Bunnahabhain 12 ans Warehouse 9 Manzanilla Sherry Butt Cask #331

51.3% alc./vol.
Distilled 14/02/2005

André 91%
Superbe nez, l’opulence des fruits, les raisins trempés dans le chocolat, la pâte de fruits, café noir saupoudré d’épices des Caraïbes, miel, vieux cuir mouillé, prunes, rhubarbe, zeste d’orange, cannelle et clou de girofle. J’adore cette présentation pleine de challenge, qui pousse à la dégustation et à l’analyse. La texture en bouche est goulue, très texturée et huileuse, ça colle partout en bouche et se dissipe lentement afin de laisser places aux fines morsures de l’alcool et des épices. Les odeurs détectées au nez s’épanouissent en bouche à mesure que l’alcool s’évanouie lentement. Bonne dose d’épices par contre et on dirait que la saveur principale est devenue un mélange de confiture de fruits et de marmelade d’oranges. La finale est tannique, presque pâteuse et s’étire très longtemps en bouche. J’adore la présentation de ce whisky, des saveurs à la texture.

Patrick 87%
Un très bon whisky, très intense au niveau du xérès. Super pour les amateurs de xérès, mais personnellement, je l’aurais coupé avec un petit peu de bourbon cask. Mais bon, ce n’était pas le but de l’exercice. Nez : Délicieux xérès avec une touche de sel et de chocolat. Très appétissant! Bouche : Toujours le xérès, mais avec une tonne de chocolat noir, du bois brûlé et toujours du sel très subtil. Finale : D’une belle longueur, marquée par le xérès et le bois brûlé.

Ardbeg 23 ans Twenty Something

46.3% alc./vol.
Fruit d’une maturation provenant d’ex-Bourbon and ex-oloroso Sherry casks, distillé à cette période trouble ou l’avenir de la distillerie était incertaine. En 1973, elle fut acquise par Hiram Walker, puis cédée à Allied Breweries. Finalement, Ardbeg fut fermée le 25 mars 1981, et a pratiquement cessé toute production jusqu’en 1996. Depuis 1997, la distillerie appartient au groupe « Glenmorangie plc » (une entreprise contrôlée par LVMH) et emploie une quinzaine de personnes. Depuis ce rachat, la distillerie est la plus florissante de l’île. Ce whisky fût distillé avec l’alambic qui trône désormais dans la cour à l’entrée de la distillerie.

André 94.5%
Comme le chantait Richard Desjardins, ‘’Un ours avec des pattes de velours’’. Le nez demande de l’attention car il est discret et réservé. Notes vertes, genre cocottes de pin et d’arbustes mouillés, chocolat noir, vanille onctueuse, tourbe raffinée, mélanges de fruits rouges et de fruits tropicaux. Les notes médicinales sont bien là mais en retrait, latentes. Belle texture de tourbe qui a bien vieillie, les notes médicinales sont bien intenses mais pas en coup de poing, elles fondent sur la langue et explosent en petits feu d’artifice. Puis saveurs de chocolat noir et de fumée de tourbe racineuse, vanille et crème fouettée, raisins secs, fruits séchés et marmelade de fruits. Les notes vertes et d’eucalyptus sont en background. Finale calme, belle évolution sur la tourbe qui monte en crescendo, mélange de fruits rouges et de chocolat noir concassé et d’eucalyptus. Extase de dégustation… Bulleye!!!

Patrick 95%
Je me serais attendu qu’un si vieux Ardbeg se soit beaucoup plus adoucit avec les années. Mais non, la bête est toujours bien en forme et même diluée à 46.3%, elle a toujours du mordant. Oui, c’est aussi bon que ce que la mention « Ardbeg 23 ans » laisse présager. Nez : Riche fumée de tourbe, bois brûlé et épicé et quelques fruits. Bouche : Riche, boisée, fumée et épicée. De la belle tourbe, un peu de fruits et une touche de vanille. Finale : D’une belle longueur, fumée et boisée.

Bowmore 18 ans The Vintner’s Trilogy 1 of 3 – Manzanilla Sherry Finish

52.5% alc./vol.
Première période de maturation pendant 13 ans en ex-bourbon barrels, puis affinage pendant 5 années supplémentaires en ex-Manzanilla sherry casks. Vintners Trilogy est une collection de Bowmore qui cherche à mettre en avant l’impact que peuvent avoir de très longs affinages en fûts de vin. Cette expression de 18 ans est la première pièce de la trilogie.

André 94%
Du grand Bowmore comme ça faisait longtemps que l’on en avait pas vu dans les embouteillages officiels de la distillerie. Gâteau forêt noire, cerises dans leur jus, oranges de Séville, embruns maritimes, bateau à vapeur dans la baie de Bowmore, fruits séchés, tourbe terreuse. On ressent l’onctuosité du whisky dès les premiers moments ou l’on se plonge le nez dans le verre. Le whisky nous place dans un contexte maritime et très Islay. Savoureuse texture en bouche, les petits fruits sauvages sont à l’avant-plan, appuyés de solides notes d’oranges, de chocolat et de tourbe à saveur de terre mouillée, que parcellent des notes de gingembre et de poivre noir. La finale est douce, de très bonne longueur, notes de chocolat noir fumé fourré d’oranges et d’épices ainsi que d’abondants petits fruits rouges sauvages. A beast!

Patrick 93%
Un superbe whisky, exactement comme j’imaginais un vieux Bowmore vieillit dans des fûts de vin. J’ai acheté cette bouteille pour environ 125$ au Nouveau-Brunswick, en hésitant un peu, mais c’était finalement une très bonne affaire. Toutefois, à 350$ à la SAQ, c’est du vol pur et simple. Si vous avez ce budget, continuez à chercher, vous trouverez aisément mieux. Nez : Caramel, vin, oranges, épices, sel et tourbe discrète… Bouche : Épices du bois brûlé, chocolat noir, cerises mûres, une touche de caramel et fumée de tourbe. Intense et savoureux. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs, le sucre, le sel et la fumée de tourbe.

Bruichladdich 21 ans Cuvée 407 Pedro Ximenez « La Noche Bocca Arriba »

46% alc./vol.

André 93%
Superbe… Quelle onctuosité, quel raffinement. Chocolat noir, cerises noires trempées dans le chocolat, gâteau aux fruits, fruits séchés, pelures de pommes, raisins secs, résineux et collant, presque pâteux en texture. La texture de la bouche est succulente, l’effet huileux du whisky sert bien de barrière aux épices et à l’alcool; clou de girofle et cannelle, chocolat noir, cerises noires trempées dans le chocolat, café expresso, raisins secs et une touche de bois de chêne séché, abricots, miel, les wine gums peut-être. Sirop pour la toux aux cerises. L’étonnement vient de la proportion d’épices et de poivre noir moulu en bouche, très soutenues et qui tranche d’avec la texture huileuse presque sirupeuse. Finale moyenne-longue, qui s’étire sur les fruits épicés et le poivre concassé. Une belle expérience de dégustation, saveurs variées, incroyable texture, on fait dans l’opulence et presque l’excès.

Patrick 90%
Un superbe whisky de dessert, d’une intensité égale à son équilibre, c’est-à-dire, grandiose. Nez : Parfum de succulent vin sucré, chocolat au lait, raisins secs, cerises noires, abricots et miel très subtil. Bouche : Chocolat noir, bois brûlé, vanille, cerises noires, raisins secs, miel et poivre noir. Finale : D’une belle longueur, avec du bois brûlé, un peu de fumée et du xérès sucré.

Laphroaig Brodir Port Wood Finish Batch #001

48% alc./vol.
Duty Free Exclusive. Maturation initiale en Ex-Bourbon cask puis affinage en Ruby Port Cask. Brodir signifie « brother, frère ».

André 88.5%
Avalanche de fruits séchés, tourbe phénolique et accents maritimes, raisins mauves séchés, confiture de petits fruits sauvages, bleuets. Invitant et très intriguant. L’arrivée en bouche déçoit un peu, la texture est un peu diluée malgré les saveurs intenses. Jus de fruits et raisins mauves, tourbe phénolique et sel de mer, bleuets. Belle onctuosité générale et je dois avouer que le rendu textural s’améliore grandement au fil des gorgées et les notes phénoliques gagnent en force également. Ce qui étonne, c’est la grande variété des saveurs fruitées qui se mélange admirablement bien avec les notes phénoliques. La finale est douce, veloutée, fruitée et tourbée. Une présentation singulière pour ce Laphroaig, j’adore, jusqu’au moment de passer à la caisse. Environ 100 pounds…

Patrick 92%
Un superbe whisky, riche et intense, même pour un Laphroaig. Bref, tout ce qu’on attend d’un Laphroaig, la discrétion du porto permettant à l’ensemble d’atteindre un équilibre insoupçonné. Nez : Tourbe poivrée et goudronnée, avec une bonne dose d’herbe brûlée, et une touche d’orange. Bouche : Fumée de tourbe goudronnée, poivre et sel, une touche d’orange, l’ensemble présentant un délicat fond sucré et de fruits mûrs. Finale : D’une belle longueur, marquée par le bois brûlé et la fumée de tourbe. Et quelques minutes plus tard, par du sucre et des fruits mûrs qui gagnent tranquillement en intensité à mesure que la force de la tourbe diminue.

Martin 90%
Nez: Tourbe en puissance, on entre dans la cordonnerie. Quelques touches maritimes, mais on est plus dans la tannerie ici. Orange, goudron, raisins et herbe. Bouche: Sel marin, fruits rouges, tourbe goudronnée et épices endiablées. Poivre rose. La texture est un peu en déca de ce à quoi je m’attendais, mais les saveurs sont au rendez-vous. Finale: Poivrée, herbeuse, tourbée, fruitée et longue. Bien que la texture ne m’aurait pas laissé croire cela, une belle longueur et intensité des saveurs persiste. Équilibre: Un beau peated port cask, pas toujours proche de Laphroaig comme je le vois. À l’aveugle j’aurais penché vers d’autres Islays, mais je dois dire que j’aime beaucoup.

Highgrove Laphroaig 12 ans

46% alc./vol.
Cask #3009, Distilled 17/08/2004, Bottled 01/2017, Bottle #189. Distillé à partir d’orge organique Écossaise provenant de la région d’Inverness-Shire, vieilli en first fill bourbon cask et embouteillé spécialement pour Highgrove, la Maison officielle du Prince Charles.

André 90%
Superbe nez, calme même si maritime, camphré et tourbé remplie d’herbe verte. La tourbe est subtile et en retrait, vraiment douce, vanillée, bonbons menthol, pommes vertes, poires, camphre, réglisse noire, influence maritimes indéniables. La bouche est soyeuse, hyper belle texture crémeuse, tourbe maritime, camphre, asphalte chaud et anis, réglisse noires, sel de mer, vanille crémeuse intense. Au départ, le whisky étonne par sa douceur mais les saveurs prennent place avec beaucoup plus d’assurance au fil des lapées, la texture en devient huileuse, mouth coating, superbe. Le sel de mer pétille sur la langue en finale, la tourbe se dissout lentement sur la langue en laissant une sensation cendreuse et poudreuse inusuelle. L’effet camphré rend la bouche fraiche et on arrive même à distinguer quelques notes d’agrumes citronnées en arrière-plan et une bonne dose de sucre résiduel mélangé d’une pincée de sel de mer et de poivre noir. Ce Laphroaig est un délice à l’approche inoffensive mais qui montre ses dents (pas ses oreilles) après quelques gorgées.

Patrick 90%
Un excellent Laphroaig, dont le temps a légèrement adouci la tourbe mais pas sa qualité. Nez : Fumée de tourbe, agrumes, poivre et touche de vanille. Appétissant! Bouche : Bois brûlé, épices, fumée de tourbe, vanille, agrumes et poivre. Finale : D’une belle longueur, d’abord fumée, puis évolue vers des notes d’orge séché.

Martin 90%
Nez: Tourbe salée et iodée, caramel et herbe. Pommes vertes et raisins blancs, sel de mer. Bouche: Texture ample et chaude, tourbe, sel, citron, anis, cendre et épices. Un joli caractère. Finale: Fleur de sel et sucre en poudre. Bois et tourbe camphrée. Belle longueur. Équilibre: Bel embouteillage, un Laphroaig à la hauteur, doux et ferme à la fois.

Laphroaig 1815 Legacy Edition

48% alc./vol.

André 86.5%
Belle tourbe phénolique, vanille, poires, miel, fruits rouges & raisins secs, marmelade d’oranges, pommes rouges, réglisse, pansements et antiseptiques, maritime. Je ne sais pas ce qui se passe avec les dernières éditions de Laphroaig mais la texture en bouche est vraiment moche, diluée et on ressent la l’ajout d’eau même à 48%… Feu de plage noyé dans un océan de vanille, camphre médicinal effacé, poires et ananas, fruits rouges, sel de mer, grosses oranges fraiches, poires et la finale de bouche offre une légère sensation poreuse et salée qui rappelle les galets de plage que l’on lècherait. La finale est douce, lente et tourbée. Les fruits rouges se marient à merveille avec les saveurs camphrée mais le tout s’évapore beaucoup trop rapidement. On dirait que Laphroaig se démocratise un peu trop et délaisse son noyau de fans hardcore. On profite de l’engouement général et ça parait sur le rendu final.

Patrick 90%
Du bon Laphroaig comme on l’aime, avec de la tourbe comme on recherche. Nez : Belle fumée de tourbe marquée par le goudron, le poivre et le sel. Et quelques fruits mûrs bien subtils. Bouche : Une belle vague de sel, de la fumée de tourbe bien enveloppante, du poivre et toujours les fruits subtils. Bref, Laphroaig. Finale : D’une belle longueur, fumée et poivrée.

Martin 90%
Nez: Tourbe verte et maritime, fumée, miel et pomme de tire. Feu de camp sur la plage. Bouche: Fruits rouges, poivre, tourbe et sel. Bois et tourbe encore. Texture limite aqueuse, mais la force de 48% ramène le navire sur la voie. Finale: Courte, mais on en profite bien pendant que ça passe. Poivre, herbe, tourbe et fumée. Équilibre: Un whisky agréable, un Laphroaig comme on les aime, dommage que ce soit une autre exclusivité du marché hors-taxes.

Old Malt Cask Bowmore 21 ans KWM 25th Anniversary

50% alc./vol.
Distilled March 1996, bottled June 2017, Refill Hogshed #HL13583, 229 bottles

André 92.5%
The gentle side of Islay. Poires et ananas, banane en purée, fruits rouges, melon au miel, sel de mer, fine tourbe raffinée, vanille crémeuse. Ce whisky se laisse approcher, sans dénigrer ses origines un peu rigoureuses. La douceur en bouche est étonnante, onctueuse et texturée à souhait, vanille crémeuse, mélange de fruits tropicaux (melon au miel, bananes, agrumes, oranges) et de fruits rouges (petits fruits sauvages). La tourbe s’installe avec lenteur et de façon langoureuse, c’est vraiment sexy comme rendu textural, huileux et mêmes les notes de sel de mer sont hyper discrètes mais bien définies. Le contraste entre les notes d’agrumes et de sel fumé est hyper singulier mais représente tellement bien les saveurs qui ont donné la singularité à cette distillerie. La finale est lente, douce et soutenue, maritime, à la fois la mer des Caraïbes et la mer du Nord, la conjonction de saveurs des tropiques et de la fougue déchainée de l’Atlantique Nord. Un voyage en saveurs.

Patrick 93%
Wow, un superbe Bowmore me rappelant leurs vieux classiques d’il y a une quinzaine d’années. Logique, considérant l’âge. Nez : Parfum salé de façon sublime, voire enchanteresse! Bref, saumure, agrumes et un peu de bois frais. Bouche : Sel intense, voire saumure, agrumes et bois épicé. Finale : D’une belle longueur, marquée par le sel sublime de Bowmore.

Port Askaig 19 ans 2017

50.4% alc./vol.

André 89.5%
Signature typique de Caol Ila au nez, ce côté de tourbé industrielle un peu sale. On se sent immédiatement transporté sur les côtes de l’Ile d’Islay, cet embrun maritime, cet air salin côtier, une touche de confiture de fruits nappé de vanille et de morceaux d’ananas, la purée de banane saupoudrée de sucre. La bouche est huileuse, j’aime la sensation soyeuse de l’approche du whisky avant l’arrivée de l’alcool, bien nappé de draps de vanille onctueuse. Belle salade de saveurs; noix de coco, purée de banane, petits fruits sauvages, vanille, tourbe industrielle et huileuse, menthol, herbe verte mouillée, touche de sel de mer. Finale lente et langoureuse, poivrée, huileuse, éléments verdâtres, tourbe un peu sale et crasseuse. Beau single malt à l’approche singulière. Les commentaires étaient mitigés lors de la dégustation de groupe. Pour ma part, évalué à tête reposée, j’apprécie le rendu final et la variété des saveurs et arômes. Mérite de respirer un bon 15 minutes avant de se stabiliser et d’optimiser les saveurs.

Bunnahabhain 12 ans Warehouse 9 Manzanilla Sherry Butt Cask #332

52.4% alc./vol.
Distilled 14/02/2005

André 92%
Quel effet a le fût sur le vieillissement… Intéressant ici, on a le fût 332, alors que j’ai évalué le fût 331 précédemment, même batch distillée le 14 février 2005, même type de fût Manzanilla, vieilli dans le même entrepôt et embouteillé la même date… mais 2 fûts différents. Cet échantillon présente une couleur plus orangée, vraiment impressionnante. Cerises noires, toffee, raisins secs, chocolat noir, prunes, oranges, saveurs plus intenses que dans l’autre fût #331 évalué. Étrangement j’ai des notes de fumée en retrait ou peut-être est-ce le résiduel de l’échantillon Moine dégusté quelques heures plus tôt. La bouche est intense, tannique et presque sirupeuse, une touche de sel de mer puis le tsunami de fruits rouges divers et de raisins, framboises et cerises noires, cosses d’orange aussi. Finale plus en pente douce, on joue beaucoup la carte de la texture et de l’onctuosité, moins d’épices mais des notes de poivre noir relativement importantes. Directement dans ma palette de goût en plus d’offrir une qualité indéniable au niveau de la présentation générale.

Patrick 86%
D’une belle intensité, une bombe de xérès. Très intéressant. Nez : Cerises, chocolat au lait et vanille. Alléchant! Bouche : Bois brûlé épicé, fruits très mûrs, caramel et chocolat noir. Finale : D’une belle longueur, marquée par les fruits mûrs et le bois brûlé.