Compass Box Great King Street Experimental Blue Batch #TR-06

43% alc./vol.
Embouteillé le 9 mars 2013, bouteille 2558 de 3805. Fait de 33% Lowland Grain whisky et de 67% Malt de l’Ile d’Islay, Highlands et Speyside, dont la moitié provident de la distillerie Clynelish.

André 90%
Nez de tourbe crasseuse et terreuse, un brin citronnée, salé et maritime, background fruité. Il y a une force tranquille dans le nez de ce whisky qui se reflètera en bouche. Même si ce whisky est intensément tourbé, il n’en demeure pas plus d’une douceur féminine et sexy. Le sel et les fruits tropicaux se mélangent agréablement en bouche, la texture est belle et soutenue, belle longueur et finale de chocolat noir et de toffee, caramel salé. Du beau, bon, pas cher !

Patrick 91%
Nez: De beaux arômes fumés et maritimes, avec une pointe de sel et de fruits des champs. Bouche : Belle fumée bien arrondie par une touche de fruits des champs et de vanille. L’ensemble présente aussi un fond de sel et d’algues. Finale : D’une longueur moyenne et marquée par le sel. Balance : Une réussite sublime, exactement ce que j’aime aller chercher dans un blend : une grande complexité, une balance impeccable des différents arômes, que demander de plus?

Martin 88%
Teinte assez foncée pour une expression tourbée. Paille humide et foncée. Nez: Nez principalement composé, bien sûr de tourbe, mais aussi de tarte aux pommes, de citron et de popcorn au beurre. Assez intéressant. Son haut point. Bouche: Sel de mer, pommes et caramel salé. Légèrement plus fade que ce à quoi je m’attendais. C’est ici qu’encore une fois on a l’impression qu’on aurait mieux été servi à 46% d’alcool. Finale: Boisée et tourbée, bien que cette aura de tarte aux pommes nous colle à la peau. Équilibre: Quand même un dram fortement agréable, mais il ne faudrait pas toutefois le considérer tout-à-fait comme un peated des ligues majeures.

Compass Box Flaming Heart 4th Edition 2012

48.9% alc./vol.

André 91.5%
Le nez est plus posé que l’ancienne édition, l’ajout de fût de sherry aura su domestiquer la fugue un peu imprévisible de la tourbe islayesque assez puissante. Au départ la tourbe est étrangement effacée mais il ne faudra pas bien longtemps pour que n’émerge les flaveurs distinctives de la tourbe huileuse et maritime, entre le Ardbeg et le Laphroaig, ceinturée de fruité des fûts de sherry. En bouche la tourbe prend définitivement le lead, mais l’apport sucré est impressionnant et arrondit beaucoup la texture et apprivoise l’alcool. Les fruits enrobés de cire, une touche de citron, pastilles Fisherman’s Friend, menthol épicé et tourbe. J’adore la retenue de la tourbe et de l’alcool mais la montée en puissance des éléments. Finale un peu courte, belle tourbe salée, maritime avec un twist fruité.

Patrick 90%
Nez : Ooooooh yessss! Une belle tourbe, de la vanilla, des épices et une touche de fruits. Tout y est! Bouche : La fumée de tourbe, très intense, prends presque toute la place à la première gorgée. A la seconde gorgée, des notes épicées apparaissent… Puis un beau chocolat noir… Finale : Longue et intense, marquée par les épices et le chocolat noir. Balance : Une superbe bête! Pourrait-on se tanner d’un tel whisky ?

Martin 92%
Teinte pas tout-à-fait dorée mais qui devient plus pâle une fois versé. Nez: On commence sur une douce touche d’orge, trempée d’essence de vanille. On passe gentiment sur quelques raisins secs, quelques baies schtroumpfantes pour finir sur un ensorcelant soupçon de fumée de tourbe. Bouche: Tourbe juteuse et fruitée, vanille et cannelle. De belles notes de sherry cask émergent: feuille de tabac, dattes, zeste d’orange, épices, muscade. Ce n’est pas sans rappeler un délicieux Loch Gorm. Finale: Tout en élégance. S’estompe sur des notes de chocolat noir à l’orange, pour laisser les épices mourir à petit feu. Équilibre: Construction des plus efficaces, de surcroît avec des bases qui sont vraiment à mon goût en partant. Détente absolue. De quoi enflammer les coeurs.

Deanston 12 ans (nouvel embouteillage)

46.3% alc./vol.

André 77%
Si les anges veulent ma part, je leur laisse le reste de la bouteille… Céréales noisette et orange, orge, agrume et ananas. La surprise en bouche, force de l’alcool et des épices, le gingembre particulièrement, accents oaky assez pointus, ça étonne un peu après la douceur paisible du nez, encore un accent d’herbe verte fraiche. Finale moyenne en longueur, la conjonction de chêne sec-gingembre affectera la finale qui gagnera en force et en caractère.

Patrick 80%
Nez : Malt, caramel et orange. Bouche : Cassonade épicée, gingembre, chêne et vanille. Finale : Relativement courte. Balance : Un bon dram simple et agréable.

Martin 81%
Nez: Caramel, orange et colle à bois. Un peu de noix et d’épices, pas si mauvais que ça. Quelques notes de clémentine et d’ananas. Bouche: Bois, épices, gingembre et céréales. Un peu d’orange, mais qui se dissout rapidement dans une mare d’acétone. Finale: Métallique et âpre, avec un peu de bois et d’épices qui percent, mais pas assez fortement pour passer outre les aspects plus ou moins adroits de ce single malt. Équilibre: Pas mauvais, mais manque beaucoup de complexité. On devrait appeler ça un Simple Malt Scotch Whisky…

Glen Grant The Major’s Reserve 2010

40% alc./vol.

André 85%
J’adore la simplicité de Glen Grant, un whisky easy going sans soucis qui vous ramène à l’essentiel. Nez très fruité – compote de pommes vertes et ananas, melon d’eau, mélange discret d’herbe sucrée, très doux et agréable. Le taux d’alcool donnera une bouche à l’approche monotone un peu plate, feeling un peu moelleux mais avec un côté edgy du oak cask, miel, noix et bois, fond d’épices. Finale un peu courte mais à l’image du reste, calme et posée, un filin d’herbe et de pomme épicée. À ce prix – 20$ – un des meilleurs rapports qualité-prix du marché. C’est presque le prix d’une bouteille de vin de semaine!

Patrick 80%
Nez : Céréales Honeycomb et pommes. Bouche : Ok, c’est ici que ça se passe! Très agréable en bouche, avec des notes d’Honeycomb, de caramel et une pointe d’épices de chêne. Finale : Plutôt courte et sèche. Balance : Nez ordinaire et finale inexistante. Mais le goût est vraiment intéressant. Bref, Intéressant, surtout pour un whisky à moins de 30$.

Speyburn Bradan Orach

40% alc./vol.

André 74%
Je n’aime pas le nez, ça sent les céréales macérées dans l’eau, l’orge maltée assaisonné d’agrumes, le sucre à glacer, la vanille. Plus épicé et soutenu en bouche, même si la vanille adoucit vraiment bien le tout mais les saveurs d’orge macérées ne me rejoignent pas du tout. Finale épicée d’une bonne longueur. Bon, à ce prix-là, il était difficile de casser la baraque était pure chimère main n’en reste pas moins que cet embouteillage est plus qu’ordinaire. Une review supplémentaire pour le web !

Patrick 80%
Nez : Frais, marqué par l’orge, les agrumes et le miel. Bouche : Toujours l’orge, mais avec un beau bouquet de pommes, de citron et de vanille épicée. Frais et sucré. Finale : Relativement courte, marquée par la vanille et une pointe florale. Balance : A moins de 20$ pour un single malt provenant de la distillerie, difficile de ne pas y trouver son compte. Un whisky honnête, sans faute, qui pourrait facilement être utilisé avec un mixer, sur glace l’été ou simplement pur, si on ressent le besoin de quelque chose de léger. Il vaut définitivement chaque cenne investie.

Martin 67%
Or profond et ambre pur sont de belles couleurs, à l’image de sa bouteille. Nez: Fruits, chêne, vinaigre de cidre. Un petit chatouillement de l’alcool se fait sentir. Ceci et son absence de mention d’âge nous fait soupçonner que c’est un whisky très jeune. Tombe aisément dans l’oubli. Bouche: Un départ léger. Ballet de vanille, poire et gingembre. Sans crier gare, la jeunesse du spiritueux frappe ensuite d’une bonne brûlure poivrée. Finale: Citron amer. Poivre, cannelle et gingembre. L’amertume est la seule partie de la finale qui persiste, et c’est la seule qu’on voudrait qui meure tôt. Équilibre: Déception la plus extrême. Aurait incommensurablement à gagner de quelques années de plus en fût. Après tout, Speyburn est loin d’être une mauvaise distillerie. C’est un peu de ma faute, je ne sais pas à quoi je m’attentais pour seize dollars US.

Balblair 2002

46% alc./vol.
Embouteillé en 2012. Première édition.

André 84%
Fruité et floral; tarte au citron et meringue, vanille et mélange de grains de céréales et d’herbe coupée. La bouche affiche dans l’ensemble ces mêmes saveurs sucrées auquel s’additionnera le toffee et la tarte aux pommes vertes Granny Smith avec un soupir salé. Finale avec un léger épicé provenant du fût de chêne, mais avec des saveurs de citron et de céréales en avant-plan. Un whisky rafraichissant, bien construit et sans trop de complications.

Patrick 84%
Nez : Très frais. Marqué par les notes d’oranges, de citrons, pommes vertes et on reconnaît les accents du baril de bourbon. Bouche : Toujours les agrumes, le citron en premier lieu, avec des notes d’orange et d’ananas. L’ensemble est marié par une touche de vanille. Finale : Plutôt courte et sèche, ce qui sied bien à ce type de whisky. Balance : Un très bon whisky, mais définitivement pas dans ma palette de saveurs.

Martin 82%
Teint pâle. paille, foin, presque blanc. Nez: Frais et très floral, plein de vanille, chêne, caramel, citron et pommes vertes pas tout-à-fait mûres. Je sens une céréale, mais bizarrement plus proche du riz que d’autre chose. Un nez qui ne manque pas de variété, mais plutôt de finesse. Bouche: Vanille et jus de raisin blanc avec des notes de chêne plutôt prononcées nous inonde le palais. Légère vague d’agrumes et de bitters avec une touche de key lime pie qui part en force pour rapidement se faire oublier. Finale: Restants de chêne poussiéreux avec un arrière-goût un peu métallique. Trop amère et heureusement courte. Équilibre: Difficile. Nez trop discret, bouche trop affirmée. Construction solide, mais un essai assez douteux au niveau du raffinement.

Abhainn Dearg Single Malt 3 ans

46% alc./vol.
Bouteille #1126 de 2011 provenant du fût 07-2008. Le premier embouteillage de la première production légale de single malt de cette distillerie des îles écossaises.

André 81%
Nez un peu crispy, affichant son jeune âge. Le lien avec le new make spirit est assez évident; céréales organiques, les pommes vertes, le miel et la vanille du fût. Le côté organique et traditionnel est indéniable, c’est presque agricole comme produit. En bouche, il étonne par sa douceur à l’arrivée, fond de langue un peu huileux, passablement de saveurs de vanille et de miel, céréales et quelques fruits exotiques peut-être. On dirait un whisky vieilli en virgin oak cask. Finale courte où prédominent les céréales, un côté organique certain, quelques notes de citrus. Une expérience sur la signification historique plus que pour le “trip” du whisky lui-même.

Patrick 87%
Nez : Puissant fruit, malt et sucre d’orge. Intense et intriguant. Bouche : Belle orge épicée et sucrée (caramel en fait). On sent que le whisky est jeune, mais l’ensemble demeure chaleureux et complexe. Finale : Longue, savoureuse et épicée. Balance : Un belle surprise que j’ai définitivement hâte de voir vieillir. J’aime le fait que cette distillerie n’ait pas pris le chemin « facile » de la tourbe pour nous offrir quelque chose de tout autant savoureux, mais qui sera aussi un challenge pour l’amateur moyen.

Martin 82%
D’une extrême pâleur, on en tire deux hypothèses ; soit un vieilissement en fût de bourbon, soit une jeunesse flagrante. On nous informe que le second choix est juste. Nez: Nez très jeune et affranchi. Un fond de mélasse nous rappelle que nous ne sommes pas très loin d’un new make. Une myriade d’arômes, pommes, figues, chêne, herbe et fleurs pour finir sur une croûte de fromage coulant, un peu comme le Secret de Maurice. Bouche: Sucré et huileux à l’arrivée, surfant sur des notes de mélasse, de chêne puissant et de champ de fleurs. Un fond de céréales au miel et aux noix apaise un peu son côté fougueux. Finale: Légèrement fade, légèrement métallique. On garde longtemps l’impression de chêne neuf en bouche. Équilibre: Excellent choix au niveau du taux d’alcool. Ce n’est que le début, c’est un malt qui a avantage à vieillir bien plus. Plein de promesses.

Cadenhead Caperdonich 35 ans 1977

50.2% alc./vol.
Single cask sherry butt, édition limitée à 384 bouteilles.

André 95%
Superbe nez, cerises noires, dattes, compote de pomme, vieux sherry goulu et rond, fruits rouges, un peu d’épices en sous-entendu. C’est très concentré, on pourrait dire que ça ressemble à de la pâte de fruits. Après quelque temps à respirer, les raisins secs et les cerises noires encore plus raffinées. En bouche, approche sucrée, puis la pâte de fruits, les raisins secs, le sherry puissant, les cerises noires encore. Les épices apparaitront en finale de bouche, quelques secondes après avoir avalé, quelques grains de poivre noir aussi. Finale très longue et soutenue, les cerises noires s’accrochent en bouche, le beef jerky, presque viande rouge vieillie. Le taux d’alcool est juste assez puissant et saura satisfaire les amateurs de cask strength sans effrayer les novices. Pour les amoureux de sherry et de fruits secs !

Patrick 94%
Nez: Lorsque je donne un cours d’introduction au whisky, j’insiste toujours sur l’importance de se concentrer sur les arômes émanant du verre lors de la dégustation. Avec un tel whisky, nul besoin d’insister : le parfum est si envoûtant, on aurait tendance à s’en contenter : Xérès gros comme l’Empire State Building, mélasse chaleureuse, cerises noires, compote de pomme et quelques épices pour donner le change. Bouche : Ok, les attentes sont élevées… Voyons voir : Ouiiiii! Texture crémeuse avec des saveurs de cerise noire très mûre, mélasse brûlante, chêne carbonisé, poivre noir et épices. Le tout baigne dans un xérès intense comme seuls les scotchs d’au moins 35 ans peuvent offrir. Finale : Loooooongue, intense et riche. J’aime l’analogie de « beef jerky » d’André qui décrit bien les sensations ressenties. Mais on neparle pas de « beef jerky » de dépanneur, mais bien celui que vous retrouverez dans les meilleurs steak houses. Balance : Un autre grand mystère de l’industrie du scotch : Pourquoi avoir démolit une distillerie capable de produire de tels chef d’œuvres? Elle ne cadrait plus dans les plans de Chivas? Et puis? Avec un marketing habile, elle aurait certainement su prendre sa place! Dommage…

Martin 93%
Presque brun tellement il est orangé de xérès. Nez: Sherry butt à fond. Caramel, toffee, orange, dattes, raisins secs, tabac à pipe aromatisé, pacanes, amandes, crème brûlée et baril de chêne. Ça semble énorme, voire même intimidant, mais c’est renversant tellement c’est bien orchestré. Bouche: Douceur du sherry. Chêne juteux, raisins, figues, dattes, frangipane même. Pâte d’amande et feuille de tabac sous un voile d’épices du xérès. Tout simplement divin. Finale: Toujours, et tant mieux, cette bonne pâte d’amande. Légère cerise teintée de cuir qui s’estompe doucement dans l’astringence du xérès et de ses épices. Muscade et cannelle. Équilibre: Vraiment un superbe exemple d’un vénérable sherry butt réussi. Un équilibre remarquable sur une construction splendide.

Mackinlay’s Shackleton Rare Old Highland Malt – 2e édition

47.3% alc./vol.
La reproduction d’un whisky pris au piège dans la glace de l’antarctique pendant presque cent ans, Mackinlay’s Shackleton est un whisky rare et exceptionnel, le fruit du travail et recherche de l’un des plus grands maîtres assembleurs écossais, Richard Paterson de Whyte & MacKay.

Suite à la découverte en 2006 de trois caisses de whisky Mackinlay dans la cabane du célèbre explorateur sir Ernest Shackleton au pôle sud, le groupe Whyte & MacKay, propriétaire de la marque s’est vu confier, en vue d’en extraire les secrets, quelques échantillons du précieux liquide. L’une des caisses fut libérée de la glace et méticuleusement décongelée dans des conditions de laboratoire au musée Canterbury à Christchurch, afin de préserver les bouteilles et le whisky de la meilleure façon possible. Méticuleusement ouverte pour révéler au final onze bouteilles de scotch datant de 1896/1897 enveloppées de papier et de paille pour les protéger contre les rigueurs d’un rude voyage orchestré par Shackleton en 1907, trois bouteilles ont été expédiées par avion privé depuis la Nouvelle-Zélande vers Glasgow – où siège Whyte & MacKay – par le propriétaire de la société, Vijay Mallya accompagné de Richard Paterson.

Paterson a ensuite rigoureusement assemblé une variété de malts pour créer une réplique de ce whisky centenaire. La réplique du Mackinlay contient du whisky issu d’une large variété de malts des Highlands, y compris de Glen Mhor, qui était la distillerie de Mackinlay, avant de fermer en 1983.

André 85%
Fond herbeux, vanille, poires, un peu oaky, pommes vertes et fruits épicés. Bouche sèche et pointue, toujours ces mêmes notes herbeuses, un filet d’orange et de gingembre. Les épices s’additionnent en couche à chaque gorgée. Il offre une dualité intéressantes entre les saveurs douces et sucrées (vanille, sucre, caramel) et les saveurs plus puissantes (gingembre et autres épices), une fine fumée poivrée en fond de scène. Un whisky avec une histoire plutôt qu’un whisky qui fera l’histoire.

Patrick 90%
La première édition de ce whisky ayant été mon coup de cœur de 2012, mes attentes sont plutôt élevées. Nez : Oui, tout y est! Les herbes, les fruits frais, les fleurs, les poires, l’orge, la crème et la meringue. Quelle complexité! Bouche : Fumée et tourbe, puis l’herbe, les fleurs, le chêne, les fruits frais, la vanille, un peu de miel épicé et une touche de foin séché. Finale : Épicée et malheureusement moins intense qu’on la souhaiterait. Balance : Un whisky extraordinairement complexe, avec une balance exemplaire. Son seul défaut, qui lui coûte quelques points (surtout en le comparant à la première édition) : le manque d’intensité de la finale.

Martin 84.5%
Son teint de vin blanc très frais révèle une dignité issue de son fût américain. Nez: Toffee, bois et sherry fumé. Malt caramélisé et grillé. Noix et céréales. Fond de canne à sucre brûlée. Il s’en passe des choses ici. Bouche: Continuité agréable du nez. On reprend la canne à sucre et on vogue vers cassonade, pomme verte, malt fumé, noix. Épices et orange viennent ficeler le tout. Finale: Caramel, toffee et léger cuir s’étendent sur des notes d’épices langoureuses. Équilibre: Très bon et tout de même bien équilibré, mais on le préfère pour son histoire plutôt que pour son goût. Je ne m’en achèterais pas une bouteille, mais si j’étais en Antarctique et que c’était tout ce que j’avais, je me fermerais la gueule en tabarnac.

Glenglassaugh 37 ans The Master Distillers Selection North America Exclusive

56% alc./vol.
Distillé en 1974 et embouteillée en 2011, édition limitée à 470 boiteilles.

André 92.5%
Nez puissant et rond; dattes, raisins secs et beaucoup d’épices. Le nez est légèrement agressif dû au mélange épices et taux d’alcool mais le fût de sherry apporte une dimension sculpturale ronde et féminine attrayante. La première impression en arrivée de bouche est ordinaire, la fluidité et la docilité du dit nectar est trompeuse car on a pas à attendre bien longtemps avant que les épices n’arrivent en force, suivront les raisins et les dattes du nez qui seront remplacées avant les fruits tropicaux, puis le sherry et quelques notes de cuir élimé. La transition sur le sherry est bien coordonnée et calmera le taux d’alcool un peu fougueux. Finale sèche mais avec beaucoup de caractère. Le sherry en évidence, le chocolat noir également, les fruits bien enlacés, Sherry Blossom. J’adore le style et l’assurance de ce single malt. Superbe.

Patrick 89%
Nez: Épices (hickory et bourbon) et pointe de xérès. Bouche : Bonheur! Une belle vague chaleureuse marquée par le xérès et les épices descend suavement sur ma langue le tout avec une texture plutôt envoutante. A la 2ème gorgée, s’ajoute des saveurs de chocolat noir, de cuir et de chêne. La finale est longue, chaleureuse et définitivement agréable. Balance : Les attentes étaient hautes, et elles ont été rencontrées.

Martin 89.5%
Son coloris ambré et orangé nous réconforte dans une belle promesse de régence du xérès. Nez: Sherry, bois et cerise noire. Copeaux de chêne BBQ. C’est surprenant comment on ne sent pas trop la force de l’alcool. Belles épices astringentes du xérès. Bouche: Il faut faire vite, car le taux d’alcool décoiffe avec une rapidité déconcertante. Un bel équilibre de vanille et miel, d’herbe et d’épices nous emporte dans un maelström de délicieuse intransigeance. Finale: Sherry, cerise noire et chocolat tout aussi noir pour finir sur les belles et longues épices caractéristiques des embouteillages de cette force. Équilibre: Excellent. Plutôt fort, mais assumé. Solide, sans peur et sans reproche. Remo sans arme et dangereux.