SMWS 31.24 Isle of Jura 24 ans

54% alc./vol.
« Lively as an acrobat » – Distillé le 27 septembre 1988 et vieilli en fûts de bourbon, 255 bouteilles.

André 85%
Noisettes pas encore mûres et un peu vertes, poivre, un filin de fumée. Oranges boisées, puis citronnées, avec mélange d’herbe et plante de bord de mer, fond finement salé et de menthol. La bouche est bien douce, beaucoup de finesse et de souplesse, sans trop de nouvelles saveurs que celles livrées au nez. Les oranges sont peut-être plus omniprésentes et tranchent franchement avec le poivré de la finale de bouche. La finale est longue et soutenue mais étrangement disparate.

Patrick 85%
Nez : Charbon, paille et pulled pork.  Bouche : Charbon intense, sel de mer, pelure d’orange, goudron.  Finale : Pour un 24 ans, trèèèèès courte, marquée par le goudron.  Balance : On jurerait plutôt un Laphroaig, avec le goudron qui nous reste en bouche.  Bon, la barre était haute, mais pourrait-il en être autrement pour un Isle of Jura de 24 ans?

Martin 83.5%
Entre or profond et sherry amontillado, avec une qualité légèrement trouble, signe alléchant d’une absence de filtrage à froid. Nez: Faible malt grillé enterré sous de l’herbe et de la paille. Sel de mer, voire même poisson. Assez étrange. Rappelle le nez du Jura 12 ans, mais avec beaucoup plus de douceur. Évoque un peu un genre de fromage, mais pas d’ici. Bouche: Beau beau malt juteux et mielleux. Belles épices poivrées sur zeste d’orange. Raffinement très agréable dont on ne pouvait soupçonner l’existence juste au nez. Finale: Assez courte et malheureusement fortement influencée par ce qu’on a découvert au nez. Équilibre: Le goût en bouche en est sa vedette, mais le reste s’écroule aisément tellement son équilibre est précaire. Une chance que c’est un cask stsrength, bien que ça ne rachète pas grand-chose.

SMWS 121.66 Isle of Arran 15 ans

55.4% alc./vol.
“Foamy strawberries in a cigar box”

André 82.5%
Raisins verts et une ride endiablée sur les ailes du barley et des nuances de vanille. Le nez et vif et épicé, bois franc. En bouche, arrivée soulignée par la forte vanille avec quelques notes d’herbe verte au menthol, avec une belle montée en épices. Une fois avalé, aspect rafraichissant de gomme à la menthe verte et morsure alcoolisée assez brusque. On ressent que le whisky n’est pas bien âgé de par sa fougue et son côté un peu imprévisible. L’alcool, une fois éventé laissera des odeurs de vanille et de miel omniprésentes. Belle longueur en bouche, on remerciera l’alcool au passage et encore ces saveurs de menthe rafraichissantes un peu herbeuses et vanillées…

Patrick 87%
Comme un dessert, mais sans le sucre.  Nez : Menthe, céréales et cigares.  Bouche : Texture plutôt crémeuse.  En fait, fraises dans la crème glacée à la vanille avec quelques feuilles de menthe sur le tout.  Finale : Longue et savoureuse.

Martin 83%
Nez: Raisins blancs avec une bonne dose de céréales et de vanille. Muscade, poivre et planche de chêne. Cantaloup et herbe fraîche. Bouche: Vanille boisée et caramel à peine salé. Touche de cannelle et de sucre brun. Belle évolution des épices vers la finale. Texture un peu moins au rendez-vous couplée à un effet d’alcool dissonant pour un effet final inégal. Finale: Trop forte sur des notes de miel, de céréales, de bois vert et de poivre blanc. Débalancé comme portrait final. Équilibre: Je vais le dire encore, même si je ne veux pas avoir à trop souvent le dire, SMWS, on ne peut pas toutes les gagner..

Glenmorangie Companta 1992-2014

46% alc./vol.

André 92%
Grosses accolades de cerises au poivre bien mûres, d’épices fraiches, d’oranges et mélange de pruneaux et de raisins écrasés. En bouche, l’intégration des influences de la maturation en fût de vins de Burgundy et de la Vallée du Rhône est superbement réussie, les épices sont prédominantes et associées au poivre noir décupleront l’effet de l’alcool. Toujours ces mêmes fruits rouges, les cerises et la purée de raisins mauves et quelques cosses d’orange en arrière-plan. Texture hallucinante encore une fois de la part de Glenmorangie, un savoir-faire évident, un souci du détail raffiné. Finale longue, poussée par les épices, gingembre et clou de girofle, beaucoup de fruits rouges et de la réglisse en prime. J’aime beaucoup !

Patrick 93%
Nez : Incroyable! Orange sanguine, vin chaleureux, cerise, épice, cassonade et orge. La complexité de Glenmorangie, facteur 10 ! Bouche : Cerise sucrée, vin chaud, cassonade et chêne brûlé, oranges sanguines et chocolat au lait. Finale : Longue et langoureuse. Balance : Cette distillerie n’est pas l’une de mes favorites pour rien : J’attends avec impatience leurs « Private Editions » annuelles qui se révèlent toujours un chef d’œuvre que j’ai tous cotés à plus de 90%. Celui-ci ne fera pas exception. Le seul problème est que j’en ai une seule bouteille, alors que j’en prendrais une caisse.

Martin 94%
Plus pâlotte que certains Glenmos, dont le Signet, mais tout de même rouquin. Nez: Forte présence du sherry, mais le vin ne tarde pas à se faire voir, sentir même. Malt et vanille. Bouche: Très léger et fruité. Belle vague de douce chaleur et d’épices. Délicat et enrobant, comme une belle couverture autour du feu. Finale: Poivrée de malt fumé, avec un déferlement de vin et de sherry. Équilibre: Douceur et équilibre personnifiés. Un grand drame que ce ne soit qu’une édition limitée.

Deanston 12 ans (nouvel embouteillage)

46.3% alc./vol.

André 77%
Si les anges veulent ma part, je leur laisse le reste de la bouteille… Céréales noisette et orange, orge, agrume et ananas. La surprise en bouche, force de l’alcool et des épices, le gingembre particulièrement, accents oaky assez pointus, ça étonne un peu après la douceur paisible du nez, encore un accent d’herbe verte fraiche. Finale moyenne en longueur, la conjonction de chêne sec-gingembre affectera la finale qui gagnera en force et en caractère.

Patrick 80%
Nez : Malt, caramel et orange. Bouche : Cassonade épicée, gingembre, chêne et vanille. Finale : Relativement courte. Balance : Un bon dram simple et agréable.

Martin 81%
Nez: Caramel, orange et colle à bois. Un peu de noix et d’épices, pas si mauvais que ça. Quelques notes de clémentine et d’ananas. Bouche: Bois, épices, gingembre et céréales. Un peu d’orange, mais qui se dissout rapidement dans une mare d’acétone. Finale: Métallique et âpre, avec un peu de bois et d’épices qui percent, mais pas assez fortement pour passer outre les aspects plus ou moins adroits de ce single malt. Équilibre: Pas mauvais, mais manque beaucoup de complexité. On devrait appeler ça un Simple Malt Scotch Whisky…

Balblair 2002

46% alc./vol.
Embouteillé en 2012. Première édition.

André 84%
Fruité et floral; tarte au citron et meringue, vanille et mélange de grains de céréales et d’herbe coupée. La bouche affiche dans l’ensemble ces mêmes saveurs sucrées auquel s’additionnera le toffee et la tarte aux pommes vertes Granny Smith avec un soupir salé. Finale avec un léger épicé provenant du fût de chêne, mais avec des saveurs de citron et de céréales en avant-plan. Un whisky rafraichissant, bien construit et sans trop de complications.

Patrick 84%
Nez : Très frais. Marqué par les notes d’oranges, de citrons, pommes vertes et on reconnaît les accents du baril de bourbon. Bouche : Toujours les agrumes, le citron en premier lieu, avec des notes d’orange et d’ananas. L’ensemble est marié par une touche de vanille. Finale : Plutôt courte et sèche, ce qui sied bien à ce type de whisky. Balance : Un très bon whisky, mais définitivement pas dans ma palette de saveurs.

Martin 82%
Teint pâle. paille, foin, presque blanc. Nez: Frais et très floral, plein de vanille, chêne, caramel, citron et pommes vertes pas tout-à-fait mûres. Je sens une céréale, mais bizarrement plus proche du riz que d’autre chose. Un nez qui ne manque pas de variété, mais plutôt de finesse. Bouche: Vanille et jus de raisin blanc avec des notes de chêne plutôt prononcées nous inonde le palais. Légère vague d’agrumes et de bitters avec une touche de key lime pie qui part en force pour rapidement se faire oublier. Finale: Restants de chêne poussiéreux avec un arrière-goût un peu métallique. Trop amère et heureusement courte. Équilibre: Difficile. Nez trop discret, bouche trop affirmée. Construction solide, mais un essai assez douteux au niveau du raffinement.

Abhainn Dearg Single Malt 3 ans

46% alc./vol.
Bouteille #1126 de 2011 provenant du fût 07-2008. Le premier embouteillage de la première production légale de single malt de cette distillerie des îles écossaises.

André 81%
Nez un peu crispy, affichant son jeune âge. Le lien avec le new make spirit est assez évident; céréales organiques, les pommes vertes, le miel et la vanille du fût. Le côté organique et traditionnel est indéniable, c’est presque agricole comme produit. En bouche, il étonne par sa douceur à l’arrivée, fond de langue un peu huileux, passablement de saveurs de vanille et de miel, céréales et quelques fruits exotiques peut-être. On dirait un whisky vieilli en virgin oak cask. Finale courte où prédominent les céréales, un côté organique certain, quelques notes de citrus. Une expérience sur la signification historique plus que pour le “trip” du whisky lui-même.

Patrick 87%
Nez : Puissant fruit, malt et sucre d’orge. Intense et intriguant. Bouche : Belle orge épicée et sucrée (caramel en fait). On sent que le whisky est jeune, mais l’ensemble demeure chaleureux et complexe. Finale : Longue, savoureuse et épicée. Balance : Un belle surprise que j’ai définitivement hâte de voir vieillir. J’aime le fait que cette distillerie n’ait pas pris le chemin « facile » de la tourbe pour nous offrir quelque chose de tout autant savoureux, mais qui sera aussi un challenge pour l’amateur moyen.

Martin 82%
D’une extrême pâleur, on en tire deux hypothèses ; soit un vieilissement en fût de bourbon, soit une jeunesse flagrante. On nous informe que le second choix est juste. Nez: Nez très jeune et affranchi. Un fond de mélasse nous rappelle que nous ne sommes pas très loin d’un new make. Une myriade d’arômes, pommes, figues, chêne, herbe et fleurs pour finir sur une croûte de fromage coulant, un peu comme le Secret de Maurice. Bouche: Sucré et huileux à l’arrivée, surfant sur des notes de mélasse, de chêne puissant et de champ de fleurs. Un fond de céréales au miel et aux noix apaise un peu son côté fougueux. Finale: Légèrement fade, légèrement métallique. On garde longtemps l’impression de chêne neuf en bouche. Équilibre: Excellent choix au niveau du taux d’alcool. Ce n’est que le début, c’est un malt qui a avantage à vieillir bien plus. Plein de promesses.

Gordon & MacPhail Collection Highland Park 8 ans (40%)

40% alc./vol.

André 75%
Une version comme on est heureux de ne pas retrouver dans les embouteillages officiels de la distillerie… une pure perte de temps.

Patrick 77%
Fumée très douce et heather fleuri délicatement pierreux. Arrivée toujours aussi douce d’heather qui reste beaucoup trop stable, heureusement le miel et un blé se révèlent en finale, par contre beaucoup trop courte, et l’aftertaste est de son côté presqu’absent. Malgré sa délicatesse au nez, on s’attendrait à plus mais c’est une expérience qui sans être conclus par un verdict d’échec sera trop rapidement oublié. Un Buick Allure ca se chauffe bien, mais est loin d’être le meilleur char pour aller faire un tour un vendredi au Palace (bar de ginos).

RV 78%
Où est le nez??? L’arrivée en bouche est intéressante. Épices. Pain au gingembre. Gâteau aux carottes avec des noix dedans.

Martin 77%
Sa couleur est d’un jaune-chardonnay-doré-foncé. Aussi composé qu’un nom d’enfant de famille reconstituée. Nez: Des agrumes et du malt mielleux enferment une ultra-légère fumée de bruyère et de cuir. De subtiles notes de vanille et de mangue tentent de briller, mais ne parviennent pas tout-à-fait à percer l’épais brouillard d’alcool jeune. Bouche: Citron, malt grillé et poivre sont à l’arrivée, suivis d’un bois de chêne plus ou moins affirmé. C’est ici que la jeunesse de l’expression paraît le plus. Finale: C’est ici que le bât blesse dû au manque de maturité de ce whisky. Miel amer supporté par une petite fumée, mais noyé dans un torrent d’alcool juvénile. Équilibre: Un Highland Park à 40$, tout le monde voudrait ça, mais telle la faucheuse qui revient chercher son dû, il faut faire un sacrifice à quelque part. Un prix d’ami au détriment d’une maturation convenable. Il y a une raison pour laquelle la distillerie émet des embouteillages de minimum 10 à 12 ans. Le fait de laisser quelqu’un d’autre vendre des expressions inférieures nuit un peu à leur image.

Glenmorangie Signet

46% alc./vol.
Ce single malt a été élaboré à partir d’une orge baptisée « chocolate malt » par l’expert maison Bill Lumsden. Une version non filtrée à froid qui résulte de l’assemblage de fûts de bourbon de premier remplissage, de quelques fûts neufs et de fûts de sherry oloroso. Longtemps après, la datte, l’encens et le lys, émanant du verre vide, signent cette version qui tire son nom d’une pierre levée connue sous le nom de Cadboll Stone.

André 92%
À la fois floral et fortement influencé par le bois brûlé, les épices et le café torréfié, riche et généreux . Chocolat et oranges/nectarines en bouche avec une superbe texture multidimensionnelle sur des notes de noix grillées et de miel agrémenté de café qui enrobe le tout magistralement. Finale longue et apaisante; toffee et bois brûlé également fruitée. Glenmorangie comme vous ne l’aurez jamais vu, du nouveau, du singulier inoubliable. Magistral !
Patrick 93%
Wow. Nez unique, marqué par le chêne brûlé, la marmelade aux pêches et le chocolat. En bouche, la douceur et l’onctuosité exceptionnelle nous surprennent, le tout porté par les saveurs habituelles de Glenmorangie soit le chêne et l’orge, mais aussi par un puissant chocolat épicé que je n’ai jamais rencontré ailleurs. En finale, nous découvrons un chocolat noir avec des éclisses de cacao et quelques piments. Unique, exceptionnel. Un dessert de luxe, le genre de dram qu’on voudrait s’offrir à tous les jours, mais que le commun des mortels gardera pour les journées de la même catégorie, soit uniques et exceptionnelles.

Martin 92.5%
Roux vraiment foncé, j’ai presque l’impression de me taper un vin rouge. Nez: Belle douceur en toile de fond à un faible vent de sherry, de fruits confits et de choco-vanille. Un genre de pot-pourri délicat avec des copeaux de chêne vient nous taquiner un peu. Bouche: Bien juteux et onctueux. Vanille sucrée et épicée, miel et fruits des champs. Sans oublier la vedette, cette belle céréale. Finale: Tabac à pipe parfumé. Belle chaleur, pot-pourri, planche de chêne gorgée de xérès. Je salue l’indien devant la tabagie. Équilibre: Le plus chaleureux des Glenmos que j’ai eu la chance d’essayer à date. Vaut son pesant d’or. À ne pas boire à la légère.

RV 87.5%
Café en infusion. Toffee brûlé et un film olfactif vineux, avant que le café du chocolate malt ne devienne réellement pas subtil, quoiqu’accompagné par un peu de grain. Très visqueux et assez fort en goût d’alcool, le café fait toujours sentir son influence avec un peu d’orge. La finale est toujours dominé par le café, cette fois-ci plus sucré. N’aimant pas le café, je reste avec certaine réserve sur ce single malt très visqueux, avec peu de finition mais un aftertaste très bien dosé.

Grangestone 21 ans Highland Single Malt

40% alc./vol.

André 86.5%
Le nez est assez soutenu pour un whisky à 40% d’alcool, une livraison de fruits assez phénoménale appuyée par de bons accents de vanille, de caramel et de noix, un soupçon d’épices. Le genre de raisins et de fruits effervescents qui me font penser à du Glenfarclas. Mélange de jus de raisin Quench et de Sprite, de pruneaux. La bouche est douce sans être monotone, les mêmes fruits du nez livrés sur un édredon un peu poreux que les épices souligneront plus intensément en finale de bouche d’auxquelles se détacheront quelques vagues de caramel un peu lasses. Les whiskies d’un certain âge sont souvent un peu plus plat en bouche et le fait de les présenter à 40% d’alcool n’aide souvent pas leur cause. c’est le cas ici, ce whisky aurait grandement bénéficié d’un supplément d’alcool additionnel.

Patrick 87%
Nez : Ça sent le cuir chauffé… Ou plutôt l’auto au soleil avec des bancs de cuir où nous aurions oublié les achats au Jardin Mobile. Bouche : Une joyeuse explosion de saveurs, avec des fruits, des céréales, des épices et toujours la présence du cuir. Très riche en terme de saveurs. Finale : Des notes de biscuits aux amandes se mélangent au cocktail d’épices et de cuir. Balance : Complexe, savoureux, intéressant… J’aime, mais sans être en amour. Le genre à qui on fait un sourire sincère le lendemain matin, mais sans nécessairement demander le numéro de téléphone.

Dalmore Cigar Malt circa 2005

43% alc./vol.

RV 86.5%
L’ajout de caramel est-elle une si mauvaise chose? Inévitable, la couleur est l’une des plus intenses du marché, alors peu surprenant de trouver de la cerise super caramélisé au nez, le tout enrobé olfactivement d’une pointe d’épices. En bouche on garde la même courbe de caramel, avec un peu de rancio des cognacs et une finale de toffey de pêche (si ça existait). Très honnête à son prix de 2006, bien qu’il ait perdu quelques points en originalité (à l’époque de 105 whiskies en SAQ, il détonnait encore plus), le talent y est (était) toujours.