Chateau du Beaulon Single Estate Vintage 1975

40% alc./vol.

RV 90%
Une tigresse qui derrière son look de petite jeune a énormément, énormément d’expérience. Simplement fruitée au nez, elle ne fait pas dans la subtilité mais la franchise. Toute aussi simple en bouche, d’abord elle se repose sur les papilles, pour ensuite leur faire l’amour. L’aftertaste est intensément teintée de réglisse très noire et liquide. Une expérience concertée et concentrée menée de main de maître.

Camus VSOP Élégance

40% alc./vol.

RV 88%
Un coganc à tendance armagnaçaise. Fin mélange de raisin et d’orange, un peu terreux mais suivi d’un beau sucre. Malgré un petit picotement sur la langue, les fruits gagnent au niveau de la longueur tout au long de la bouche et de la gorge, mais la finale est très abrupte avant le retour du raisin en aftertaste. Très franc, pas un très bon représentant des cognacs généralement plus fin, mais un très bon points entre ceux-ci et les armagnacs.

Camus Borderies XO

40% alc./vol.

RV 89.5%
Une superbe expérience plus savantes que d’autres, une belle notion du beau paysage (un peu onéreux) de la région du Cognac. Beau petit raisin inoffensif qui semble jouer avec le nez et les papilles. Moins dans les joues et plus sur la langue et le palais, où le raisin s’incruste lentement. La finale est elle aussi toute de raisin, d’abord fraîchement ceuillis puis en jus, pour se terminer dans un aftertaste très, très distingué. Un whisky exceptionnel qui aurait facilement dépassé la barre des 90% n’eusse été du prix.

Calvados Lecompte 12 ans

40% alc./vol.

RV 86%
Toujours intéressant de voir ou de sentir à quel point il est difficile de cacher la pomme derrière le petit nez de bois. En bouche, la pomme jaune et la confiture de pomme se donnent, sans être trop sucré, voir même en étant un peu secs. La finale est le point fort de l’expérience: toujours en pomme, on gratte le bâton de cannelle gratte fort sur la râpe. L’aftertaste est remarquable par la longueur (spécialement pour un spiritueux de 12 ans), qui conclut mon meilleur calvados jusqu’à maintenant.

Roger Groult Vénérable

41% alc./vol.
Calvados du pays d’Auge.

Patrick 88%
Un très bon Calvados, qui saura satisfaire tous les palais. Nez : Pomme brûlée et sucrée avec une touche de compote, d’épices et de gazon sec. Bouche : Pommes et épices, avec une pointe boisée. L’ensemble présente un sucre subtil et chaleureux. Finale : Longue, marquée par les pommes fraîches.

RV 84%
Un vieux prof sage… mais davantage vieux que sage. Hyper doux avec beaucoup de pelure de pomme que de chair. Peu d’arrivée ou plutôt super lent en bouche, la pomme sort tardivement avant la finale toute en cannelle et bois de pommier. Pour un alcool autant travaillé, il vaut la peine pour la papille mais peut-être pas pour le portefeuille malgré son prix plus que raisonnable.

Boulard XO

40% alc./vol.
Calva du pays d’Auge.

RV 83.5%
Étrange mélange olfactif. L’odeur de pomme acide et sucrée à la fois place ce calva entre le gin et l’armagnac. Par contre, contrairement à de trop puissants whiskies, on peut vraiment plonger le nez dans le verre pour sentir toutes les subtilités du sucre de la pomme. Soyeux et léger en bouche, la pomme ne laisse pas passer le bois, et l’on doit attendre en finale pour trouver une maturité au liquide, avec de la vanille fraiche, une pointe de noix de Grenoble, dans une belle chaleur pour un pourcentage aussi bas. Comme Calva d’introduction, fait très bien le travail.

Vieux Télégraphe Chateauneuf-du-Pape Vieux Marc

42% alc./vol.
Vieux marc vieilli 10 ans en baril de 225 litres et non filtré.

RV 87.5%
Théoriquement du brandy, mais un spiritueux comme je n’ai jamais goûté jusqu’à ce jour. Pour bien vivre l’expérience, sentir dès qu’il est versé, avec des odeurs plus ou moins intéressantes d’épinette et de gros champignons poussant sur le tronc de celle-ci. Quelques minutes plus tard, beaucoup plus calme avec un superbe mélange de raisins secs, de muscade, de vanille et même d’un peu d’érable. En bouche le bois est très fort, mais dans un beau développement il se sucre jusqu’à la finale qui commence un peu trop abruptement mais qui comme la bouche descend très bien en gratte la gorge de son raisin. Mon premier alcool de ce type mais ma curiosité étant piquée, ce n’est sûrement pas mon dernier.

Uitkyk Pot Still Estate Brandy

38% alc./vol.
Brandy de l’Afrique du Sud.

RV 82%
Trop rond et peu défini, il y a bien une petite touche de vanille. L’arrivée est très tranquillement sucrée, avec des pommes chaudes et du caramel. Avant la finale survient un élan de bois davantage du côté armagnac que cognac. Un bon petit brandy qui se prend bien, une bonne introduction qui ne risque pas de choquer.

Miguel Torres Jaime I Brandy

40% alc./vol.
Brandy de la région de Barcelone en Espagne produit par la maison Torres, fondé par Jaime Torres Vendrell en 1870.

RV 81.5%
Le brandy peut être fait à partir de n’importe quel fruit, et celui-ci est assez n’importe quoi justement. Réglisse et raisins secs brûlés. En bouche, doux puis piquant d’anis étoilée et de poivre, assez sec. La finale est tout d’abord raisineuse, pas très fraiche, compensée par un aftertaste de citrouille et de groseille. Dans l’ensemble bizarre, pas vraiment dans mes goûts et un peu trop exubérant, excepté le superbe emballage.

Michel Jodoin Calijo XO

40% alc./vol.
Grand frère du Calijo, pour l’instant non disponible en SAQ.

RV 88.5%
Nez étonnament dépourvu de pommes; c’est davantage le caramel du baril que l’on peut y goûter. En bouche, on croque dans la pomme, douce et trempée dans le caramel alors moins sucré. La finale est ultra-clean pour un alcool vieilli de la sorte. Par son profil gustatif, celui-ci semblerait parfait pour la mixologie; toutefois quand on recherche un petit remontant facile d’approche, difficile de faire mieux. Si seulement la SAQ aidait au lieu de nuire à sa distribution…