Glen Scanlan

40% alc./vol.

André 67%
Deuxième bouteille trouvée à Cuba… on prend ce qu’il y a de disponible… Whisky de grain fortement dilué avec de l’eau, nez anonyme et sans aucun attrait. Beaucoup de vanille, de sucre à glacer et quelques notes de chêne mouillé, pincée d’épices mais ensemble avec un minimum de balance même si le nez est définitivement tellement commun et boring. Encore cette odeur de banane (sentie également dans le River Queen Blended). La bouche est souple mais pas dans la texture elle-même mais plus dans la forte dilution et les saveurs tellement arrondies par le sucre. Notes de céréales, de miel, de vanille sur un petit édredon de sherry fruité. Sérieux, ce n’est pas désagréable à boire sans être un whisky qui vous fera des « wow ». La finale est plus soutenue sur le sherry et quelques épices éventées. Sans parler d’équilibre et de complexité, ce whisky est tout de même agréable si on considère le contexte et l’endroit d’où il provient. Mais au final, avoir à choisir, l’option rhum serait plus appropriée!

Patrick 69%
Un parfum plutôt poche, un goût mal balancé, et une finale insignifiante. Un excellente raison de pratiquer l’abstinence. Nez : Whisky de grain aussi jeune que la loi le permet. Céréales qui baignent dans l’eau, vanille, métal et bois délavé. Bouche : Chêne épicée, touche de vanille, un peu d’orge (mais pas trop, ça coûte cher!) et du sucre. Du côté de la balance de l’ensemble, on repassera! Finale : courte et plutôt mauvaise.

Longmorn – The Distiller’s Choice

40% alc./vol.
Vieillissement en trois types de fûts : barriques traditionnelles, chêne américain et fûts de sherry Oloroso. Fondée en 1894 par John Duff, Longmorn est un whisky écossais du Speyside à la profondeur et à l’intensité unique. La distillerie est notamment connue pour ses larges alambics lisses, qui permettent un niveau de remplissage inférieur, augmentant ainsi le contact avec le cuivre lors de la distillation. Ce procédé est connu par les distillateurs comme le « kiss of the copper » (littéralement le « baiser du cuivre »), récolte ainsi les bienfaits de l’eau de source locale.

André 79.5%
Tsé quand quelqu’un prend une fucking débarque en vélo… Bien, c’est l’impression que cela donne en comparant cette édition d’avec les anciennes parutions de 15 ans et 16 ans d’âge. Au nez ; Pomme poire, sucre, raisins verts, caramel & toffee, herbe verte. Nez entre l’ancien Longmorn et certaines éditions Glenlivet. En bouche, la pomme verte, sensation presque poudreuse, texture pauvre et diluée, confiture d’oranges, les céréales maltées, la pomme poire, puis mélange bizarre de poivre et d’épices naviguant dans des eaux de caramel Écossais et de toffee. Finale poivrée et de gingembre, un peu sèche et astringente, à la limite presque résineux de bois de chêne. À lire cette évaluation vous vous direz « ça a l’air bon! » mais ne vous méprenez pas, la peinture de la meilleure qualité ne donnera pas une finition de belle qualité si le mur sur lequel elle sera apposée n’a pas été plastré correctement. C’est le problème ici, de superbes saveurs mais une toile de fond sans structure et une texture diluée. Difficile de faire passer ça aux amateurs de la distillerie.

Patrick 80%
Un bon whisky d’entrée de gamme. Quelqu’un devrait mentionner aux gens de Longmorn qu’un whisky de cette qualité devrait toutefois être vendu au moins 50% moins cher. Nez : Un peu de chêne et de caramel, ainsi qu’une touche de fruits mûrs. Manque de relief. Bouche : Xérès chaleureux, caramel, bois brûlé… L’ensemble est sucré et épicé. Finale : Courte mais pas mauvaise.

Clan Denny Invergordon 45 ans 1966

47.1% alc./vol.
Fût #HH7254

André 91%
Croustade aux pommes, grains de céréales un peu secs, miel et caramel chaud, vanille crémeuse avec une touche épicée un peu pointue. Si la patience ne vous dérange pas trop et que vous résistez à l’envie de prendre votre verre sans attendre, vous serez grandement récompensé. La bouche et le nez deviennent hyper crémeux, avec une progression de poires caramélisées, de coconut et de bananes flambées. J’avais fait mon idée un peu trop vite sur ce whisky la première fois où je l’avais dégusté… Ce qui est curieux, c’est que si on s’y attarde un peu, on peut continuer à discerner le fait que c’est un grain whisky, car les céréales séchées reviennent toujours en avant-plan. Après une bonne demi-heure dans le verre, des savoureuses notes de fruits séchés apparaissent avec discrétion mais affirmation. Une certaine sécheresse au goût de chêne aussi est latente sans cacher les autres saveurs plus discrètes. La finale est savoureuse avec ses accents de chocolat au lait et la vanille. Un beau dram, dans le style, il faut tout de même savoir à quoi s’attendre car c’est très différent des single malts. Tout comme la plupart des single grain, ce whisky demeure un travail de nuances plutôt que de contrastes, alors cela demandera peut-être un peu plus d’attention que normalement.

Patrick 93%
Un whisky riche et savoureux. Un whisky d’un grand âge, et ça paraît! Superbe, renversant même. Nez : Croustade aux pommes, vanille, caramel, poires mûres et bananes flambées. Appétissant. Bouche : Oh wow! Me fait presque penser à un très très vieux rhum, servi avec la croustade aux pommes susmentionnée, du bois bien épicé et de la vanille. La texture est superbe, et on jurerait que le taux d’alcool est plus fort qu’indiqué. Finale : D’une superbe longueur, avec une bonne dose de vanille.

Kilchoman Loch Gorm 2016

46% alc./vol.
La micro-distillerie de l’île d’Islay lance la troisième version de la cuvée Loch Gorm. Distillé en 2010 et embouteillé en 2015, ce single malt d’Islay a vieilli 5 ans intégralement en fûts de xérès oloroso.

André 89%
Fuck les distilleries qui font du whisky depuis 150-200 ans. Fuck les jupes qui distillent des whiskies plattes et prévisibles qu’on dilue dans des blends. Fuck les distilleries qui se sont assises sur leur histoire et leur marque et qui font fi de l’innovation. On peut produire un whisky kick-ass de 5 ans d’âge, dans une micro-farm-distillery tout en ayant une ligne directrice singulière et de divines saveurs. Non mais ça bottes-tu le derrière à certains dinosaures de l’industrie Écossaise ça…?!? Être passé maître dans l’exécution de la création d’un single malt en l’espace de 10 ans est unique en soi. Au nez; tourbe terreuse puissante mais feutrée à la fois, notes de fruits rouges et de chocolat noir amer salé. Médicinal et phénolique. Mélange singulier mais qui se marie étrangement ensemble. La bouche livre une bonne dose de tourbe mouillée et d’herbe verte, fumée de tourbe grasse et phénolique, fruits rouges avec de belles pointes de gingembre, de poivre moulu et d’agrumes citronnées. La texture est grasse et huileuse, amoureuse à souhait. Je m’attendais à une finale plus soutenue. La texture du whisky semble s’affaiblir rapidement malgré les saveurs de tourbe épicée persistante. Dans l’ensemble, ce Kilchoman a moins de punch que les précédentes versions, il est peut-être aussi plus nuancé, moins coup de poing, preuve que la distillerie grandit et trouve sa niche dans le marché des whiskies d’Islay.

Patrick 92%
Un superbe whisky aussi intense qu’un cask strength, complexe, bien balancé et savoureux. Nez : Parfum très fruité, fumé, tourbé, poivré et salé. Complexe et appétissant. Bouche : Poivre, sel et fumée intense. Puis, un léger fruit subtil. En fait, subtil à cause de l’intensité de la fumée et du poivre. Après quelques gorgées, on détecte même un beau sucre délicat. Finale : Très longue, épicée, poivrée et fumée.

River Queen Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.

André 63%
Cuba c’est pas Islay alors lorsque tu voyages, tu prends ce qu’il se trouve sur les tablettes, ce qui en général, est de qualité douteuse et en plus conservé de façon très discutable. Alors voici une des 4 bouteilles trouvées lors de mon dernier voyage. Vanille, banane, banana split, nez de céréales nappées de miel, oranges. La bouche est très orientée sur les céréales et les saveurs sont fortement reliées au whisky de grain cheap, malgré les efforts déployés par la vanille et le miel afin d’arrondir les céréales concassées et la sécheresse générale pointue, presque épicée, la texture du whisky est fade et alcoolisée, franche. La finale est rapide (et c’est une bonne chose) et les saveurs d’alcool de grain cheap s’attachent en bouche. Rétro-olfaction de pelure de banane.

Patrick 65%
Un blend de mauvaise qualité. Tant qu’à boire ça, j’aime mieux boire de l’eau. Nez : Parfum de whisky de grain cheap, avec une touche boisée et vanillée. Bouche : Eeeeech, sans joke? Goûte le whisky cheap. Orge, un peu d’épices, une bonne dose de métal, de la farine ou plutôt de la poussière. Finale : Courte et sans intérêt.

Lombard Old Masters Freemason Blended Scotch Whisky

40% alc./vol.

André 75%
Nez de céréales maltées nappées de miel et d’agrumes, toffee & caramel. Dans le style, disons que l’on joue la carte de sécurité. Bouche; Épices, chêne séché, vanille, caramel, céréales au miel, agrumes, oranges. J’ai juste l’impression de prendre un whisky pour prendre un whisky, vous savez, quand vous tentez de trouver un sens à quelque chose, bien là, c’est un peu la même impression, on a voulu arriver à quoi en mettant un whisky tel que celui-ci sur le marché? La finale est alcoolisée, sèche et épicée, saveurs de noix et de céréales séchées.

Patrick 79%
Le scotch le plus ordinaire que j’aie jamais goûté. La définition même d’ordinaire. Une complexité minimale, une balance minimale et une note minimale. Nez : Parfum léger de scotch. Genre, orge, agrumes, pis pas grand-chose à part ça. Bouche : Orge, épices du chêne, sucre brun, biscuits, agrumes et kiwi. Finale : Épices et sucre brun. D’une belle longueur.

Cragganmore Distiller’s Edition 1997

40% alc./vol.
Embouteillé en 2009.

Patrick 83%
Comme toujours avec les whiskys de cette lignée, le porto a gommé la subtilité et la complexité du Cragganmore. Ça demeure un bon dram, mais c’est tout de même dommage. Nez : Porto dans un dé en chocolat, muscade , fruits légers et subtil bois brûlé. Bouche : Très vineux et fruité, avec une belle chaleur boisée et légèrement épicé. Finale : Astringente et longue, fruitée et chocolatée.

Balvenie 25 ans Single Barrel

47.8% alc./vol.
Fût #162, bouteille #118, distillé 31-03-90, embouteillé 09-06-15.

André 77.5%
J’ai de la difficulté à croire que la pénurie de fûts dans l’industrie pourrait justifier la mise en bouteille d’un fût de si piètre qualité. Ma lune de miel avec Balvenie s’est terminée abruptement cette semaine avec la dégustation de cette édition, faut-il le rappeler, de 1405$ pièce. Difficile de ne pas comparer cette édition avec les single cask de 17 ans à 200$ et au céleste 12 ans à 130$… La déception n’en est que plus amère. Une édition qui pulvérise simplement les savoureuses saveurs habituelles de la distillerie par des notes de chêne et où le bois gâche le travail de 25 ans de vieillissement. Au nez, sans vie et effacé. Notes de bois sec, chêne épicé, clou de girofle, trace de vanille épurée, de bois vert et d’herbe verte mouillée. En bouche, quelques timides notes de citron et d’agrumes, un peu de miel et de vanille et avalanche de bois vert humide et de chêne épicé. Présentation maladroite et déséquilibrée. Le whisky est sec et épicé, nullement chaleureux comme on se serait attendu d’un whisky si vénérable. La finale est longue et aiguisée, longue pas pour les bonnes raisons. J’ai de la difficulté à coucher par écrit mon désarroi et ma déception.

Patrick 85%
Un bon whisky riche et intense sur le côté boisé. Un superbe whisky de 10 ans! Euh… Oups? 25 ans? Sans joke? Nez : Bois sec, oranges, miel, caramel et vanille. Bouche : Agrumes, miel, mélange de bois sec et de bois vert, le tout complété par quelques épices. Finale : Un peu courte, épicée et boisée.

Martin 81.5%
Nez: Orge et citron, chêne, orange et vanille. Manque cruellement de complexité, j’ai peine à croire qu’on a 25 ans. Bouche: Bois jeune et vert, épices, presqu’une impression de rye. Miel, vanille et soupçon de mélasse. Un peu décousu dans l’ensemble. Finale: Moins longue que d’autres expressions de cet âge. Chêne sucré, épicé et belliqueux. Âpre et acide. Équilibre: Pour un 25 ans single barrel on repassera. Comme quoi chaque fût est différent. On aurait peu-être dû utiliser celui-ci dans un autre single malt de la distillerie.

Glenlivet Master Distiller’s Reserve Triple Cask

40% alc./vol.
Édition limitée vieillie dans trois types de fûts différents. Les fûts de chêne traditionnels présentent le style classique de la distillerie tandis que les fûts de chêne Américain apportent profondeur et onctuosité. Enfin les anciens fûts de sherry sont à l’origine de la complexité et la richesse de ce whisky.

André 81%
Volée de pommes vertes, sensations poudreuses au nez, poires, purée de banane, toffee et vanille. Entre les nouvelles éditions et les anciennes avec mention d’âge. La bouche est légèrement débalancée, un peu trop sèche et épicée à saveur de cannelle et d’herbe verte (du style retrouvé dans les anciennes versions de Glenlivet). Heureusement les saveurs de tarte aux pommes bien chaude sont encore présentes en bouche car l’ensemble est pas mal rectiligne au niveau des saveurs. Oranges, poires, herbe verte coupée, pommes, un brin de sherry et de fruits séchés. Finale courte mis à part les épices, les saveurs se fanent rapidement en laissant une sensation sèche en bouche. Pour une édition hommage à Alan Winchester, je trouve le choix mal à propos si l’on compare le résultat final versus le talent d’Alan, quoique pour le prix il est difficile d’être déçu de son achat.

Patrick 81%
Un bon whisky, sans fautes, mais qui ne vous offrira pas grand frissons d’excitation non plus. Moi, tant qu’à boire ça, j’aime mieux me passer d’alcool. Nez : Parfum léger où se mélangent les effluves de malt et d’alcool, avec de subtiles notes de chêne et d’agrumes. Bouche : Sucré, boisé et épicé à la fois. L’ensemble est complété par des notes d’agrumes qui donnent à l’ensemble une sensation de fraîcheur, malgré la chaleur que ce dram procure. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par les épices du bois et les agrumes.

Martin 83%
Nez: Malgré une timidité soporifique au nez, on reconnaît bien le malt signature de Glenlivet. Miel, pommes et fleurs, vanille avec une touche dominante de chêne. Bouche: Miel, crème anglaise, vanille et fleurs blanches sur une texture surprenamment et agréablement généreuse. Finale: Un peu étouffée par un alcool un brin maladroit. Chêne et épices. Touche de malt. Équilibre: Pas mauvais, mais tant qu’à se taper un NAS, on va rester avec le Founder’s Reserve.

The First Editions Mortlach 24 ans 1989

49.7% alc./vol.
212 bouteilles.

André 88.5%
Nez relativement plat au niveau arômes ; beaucoup de vanille, bananes en purée, petits fruits presque muets, raisins secs, un brin d’agrumes et une belle fraicheur générale. Difficile de savoir si au final c’est un bourbon cask ou un affinage car les saveurs sont contradictoires. En bouche, miel, agrumes, oranges, poivre et gingembre. J’aime beaucoup la texture, un peu huileuse que nuance les épices. La finale est douce malgré les saveurs pointues et le taux d’alcool. Dualité de saveurs ; miel, vanille et bananes contre épices, fruits séchés et poivre. Un Mortlach complètement différent de la ligne habituelle, offrant un défi de saveurs au dégustateur.