Palm Ridge Reserve – Batch 18

45% alc./vol.
Handmade Micro Batch Florida Whisky.

André 85%
À voir Liv Taylor on ne soupçonnerait pas que Steven est son père… Il y a parfois des mix difficile à considérer dans nos pensées. C’est le cas ici. « An american whisky mellowed with toasted oranges » ??? Crayon de cire Crayola, genre de feeling que l’on retrouve dans le Rittenhouse Rye 25 ans, remover à vernis, sucre et bois gorgé de cerises et d’oranges. Dommage qu’il s’effondre si lamentablement en bouche; sucre brun et baba au rhum, gâteau au épices, raisins secs mais texture tellement plate en bouche. Finale aux saveurs de rye et d’épices. Un whisky déstabilisant et savoureusement exotique mais pas à la portée de tous, audacieux et hors-norme.

RV 86%
Méchant cocktail sucré. Les effluves de cassonade, de sucre durci et de bois très léger sont rapidement remplacées par l’orange et le blé. L’arrivée est douce et davantage tempérée, moelleuse, mais tranquillement la vanille et le grain se frayent un chemin avant l’explosion du grain en finale qui souffle temporairement l’orange avant la finale, très longue pour un whisky très jeune. Aussi près mais loin que je le souhaite d’un whisky aromatisé, pas aussi estivale que sa provenance floridienne mais parfait pour les jours frisquets d’automne où l’on regrette de s’être plaint des trop chaudes journées d’été.

Balvenie 17 ans Madeira Cask Finish

43% alc./vol.
Le Balvenie Madeira Cask a vieilli exclusivement dans des fûts traditionnels en chêne américain avant d’être transféré dans des fûts initialement utilisées pour la production du vin de Madère. Première édition, embouteillée en 2009.

André 92.5%
Nez mielleux de douces céréales finement épicées au gingembre et cintrées de noix. Le nez est enrobant et rond, offre de belles notes d’orange, de tarte aux pommes (pâtisseries) de toffee et de caramel. Arrivée en bouche sirupeuse et huileuse, noisettes enrobées de miel, nectarines, certaines notes, en s’évaporant libèreront des nuages de toffee et de miel fort agréables. La finale est un peu sèche, parcimonieusement épicée et agrémentée de quelques fruit exotiques en finale de bouche. Encore une fois, j’adore Balvenie, une qualité d’exécution indéniable.

Patrick 89%
Nez: Parfum vineux et très boisé. Bouche: Très vineux, fruité, touche terreuse et boisée, avec une pointe de fumée. Finale: Le bois brûlé, mais surtout toujours le raisin du vin. Balance: Très bien, une complexité qui donne soif!

Martin 89.5%
On lève et on tourne le verre devant le sapin pour révéler une robe d’un orangé profond tirant sur un ambre résolument neutre. Nez: Une curieuse fumée s’efface doucement devant une poignée de fruits des champs et de miel. La fumée réapparaît ensuite, escortée de cuir, pour revenir sur des notes d’orge et encore de miel. Un nez qui tourne en boucle. Le whisky favori de l’Ouroboros. On laisse reposer un peu le verre pour débloquer un voile de Map-O-Spread. Achievment Unlocked! Bouche: Éruption d’un amalgame de céréales, de miel et d’amandes, chapeautée par une mince volute de douce boucane. Le taux d’alcool est pas mal sur la coche, juste assez pour donner un peu de torque, mais pas trop pour précipiter hâtivement les saveurs. Finale: Cuir, épices et fumée sont au rendez-vous, et s’en vont sans outrepasser la durée raisonnable de notre hospitalité. Équilibre: Ça donne le goût d’un verre de madère. Ce fût de finition est un excellent choix qui bonifie un malt qui est déjà tout aussi excellent en partant.

Greenore Single Grain 18 ans

46% alc./vol.
Irish whiskey distillé et embouteillé par la distillerie Cooley au pied des Cooley Mountains au Nord-est de Dublin en Irlande. Il s’agit d’un single grain, réalisé à partir de maïs, en double distillation, vieilli en fut de bourbon durant 18 ans.

André 92%
Nez assez plat, le maïs, miel et meringue, les bananes et les poires, ensemble très agréable et paisible, réconfortant. Bouche à saveur de céréales Sugar Crisp nappées de miel chaud. Le finale de bouche laissera réapparaitre les bananes et le sucre, la vanille se mélangeant avec quelques épices relativement tranquilles, la noix de coco. La rétro-olfaction soulèvera des soupirs de poivres et de gingembre. J’adore la quiétude de l’ensemble, la texture mielleuse et crémeuse, les nuances entre les éléments. Un whisky vraiment hors-norme mais qui vous renouera avec les souvent ennuyeux whiskies irlandais sans personnalité.

Patrick 89%
Nez: Léger. Sucre blanc et touche subtile en maudit de petits fruits rouges. Bouche: Belle surprise, gâteau à la vanille avec de la confiture dans le milieu du gâteau. Finale: Le gâteau à la vanille se transforme en gâteau aux épices. Balance: Le nez est très discret, mais la surprise en bouche n’en est que plus belle.

Martin 90%
La lumière nous montre une coloration pâle et sèche, presque comme de l’herbe brûlée. Nez: Fruits et costarde viennent nous chercher en premier, pour se poursuivre sur un nez typique irlandais de pain d’épice et de cassonade. Bouche: Doux et mielleux, ample et généreux. On passe des fruits du gâteau festif au caramel salé, du miel à la canne à sucre. Finale: Reste chaude et longue, fruitée et épicée, comme un album de Noël sous la couette le dernier dimanche matin avant le 25. Équilibre: Excellent whiskey irlandais. Je ne sais juste pas si le prix et la rareté en valent la chandelle. Mais bon, comme tous les whiskeys irlandais m’évoquent Noël, il me manque juste un bon vieux CD de James Last pour être totalement dans l’ambiance.

Laphroaig Cairdeas 2013 Portwood Finish

51.3% alc./vol.

André 86%
Quelle chance de goûter à cette édition en primeur avant sa sortie officielle en compagnie de John Campbell, le distillery manager de la distillerie. Impressionnante couleur cuivrée saumon, presque rosée. C’est bizarre comme ensemble, déstabilisant en tout cas venant de Laphroaig. Je suis peut-être puriste mais, un Laphroaig transgenre de ce style, me fait un peu grincer des dents… Nez floral mélangé de tourbe bizarre, de fruits et d’oranges sanguines, de marmelade de framboises médicinale, des prunes peut-être aussi. La bouche est médicinale et tourbée en sous-entendu, les saveurs de prunes et de petits fruits sauvages rouges en avant scène, un accord qui me laissera perplexe du début à la fin, tout comme la finale sèche et fumée de ce whisky rempli de paradoxes. Texture poreuse, style roches ou galets de plage me rappelant certains embouteillages de Bowmore. Une note de 86% n’est pas une mauvaise note en soi, mais pour un Laphroaig, oui c’est le cas… J’ai toujours dit que de réinventer un classique tel que Laphroaig n’était pas une mince affaire et pour moi cet embouteillage en est encore la preuve. Je suis tout de même convaincu que cet accord unusuel plaira à certains fans de la distillerie mais moi j’ai décroché à partir du nez.

Patrick 90%
Nez: Porto intense, masquant à grand peine le sel et la tourbe de la bête. Bouche : Porto, sel, tourbe et poivre. Trèèèèès intense. Finale : Interminable, longue, très salée, fruitée et intense. Balance : Une grande réussite, je suis heureux de découvrir ce nouveau côté de cette distillerie. Bon, je préfère l’original, mais ça reste tout de même très intéressant.

Martin 85%
Rosé et cuivré. Bien que l’influence du porto soit évidente, reste plus pâle qu’un Glenmo Quinta Ruban. Nez: On débute au sein d’un voile de tourbe typiquement Laphroaig bien présent mais facile à percer. Une fois cette besogne accomplie, orange, pamplemousse et épices sont au rendez-vous. Bouche: Plutôt poivré, avec fruits des champs et surtout un toast à la marmelade. On doit cependant faire vite car son taux d’alcool de l’ordre de plus de 51% nous colle au cul. Finale: Sèche et fruitée, accompagnée de belles notes de tourbe. Équilibre: Une belle expérience pour la distillerie, bien qu’on soit à l’autre bout du spectre de ce qu’on s’attend normalement de Laphroaig. Reste que ça vaut la peine de l’essayer si jamais vous en avez l’occasion.

RV 83%
Belle petite comptine. Lichen et sel du Bowmore, dès l’olfactive on sent un whisky un peu pré-maternelle. Heureusement, une fois en bouche, le whisky est plein d’assurance, mais le combat liquide papille est un peu court avant que la finale de baril et d’herbe termine l’expérience un peu puérile.

Forty Creek Heart of Gold

43% alc./vol.
Édition limitée à 9000 bouteilles.

André 84%
Citrouille et rye, cannelle, crème brûlée, oranges, poires, pruneaux. Beaucoup d’oranges, tout épices, gingembre. Texture correcte mais en dessous de ce que Forty Creek nous a habitué. Le rye est relativement discret et pourrait être fort challengeant dans un blind tasting car pas nécessairement évident à détecter. Finale sucrée, biaisée par les épices, retour des oranges, cantaloup. L’apport du rye et des épices le rend assez pointu en finale de bouche, ce qui aidera à soutenir la finale. Un rye whisky non conventionnel mais agréable à savourer.

Patrick 88%
Riche, chaleureux et complexe, un très bon whisky canadien avec tout ce qu’il faut à la bonne place. Nez : Belle cassonade, épices, fruits et un peu de chêne. Bouche : Épices, fruits, cassonade et une tonne de chêne. Aussi un peu d’orange et de cuir. Très riche et savoureux. Finale : Longue et savoureuse, avec une tonne de sucre, de fruits et de bois brûlé.

RV 84.5%
Une belle introduction à la distillerie, mais pas pour les fans de celle-ci. Sucre collé dans la poêle, dans un style Canadian Club avec de la citrouille et un peu de cuir de rye. Très canadien (mais dans ce qu’il a de bon), le bois caramélisé brûlé sans prétention est croquant sous la dent. Certes pas un mauvais whisky mais à comparer aux autres éditions, un pas en arrière que j’ose espérer ne pas être le vrai cœur de Forty Creek.

Penderyn Aur Cymru (Sept 2006)

46% alc./vol.
La Penderyn Distillery se trouve dans le pittoresque village de Penderyn dans le sud de la splendeur des paysages du Brecon Beacons National Park. La zone se compose de spectaculaires paysages de montagne, de landes et de vallées ouvertes contenant des torrents rapides, les rivières et les cascades. La célèbre et populaire Scwyd – An – Eira cascade se trouve à proximité de la distillerie. La majorité de la distillation du whisky Penderyn se fait en ex-fûts de bourbon Jack Daniel et Evan Williams , et a terminé dans de rares Madeira barrels pour donner une saveur unique et le caractère distinctif du Penderyn Single Malt Welsh Whisky. Un certain nombre d’autres bois, tels que les fûts de sherry, sont également utilisés pour la maturation, afin de fournir une variété de spécialisation de whiskies en « édition limitée » sortant de temps à autre. Le whisky Penderyn est le seul single malt produit au Pays de Galles. Celui-ci était le premier whisky à être fabriqué au à cet endroit depuis un siècle quand les ventes ont commencé en 2004. Ce single malt est non filtré à froid, vieilli en fûts de bourbon a été affiné dans des fûts ayant contenu du madère.

André 72%
Ne sent pas bon. Bobettes marquées. Jus de bas après une journée d’entraînement. Pâte d’amande, poires. Bois sec et végétal. Pour résumer le tout facilement, je ne l’aime pas.

RV 74%
Sent la #### et les bas… Sent aussi le ###. Herbes séchées.

Patrick 1%
À quoi bon le décrire. Simplement mauvais. Infect. Imbuvable. Répugnant. Dégoûtant. Abject. Ignoble. Repoussant. Pestilentiel. Fétide (oui oui oui!). Putride. Puant. Nauséabond. Malodorant. Horrible. Exécrable. Épouvantable. Abominable. Détestable. Déplaisant. Désastreux. Catastrophique. Minable. Bref, immonde.

Martin 70%
On se prépare à la dégustation en y découvrant une robe d’un or profond un peu bruni. On y distingue des particules en suspension, signe d’un whisky non filtré à froid.. Nez: Attaque de fruits tropicaux au départ, mais qui s’efface vite pour faire place à un côté qui me fait chercher mes mots… Sueur de poche, quelqu’un? Ah? Au deuxième nez je découvre une note d’amandes. Non, au troisième nez je me tape définitivement de la poche. Bouche: Fade. Herbes séchées et épices. Je cherche les fruits du nez mais sans succès. Manque de caractère ou trop mauvais caractère? Cérumen du prince Charles. Finale: Herbeuse et forte. Rares sont les cas où je souhaiterais une finale moins longue et ardue. Équilibre: Ne vous faites pas avoir, c’est beaucoup trop cher payé pour un malt de seconde zone. Peut-être les millésimes subséquents seront meilleurs?

Johnnie Walker Green Label 15 ans

43% alc./vol.
Un vatted issu d’une quinzaine de single malts de 15 ans dont on reconnait entre autre le Talisker, le Cragganmore, le Linkwood et le Caol Ila.

André 82%
Nez riche et quand même plus attirant que ses consœurs; tabac, chocolat, épices, miel que l’on retrouve aussi en bouche malheureusement de façon trop éphémère pour moi, cédant la place à l’orge. Cette belle orchestration tombe à plat trop rapidement, même si l’orge déserte assez rapidement pour laisser le retour au chocolat, au miel et à la fumée pour la finale. Un patchwork d’arômes, livrés avec humilité mais ne comblant pas le vide laissé par le manque de texture en bouche et par l’attente inassouvi présentée au nez.

RV 75%
Agace. D’abord avec un manque de direction olfactive, une fois qu’il a respirer il est plus concerté, et m’étonne un peu avec de la pierre de lichen. Il y a plus de profondeur en arrivée avec un caramel fumé, mais la finale d’oignons sales, terreux et rances font dérailler le train.

Patrick 84%
Nez suave de lichen épicé et de caramel. Au goût, les épices, les fruits mûrs, le sel, la fumée et un léger caramel sont bien assemblés. En finale, le sel est omniprésent et les algues font surface. L’ensemble est bien équilibré, mais manque de l’effet « wow » que je me souviens d’avoir déjà vu dans cette bouteille.

Martin 87.5%
Le verre montre une belle robe d’un cuivre riche près de la châtaigne ou du marron. Non Steve, pas la couleur. En fait oui je parle de la couleur, mais celle du whisky, pas du marron. Nez: Tout-de-go, impression surette avec un côté sec. Un air de citron, lime et pamplemousse à l’avant-plan, supporté par des effluves de feuilles de tabac et de terre humide. En-dessous de tout cela, on croit percevoir d’infinitésimales traces d’amande et de vanille. Bouche: Riche et onctueux. De jolies notes de citron s’effacent derrière un mur de crème glacée à la pistache. Le fait que cette expression titre à 43%, et non pas 40% comme bien d’autres blends, aide particulièrement à lui fournir un corps qu’elle n’aurait pas eu en d’autres circonstances. Finale: Retour de la vanille et du citron, enrobés d’une belle mais pas trop affirmée dose de fumée de tourbe. Équilibre: Éblouissante complexité pour un blend. Ses quinze ans lui vont à merveille. J’adorerais pouvoir trouver cette expression en sol québécois…

Bushmills Original

40% alc./vol.
Bushmills Original est le blend Irish whiskey référence de la distillerie The Old Bushmills qui s’appuie sur l’héritage d’une fabrication traditionnelle vieille de plus de 400 ans basée sur la triple distillation. Bushmills Original est un mélange composé à plus de 50% de whiskey de malt de la distillerie Old Bushmills et de whiskey de grain irlandais – totalement exempt de tourbe. Le whisky de grain a mûri jusqu’à cinq ans en fûts de chêne. A maturité, ce whiskey de grain est mélangé avec un Single Malt whiskey distillé trois fois.

André 80%
Nez très doux et frais, poires, pêches, agrumes, léger citronné rafraichissant, présence du grains whisky assez prononcée mais bel équilibre, fruits rouges genre xérès mais très diffus. La bouche offre une approche douce, presque feutrée mais la force de l’alcool de grain explose littéralement en sur la langue avec ses saveurs presque camphrées et de cannelle bien épicée. Une sensation presque sèche afflige la bouche, genre grains de céréales hyper sèches saupoudrées de cannelle. Background de saveurs intéressant, mélange de vanille et de crème brûlées, miel et poires. Finale épicée et sèche et… portée sur les céréales. Style Irlandais respecté mais dilution à l’alcool de grain trop important.

Patrick 82%
Au nez, biscuits, vanille, poire, pêches et miel. Aussi une désagréable touche métallique. En bouche, miel, vanille et biscuits. Touche de pommes vertes. En finale, après quelques secondes, le miel s’exprime plus que jamais. Bien équilibré, très léger, très frais. Définitivement un whiskey d’été.

Martin 86.5%
Il nous dévoile un coloris plutôt doré et ambré, tel un doux coucher de soleil d’août. D’ailleurs une ravissante occasion d’en prendre un verre. Nez: Vanille en puissance, accompagné d’une touche de citron, à son tour soulignée par de la purée de pommes. Ça m’évoque des céréales, voire même du gruau Quaker’s pommes et cannelle. Bouche: Doux et sucré, comme du miel et de la cire d’abeille baignant dans un cidre de pomme léger. Finale: Arrière-goût un peu minéral, mais pour ce genre de whisky, ça se prend bien. Cède rapidement la place à un infime voile de fumée mielleuse. Équilibre: Très abordable en succursale, et si vous voulez vraiment vous en tirer à bon compte, c’est un des que trop rares whiskies disponibles en SAQ Dépôt. Un beau whisky d’été qui vient casser mon préjugé qui dit que les whiskies irlandais ne sont bons qu’à Noël.

Kim 84%
Nez : Banana split, bonbons Rocket, pomme Granny Smith et le souvenir de nombreux partys de la St-Patrick. Bouche : Caramel juteux, goyave, confiture de fraise des champs. Facile à boire, un excellent whisky d’approche.

Macallan 1824 M

44.7% alc./vol.

André
Look très foncé, rustique. Nez sirupeux de sherry vieillot, fruits confits, oranges et les fruits séchés (raisins, pruneaux), de vieux tonneaux humides et poussiéreux. La bouche est à la limite du sherry excessif, visqueux et enrobant, généreusement fruité (fruits sec du nez), et encore ce même bois rustique et poussiéreux s’accompagnant d’une forte ambiance de raisins secs. Finale très longue et fruitée, les retours de rétro-olfactions reviennent plusieurs minutes après avoir terminé le verre, le sherry est collant et amoureux, avec une finale un peu sèche en fin de bouche, comme si on était dans une vieille bibliothèque humide et poussiéreuse. Tel que discuté précédemment sur Facebook avec quelques amis, je crois encore qu’une bouteille de ce prix est loin de faire l’unanimité. Dans le cas présent, celui-ci est justifié par la notion de rareté (certains fûts du mélange datant des années 40 si j’ai bien compris). Comme j’y ai goûté une première fois en compagnie de Martine Nouet, j’ai bien peur de ne pas paraitre objectif alors je me contenterai des tasting notes. N gros merci à Johanne et Marc.

Jim Beam White Label

40% alc./vol.
Marque phare de la distillerie dont il porte le nom. 4 ans de vieillissement.

André 81%
Très volatile au nez. Fruits confits, cire & réglisse rouge. Y’a un hic en finale, un cireux , comme si nous étions à Expo Québec et que la pomme de tire avait été mal lavée avant d’être trempée dans le mélange. La finale gâche malheureusement le plaisir.

RV 78%
Cendreux, vert mais aussi ennuyant que la visite à la distillerie. La platitude se poursuit en bouche mais mis a part un faible kick en finale, trop anodin. Kid Rock a beau vanter ses mérites dans Early Morning Stoned Pimp, ce n’est vraiment pas un American Badass Bourbon.

Patrick 80%
Légeeeeeer!!! A moins que ce soit fugitif, fugace ou passager… Cassonade épicée et très fruitée. Quand même bon, en fait le meilleur bourbon pour les cocktails, ce qui explique sûrement son succès commercial. Idéal pour vos drinks estivaux favoris, à commencer par le Mohito au bourbon. Mélangé, la note que vos invités vous donneront ne dépendra que de vos talents.

Martin 73%
Belle étendue de couleurs entre l’ambre riche et le caramel pâle, tonalités classiques de bourbon. Nez: Une fois les premiers vents d’éthanol et de carton mouillé apprivoisés, on parvient tranquillement à se délecter sur des douces notes de vanille, de cerise et de Nutella. Un nez de bourbon assez classique, sans surprise et sans ambition. Bouche: Doux et léger, relativement ample et sirupeux. La cerise et la vanille tentent une remontée, mais beaucoup trop pusillanime. Finale: D’une longueur raisonnable avec une touche de chêne typique d’un bourbon, toutefois plus timide. Équilibre: Ma première impression est que ça reste un bon mixer. Mais bon, c’est quand même un whisky appréciable, même s’il aurait tiré profit d’un coup de pied au cul de l’ordre de 3 à 5% sur son degré d’alcool. D’un autre côté, l’avocat du diable dit que pour le prix qu’il en coûte, on serait mal placés pour se plaindre…