitivement marin; tourbe, sel, foin et algues. Crasseux en finale, suie de charbon, très persistant en finale. Mais définitivement pas à la hauteur de la qualité à laquelle Kilchoman nous avait habitué.

RV 85%
Même pour un rejeton d’Islay à l’accent local indéniable, la finesse n’est pas garantie. On est pas aux îles de la Madeleine avec ce whisky aux allures de Laphroaig crasseux, d’eau de rose et de poivre. Le tout se poursuit avec son assaisonnement de poivre et sel, extra poivre. La finale est un peu plus fumée que le reste, mais tombe trop vite. Enfin l’aftertaste brûlé est un peu court, quoique normal pour un jeune whisky.

Patrick 90%
Nez : Tourbe jaune, paille, pointe de sel avec une pointe de fruits mûrs. Bouche : Tourbe, tourbe et tourbe. Un peu de paille sèche et de sel aussi. Un genre de « Bowmore sur la brosse ». Finale : Longue, intense, tourbée et salée. Balance : Un bon dram, qui semble offrir un taux d’alcool plus fort que 46%.

Kilchoman Original Release

46% alc./vol.

Patrick 91%
Nez de fumée tourbée et paille Légers fruits. Au goût, toujours la fumée de tourbe. Celle-ci semble visqueuse, avec de riches fruits mûrs. Un gâteau aux fruits? Les fruits se transforment toutefois en agrumes pour quelques secondes, puis la tourbe reprends la place qui revient au plus fort! La finale fait d’abord penser à de petits bonbons givrés (ceux que j’aime bien au cinéma) et à la troisième gorgée, montre des notes de cacao. Très frais, encore un peu trop jeune, mais OMG, tellement révélateur!

Kilchoman New Spirit Bourbon Cask

63.5% alc./vol.
Distillé le 27 juillet 2007 et embouteillé le 26 février 2008, 50PPM. Un whisky que vous pouvez vous procurer à la boutique via le site web de la distillerie.

La distillerie Kilchoman a été inaugurée en juin 2005, au sein de la ferme de Rockside et est la première nouvelle unité de production à être construite sur l’île d’Islay depuis 124 ans. Plus d’un tiers de l’orge utilisé pour la fabrication du whisky est cultivé par la ferme et malté à la distillerie. Le reste provient de la malterie de Port Ellen. Le premier tonneau de whisky a été rempli le 15 décembre 2005, et sera mis en bouteille en 2008 (l’âge minimum légal pour avoir l’appellation whisky est de 3 ans). Kilchoman a mis en bouteille chaque année depuis la première distillation leur new-spirit afin de lancer leur produit et de faire découvrir toute l’évolution de leur alcool depuis la distillation jusqu’à la mise en bouteille du whisky.

André 94%
Purement Islay, Ardbegestre. La tourbe, à saveur de suie de charbon, est magistralement appuyée par les fruits, un mélange surprenant et hautement récompensé par une présence en bouche rarement égalée en présence et persistance. Le taux d’alcool ne se sent pas en bouche ce qui est très surprenant pour un spiritueux de ce pourcentage d’alcool.

Patrick 89%
Tourbe, légers fruits. Très bon! Fumée en finale. J’ai vraiment hâte de voir ce que ce whisky deviendra dans quelques années.

Martin 92%
Nez: Tourbe très terreuse et verte, presque à l’image de Ardbeg. Cette tourbe fait une bonne job pour cacher la jeunesse du new make, on perçoit à peine de mélasse. Fruits rouges, crème et malt grillé. Pierre lavée. Bouche: Belle texture huileuse, caramel salé et vanille, malt, tourbe grasse. Exquis. Presque aucune trace du new make. Épices en puissance. Finale: Chêne poivré. Tourbe verte, pierre lavée et terre humide. Belle longueur, avec une impression huileuse en bouche qui dure agréablement. Équilibre: Incroyablement savoureux. Dès leur conception, les tout premiers malts de Kilchoman étaient destinés à de grandes choses.

RV 80%
Odeur (what else) de new make spirit, donc orge brulée avec du miel lointain. Au goût l’alcool prend beaucoup de place en début et en fin, entrecoupé du grain, qui meurent dans la même vague. Difficile d’évaluer un produit aussi près de son origine et encore loin de son résultat final. Tout dépendant des facteurs d’évaluation, les miens étant la satisfaction gustative en premier, parce que je ne suis pas encore assez connaisseur pour prévoir le résultat final, avec la mention “Bon début” je ne peux que mettre la note de 80.

Ileach Islay Single Malt Cask Strength

58% alc./vol.

André 86%
Phénols et agrumes, pêches, sel. Nez huileux et collant. Texture claire en bouche, s’arrondissant progressivement par la suite, tourbe plus intense, feu de foyer à l’huile. Finale en feuilles de fraises, fumée de tourbe, rétro-olfaction salée et légèrement poivrée, relevée par les arômes de cerises.

Patrick 92%
Nez intense; parfum des champs où il y a un feu de feuilles alimenté par de la tourbe! En bouche, arrivée de sel intense, touche de tourbe. Astringent. La finale est très salée et plutôt longue. Un whisky bien équilibré, la force de l’alcool est peu perceptible.

RV 87.5%
La subtilité tourbiaque aux poubelles. Tourbe brulée surpuissante (a la limite du soufre) qui ne laisse entrevoir autre chose qu’un gout de tourbe, de tourbe et de tourbe, peut-être un peu trop aigre. Arrivée sur la même note, quoiqu’un peu de foin. Finale dans le même exercice quoique plus varié avec la fumée et l’orange qui s’ajoutent à l’ensemble. Réalisation d’un seul concept, la tourbe poussée a son paroxysme a l’instar des PPMs, et je préfère de loin l’aspect végétal et marin que le simple phénol, avec son picotement sur le bout de la langue et sa finale sucrée qui vient donner au tout une plus jolie variété.

Ileach Islay Single Malt

40% alc./vol.

RV 87%
Tourbe jaune juste assez puissante, sel et fumée très discrète. Ileach et Islay vont bien sûr de pair. En bouche c’est l’herbe séchée qui poussait sur la tourbe que l’on peut goûter, avec la tourbe impossible à ignorer. Très clair en début de finale, on a l’impression que son pourcentage d’alcool est plus élevé, mais après cette vague on retrouve la fumée, tel celle que l’on peut retrouver dans le Laphroaig. Pour les amants de Bowmore et de Coal Ila, une cousine qui vaut la peine d’être découverte malgré son origine inconnue, qui ne peut qu’ajouter à son charme.

Finlaggan Old Reserve Islay Single Malt

40% alc./vol.

André 83%
Un nez exquis et généreux à l’image de Islay (Lagavulin & Ardbeg ?). Le charme se brise une fois en bouche. Trop évasif et passager… Un “no man’s land” liquide qui nous laisse sur notre faim après de si belles promesses olfactives. Un single malt de politicien ? Ne livre pas ce qu’il promet.

Patrick 83%
Tourbe. Fumée, herbe séchée, malt. Le goût est décevant par rapport au nez. Deviens meilleur à chaque gorgée. Jeune…

Martin 82%
Pâleur classique de la tourbe, mais avec quelques degrés supplémentaires de richesse. Nez: Grosse tourbe sale et crasseuse comme on l’aime. Accents d’orge sucrée et terreuse. Surprenant et excitant. Bouche: Tourbe, cuir et chocolat blanc. Retour de la céréale. Extrêmement doux, peu d’épices. Sa texture légèrement aqueuse déçoit un peu. Finale: Courte et légère pour un Islay, on a de la difficulté à garder longtemps de bons souvenirs en bouche. Fumée et pierre lavée. Équilibre: Un effort plus que vaillant, mais il est cruellement handicapé par son taux d’alcool chétif et son price tag à près de 100$.

RV 84%
Une jolie rousse qu’on rencontre au bar et qui ne fait pas honneur à son stéréotype quelques heures plus tard. Couleur presqu’orange, annonciateur de la tourbe plus qu’évidente au nez, avec des notes d’agrumes à la Ardbeg. Pas très complexe au nez, mais envoûteusement efficace. En bouche, un peu trop simple, avec une tourbe plus discrète et un fumé juste assez piquant. En finale, la fumée cendreuse sort timidement, toutefois compensée par un aftertaste de douce tourbe.

Bruichladdich 10 ans (ancien embouteillage)

46% alc./vol.
Loin des autres grands groupes régnant sur le monde du whisky, cette distillerie peut en effet s’enorgueillir d’appartenir à un petit cercle de personnes privées. Bâtie en 1881 par Robert, William et John Gourlay Harvey, la distillerie fut reconstruite en 1886, prit la forme de Bruichladdich Distillery Co. Ltd., mais resta encore sous la direction de la même famille. Mise en sommeil de 1929 à 1937, elle fut rachetée par Joseph Hobbs qui profita de la progression de la demande de whisky sur le marché américain. Rachetée fin 2000 par les propriétaires actuels : Mark Reynier, Simon Coughlin (ex Murray McDavid) et Gordon Wright (ex Springbank), l’opération de relance fut supervisée par Jim Mc Ewan. Démontée et réparée, l’unité de production dont certains éléments dataient de sa création, permit de distiller à nouveau dès 2001.

André 88.5%
Le nez sent vraiment bon, fruits de la passion, oranges, zesty? Pas très représentatif d’Islay mais plus qu’agréable. Une de mes versions préférées de Bruichladdich. Simple mais efficace. Simple is beautiful ! On en redemande.

RV 80.5%
Jus de bas salés dans des écorces de chêne et de cèdre, avec un fond de préparation à gâteau Duncan HInes. Très noisette en bouche or il manque un peu de longueur en finale. Quand il vieillit, le vineux s’exprime davantage mais dissimule ce qu’il a de plus subtil. Bien correct, sans plus.

Patrick 88%
Très salin, léger xérès. Cassonade. Banane verte. Conifères. Agrumes.

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