Glengoyne 16 ans Glenguin Shiraz Finish

48% alc./vol.

RV 87%
Difficile de réussir sur tous les tableaux, mais un beau succès davantage qu’un échec. Invitant au nez, c’est du caramel d’érable et du lointain raisin sec saupoudrés de zeste d’orange. Sexy olfactive quoi, expansive, lente, travaillée et puissante. La finale est intéressante: un mélange d’épices fortes (ou la chaleur de l’alcool?) au même moment que le sucre du blé. Un petit gout de je-te-connais-toi intriguant, mais l’aftertaste est un peu trop aigre.

Patrick 90%
Nez : Chaleureux, terreux et surtout le shiraz avec un sucre chaleureux et caramélisé.  Bouche : La chaleur et la douceur du Shiraz sur un fond de céréales qui sait se montrer discret.  Finale :  S’étire sur le Shiraz agréablement. Balance : Si on aime le xérès,  go, go, go!!!

Highland Park 39 ans Ambassador Cask #4

56.1% alc./vol.
Distillé en 1979 et embouteillé en 2008, fût #413, 160 bouteilles.

André 92%
Fortes notes de sherry encore une fois, jus de cerises, semblable à celles goûtées dans l’Ambassador Cask #3, prunes, fruits secs, légère fumée. Arrivée douce puis l’alcool clame sa puissance avant l’arrivée des saveurs de gâteau aux fruits et la réapparition des cerises. Finale relativement sèche avec une belle texture aidant à soutenir le tout. Encore une fois, de goûter des Highland Park si « sherried », prouve qu’il y aura toujours moyen de découvrir de nouvelles facettes à son single malt préféré.

Dalmore 18 ans

43% alc./vol.

Patrick 88%
Nez: Fruits moisis et chêne.  Bouche: Belle arrivée rappelant un vieux Macallan.  Beaux fruits chaleureux, chêne, vanille.  On a l’impression de mordre dans une planche de fût gorgée de vin de xérès.  Finale: Longue et chaleureuse.  Balance: À part le nez, tout semble excellent.

Martin 89.5%
Sa couleur est d’un bronze tirant sur la ganache au caramel. Nez: Un sherry bien affirmé. Pelure d’orange survient au second plan avec des notes de toffee brûlé collé au fond du chaudron. Flan au caramel avec une touche de toast de pain au raisin brûlée. Bouche: Chaud et mielleux, très rond en bouche. Un peu de vanille, de pomme et d’orge, tranquillement remplacés par un pneu ramolli sur l’asphalte lors d’une chaude journée de juillet 1953. Finale: Caoutchouc chauffé et épices. Je me vois en train de mâcher de la gomme à la cannelle au centre-ville de Saint-Basile-le-Grand. Équilibre: Bien que ce ne soit pas nécessairement le premier auquel on pense, le Dalmore 18 reste un splendide choix pour accompagner un dessert passionnément sucré.

RV 82%
Des hauts et des bas. Qui auraient besoin d’un tour sur la corde. Whisky trempé profondément dans l’anis, même s’il est très fruité, il en demeure aussi très uniforme dans une teinte florale violette comme sa boîte. Passant tout droit en bouche, rien au palais et à peine piquant sur la langue, on descend tranquillement en ligne droite, or je préfère la nage au sous-marin. Bel effort, mais le sherry bizarre des autres éditions revient en finale pour conclure une expérience ennuyeuse et sans dire regrettable, vraiment à la hauteur des 157$ demandés.

Dalmore King Alexander III

40% alc./vol.
Cette version de Dalmore est issue d’un assemblage subtil et résolument unique de 6 fûts : Bourbon, Madère, Marsala, Porto, Xéres et d’un grand vin français.Une fierté toute légitime de Richard Paterson, Maître Distillateur passionné. Cette luxueuse version de malts âgés est le résultat de la maturation opérée pendant des décennies dans une variété de fûts de vin. Xeres Oloroso âgés et aromatiques et fûts de Madère offrent une structure d’amandes concassées et d’agrumes riches. Les riches Marsala et Porto ajoutent des notes de baies sauvages et de prunes charnues. Des notes de vanille chaude et de caramel crémeux proviennent des fûts de Bourbon âgés combinant avec éloquence le murmure majestueux des fruits rouges mûrs offerts par des barriques de Cabernet Sauvignon.

André 82%
Une soie au nez; oranges confites, Grand Marnier, figues, pruneaux et orange, bois de santal. Le nez est évolutif et paisible, doux, c’est oriental comme mélange, à la fois coloré et serin. J’adore ce mélange d’odeurs et de saveurs. Le nez de ce whisky est comme un film dans votre tête, un whisky évocateur, je m’imagine facilement dans un marché indien avec des fruits et des épices sur des étals et quelques volutes d’ansent. En s’aérant, le caramel se réveille fortement, saveurs mi-porto mi-xérez, un nez que la bouche ne réussira jamais à recréer, les saveurs s’effondrant dans une texture molle et sans réelle structure d’où peinent à s’extraire quelques orages nappées de caramel et de chocolat aux noix. Ce whisky est comme un paquet de mots mélangés qui ne peuvent former la prose qu’aurait mérité un amalgame de si belle flaveurs. La finale est l’agonie, cette lente descente annoncée débutée en bouche. Dalmore m’a perdu en chemin et je n’arrive pas à suivre le parcours de cette distillerie que je n’arrive plus à aimer.

Patrick 78%
Nez: Xérès moisi. Touche de bits pourri aussi.  Bouche:  Orge sucrée, xérès et touche de chêne.  Finale: Relativement courte et douteuse. Balance:  Encore une fois, Dalmore mets le paquet sur l’emballage au détriment du goût.  Dire que ce fut, il y a longtemps, l’une de mes distilleries préférées.

Martin 83.5%
Orange vif et vibrant. Nez: Malt grillé et caramel de plein fouet. Orange sanguine, raisins secs frais et un beau mélanges d’épices exotiques. Exquis. Bouche: Texture assez soyeuse, on continue sur le sucre d’orge, le chocolat à l’orange et quelques noix. L’ensemble est très diffus et noyé dans un sirop sucré. Un peu déçu ici. Finale: Ample, plus ou moins sèche, en continuité avec les saveurs en bouche, tout en y ajoutant le chêne légèrement poussiéreux de la futaille de xérès. Équilibre: Pourtant le nez annonçait de si glorieuses choses… une déconfiture qui doit faire revirer le roi Alexandre III dans sa tombe.

Kim 80%
Nez : Pommes rouges, cuir, épices douces. Bouche : Tabac séché, me rappelle un cigare, biscuits aux figues, avoine. Intéressant, sans être super.

Glencoe 8 ans Cask Strength

58% alc./vol.

André 85%
Très influencé par le bois dès les premières effluves du nez, le fût de chêne reposant dans un warehouse humide et terreux, xérès profond et intense, les pommes rouges bien fraiches sorties du verger, caramel brûlé. La bouche est puissante et passionnée, malgré une touche de sulfure désobligeante; xérès lourd et très épicé, sec et franc, pelures de pommes, poivre noir broyé, les fruits secs et le gâteau au fruit, le café noir, oranges, cerises noires et le chocolat. Finale sèche, poivrée et terreuse. Intéressant mais avec une ligne directrice difficile à suivre.

Patrick 90%
OMG!  Ca sent le nananne rare!  Ce whisky a du être vieilli dans un entrepôt de Willy Wonka!  Bref, un parfum de nananne rouge, probablement identifié comme « fraise », mais je comprendrais quelqu’un qui me dirait « non, ça sent le nananne à la framboise ».  Enfin.  En bouche, toujours le nananne, mais pour adulte!  L’alcool nous apporte un agréable picotement, et on détecte aussi une touche de vanille et un petit fond d’épice qui vient donner une dimension additionnelle des plus agréables à ce whisky.  La finale s’étire longuement sur les fruits sucrés.  Un whisky que je prendrais à la place du dessert, tant pour son goût sucré que pour son punch!

AnCnoc 1991-2006

46% alc./vol.

Patrick 91%
Nez : On jurerait un vieux Bruichladdich… Beurre, fleurs, (lys et bruyère) et sel. Pointe de tourbe et de bois pourri. Bouche : Attaque de sel, puis la tourbe, et rapidement les fleurs viennent envelopper le tout de leur caresse enivrante. Finale : Herbe brûlée et salée. Genre, être sur le bord du fleuve dans le coin de Rimouski, alors qu’il y a un feu d’herbe pas loin. Balance : OMG, que je voudrais mettre la main sur une autre de ces bouteilles! Super, sublime, superbe, stupéfiant… J’aime!

Martin 87%
Nez: Pomme jaune, abricot sec, rayon de miel et vanille boisée. Biscuits au beurre et retour du miel. Bouche: Équilibrée et souple, sur la marmelade, les épices douces, le gâteau au beurre et un peu de Cheerios au miel et aux noix. Finale: Longue, chaleureuse, légèrement herbacée et très persistante. Léger cuir et fumée de tourbe de bruyère en fin de route. Équilibre: Un whisky classique et élégant, à l’aromatique nuancée, qui met en valeur un vieillissement bien maîtrisé. Mon bouchon vient de casser pour cette review, quel dommage, il va falloir finir cette bouteille rapidement!

RV 83%
Whisky pour un soir fatigué. Beurre et fleur à l’ancien Bruichladdich, puis en bouche, pointe d’épices tranquilles et de cassonade, suivi d’un déferlement végétal avec la tourbe de bruyère et de lys. En bouche la chlorophylle, les fleurs et le beurre précède une finale d’herbe brûlée. Rien de très convaincant mais tout de même assez agréable.

Tomatin Cù Bòcan

46% alc./vol.

André 82%
L’apport du fût de virgin oak est bien en évidence au nez, crémeux et soutenu par les oranges et de bonnes notes d’agrumes. La tourbe est loin d’être évidente au nez, les notes du fût neuf cachent beaucoup des arômes les plus subtiles. La bouche est fruitée et offre un mélange inhabituel d’épices (gingembre, clou de girofle, poivre) et d’agrumes. La fumée s’affichera en finale de bouche avec plus de tonus, mais rien de très musclé. Finale douce avec un filet de tourbe dilué dans les agrumes. Après quelques embouteillages version « virgin oak » je peux commencer à dire que je ne suis pas fanatique du style, même si je ne peux expliquer pourquoi. Cet embouteillage ne fait pas exception à la règle.

Patrick 85%
Simple et efficace. Dans le style fumé et tourbé, on ne fait pas ici dans la subtilité, mais on s’en fout, ce n’est pas le but visé. Vraiment très bon. Nez : Fumée de tourbe cendreuse, avec une touche de bois brûlé. Bouche : Charbon et fumée de tourbe, avec une bonne dose d’épices chaleureuses, le tout porté par une belle texture huileuse. Toutefois, je dois admettre que le new make n’est pas si loin que ça… Finale : Longue, fumée et épicée.

Martin 81%
Jaune franc, entre limoncello et bouquet de mimosa. Nez: Céréales sûrettes avec une pointe de citron. Le bois de chêne, bien qu’un petit peu pourri, vole la vedette, soutenu par une petite tourbe extrêmement timide. Pointe de fleurs. Nez très jeune qui évoque par moments un new make. Bouche: Très sucré et fruité. Fruits rouges et épices. Quand même poivré avec une bonne dose de cannelle et de gingembre. Peu de corps mais plein de jeunesse. Finale: Petit retour de fumée sûrie, mais beaucoup trop gênée.On baigne ici encore un peu dans le new make. Équilibre: Un malt intéressant mais qui manque cruellement de raffinement. Tomatina devrait en imiter d’autres et laisser un peu plus de temps de maturation à leur expression de base, car pour le moment ça ne m’incite pas fort à explorer plus loin cette distillerie.

Talisker Port Ruighe

45.8% alc./vol.

André 88.5%
Nez de fruits poivrés et salés, réglisses rouges épicées, belle texture soyeuse tant au nez qu’en bouche. La bouche est le miroir du nez, l’alcool en supplément, les fruits rouges, réglisse, épices, poivre, sel… Le nez changera avec le temps et de bonnes et agréables notes de chocolat émergeront en offrant une belle surprise. J’adore la conjonction des éléments et la texture soyeuse mais ferme ainsi que les fruits rouges qui s’éternisent en finale de bouche. Finale de fraises nappées de chocolat, légère fumée, rétro-olfaction de gomme Mentyne à la menthe. Une belle variante d’un whisky connu et distinctif et une belle addition au range de la distillerie ou à la whisky room des amateurs.

Patrick 91%
Un Talisker au porto, que demander de plus?  Aussi bon que vous pouvez l’imaginer!  Nez : Fumée terreuse, tomates et quelques fruits mûrs.  Bouche : Toujours les tomates, mais surtout la fumée de tourbe terreuse et poivrée.  Notes salées et maritimes.  Donne l’impression de prendre un bol de soupe aux tomates assis sur le bord de la mer, avec un verre de porto en accompagnement.

Martin 87%
Cuivré et roux, ce Talisker semble vouloir nous donner un indice sur la provenance de ses fûts. Nez: Peu de fumée, pour mieux mettre à l’avant-plan un malt agréablement vineux. Chocolat noir, gros sel et orge. Bouche: Belle texture sur miel, shiraz et une sorte de cheddar vieilli. Caramel et céréales sont plus timides mais tout de même présents. Raisins juteux. Finale: Encore très axée sur le porto et le vin rouge, mais en apportant avec elle cette fois-ci un peu d’herbe et de ti-biscuits thé social. Équilibre: Assez réussi comme whisky en général, mais si on le compare à d’autres port wine cask finshes, notamment Arran et Glenmorangie, il lui reste quelques petites croûtes à manger. Bien accordé avec un cheddar extra-vieux. On aime ou on aime pas.

SMWS 4.171 Highland Park 21 ans

53.7% alc./vol.
« Perfumed and sultry » – Distillé le 31 mai 1991 et vieilli en hogsheads de bourbon, 256 bouteilles.

André 86.5%
Intriguant ce nez. Frais et un peu mentholé, herbeux, un brin d’air salin, la vanille et le toffee. Belle texture douce, légère fumée et sel de mer, meringue, vanille. L’ensemble manque de variété et de dimension. La finale est à l’image du reste, fraiche, douce mais la longueur laisse à désirer.

Patrick 87%
Nez : Algues salées… Des notes de fruits mûrs si on cherche… Bouche : Gros sel pas subtil, quelques algues et de la cendre. Et bon, peut être encore une petite note sucrée-fruitée. Très subtile toutefois. Finale : Sel et algues et sel et sel et sel qui s’étirent longuement. Balance : On jurerait plutôt un scotch d’Islay, un genre de Caol Ila… Mais l’ensemble demeure vraiment intéressant. J’aime bien.

Martin 86%
Ultra pâle, comme si ex-bourbon is the name of the game. Nez: Air marin et algues au départ. Impossible de se tromper. Orge maltée bien dosée, avec une bonne poignée de foin et de vanille. Aucun côté tourbé. Assez prometteur. Bouche: Hyper-doux, vanille, crème anglaise avec à peine de fumée. Très mielleux, mais manque cruellement de complexité. Finale: Bien salée et maritime sur des notes herbeuses et fraîches. Un peu courte, surtout pour son taux d’alcool, mais au moins l’esprit de HP y transparaît un peu. Équilibre: Un HP dans la catégorie que la distillerie préfère vendre plutôt qu’embouteiller eux-mêmes. Ça reste tout de même pas piqué des vers.

SMWS 4.175 Highland Park 13 ans

55.9% alc./vol.
« Suspicious skulkers on the cat-walk » – Distillé le 15 octobre 1999 et vieilli en fûts de bourbon de premier remplissage, 218 bouteilles.

André 85%
Nez délicat, aucun indice sur la provenance du whisky… Orange, agrume, vanille et miel. Superbe texture, soyeuse et huileuse, quelques fruits rouges, la vanille et le miel peut-être. Étrangement, j’ai toujours trouvé que ce qui donnait son côté unique à Highland Park, c’est son utilisation des fûts de sherry qui apportent la tangente fruitée au whisky, et son union avec le discret sel et le miel de bruyère. C’est ce qui me manque ici… La finale est puissante même si les éléments qui la composent sont plutôt doux ; crème glacée à la vanille, confiture d’oranges et une texture un peu cireuse.

Patrick 87%
Nez : Alcool et agrumes, tels que citron et orange. Un peu de cirage à chaussure aussi… Bouche : Très marquée par l’alcool, puis des agrumes sucrés. Un peu d’épices qui semblent venir du chêne neuf… Puis, à la 5ème gorgée, des notes herbeuses viennent donner une profondeur supplémentaire au whisky. Finale : Les épices et la vanille du chêne. Moyennement longue. Balance : Un vrai bon dram, mais je ne retrouve pas le caractère de la distillerie. C’est André qui doit être déçu.

Martin 86%
Très très pâle, c’est à croire que c’est un Islay ou un bourbon cask. Nez: Plutôt doux, sur des notes de céréales avec un léger pet de bruyère, à moins que ce ne soit mon subconscient qui désire du HP. Beaucoup d’agrumes, citron, orange, pamplemousse, suivi de poli à meubles et de bonbons frais. Bouche: Explosion de fruits des champs dans un sirop de vanille et de caramel. Marmelade à l’orange et miel sur les rôties du dimanche matin. Pommes et poires. Finale: Solide et affirmée. Quelques touches de malt et d’épices qui brillent grâce au support d’une légère fumée de bruyère qui évoque doucement les Orcades. Équilibre: Pas le top, surtout qu’il faut vraiment les chercher les propriétés uniques de HP. Mais bon, ça reste un dram qui se prend bien.