Glenallachie 9 ans Wood Collection Fino Sherry Finish

48% alc./vol.

André 86%
Beau nez gourmand, sucré et fruité, à croisée du Amontillado et du Oloroso. Mélange de fruits rouges séchés et de fruits à chair, fraises et framboises effervescentes, raisins de Corinthe, poires et miel d’Acacia. Au nez, aucune trace des notes boisées et tanniques. Là où ça déçoit un peu, c’est la texture en bouche qui est disparate et effacée. Oranges et poires, framboises, légère touche de gingembre et quelques épices du bois, bien dosées. Finale de chocolat au lait, gingembre et fruits secs, moyenne en longueur.

Patrick 79%
Nez : Étrange mélange de fruits des champs et de fruits tropicaux, malt grillé, amande, vanille et caramel. Bouche : Fruits des champs et beaucoup de bois. Du bois, sec, épicé et grillé. Aussi du miel dilué… En fait, j’ai une impression bizarre, comme si toutes les saveurs étaient diluées, sauf le bois qui apporte une brulure en bouche que je ne trouve pas vraiment agréable. Finale : D’une longueur moyenne, s’étire sur des notes boisées et de carton mouillé.

Martin 87%
Nez: Noisette, miel dilué, agrumes, fruits secs et une pointe florale. Bouche: La texture est douce mais un peu transparente, sur la poire mûre, le chêne, le malt grillé et une touche d’amande et d’orange. Finale: Moyenne, subtilement boisée et sèche, avec un retour d’agrumes, de poivre rose et de vanille. Équilibre: Un Glenallachie je dirais lumineux, où le Fino apporte une tension sèche et boisée à la douceur du distillat. Le degré d’alcool aussi est un beau coup de génie.

Kim 83%
Nez : Poire jaune, punch aux fruits en petite boite de carton, olives vertes ou plutôt une huile d’olive très fraiche, avec le petit côté vert et piquant, sirop à la banane. Bouche : Le fino amène une certaine austérité, mocha. Je sens le tout bien tannique, la salive disparaissant rapidement de ma bouche. C’est heureusement contrebalancé par du sirop simple, ainsi que du nectar de poire et d’abricot.

Bushmills 12 ans

40% alc./vol.
Le whisky est distillé trois fois à partir d’orge maltée à 100 % et vieilli pendant au moins 11 ans dans d’anciens fûts de sherry et de bourbon, avant d’être assemblé et affiné pendant 6 à 9 mois dans des fûts de vin de Marsala.

André 80%
Pour avoir visité la distillerie, où j’ai pu y gouter des choses vraiment extraordinaires, de voir ce qui se ramasse sur les tablettes ‘’grand public’’ est parfois décourageant. Nez habituel du style ; pommes vertes, poires, pêches et miel, sucre naturel, crème à la vanille, très estival comme entrée. La bouche affiche une belle texture pour un whisky si dilué, mais celle-ci s’effiloche rapidement à l’aération. En bouche, belles notes juteuses de raisins verts, la lancée de la poire, pomme verte et du melon au miel se poursuit. C’est sucré et agréable. Fruits tropicaux séchés, léger apport d’épices. Finale souple, langoureuse, fruitée et tropicale. À défaut d’originalité, on a affaire à une belle conception.

Patrick 79%
Manquant de balance, ce whisky ne m’a pas réellement impressionné bien que je sois généralement fan de Bushmills. Nez : Parfum présentant des fruits séchés, quelques épices et des pommes cuites. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par le bois grillé, puis viennent le miel, petits fruits ayant mijotés sur la cuisinière, du sucre brun et des noix. La texture en bouche est un peu mince et manque d’équilibre. Finale : D’une longueur moyenne, avec du gingembre et du bois grillé.

Kim 86%
Nez : Fidèle aux arômes Bushmills, mais avec un certain sérieux. Alors que les Bushmills plus jeunes sont juteux, faciles d’approche, fruités, celui-ci exprime une panoplie d’épices : cardamome, cannelle, muscade, sésame moulu. Le plus troublant, c’est que s’ajoute à ce mélange une impression de hamburger, avec ketchup, moutarde et oignons crus. Perturbant. Bouche : Heureusement, ça ne goute pas le hamburger. Noix rôties, confiture de mûres et framboises, un bon kick de bois. Finale très courte.

Sean’s Bar Luain Edition

40% alc./vol.
Distillé pour le plus ancien pub d’Irlande (fondé en 900 après J.-C.), le whisky irlandais Sean’s Bar Specially Blended est vieilli dans d’anciens fûts de bourbon. Ce blend de 3 ans est composé à 25 % de whisky irlandais single malt et à 75 % de whisky irlandais de grain.

André 66%
Avec un pauvre mélange de 3 parts de grain whisky pour une part de single malt, ça partait mal… Alors y’a aucune surprise lorsque l’on sent et goûte le whisky et que c’est juste mauvais. Quel nez bizarre, genre légumes fermentés, alcool de poires et zeste de citron. La bouche est… difficile à décrire. C’est rance, du genre reflux gastrique après avoir vomi, et ça mélange de saveurs alliant l’alcool à peine vieilli et les fruits du verger, le sirop de maïs, le caramel. Des notes de bois de chêne vert complètent cette palette aromatique déstabilisante. La texture est intéressante, quelques éléments gras malgré la forte dilution. Aucune pérennité des saveurs et arômes pour la finale, évidemment courte, sucrée et souhaitée.

Patrick 78%
Pour un whisky trop jeune, ça demeure quand même bien… Genre, je serais capable de la boire en shot si je voulais impressionner une fille (sérieux, est-ce qu’il y a encore du monde qui font ça?). Anyway, j’en prendrai volontiers quand j’aurai la chance de visiter le Sean’s Bar, mais d’ici là, je vais m’abstenir. Nez : Alcool de grain où on aurait fait tremper du bois pendant quelques minutes. Bouche : Alcool de grain, bois, caramel, pommes jaunes et de fugaces petits bonbons aux fruits. Finale : D’une longueur moyenne, avec un mélange d’alcool et d’épices.

Kim 64%
Nez : Choux de bruxelles poêlés, tombée d’épinards aux lardons, brocoli chinois sauté. On comprend le principe? Ça sent le légume vert cuit à pleines narines. On ajoute à ça un peu de nectar de pêche et ça fait un mélange franchement déplaisant. Bouche : Alors qu’au nez c’était dégueulasse, là c’est simplement déplaisant. Patates crues, encore du légume vert cuit, métal, impression de faire des shooters douteux dans un bar un peu crasseux.

The Quiet Man 8 ans

40% alc./vol.
Affiné en fûts de bourbon de premier remplissage suivant une maturation initiale en Ex-Bourbon barrel. Son nom ne provient pas du film avec John Wayne, mais du père du propriétaire de la marque, un barman qui, derrière son comptoir, entendait de nombreuses histoires sans jamais les raconter.

André 77%
Ennuyeux à souhait, pas original pour 2 cents. Nez s’ouvrant sur la compote de bananes et de poires, le miel chaud et les pommes vertes. Très fruits du verger dans l’ensemble. Bel apport du first fill bourbon. La bouche est très sucrée et fruitée. Sucre en bouche de confiserie, miel et vanille, une pincée de gingembre, même mélange de bananes et poires humées au départ, légère touche d’oranges et de poivre. Côté texture, c’est dilué et sans amour. Finale alliant le sucre naturel et les fruits à chair avec une touche d’épices. Entendons-nous. Ce n’est pas mauvais, ce n’est pas mal construit, juste ennuyeux et sans originalité aucune.

Patrick 77%
Manque de relief, d’équilibre et s’étire sur une finale qui nous donne le goût de se servir un verre de n’importe quoi d’autre. Nez : Sans être mauvais, le parfum n’est pas particulièrement engageant. Du miel, du chêne et des vieux fruits du verger, mais le tout semble manquer de balance. Bouche : La bouche manque aussi de balance, avec du chêne sec, du bois mouillé, du malt nappé de miel et de subtils fruits du verger. La texture en bouche est un peu mince. Finale : D’une longueur moyenne, boisée avec une touche de cannelle et d’agrumes. Après 1 ou 2 minutes, devient presque désagréable.

Glendronach 12yo Original (embouteillage 2012)

43% alc./vol.

André 87%
Nez gourmand et bold, de fruits séchés recouverts de sucre naturel, pâte de fruits, raisins et prunes, épices relevées et chocolat au lait. La bouche est bien texturée, sucrée également. Compote de prunes, raisins secs des céréales Raisin Brand, bois épicé et légèrement tannique, oranges et cerises, le tout saupoudré d’un nuage de cannelle et de gingembre. À l’ingestion, les tannins et le côté pâteux ressort. Le côté chocolaté est moins évident en bouche qu’au nez mais le whisky a gardé son apport sucré. La finale offre quelque chose qui ressemble à la poudre des confiserie Fun Dip, genre poudreux et poussiéreux, mélange de raisins et de prunes, beaucoup d’épices, de tannins. Bien construit et très affirmé sur le style. Meilleur que la nouvelle version. À 40$ à l’époque, c’était un très bon pick.

Patrick 87%
Un beau whisky riche et savoureux, avec un rapport qualité/prix que l’on ne voit plus de nos jours (et l’industrie se demande pourquoi leur ventes baissent…). Nez : Un délicieux parfum de sherry cask gracieux et savoureux, avec de la pâte de fruits, des raisins et des prunes, le tout présenté sur une planche de chêne grillée. Bouche : Bois grillé, raisins secs, chocolat noir, cannelle, gingembre, oranges et cerises. Pour un whisky à 43%, la texture en bouche est bien agréable. Finale : D’une longueur moyenne, boisée et légèrement épicée.

Glendronach 12 ans Sherry Cask Matured

43% alc./vol.
Batch #2014-05-07. Maturation en PX et Oloroso sherry casks.

André 84%
Nez de sherry boisé, chocolat fourré de confiture de cerises, apricots, raisins secs, épices bien dosées, cosses d’oranges et caramel. La bouche est bien épicée, gingembre et poivre, et gorgée de fruits divers; pommes, cerises marasquin, raisins de Corinthe, oranges, le tout sur fond chocolaté. Ça manque d’un peu de texture en bouche, un peu trop liquide à mon goût personnel. Le nez est cependant plus équilibré que l’ancienne version datant d’environ 10 ans où les notes de chêne gorgées de sherry étaient vraiment intenses. La finale est un peu courte, beaucoup de fruits rouges séchés, un mélange de caramel et de chocolat et des épices essoufflées. On dirait que le sherry de cette édition est plus morne et beaucoup moins ‘’noble et riche’’, moins ‘’old style’’ que l’ancienne version. La version phare de la distillerie vient de perdre quelques plumes entre le changement de master blender….

Patrick 80%
Au moment d’évaluer ce whisky, André m’a offert un échantillon du même whisky embouteillé en 2012. Ouch, la comparaison a fait mal! Le « nouveau » whisky semble dilué, ou plutôt « éventé », me rappelant le feeling qu’on a lorsqu’on goûte un fond de bouteille de moins d’un pouce oublié pendant quelques années. Dire qu’il se vendait 40$ en 2012, ce qui vaut aujourd’hui, avec l’inflation, 55$. Et que la SAQ demande 100$ pour la nouvelle version éventée… Quand je me demande si ça vaut la peine de conserver l’indépendance de Québec Whisky, j’ai ma réponse quand on essaie ainsi de me prendre pour un con. Nez : Le parfum est marqué un peu par le xérès et par le caramel, mais semble être un peu « éventé ». Bouche : L’arrivée en bouche est marquée par des épices à steak, avec du poivre et une petite pincée de sel. Ensuite, viennent de beaux fruits mûrs, des cerises, des raisins secs, des oranges et des pommes. La texture en bouche manque toutefois de texture pour bien supporter ce que le whisky semble vouloir nous offrir. Finale : D’une longueur courte à moyenne… Dans le sens qu’au niveau saveurs, la finale est courte, mais le feeling de l’alcool s’étire quelques minutes de plus.

Glendronach Parliament 21 ans – Édition 2024

48% alc./vol.
Vieilli dans un mélange de fûts de sherry Oloroso et Pedro Ximenez. Il est intéressant de noter que ce whisky n’a aucune connotation politique. Il est d’ailleurs nommé « Parliament » d’après le terme collectif désignant un groupe de corbeaux – et il existe un Parliament de corbeaux vivant dans les arbres près de la distillerie GlenDronach…

André 89%
Malgré la hausse de prix indécente de cette édition, je suis heureux de voir que celle-ci vaut toujours le détour. Raisins secs et dates sucrées, parfum de terre humide, de vieux chais traditionnels, pommes et cerises marasquins juteux. Ce whisky affiche une noblesse et une richesse étonnante. Belle texture onctueuse en bouche offrant une palette aromatique très semblable au nez. Raisins secs et dates, cerises, chocolat, additionnés d’une touche de cannelle et de poivre. Sensation à la fois de bois épicé et une sensation résineuse collante et grasse très spéciale en bouche qui fait très vieilles années. L’équilibre du sherry est parfait, pas trop intense, pas trop lourd, belle texture, old-style dans l’approche. Finale dévoilant un léger accent tannique avant une montée de cannelle et d’épices du bois coiffant des fruits séchés nappés de chocolat.

Patrick 89%
Un très bon dram, avec une superbe balance entre intensité et raffinement. J’avais goûté ce whisky il y a plus de 10 ans et je n’avais pas été impressionné et je me rends compte avec bonheur qu’il a grandement progressé… Tout comme son prix, malheureusement! Nez : Un beau parfum délicat, complexe et savoureux, avec des dattes, des cerises, des raisins secs trempés dans le chocolat au lait, une pincée de cannelle et un zeste d’orange. Bouche : Oh, j’ai tellement été agréablement surpris par la première gorgée que je n’ai pas été capable de noter mes impressions (ce qui est bon signe)! Bref, du chocolat au lait, des cerises, du chêne grillé, une pincée d’épices à steak et de poivre, des raisins secs, des dattes, de la cannelle, des pommes rouges sucrées. Très belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fruitée et épicée.

Mister Sam Tribute Batch #4

65.54% alc./vol.
Assemblage de whiskies américains et canadiens qui rend hommage à Samuel Bronfman, ancien maître assembleur et dirigeant de Seagram’s.

André 94%
Barres de toffee Mackintosh’s, prunes, céréales Sugar Crisp, cerises noires, cannelle et planchette de cre humide, vieille boite à cigare en bois. La texture en bouche est hallucinante, aucune sensation de brûlure provenant de l’alcool. Avalanche de cerises marasquin, cannelle en poudre, sirop d’érable, céréales Sugar Crisp, raisins secs et prunes, caramel, réglisse, cassonade et de bonnes épices soutenues. À l’aveugle, je dirais que ça tombe plus dans la palette aromatique du bourbon que du whisky canadien. La finale, de très bonne longueur, affiche un bon taux de tannins et d’épices, propulse les notes de cerises marasquin dans un univers de cannelle, de poivre, de cassonade et de sirop d’érable sous des cieux herbacés.

Patrick 96.5%
Un chef d’œuvre tel qu’on en voit trop rarement. Un whisky contemplatif, du genre qu’il faut avoir la soirée devant nous pour l’apprécier un tant soit peu. Magistral. Spectaculaire. L’Amérique du Nord à son meilleur. J’en ai (vraiment!!) presque les larmes aux yeux. Oui, c’est la plus haute note que je n’aie jamais accordée. J’évalue des whiskys depuis plus de 20 ans, et je n’ai jamais rien vu de tel. Nez : Le feu est au rouge! Le genre de parfum qui te fait arrêter en plein milieu d’une phrase ou de l’écriture d’une évaluation de whisky! Riche, complexe et généreux… Cerises juteuses, succulent maïs, seigle épicé, cigares, caramel écossais, vanille, raisins et de discrètes fleurs. Bouche : Je n’ai jamais vu un aussi beau mélange du sucre du maïs, des épices du seigle et de chêne craquant. J’y trouve aussi des prunes, des raisins, des noix, du chêne sec et épicé, du caramel, de la vanille et des guimauves grillées. La texture en bouche est parfaite. Finale : D’une extraordinaire longueur, portée surtout sur le chêne et le seigle, mais agréablement adoucie par le maïs.

Martin 95%
Nez: Caramel brûlé, sirop d’érable, cerise noire, cuir ancien, cacao, chêne bien toasté. Bouche: Texture épaisse et enveloppante, maïs rôti, prune macérée, chocolat noir, pacanes, poivre noir et orange confite. Puissance impressionnante mais parfaitement maîtrisée. Finale: Très longue, café, bois épicé, sucre brun, chaleur noble. Équilibre: Exceptionnel, richesse et intensité parfaitement liées, un dram monumental.

Kim 95%
D’emblée, je ne juge habituellement pas la couleur, parce que c’est trop facile de mettre du colorant. Mais ce brun foncé, c’est quelque chose. Nez : C’est un rhum ou un whisky? J’ai de la canne à sucre, avec la chaleur qui vient avec, mais aussi une cassonade fondue et grillée comme dans les pets de sœur. Noix de coco rôtie, gousse de vanille, piña colada au rhum foncé. J’espère qu’il goute aussi bon qu’il sent, car il met la barre haute avec mes narines. Bouche : Si une tarte au sucre avait un enfant avec un piña colada, ce serait le Mister Sam. Je me sens à la fois sur une plage en Jamaïque et dans un party du Jour de l’an au Lac St-Jean. Vous connaissez le cocktail ti-punch? Allez vous en faire un et vous aurez l’ombre d’un Mister Sam.

Caol Ila 11 ans « Ambrosial Feast » Special Release 2024 Unpeated

57.3% alc./vol.
Insolite pour une production Caol Ila, cette version non tourbée a vieilli 11 ans dans une sélection d’anciens fûts de vin, de fûts remis à neuf et de fûts de second remplissage. Cette édition spéciale 2024 est également atypique, car elle est élaborée à partir de « moûts troubles » et d’une fermentation courte.

André 87%
Intéressant, très singulier, unique pour sûr. Nez très réservé, sur la vanille et le bois, le miel et les poires dans leur sirop, l’abricot. En bouche, des céréales au miel, de la poire, des amandes grillées, une touche de vanille et d’iode, un peu de zeste d’orange et une pincée de gingembre. Aux gorgées suivantes je détecte quelques timides notes de fruits rouges séchés qui pourraient vraiment passer inaperçue. La texture est vraiment superbe, tendre et moelleuse, sensation de beurre température pièce. Finale sur les biscuits à l’avoine, la poire, le miel et la vanille sous un couvert de pluie iodée. Je cherche les influences apportées par le wine cask. Travail remarquable pour cacher le taux d’alcool, ça se boit comme de l’eau, c’est très impressionnant ! Impossible d’associer ce whisky à Caol Ila à l’aveugle.

Patrick 88%
Un très bon Caol Ila. Les versions non tourbées de cette distillerie sont inégales, mais ici, je retrouve ce qu’ils font mieux. Nez : Parfum frais et léger avec de la vanille sucrée, du bois frais et humide, des noix et des pommes jaunes. Bouche : Belle arrivée en bouche savoureuse et portée par une texture huileuse. J’y retrouve des saveurs de pommes jaunes, d’amandes, de vanille et de bois grillé. Après quelques gorgées, jai aussi l’impression d’y retrouver un bouquet de fleurs séchées. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur une belle note boisée et épicée.

Martin 89%
Nez: Pomme verte fraîche, noisette grillée, brioche légère avec une subtile touche de vin et de vanille. Bouche: Ronde et crémeuse avec des notes de poire au sirop, d’ananas, de poivre blanc et d’amande douce; la tourbe est quasi absente, laissant place à une texture fruitée et un beau boisé fin. Finale: Moyenne à longue, sur la cire d’abeille, le cacao amer et un brin d’iode léger qui rappelle discrètement son origine tourbée et insulaire. Équilibre: Un dram différent, affichant une signature douce, harmonieuse et non conforme à l’ADN tourbé habituel de la distillerie, mais superbement maîtrisée dans son concept.

Kim 84%
Un Caol Ila non tourbé… hérésie? Avec un nom comme « Ambrosial Feast », les attentes sont élevées. Nez : Du sake à pleines narines! Cet alcool m’a toujours fait penser à une sorte de solvant mélangé à du riz, et c’est ce que j’ai là. S’ajoute de la mie de pain de blé, un soupçon de sucre d’érable et des asperges un tantinet trop cuites. Bouche : J’ai l’impression que la céréale est vraiment mise en valeur. Je trouve souvent que les whiskys trop sur le grain sont moches, mais celui-ci sort quand même du lot. Retailles d’hosties, pain de seigle (même sans rye), pâte brisée, on est dans le céréalier à fond. Intéressant sans me jeter à terre.

Teaninich 8 ans Special Release 2025 Single Grain Rye

60.3% alc./vol.
Ce whisky de seigle de 8 ans d’âge, distillé par Teaninich, pourrait bien être l’édition spéciale la plus intéressante de Diageo depuis des années. Comme il n’existe pas de classification pour le seigle single malt, il s’agit d’un whisky de grain, fabriqué à partir d’un brassage de seigle et d’orge malté distillé en 2016 dans des alambics traditionnels d’une distillerie de malt puis vieilli en fûts de bourbon. Il y a quelques semaines à peine, Diageo annonçait la fermeture temporaire de la distillerie Teaninich (ainsi que de Balcones et Dickel) en raison d’une surproduction. Le malt Teaninich étant un composant essentiel du Johnnie Walker, il s’agit probablement d’un déclin global de cet assemblage, qui pourrait avoir des répercussions sur d’autres distilleries de malt dans un avenir proche.

André 81%
Entre la fougue du seigle et l’esprit farniente des notes tropicales du bourbon cask, nous avons quelque chose de challengeant et de spécial ici. Le seigle s’affirme rapidement au nez avec la cannelle et des notes herbacées et verdâtres sur fond de vanille. La bouche est puissante et la ligne directrice un peu difficile à suivre. Cannelle, herbe mouillée, ananas, citron, abricots, poivre et une pointe d’eucalyptus et de céréales mouillées. La finale s’étire sur des notes maltées bien épicées et poivrées et un alcool puissant. Un whisky a la croisée de plein de chemins différents, l’idée est intéressante mais on se perd aussi dans le résultat final. À essayer tout de même !

Patrick 87%
C’est intense, tout comme j’aime généralement mes whiskys de seigle. La finale qui s’étire toutefois sur la douceur du malt et les épices du seigle donne le goût d’en reprendre plus qu’une gorgée! Je crois bien que ma bouteille ne restera pas pleine bien longtemps! Nez : Parfum épicé et boisé, où le malt crémeux demeure tout de même évident pour l’amateur de whiskys de seigle que je suis. J’y détecte aussi du caramel écossais et des clous de girofle. Bouche : La bouche m’apparait beaucoup plus agréable que ce que le nez laissait présager : Les épices du seigle s’expriment bruyamment, j’y trouve aussi de subtiles herbes séchées, du chêne craquant, de la vanille, de la cannelle et une bonne pincée de poivre. Belle texture en bouche. Finale : D’une longueur moyenne, d’abord chaleureuse, puis s’étire tout en douceur.

Martin 84%
Nez: Très singulier, on se serait atendu à un rye plus disons américain au sens large. Pain pumpernickel, zeste de citron, miel, pomme verte, orange et pointe de poivre blanc. Bouche: Texture nerveuse et légèrement huileuse, céréales épicées, caramel blond, gingembre, agrumes, cacao sec, montée alcoolique vive mais nette. Finale: Longue, menthe poivrée, chêne sec, sucre blanc, chaleur persistante. Équilibre: Un embouteillage au profil énergique et épicé, jeunesse perceptible mais structure solide, un dram puissant et bien cadré.

Kim 83%
Nez : On est loin du rye canadien ou états-unien, très loin. Le côté épicé du seigle s’exprime non pas sur les cornichons à l’aneth ou le sucre de betteraves, comme je trouve souvent, mais plutôt sur du cumin en poudre, du beurre fondu, de la cire d’abeille et des tranches d’orange séchées. Bouche : Encore sur la cire d’abeille, mais cette fois avec une bonne dose d’épices et d’herbes. Sel de céleri, carvi, sarriette, graines d’aneth, le tout sur un fond d’alcool un peu austère. Une belle curiosité qui me sort de ma zone de confort.