Bruichladdich 1992 Château Climens Finish

46% alc./vol.

André 83%
Superbe nez, le vin de Sauternes est à l’honneur; poires, bananes, amandes sans sel, liqueur sucrée, frais et consistant. L’arrivée en bouche est peur déséquilibrée, sécheresse épicée, à la limites quelques notes de bois vert, notes d’épices et de poivre, texture des vins de Sauternes aussi mais la vague de fruits à chair et de poire est presque disparue… Je déchante… Pomme verte, poires, vanille, la texture bien que très agréable présente aussi quelques soupirs épicés et de bois vert qui me déplaisent un peu. Heureusement, la présentation sucrée aussi, sauve la mise. Finale douce mais musclée, poivrée et livrant aussi des notes de fruits exotiques et de poire. Un whisky démontrant beaucoup d’ambivalence et une histoire en queue de poisson.

Kilchoman Loch Gorm 2015

46% alc./vol.
Distillé en 2010

Patrick 93%
Complexe et superbement balancé. Facile à boire et à boire et à boire… Comment ça la bouteille est déjà vide ? Nez : Fruits, fumée, cassonade, chocolat noir et agrumes subtils. Bouche : Fruits sucrés, épices, fumée et tourbe. Finale : D’une belle longueur, épicée, fumée et subtilement fruitée.

Cedar Ridge Wheat Whiskey Batch #11

40% alc./vol.

Patrick 81%
La seule raison d’acheter cette bouteille serait pour la curiosité de goûter à un whisky de blé. Rapport que lorsqu’on y goûte, on constate rapidement pourquoi cette famille de whisky n’est pas très populaire. Nez : Parfum typique d’un whiskey de blé… Celui-ci est de plus très marqué par l’alcool, il gagné définitivement à respirer un peu. En plus des notes de blé, je détecte de subtiles notes de petits fruits. Bouche : Intense sur les céréales, avec une bonne dose de bois. Le whisky laisse un film huileux en bouche. Finale : D’une longueur moyenne et boisée.

Ardnamurchan Spirit 2016 AD 1 an 1st fill Sherry Cask

53% alc./vol.
Édition limitée de 2500 bouteilles, fruit de new make peated et unpeated, provenant de 29 First Fill Oloroso casks et Pedro Ximenez Sherry octaves (80L casks) mis en fût entre juin 2015 et Octobre 2014 avant d’être mariés pour une période de 3 mois en fûts Ex-Pedro Ximenez Butts.

André 86.5%
Évaluer le premier embouteillage d’une nouvelle distillerie est toujours thrillant. Nez brut, légèrement tourbé, fruité avec abondance, tout comme le rendu des épices, direct mais camouflé sous l’édredon fruité et la texture du nez et de la bouche à la sensation crémeuse et ronde. On ressent bien le jeune spirit derrière toutes les saveurs, la vivacité et la fougue des jeunes ‘’whiskies’’, la bouche dégage des saveurs de framboises et de xérès, céréales et miel, tourbe délicate, dattes, chocolat noir, et céréales fumées. La finale est fruitée et passablement épicée et l’alcool vraiment bien cachée derrière la texture huileuse et fruitée. Pour un premier embouteillage, je suis agréablement surpris. L’équilibre général est réussi et les saveurs agréables. Même si cela demeure un spirit et non un whisky, le savoir-faire est définitivement au rendez-vous. On a aussi réussi à ne pas cacher complètement l’épine dorsale du jeune spirit mais fait en sorte que celui-ci ne livre pas des saveurs rectilignes et de l’alcool brut, C’est un beau tour de force.

Patrick 88%
Il est toujours émouvant de goûter le premier spiritueux d’une nouvelle distillerie. Surtout lorsqu’il est aussi bon! Impressionnant, intense, savoureux, complexe et bien balancé. Ça regarde bien pour l’avenir! Nez : Caramel salé, avec de bonnes notes maritimes, du miel, un peu de tourbe et des fruits subtils. Intéressant. Bouche : Belle arrivée salée, tourbée et fumée, couvrant des notes fruitées, du chocolat noir, du miel et des céréales. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Secret Spirits Shetland Reel Blended Scotch Whisky

47% alc./vol.

André 88.5%
Superbe nez, avec une quiétude de la mer et du large. Vanille, chêne fraichement coupé à la scie mécanique, terre mouillée, tourbe, pastilles Fisherman’s Friend éventées, un peu citrusy, agrumes. Frais et aérien, je veux dire que c’est un nez qui sens le grand air, l’espace. En bouche, l’alcool ne se ressent pas du tout, la fumée est définitivement là mais pas oppressante, le menthol aussi qui rafraichit la bouche comme lors des journées de grand froid, se terminant sur une finale légèrement épicée et les poires. Sans être compliqué, ce whisky est efficace mais ne fait pas dans la simplicité naïve, ce qui est parfait et sans prétention.

Patrick 90%
Un superbe whisky riche et complexe, avec tout ce que je désire! Le genre dont j’aurais bien de la misère à me lasser. Nez : Tourbe fraiche, fumée légère, agrumes et touche de sucre blanc. Bouche : Tourbe, poivre, fumée, bois brûlé, épices et quelques fruits plutôt subtils. Finale : D’une belle longueur, avec du bois brûlé et des épices.

SMWS 121.77 Isle of Arran 19 ans

53.4% alc./vol.
« Dunnage warehouse orange boxes » – Distillé novembre 1995

Patrick 93%
Un excellent whisky, riche, complexe, superbement balancé et facile à boire. J’adore, l’un des meilleurs Arran que j’aie jamais goûté (au moment de la rédaction de ces lignes, #5 sur 44 !) Nez : Vanille, orange, caramel, figues, chocolat au lait et Corn Flakes. Bouche : Orange, vanille, épices du bois, touche de fumée, chocolat noir, bonbons au miel, guimauves et amandes. Savoureux ! Finale : D’une belle longueur, tout en fruits, sucre et bonbons !

Glenlivet Cipher

48% alc./vol.
Alan Winchester, le Maître de chai de The Glenlivet, lance un défi aux amateurs de Single Malt. Cipher est un mystère: ni notes de dégustation, ni mention d’âge. La combinaison de fûts dans lesquels ce Scotch Whisky a vieilli est unique dans la gamme The Glenlivet. L’objectif est donc de déchiffrer ce mystère…

André 89%
Pomme verte Granny Smith, poudre dans les emballages de gomme Bazooka, poudreux très bizarre, sherry que l’on retrouve dans les Nadurra Oloroso. Le whisky respirant, l’offre de saveurs est maintenant binifié de miel, de sirop de poires, de vanille sexy et de cannelle, fruits séchés également. Belle texture en bouche avec encore cette sensation poudreuse un peu bizarre, du gingembre maintenant et des pommes vertes, pommes poires, miel, une touche verdâtre également, avec une montée bien contrôlé des épices en finale de bouche. La finale est à saveur de purée de bananes et d’ananas, pimpé d’épices. J’adore la présentation, sous laquelle on devine aussi la nouvelle ligne directrice ou l’essence que l’on retrouve dans le nouveau Glenlivet Founder’s Reserve.

Patrick 85%
Un très bon whisky, très complexe et bien balancé. Ceci étant dit, ce whisky n’est pas dans ma palette de goût, et mis à part l’habile promotion marketing entourant ce whisky, je n’ai aucune idée pourquoi il est si cher. Bref, si vous en avez les moyens, il saura aliementer les conversations de salon, sans plus. Nez : Parfum suave, avec de belles notes de caramel aux fruits, de bois et de vanille. Bouche : Toujours le caramel aux fruits, mais avec une agréable pointe de fumée, de belles épices provenant du chêne et une touche d’agrumes. Finale : Longue et chaleureuse, marquée par les épices du bois et les agrumes.

Martin 90.5%
Nez: Plus discret que ce à quoi je m’attendais, sur de sublimes notes de miel, de bois et de gingembre. Orge, vanille et fleurs. Citron et caramel. Bouche: Belle texture huileuse qui ouvre la porte au miel crémeux, à la pomme Granny Smith, à la vanille, aux épices et au chêne. Finale: Sucrée, fruitée, longue et agréable, à peine fumée. Équilibre: Un autre NAS à succès de Glenlivet. Un beau produit avec une facture qui plaît à tous nos sens sauf à notre portefeuille.

Tomatin 12 ans (nouvel embouteillage 2016)

43% alc./vol.

Patrick 87%
Ce nouvel emballage de Tomatin va gagner à être connu ! A chaque gorgée, je l’apprécie de plus en plus. Venant d’une distillerie dont les scotchs ne m’ont jamais impressionnés, c’est une belle surprise, à un prix raisonnable. J’aime ! Nez : Beau parfum légèrement sucré, avec des fruits très subtiles et une vanille évanescente. Quelques notes de biscuit à l’avoine viennent compléter le tout. Bouche : Sucré et toujours marqué par les biscuits à l’avoine, la vanille étant ici moins discrète. Quelques petits fruits et une impression fugace de fumée viennent compléter agréablement le tout. Finale : D’une belle longueur, avec des notes d’épices et de fumée délicate.

Martin 86.5%
Nez: Miel, vanille et fruits des champs. Fleurs blanches et légère fumée accompagnent un petit bol de gruau. Bouche: Léger miel, un peu de melon, de fruits tropicaux et de crème vanille. Chêne à peine épicé. Finale: Agréable quoique courte, sur des accents de bois sec, de vanille et de céréales fruitées. Assez délicat. Équilibre: Depuis la nuit des temps bien peu d’importance a été accordée à la distillerie Tomatin, mais peut-être devrait-on sur la base de cet embouteillage leur prêter un peu plus de crédibilité.

Ardbeg Kelpie 2017

46% alc./vol.
Chaque année Ardbeg nous présente une nouvelle édition limitée lancée à l’occasion de l’Ardbeg Day : Kelpie est la version 2017. Les légendes racontent que de nombreuses créatures mystérieuses vivaient au large des côtes d’Islay… Comme les Kelpies, ces créatures d’eau en forme de taureaux ou chevaux avec des cheveux faites de varech et d’algues.
Cette édition limitée de la distillerie Ardbeg est vieillie en fûts vierges, composés de chêne cultivé et abattu près de la Mer Noire (Originaires de la République d’Adyghe en Russie et sélectionnés par le Dr Bill Lumsden). Ces fûts apportent une remarquable profondeur, ils se marient ici avec les fûts caractéristiques d’Ardbeg en chêne américain.

André 89%
J’ai préféré attendre redescendre un peu du boost de la journée de samedi du Ardbeg Day afin de coucher par écrit mes impressions. Je dois avouer qu’en fin de semaine, je n’étais pas méga enchanté par ce que j’avais goûté, commentaire qui était largement partagé au fil de mes conversations avec les autres amateurs. Attention, pas déçu, mais juste pas emporté par une vague ou un wooumf de ‘’wow’’ et de ‘’jamais vu’’… Mis à part la dégustation à l’aveugle, lorsque l’on se verse un verre de Ardbeg, la barre est immédiatement très haute, le niveau d’attente à son paroxysme, niveau d’expectation que l’on ne prêterait pas à bien d’autres distilleries, une qualité dont rêvent la plupart des autres distilleries de l’industrie pour juste quelques-unes de leurs parutions. Ardbeg se doit d’être mesuré face à lui-même, il est son pire ennemi. Ce qui m’a marqué hier, c’est comment cette édition est une transition entre le grand public et le hardcore fan, un lien alcoolisé entre les amateurs, nouveaux et de la vieille école, mais pas au même titre que l’ont fait certaines autres distilleries comme Bowmore et Laphroaig, avec des versions diluées et parfois soporifiques. Le whisky est à la mode et des marques comme Ardbeg et Laphroaig peuvent être un pari hasardeux pour attirer des nouveaux adeptes, surtout pour un embouteillage annuel culte, pas un whisky du porte-folio habituel de la distillerie…. Et c’est un move que beaucoup du public racine de ces distilleries cultes ne pardonneraient pas facilement. Alors comment offrir un embouteillage plus ‘’grand public’’ sans se mettre les fans à dos? Pas facile. Je crois que Ardbeg a réussi son pari avec cette édition, un opus entre le Auriverdes et le Perpetuum. On retrouve au nez beaucoup de tourbe, tourbe grasse et mouillée, imprégnée de sel de mer et de varech. Beaucoup de saveurs vertes qui me rappellent le Auriverdes, mais un nez beaucoup plus punché et soutenu. Si on peut faire abstraction de la puissante tourbe, le nez offre aussi des notes de chocolat noir goulues, gâteau forêt noire. Ces mêmes saveurs s’affirment en bouche et s’additionnent d’une sensation de sel de mer séché sur des galets de plage et d’une saveur camphrée verdâtre et légèrement citronnées qui se mélangent d’accents de chocolat noir et de moue de café budum. On aurait pu bonifier le tout de quelques degrés d’alcool supplémentaires que la texture aurait pu tolérer sans problèmes. Les notes de tourbe sont très persistantes en rétro-olfaction. La finale offre une pérennité de saveurs et de sensation très intéressante, la douceur est subtile au travers des saveurs majoritairement masculines hormis la vanille et le chocolat qui arrondissent beaucoup l’amalgame de saveurs. Ce whisky est satisfaisant mais pas déstabilisant pour les hardcore fans. On se l’est joué ‘’safe’’ comme on dit du côté de Ardbeg, question de ne pas se mettre personne à dos. Pas un Ardbeg d’hiver Québécois que l’on se tappe après avoir pelleté 30cm de neige à trente degrés sous zéros mais une édition de printemps frais ou d’été qui tarde à venir.

Patrick 89%
D’accord avec André.

Martin 88.5%
Nez: Orge sucrée, tourbe terreuse et poivrée. Herbe verte et fraîche, rosée du matin. Bois, noix et xérès, céréales. Bouche: Tourbe sèche, poivrée et citronnée. Au niveau texture, on sent presque la terre sous le palais. Crème fraîche, poudre de cacao et miel. Finale: Planche de chêne gorgée de sherry poussiéreux, encerclée d’une épaisse fumée de tourbe crasseuse. Équilibre: Une belle édition spéciale, mais on a déjà vu mieux, surtout pour le prix.

Singleton of Dufftown Spey Cascade

40% alc./vol.

Patrick 70%
Merci à Gilles Bureau de m’avoir fourni cet échantillon. Ainsi, je n’ai pas eu à payer pour goûter à ça : Prenez un whisky ordinaire et ajoutez-y une grosse quantité d’eau. Non non, plus que ça encore ! Bon, voici le résultat : Un whisky insignifiant pour ceux qui n’aiment pas vraiment le whisky. Nez : Parfum de céréales poussiéreuses, avec des notes de bois séché et quelques agrumes. Bouche : Oh boy ! Ca a été dilué à la hose à incendie ce whisky là ! A l’arrivée en bouche, on goûte l’eau, puis un fond de whisky poussiéreux, avec discrètes notes boisées et d’agrumes. Finale : Quasi inexistante.