Heaven’s Door Straight Rye Whiskey

46%
 alc./vol.
Agé de 7 ans. Finition de 6 mois en fûts de chêne des Vosges. Mashbill de seigle à 95% et à 5% d’orge. Distillé en Indiana (MGP?)

Patrick 84%
Un autre bon rye whiskey de MGP (enfin, probablement…) présentant une très belle intensité qui doit être utile pour bien des cocktails. Étant plutôt déçu de mon achat, je l’ai essayé sur glace, rapport qu’il faisait vraiment chaud (en Floride) ce soir-là… Et c’est le meilleur, voir le seul whisky que j’aie vraiment apprécié sur glace (tellement bon sur glace que j’ai fini la bouteille sans m’en rendre compte!) Nez : Le parfum typique du whiskey de seigle américain, mais avec un côté plus herbeux que la moyenne. Bouche : Les herbes explosent ici, avec de l’herbe fraichement coupée, du fenouil, de l’aneth, du cèdre et de la coriandre. Le tout vient avec du chêne épicé, du poivre noir, des pelures d’orange et un peu de menthe. Le tout est porté par une belle texture. Finale : D’une longueur moyenne, épicée et herbacée.

Heaven’s Door Double Barrel Whiskey

50% alc./vol.

Mélange de trois whiskeys : Les deux premiers whiskeys proviennent du Tennessee, ont vieillis 6 ans dans des fûts d’Ex-Bourbon de premier remplissage et sont passés par le « Charcoal Mellowing » ou Lincoln County Process. Le mashbill est 84 % de maïs, 8 % de seigle et 8 % d’orge maltée. Le troisième whiskey, âgé de 7 ans, provient de l’Indiana (probablement MGP) avec un mashbill de 95 % de seigle et de 5 % d’orge maltée. Enfin, les trois whiskies sont mélangés, puis âgés pour une année supplémentaire dans un « toasted and alligator char barrel ».

Patrick 83%
Un whisky plutôt bon, sans rien réinventer. Bref, je le recommande uniquement pour les fans finis de Bob Dylan! Toutefois, pour les autres, vous ne manquerez rien si vous passez à côté sans vous arrêter. Nez : Biscuits à l’érable, noix, fruits séchés et un peu de chêne grillé. L’ensemble paraît manquer d’intensité. Bouche : Un beau mélange d’épices boisées, avec des cerises noires, une grosse dose de chêne sec, du cacao sec et une discrète note d’orange. L’ensemble est dominé par le bois et ses épices, et présente une assez belle texture en bouche. Finale : D’une longueur moyenne et chaleureuse.

Heaven’s Door Straight Tennessee Bourbon

46% alc./vol.

Mashbill de maïs à 70%, seigle à 22% et 8% d’orge. Recette exclusive produite par une distillerie inconnue du Tennessee. Le whisky Heaven’s Door a été créée par Bob Dylan (oui, le vrai Bob Dylan, le légendaire auteur-compositeur) et Marc Bushala (fondateur d’Angel’s Envy Bourbon), et élaborée dans une église du Tennessee. Cette expression est vieillie pendant au moins 8 ans dans des fûts de chêne américain. La bouteille présente un design issu des propres travaux de fer forgé de Dylan, et le nom est bien sûr une référence à sa chanson « Knockin’ on Heaven’s Door ».

André 82%
Cerises marasquin enrobées de cire de chandelle, crème saveur vanille, une touche de cannelle tirée du rye et de savoureuses notes de chocolat au lait. La bouche s’ouvre sur des notes de bourbon typiques; cerises, cannelle, bois brûlé, caramel, miel et chocolat fourré de grains de poivre, cassonade. La texture est bien charnue, moelleuse avec un bon taux de sucre. Après aération, notes de cèdre rouge et de menthe verte fraiche relativement discrètes et une texture qui devient de plus en plus diluée. Courte finale, gavée de fruits sauvages, framboises et cerises, mélange de cannelle et de poivre, bois plus présent, sèche et légèrement tannique. Un bourbon sous le thème classique où la complexité n’est pas au rendez-vous.

Patrick 82%
Un assez bon whiskey, mais je dois admettre que mes attentes ont été déçues, probablement à cause d’un marketing trop efficace et de médailles reçues trop facilement par des concours un peu bidons. Quand même une bonne excuse pour écouter Bob Dylan chanter Knockin on Heaven’s Door! Nez : Du pain brun, de discrets fruits secs, du popcorn au beurre et quelques noix. Bouche : De belles épices provenant du seigle, du chêne toasté, des fruits mûrs, du poivre, de la cannelle, de la vanille, du caramel et une touche de noix. Finale : D’une longueur moyenne, fruitée et boisée.

Martin 84%
Nez: Caramel salé, pommes rôties, vanille boisée et un soupçon de butterscotch. Maïs et mie de pain. Bouche: Je dirais que la texture est assez ronde et généreuse, avec des notes de poire pochée, de pain d’épices, de chêne toasté et une pincée de clou de girofle. Le maïs et le chêne demeurent toutefois les vedettes. Finale: Moyenne mais chaude, sur le miel, les noix grillées et une épice légèrement fumée. Encore une fois on ne peut échapper au bois sec. Équilibre: Bien structuré, un dram plutôt polyvalent qui saura plaire autant au néophyte qu’au connaisseur.

Kim 77%
Nez : Banane en puissance qui me ramène aux classiques whisky irlandais, au point de douter du contenu de mon échantillon. Puis je me rappelle la filtration au charbon des Tennessee bourbon et la banane prend tout son sens. Sans surprise, il évoque un Jack Daniels. Cerise au marasquin, eau de fleur d’oranger, crème soda, des arômes qui me rappellent les « drinks » d’enfant. Bouche : Peu de corps, presque comme un drink d’enfant (non, je ne donnerais jamais de whisky à un enfant), mais au moins une généreuse dose d’épices à gâteau et une touche de poivre blanc pour me rappeler que je ne bois pas un shirley temple. C’est personnel, mais je trouve souvent que les Tennessee bourbon sont édulcorés, manquent de punch et de saveur, et celui-ci ne fait pas exception. 

Yellowstone – Landmark Edition Grand Prismatic Spring

46.5% alc./vol.

Édition du 150ème anniversaire du parc de Yellowstone (1872-2022) – Fait à partir du même mashbill que Jim Beam, soit 75% de maïs, 13% de seigle et 12% d’orge. Coïncidence?

Patrick 80%
Ce n’est pas un mauvais whiskey, mais j’ai fini ma bouteille en le buvant sur glace. Nez : Servi à l’aveugle, j’aurais juré qu’il s’agissait d’un Jim Beam : la présence du maïs et des petits fruits rouges, de la cerise et des bonbons est assez typique. Bouche : Ici aussi, on a l’impression d’avoir un Jim Beam en bouche, mais avec une texture en bouche qui laisse à désirer comparativement à l’original et ce, malgré un taux d’alcool plus élevé. Bref, des cerises, du bois un peu épicé, du poivre, de la réglisse rouge… Finale : Un peu courte, mais marquée par un beau mélange d’épices et de sucre.

Noroi – Esprit du Tennessee

0% alc./vol.
Liquide sans alcool supposément à saveur de whisky

Patrick (sans note)
C’est la première fois que je bois un  » whisky » qui me donne des haut-le-cœur si intenses que je crois que je vais vomir. Depuis plus de 15 ans que j’évalue des spiritueux, c’est de loin le pire produit que j’aie goûté (bon, ce n’est pas exactement un spiritueux non plus). Nez : Térébenthine, eau de pluie dans le fond d’un feu de camp éteint et gras cramé dans le fond du four mixé à un produit-de-nettoyage-fort-probablement-trop-toxique-pour-être-utilisé-à-un-endroit-où-on-prépare-la-nourriture. (Certains ont suggéré que ma bouteille avait peut-être un défaut : si la distillerie veut bien m’envoyer un échantillon de leur « vrai » produit, je serai plus qu’heureux de corriger mon évaluation. D’ici-là, pour être fidèle à l’indépendance de Québec Whisky, je me dois de dénoncer un produit aussi odieux). Bouche : L’arrivée en bouche est dégueulasse et évolue rapidement vers une envie de vomir (j’ai vraiment eu un haut-le-cœur). Finale : J’ai fait trois essais et à chaque fois, j’ai été forcé de cracher ma gorgée pour ne pas vomir. Bref, aucune idée de la finale.

Kavalan Solist Madeira Cask #D150507009A

57.8% alc./vol.
Distilled 07-05-2015, Bottled 16-09-2020, Cask #D150507009A, 230 bottles

André 92%
Nez de compote de fruits, de fraises, miel et oranges. Gaâteau au fromage saverur de framboises. Beau sucré et fruité à la fois, c’est très gourmand et attractif. La bouche est au départ un peu pointue (bienvenue alcool), mielleuse et presque sirupeuse. Oranges, abricots et melon au miel, compote de fruits, saveurs qui oscillent entre les cerises et la cannelle, fruits secs, prunes, morsure de gingembre. Aux gorgées subséquentes j’ai des notes acidulées de citron et de fruits tropicaux. Finale longue et astringente, bois sec, bonnes épices, poivre et une avalanche de fruits de toute sorte.

Patrick 90%
Ouf, c’est du plaisir en bouteille ça! Nez : Miel, abricots, cerises, prunes, caramel écossais et gingembre… Le parfum est profond et presque envoûtant. Bouche : Porté par une superbe texture, l’ensemble est chaleureux et sucré, très boisé, plein de fruits mûrs, de cerises, de fraises, d’oranges et autres fruits tropicaux, mais aussi de la cannelle, du gingembre, du poivre et de belles épices venant du chêne brûlé. Finale : D’une très belle longueur, fruitée et boisée.

Toronto Distillery First Barrels Straight Canadian Whisky

42% alc./vol.
Composé d’un mélange de whisky comprenant 40% organic rye, 40% organic winter wheat et 20% organic corn vieillis séparément en virgin Canadian oak casks (provenant de Prince Edward County’s Carriage House Cooperage et Niagara’s Canada Oak) et American Oak barrels.

André 82%
Le nez est à la fois végétal, boisé et vanillé, très doux, influence micro-distillerie au détour. La bouche affiche le rye de façon plus évidente, savoureuses notes de cannelle, de poivre, de terre séchée, réglisse, cerises et fruits secs. Aux gorgées subséquentes, notes de bois brûlé et de caramel se mélangeant au rye épicé. Image d’un jeune bourbon américain. Finale plus linéaire, où l’alcool revêle un whisky qui demandera encore de la maturation. Notes de bois vert mélangées de cannelle et de cerises. Intéressant et très prometteur comme première parution.

Patrick 77%
Un peu n’importe quoi que ce whisky. Et aussi trop jeune, l’alcool me brûlant la bouche malgré le 42% d’alcool. Nez : Un parfum vraiment étrange présentant un mélange de gâteau à la vanille et de bois pourri et mouillé, avec une pointe de tarte pommes et cannelle. J’aime ça quand ça sort des sentiers battus, mais ça ne veut pas dire que j’aime n’importe quoi… Bouche : Ouf, pénible… De la menthe, des fruits secs, des épices, du bois pourri, de la terre sablonneuse, de la vanille trop sucrée. C’est difficile à décrire tellement que c’est n’importe quoi. Je sens une révolte poindre au niveau de mon estomac et de ma bouche. Finale : Bizarre.

Valinch Laphroaig 14 ans

52.9% alc./vol.
Cask #637, Bottle #497, Distilled 1998, Bottled 17/05/2013. Bourbon cask provenant du dunnage warehouse #7.

André 91%
Wow, quelle complexité au nez! Vagues sucréees de confiseries, citron confit, tourbe maritime et phénolique, très douce assaisonnée d’une légère touche minérale. Texture soyeuse, très citronnée, belle touche d’anis. À la deuxième gorgée, grosses notes de parmaviolet retrouvée dans les Bowmore des années 80-90. La fumée de tourbe se développe au fil des gorgées pour s’assécher en finale de bouche. L’apport maritime rend le tout très frais et aérien. Finale cendreuse, à la fois fraiche et crasseuse, sur les fruits tropicaux, la cendre froide et les galets enrobés de sel de mer séchés.

Patrick 92%
André, ne le répète pas à personne (je vais nier l’avoir dit anyway!), mais tu as du goût finalement! Excellent choix, superbe ce Laphroaig! Nez : Un surprenant parfum floral, sucré et fumé, très phénolique et minéral. Impressionnant. Bouche : La texture en bouche est sublime, portant des saveurs salées, fumées et florales, mais aussi du miel, des agrumes, de l’anis et un peu de caramel. Finale : D’une superbe longueur, onctueuse, marquée par la fumée de tourbe, le sel, le bois flotté et les galets du bord de mer.

Valinch Laphroaig 13 ans

60.1% alc./vol.
Cask #5168, Bottle #409, Distilled 1999, Bottled 17/05/2013. Bourbon cask provenant du dernier étage du Warehouse #11.

André 94%
Nez très floral et tourbé. Les flaveurs de citrons sont encore une fois omniprésentes. Le nez est plus aiguisé que le Valinch précédent mais celui-ci est encore plus complexe et challengeant. Ensemble crasseux clean – ça me rappelle quand le grunge est venu à la mode pis que Simons s’est mis à vendre des guenilles style grunge à 100$ pièce – maritime à souhaits, fruits tropicaux et sel de mer. La bouche développe de fortes notes d’anis et de citron confit, de poires, pêches et ananas flambés sur le feu de plage, texture crémeuse et franche à la fois. Finale très minérale, tropicale et crasseuse, jujubes en gelée recouverts de sucre, iode et tourbe camphrée et médicinale.

Patrick 93%
Ayoye. J’applaudis. J’adore explorer l’incroyable diversité de saveurs offertes par tous les whiskys du monde, mais quand je goûte quelque chose comme ça, je me dis qu’en avoir une palette, je deviendrais un peu plus conservateur dans mes goûts ! Nez : Agrumes, fleurs, sel de mer et surtout fumée de tourbe. Je suis d’accord avec André, « crasseux clean », « guenilles style grunge à 100$ », oui, c’est ça! Bouche : Un beau gros mélange intense de sel de mer, de fumée de tourbe et de bois brûlé. J’y trouve aussi quelques fruits tropicaux et des agrumes… C’est surtout tellement bien équilibré en termes de saveurs, wow! La texture mérite aussi des applaudissements! Finale : D’une belle longueur, salée et fumée, mais aussi minérale et subtilement sucrée.

That Boutique-y Whisky Company Tomatin 8 ans – Batch 4

51% alc./vol.

André 80%
Chêne citronné et poires, fruits à chair. Bouche franche, oranges, sucre naturel, citron, poires, fruits tropicaux, ananas, vanille et beaucoup d’épices et de réglisse noire. Plutôt débalancé dans l’ensemble. Finale pointue et épicée, sèche également. Sérieux, je commence à trouver ça décourageant les embouteillages de TBYW, y’a rien à date qui m’ impressionné un tant soit peu…

Martin 80%
Nez: Mélange de malt crasseux et de new make. Fruits à chair blanche, citron et poussière. Sucre d’orge. Bouche: Sucre blanc, poivre, bois sec et fruit tropicaux. Réglisse et encore une fois la jeunesse de l’alcool qui enflamme le tout. Finale: Poivrée, épicée et métallique. Chêne sec. Équilibre: Bien qu’il y en ait je crois eu des bons dans mon souvenir, les récents drams de That Boutique-y Whisky Company m’ont laissé disons un peu pantois.