SMWS 121.76 Isle of Arran 12 ans

57.9% alc./vol.
« Close Shave From A Tipsy Barber » – Distillé le 15 juillet 2002, 210 bouteilles

André 88%
Mélange de fruits exotiques et d’herbe verte coupée, bonbons sucrés, coconut et ananas, vanille. Odeurs bien équilibrées et qui cachent admirablement l’alcool. Miel, cire d’abeille pour polir les meubles, sucré agréables et bonbons herbeux. J’adore la texture collante du whisky en bouche. Toffee et caramel, fruits exotiques, notes citriques un peu acérées en fond de bouche. Biscuits au beurre, chocolat. Finale débutant par quelques notes d’eucalyptus, suivies de salade de fruits noyés de chocolat fleur de sel. Dans l’ensemble, belle présentation. La provenance maritime n’est pas dénaturée, mais le mélange de saveurs est définitivement inusuel. Texture impeccable, mais les notes d’herbe verte ne sont pas favorites dans ma palette de goûts.

Patrick 92%
Un excellent whisky, taillé sur mesure pour une dégustation “haut de gamme ». Encore une fois, la SMWS démontre sa grande maîtrise pour le choix et le vieillissement des fûts. Nez : Cuir, cire d’abeille, fleurs et une touche herbeuse nous faisant presque penser à un gin! Bouche : En bouche, une bête complètement différente se révèle à nous, avec une surprenante vague de bonbons aux fruits exotiques, une touche de cire d’abeille, une note de caramel et une pointe de sel subtile. Finale : D’un belle longueur et savoureuse. Fleurs, sucre et sel tout à la fois.

Martin 87.5%
D’une pâleur fidèle à la plupart des autre malts d’Arran. Nez: Miel, fruits et herbe. Fruits tropicaux même. Très représentatif. Bouche: Bonbons sucrés, miel et sucre d’orge. L’herbe revient au galop avec un vent de cannelle et de clou de girofle. Finale: L’orge est encore plus évidente ici, avec des restants de poivre, de cuir et de chocolat. Équilibre: Un vrai de vrai SMWS qui s’assume pleinement sans toutefois oublier sa distillerie d’origine.

SMWS 127.43 Port Charlotte 12 ans

65% alc./vol.
« Kissing A Smoker » – Distillé le 21 juin 2002, 228 bouteilles

André 94%
You peat fucker !!! Pelletée de tourbe et de céréales fumées, odeurs prononcées d’oranges citronnées, de poires et d’agrumes. Si vous avez la patience, 30 minutes dans le verre et le whisky prendra une tournure très sucrée au nez. En bouche, pas le coup de poing d’alcool attendu. Très doux mais avec de la tourbe affirmée, cendreux à souhaits, mais avec de belles nuances de fruits divers (citron, agrumes, oranges). Très tourbé et maritime, mais les 12 ans en fût a calmé la fougue de ce whisky à la vivacité évidente. La texture est huileuse et certaines saveurs peuvent aussi rappeler l’huile à moteur diésel un peu crasseuse (Das Whisky!). Finale sucrée et mielleuse, vanille crémeuse, fumée de tourbe et poisson fumé, huile à moteur, poires, agrumes. Sensations uniques garanties. Fasten your seatbelt please.

Patrick 90%
Avez-vous déjà perdu un pari, ce qui vous a forcé à lécher le fond d’un cendrier? Non? Et bien voici votre chance de vivre cette « fabuleuse » expérience. Mais attention, cette expérience pourrait se révéler si plaisante que vous serez peut être porté à la répéter avec un vrai cendrier. QuébecWhisky.com tient donc à se dégager de toute responsabilité face à votre stupidité potentielle, surtout si vous avez un peu trop abusé de cette bouteille et de ses 65% d’alcool! Nez : Huile à moteur, goudron et viande fumée. Après quelques secondes, on détecte aussi de l’huile de lin et une goutte de sauce hoisin. Bouche : Belle tourbe goudronnée et poivrée, avec une tonne de cendre, le tout présenté par une belle texture salé et huileuse. A la seconde gorgée, se développe une fantastique impression sucrée-salée. Finale : D’une agréable longueur, s’étire sur des notes de cendre poivrée.

Martin 90%
Assez pâle, type chardonnay, mais exhibe tout de même une richesse inattendue. Nez: Une tourbe salée très puissante se dégage du verre des qu’on s’y approche les narines. On y découvre par la suite divers types d’agrumes, comme orange et citron. La céréale reste présente malgré tout. Si on patiente un peu, la balance tourbe/fruits s’inverse tranquillement. Bouche: Beaucoup moins fort qu’on ne s’y attendrait pour ses 65 degrés d’alcool. Tourbe salée encore en puissance, mais cette fois-ci très sale et goudronnée, un peu à la Ardbeg. Citron, miel et crème champêtre complètent le tout. Finale: Vague de tourbe crasseuse qui n’en finit plus. Vieux cendrier pesant des années 70. Du genre à nous rappeler l’époque où le tabac était tendance. Épices, saumon fumé et braise de la veille sur la plage. Équilibre: Unique en son genre. Excellent, splendide même, mais l’apprécier à son plein potentiel requiert une sacrée paire de couilles.

SMWS 23.73 Bruichladdich 11 ans

61.5% alc./vol.
« The Vital Spark’s Engine Room » – Distillé le 15 juillet 2002, 249 bouteilles

André 93%
Superbe nez. Salade de fruits et agrumes, fumée de tourbe, feu de plage, saveurs maritimes indéniables. Ce lui trouve plus de similitudes avec les vieux Port Charlotte qu’avec Bruichladdich. En bouche, la poudre qu’on retrouve dans les emballages de gommes ballounnes Bazooka, miel, soupir de tourbe et bonne dose de sel de mer. Salade de fruits encore une fois et sensation légèrement astringente. Ce whisky offre des saveurs représentatives de la distillerie avec une touche inattendue vraiment agréable. Son côté maritime, frais et fruité est agréable et ses accents de tourbe de fumée et de sel offrent une tournure surprenante. Sa texture huileuse en bouche lui donne de gros points supplémentaires et son équilibre fera aussi l’envie de bien des distilleries.

Patrick 90%
Un bain de minuit, nu, en compagnie de sa meilleure amie qui se révèle beaucoup plus jolie qu’on pensait… Troublant, mais tout de même très agréable. Nez : L’odeur me rappelle des pastilles sucrées pour la gorge au miel qu’on me donnait quand j’étais enfant. Le tout, dégusté assis sur une plage au bord de la mer. Bouche : Comme boire une gorgée d’eau de mer, le tout avec une touche de fumée très agréable. Finale : D’une belle longueur, laisse l’impression d’être assis au bord d’un feu de camp après un bain de minuit dans la mer.

Martin 92.5%
Jaune paille caractéristique de Bruichladdich avec même un peu plus de profondeur que prévu. Nez: Fruits au sirop, paille et céréales. Assez saisissant au niveau de l’alcool, mais cette sensation s’estompe vite à l’arrivée d’une tourbe maritime et chaleureuse à la Port Charlotte. Bouche: Texture chaude et mielleuse. Tourbé et fruité à la fois, avec une teinte de gomme balloune et de cuir. L’orge barde bien le tout avant de laisser les épices du cask strength nous envahir. Finale: Longue, fumée, chaude et salée. Très évocatrice de la place. Les épices offent un support parfait pour l’ensemble. Équilibre: Un autre embouteillage épique de la SMWS. Déjà que Bruichladdich fait du bon stock, ça relève encore plus de l’exploit de topper ça.

SMWS 4.199 Highland Park 14 ans

56.2% alc./vol.
« Boy Scouts And Bikers » – Distillé le 15 octobre 1999, 148 bouteilles

André 87%
Beau nez fruité et légèrement fumé, poires, salade de fruits, bananes en purée, ananas. À l’aveugle, je n’aurais jamais deviné que cela provenait de Highland Park. Je lui trouve plus de similitudes avec certaines éditions de Arran ou de Bruichladdich affinés. En bouche, quelques saveurs herbeuses assaisonnées de fruits tropicaux, de miel avec un fond maritime un peu salé et une fine touche discrète de fumée. Après quelques gorgées, viande saveur mesquite, bbq, vraiment bizarre. Finale moyenne, portée d’alcool, mais avec un retour sur la salade de fruits fumée.

Patrick 93%
Un whisky voluptueux et sensuel, à un point qu’il éveille en nous des images toutes plus sexy les unes que les autres. J’en bave. Nez : Parfum floral, vin blanc, prosciutto et une note de cendrier mal lavé. Bouche : Assis sur le bord de la mer, on lèche une goutte de jus de fruits exotiques sur la cuisse de sa blonde qui est en pantalons de cuir « stretch ». Finale : La température étant trop chaude pour des pantalons de cuir, une goutte de la sueur de votre blonde s’est mêlée au jus de fruits exotiques. Et le plaisir s’étire longuement…

Martin 87%
Nez: Fruits tropicaux, sirop pour la toux et légère fumée, quoique loin de la tourbe de bruyère à laquelle nous a habitués la distillerie. Touches de grains d’orge séchés. Bouche: Mielleux, caramel salé, fruits tropicaux, herbe savonneuse et fleur de sel. Finale: Retour de la fumée, mais empreinte de fruits et de miel. Ici le taux d’alcool transparaît beaucoup plus. Équilibre: Après analyse on parvient à être en accord avec le fait que c’est un HP, bien que ce tonneau est assez éloigné du style de la distillerie pour qu’elle accepte de s’en départir.

Glenfiddich 37 ans 1975 Cask Sample

48.1% alc./vol.
Fût #20148, bouteille 159 de 200.

André 92%
Pommes vertes et fruits rouges diffuse. Le sherry est très discret, presque effacé, les cerises marasquin feutrées et saveurs vanillées un peu crémeuses. Bois de chêne épicé. Incroyablement doux et soyeux en bouche; me rappelle les barres de chocolat au lait et la vanille fraiche nappant les pommes vertes coupées en quartier. J’avais peur que le fût noies les saveurs du whisky mais ce n’est pas du tout le cas. Belle évolution des épices, la salade de fruits, mélange de miel et de vanille et la pomme verte. La finale est douce, incroyablement soyeuse, mais constante et de longueur appréciable.

AnCnoc 1975

44.2% alc./vol.
Embouteillé en 2014.

André 92%
Sherry et cerises noires, dattes, raisins secs, miel, goulu et rond mais intense et plein. Pas mal du style bloc de fruit compressé. En bouche, très textural, le sherry est sur les stéroïdes, un peu vieillot et poussiéreux. Gâteau aux fruits, cerises noires, dattes, oranges et un brin d’épices en finale de bouche appuyé d’une fine astringence. Un peu terreux même, genre vieux fût de sherry oublié dans le fond du warehouse avec plancher de terre. Finale fruitée avec passion, peut-être un peu trop rectiligne au niveau saveurs mais livré avec exactitude et de façon très équilibrée. L’intensité des saveurs ne plaira pas à tous, ainsi que son prix exorbitant, mais une fois passé le choc de la facture, il faudra avouer que les gens de la distillerie ont vu juste et que c’est un superbe whisky.

Patrick 83%
Une certaine complexité, mais trop intense sur les fruits trop mûrs, ce qui contribue à donner un ensemble débalancé. Mon humble opinion est que ce whisky-là a passé 20 ans de trop en fût! Nez : Parfum de vieux vin sirupeux très intense. Cassonade brûlée et quelques épices, mais surtout du vin chaud. Bouche : Sirupeuse, vin chaleureux très boisé, caramel et raisins secs « Sun Maid ». Final : Longue et suave, dominée par les fruits trop mûrs.

Gordon & MacPhail Collection Glen Scotia 19 ans 1992

43% alc./vol.

André 79%
Maritime et sale, herbe verte tout juste coupée, frais et très porté sur les saveurs tirées du fût de bourbon. Touche de menthol et saveurs d’herbe verte. En bouche, étonnant de douceur, bananes, vanille et oranges, chocolat fourré à la menthe avec une finale de sel et de tourbe feutrée. Touche d’épices et de cannelle. Finale moyenne-longue presque tuée par le menthol et la lime. Décevant et déséquilibré, ce whisky offre bien de belles nuances maritimes gâchées par les saveurs d’herbe coupée, de menthol et de camphre.

Storm Blended Malt Scotch Whisky

43% alc./vol.

André 82%
Petites odeurs de virgin oak, oranges, vanille, herbe verte mouillée, raisins verts. Le nez ne réussit pas à me rejoindre, les saveurs ne sont pas réellement dans ma palette de goût perso. En bouche, volée d’oranges, toffee assez présent, passablement d’agrumes. En ce sens, le whisky offre une tangente maritime appréciable, mais le twist green me refroidit un peu. La finale est son point fort, fruits rouges, agrumes, quelques épices mêlées de poivre. Personnellement, je trouve la fumée plutôt absente mais un côté maritime beaucoup plus affirmé. La Storm catégorie 4 attendue, a été reléguée en catégorie 2…

Patrick 94%
Comment identifier un « snob des single malts »? En début de soirée, faites-lui boire ce scotch à l’aveugle et plus tard dans la soirée, faites lui boire à nouveau en lui mentionnant qu’il s’agit d’un blend. Ensuite, comparez ses notes de dégustation! Bref, un excellent scotch, point final. Et surtot un excellent rapport qualité/prix, donc évidemment non disponible en SAQ. Nez : Superbe grain fumé, avec un beau maïs sucré qui s’exprime subtilement. Bouche : Épices, fumée, orge savoureuse, touche de maïs sucré, de miel et de bruyère. Finale : longue et savoureuse.

Martin 84%
Nez: Mélasse et caramel chauffé de distillation maladroite dès le départ. Difficile de surmonter cette première impression. Un peu de sucre, de bois, de melon et de vanille tentent de faire surface, mais avec un succès mitigé. Orange et toffee. Bouche: On essaie de se rattraper un peu ici. La texture est un peu fade, mais laisse place à des vagues de poivre, de caramel, de sucre brun, de bois et d’agrumes. Raisins et oranges viennent mêler les cartes tant qu’à la maturation ou la finition de ce blend. Xérès ou vin fortifié sont des possibilités. Mystère alléchant. Finale: Longue et bien chaude, on se laisse sur des notes énigmatiques de chêne poivré, de cannelle et de cassonade, avec une touche d’orange et de raisins, sans oublier la vanille. Équilibre: Le nez m’a laissé assez froid et m’a positionné une dégustation plutôt désagréable, mais le reste de l’expérience m’a agréablement surpris. Comme quoi il faut toujours assumer l’intention positive et laisser une chance au coureur.

Jura Brooklyn

42% alc./vol.

André 90%
Un nez qui n’est pas sans rappeler le Dalmore King Alexander (du même créateur), très complexe et challengeant. Je dois avouer que je suis agréablement surpris car les Jura des dernières années étaient réellement décevants. On dirait que la distillerie a maintenant fini par se trouver une ligne directrice plus appropriée. Le nez est définitivement singulier. On sent bien qu’Il y a une attrape quelque part dans les cask finishes. Très vin rouge, les fruits sont abondants, l’ensemble est rond, bonbons aux fruits en gélatine, miel, raisins. En arrivée de bouche, sortie de nulle part, la tourbe un peu camphrée, puis vague de fruits secs, de gâteau aux fruits, raisins écrasés, chocolat noir et oranges sanguines en fond de bouche avec un fin feeling astringent. Wow… étonnant. Sirupeuse texture mais à la fluidité déboussolante. La finale est un mélange de tourbe, de raisins et de fruits secs. J’adore !!!

Patrick 89%
Un excellent whisky pour les amateurs de scotch « océanique ». Complexe, bien balancé, je m’en sers un autre verre illico! Nez : Suave parfum de tourbe subtile, orge sucrée, fruits exotiques bien mûrs, le tout déposé sur un lit d’algues. Bouche : Première impression « sucrée-salée », complétée par de belles notes de tourbe fumée, d’orge et de quelques fruits exotiques bien subtils. Finale : Longue, nous rappelant l’océan par ses notes d’algue et de sel.

Martin 89%
Beaucoup plus cuivré que les Juras typiques. Nez: Céréale feutrée caractéristique de la distillerie, couplée à du vin rouge, des fruits séchés, du miel, des fleurs et des raisins. Une toute petite tourbe lacée de cuir se pointe la tête. Bouche: Assez rond comme arrivée en bouche. Raisins, fruits rouges et sucre brun. Gâteau aux fruits légèrement tourbé. Finale: Chaude et épicée, quoique moyennement longue. Encore gâteau aux fruits, raisins, chocolat noir, oranges, sel marin et algues avant un dernier vent de tourbe. Équilibre: Excellent scotch qui vient toucher à plusieurs styles à la fois, sans trop s’y perdre. Une des belles réussites de Jura. Plaira surtout aux amateurs de cognac.

Gordon & MacPhail Mortlach 21 ans

43% alc./vol.

André 84%
Nez plus délicat et efface que l’édition 15 ans, le sherry est beaucoup plus discret et s’approche plus de la pomme que du sherry lui-même. Belle touche surprenante de menthe verte qui s’accompagne de vanille, de noix de coco et de fruits secs éventés dans leur emballage. En bouche, la menthe est plus volage et le sherry prend une tournure plus boisée mais sans être omniprésent. Délicieuses saveurs d’oranges confites avec une montée en crescendo d’épices qui donneront le ton à la finale, bon rythme épicé, les fruits rouges qui dansent dans les bras du sherry un peu vieillot et boisé. Agréable mais a perdu la vivacité du 15 ans.