Bowmore 18 ans Sherry Oak Cask

43% alc./vol.
Vieillissement dans des fûts de bourbon et de sherry Oloroso sélectionnés à la main, avec une finition en fût de sherry Pedro Ximenez.

André 89%
Nez à la tourbe plutôt effacée, le sherry est puissant et très sucré. Les dernières versions de Bowmore étalaient une sécheresse tellement boisée… Nez agréable mêlant les fruits tropicaux et les fruits rouges ; ananas, poires, cerises, pommes, fumée plutôt docile et une pincée d’iode. La bouche est ronde, pulpeuse et généreuse. Beaucoup d’oranges et de cerises, notes de caramel bien chaud très persistantes, gras de bacon sur le bbq, bois brûlé, fumée de tourbe disciplinée, sel de mer. Aux gorgées suivantes j’ai de légères notes de lavande (parma violet) et un brin de cannelle poivrée sur le bout de la langue. La finale affiche des notes boisées, de la belle cerise juteuse, du zeste d’orange vivifiant, finement iodée et fumée, avec un twist floral, mais est un peu courte en longueur. Gros hic pour le price tag…

Patrick 90%
Je m’en serais acheté une bouteille sur le champ… S’il n’était pas si cher. Nez: Le xérès est au premier plan, avec une petite pointe salée-sucrée bien agréable. La fumée de tourbe est ici trèèèès discrète. Bouche: Un beau mélange intense de xérès et de sel, avec une belle lune de fumée très agréable. Finale: D’une belle longueur, marquée par le chêne brûlé, le sel et le xérès.

Martin 90%
Nez: Plus posé et complexe que le 15 ans, il révèle des arômes de figue, de prune, de miel artisanal et de chocolat noir. La fumée est subtile, presque fondue dans des notes de cuir, de zeste d’orange et de vieux bois ciré. Bouche: L’ensemble s’installe avec calme. Une texture satinée accompagne le café, les fruits noirs, la mélasse et les noix grillées, avant que des épices douces et une fine salinité ne viennent allonger la dégustation. Finale: Longue et chaude bien sûr, élégante, sur le cacao amer, les braises, le tabac et une touche de fruits secs. Équilibre: Très belle maîtrise, où chaque composante trouve naturellement sa place, offrant un Bowmore plus nuancé, plus profond et nettement plus accompli que son cadet. Un peu cher, mais c’est la vie.

Kim 73%
Nez : Quelque part entre une boite à cigare, un vieux meuble vernis et un garage rempli de solvants à peinture, de vieille huile à moteur et autres produits, il me donne décidemment une impression de monsieur d’un certain âge. J’ai l’impression d’être moyennement le public cible, mais qui sait ce qu’il peut réserver. Bouche : Bien que les impressions un peu typées « papi » soient encore là, ce sont les légumes verts bouillis (asperge, brocoli, chou de Bruxelles) qui se démarquent, et je ne suis pas une grande fan. Je cherche vraiment du positif, vraiment…

Bowmore 25 ans 2018

43% alc./vol.
Vieillissement en ex-bourbon cask & Spanish Sherry Cask.

André 88%
Élégant mélange de fruits secs, raisins mauves séchés, tourbe terreuse et chocolatée, sel de mer séchés sur les galets, prunes, oranges, cerises marasquin, réglisse. La bouche est souple mais légèrement trop diaphane, on dirait que les saveurs extraordinaires n’ont pas le support sur lequel s’attacher; fruits sauvages, cerises, réglisse, prunes, cerises marasquin, oranges, salé et iodé avec une belle vague de tourbe maritime terreuse et chocolatée, caramel. Sensation minérale également en bouche. Petite touche de lilas et de volette en fleur en supplément. Ce que ce whisky gagne en intensité des saveurs, il le perd en texture très ordinaire. La finale rappelle plus la compote de rhubarbe et de framboises, le sel de mer et la tourbe terreuse. Belle constance des saveurs fruitées et de l’ambiance maritime.

Kim 85%
Nez : sur la pêche, mais plutôt hermétique, fleurs d’oranger. Bouche : le bois est très présent, après 25 ans il ne reste plus beaucoup de tourbe, céréalier, pêche et abricots.

Breckenridge Port Cask Finish – Batch #13

45% alc./vol
Le mashbill de Breckenbridge est composée de 56% maïs, 38% seigle et 6% orge maltée. Affiange de 6 mois en Tawny Port Casks. Bryan Nolt n’a pas hésité à viser haut lorsqu’il a fondé la distillerie Breckenridge en 2007. Située dans une petite ville de montagne à 2 900 mètres d’altitude, Breckenridge est la distillerie la plus haute du monde en production. Si la logistique d’implantation d’une distillerie à cet endroit a pu s’avérer complexe, les raisons de ce choix sont simples. Bryan souhaitait que sa distillerie soit aussi proche que possible de la source d’eau naturelle la plus pure qu’il ait pu trouver.

André 88%
Nez soyeux et sucré, très dessert dans l’approche, qui rappelle aussi un wheat whiskey. Cerises et framboises, prunes, chocolat fourré au caramel. La lune de miel avec l’onctuosité du nez se poursuit en bouche, qui est sirupeuse et hyper texturée même si elle n’offre point de nouveauté versus ce que le nez nous a livré. Framboises, cerises, oranges, sirop d’érable, cannelle, réglisse, prunes et chocolat au lait. La jeunesse du whisky ne transparait pas du tout en bouche. Avec 38% de seigle, les notes pointues de cannelle sont apaisées par les bonnes notes tirées du Port Cask. La finale est longue et planante, rougeâtre, sucrée et moelleuse. Ce bourbon dénaturé vaut définitivement le détour. Savoureux!

Patrick 84%
C’est bien, mais je trouve que la balance des saveurs n’y est pas tout à fait… La texture en bouche laisse aussi un peu à désirer. Nez : Parfum de fruits des champs servis sur une planche de chêne sèche avec un trait de caramel. Bouche : Chaleureuse, débordante de fruits des champs bien mûrs et de cerises, avec un peu de miel, du chêne grillé, des oranges, de la cannelle et du chocolat noir. La texture en bouche est malheureusement un peu mince à mon goût. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le chêne et des céréales séchées.

Kim 89%
Nez : Mais pourquoi est-ce que la première chose qui me vient en tête c’est un mélange entre de la fraise des champs… et de la soupe poulet et nouilles en sachet? Un côté bord de mer, un peu vaseux mais pas tant iodé, des framboises bien acidulées. Bouche : Là on jase! Les baies explosent, rappelant la confiture de fraises (très sucrée) de mon père, un gâteau au fromage avec coulis de bleuets, mais aussi un caramel à l’érable. Bien, bien chouette, comme un dessert dans un verre.

Bridgeland Taber Corn Berbon

45% alc./vol.
Batch 17 – Ce produit s’inspire de la nature de l’Alberta. Élaboré à partir des meilleurs grains au monde, cet alcool de type bourbon est le fruit de ce que l’agriculture de l’Alberta a de mieux à offrir : le maïs de Taber et le blé et l’orge de Penhold, cultivés par deux familles exceptionnelles : les Molnar à Taber et les Hamill à Penhold. 60 % de maïs Taber, 32 % d’orge Penhold, 8 % de blé Penhold, distillé deux fois, âgé en fûts de chêne américain neuf, char n° 4.

André 85%
Nez bien sucré, alliant le sirop de maïs et la cassonade, puis un mélange de pomme à la cannelle et de cerises, puis de la compote de bananes. À l’aération, des notes de fruits à chair juteux émergent, type pêches et poires. En bouche, l’apport du maïs est bien ressenti ; céréales séchées au soleil, sirop de maïs, pommes, cerises, cannelle et gingembre. Je trouve la texture un peu trop liquide cependant. Finale rougeâtre, évoquant des notes de réglisse, de cannelle et de pommes parfumé de notes de cèdre rouge séché.

Patrick 87%
J’ai été impressionné par ce « spiritueux ». Spiritueux, car trop jeune pour être légalement un whisky au Canada. Impressionné car au goût, on jurerait avoir affaire à un whisky d’au moins 6-7 ans. Je comprends aisément pourquoi c’est le meilleur vendeur de la distillerie! Nez : Parfum de caramel, de paille, d’une touche de maïs et d’un soupçon de vanille. Bouche : Porté par une belle texture en bouche, j’y trouve du chêne craquant et brûlé, du caramel, du poivre et des abricots séchés. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois brûlé et une subtile note feuillue.

Kim 50%
Dégusté à l’aveugle. Nez : Est-ce moi ou ça sent la poubelle? Viandé, malté. Idem au 2e tour, vraiment le fond de sac de vidange dans lequel de la viande serait en train de pourrir. Bouche : Écorce de cacao, mais sinon ça goute aussi un peu la poubelle. Terreux, métallique, brocoli trop cuit. Oh boy, non non non.

Bruichladdich Bere Barley 2013

50% alc./vol.
Le Bere Barley est la plus ancienne variété de céréale cultivée en Grande-Bretagne. Plus difficile à travailler, mais offrant des résultats plus intéressants. Ce whisky est issu d’un vieillissement de 10 ans en fûts de bourbon de premier remplissage (80 %) et en fûts de vin Pauillac de second remplissage (20 %). Les céréales proviennent des fermes suivantes ; Weyland et Watersfield, Muddisdale et Quoyberstane, St Ola, Westermill et Northfield, Burray. Bruichladdich a récemment modernisé le design de ses bouteilles (réduisant ainsi son impact environnemental) et ce Bere Barley 2013 est le premier à être présenté dans cette nouvelle bouteille. La nouvelle étiquette mentionne même la température moyenne, les précipitations et l’ensoleillement durant la saison des vendanges !

André 82%
Céréales séchées nappées de miel et de vanille, tarte au citron, poires, jus de pêches. En laissant respirer, des notes de fromage qu’on pourrait associer au wine cask? La bouche est huileuse et sucrée, belle texture, fond de poussière de pierre et de minimes traces d’iode. Salade de fruits tropicaux (poires, oranges, citron, mangue et melon au miel) en conserve, sensation minérale, le tout parfumé d’une tonne de poivre de Kâmpôt moulu et de yaourt vanille et miel. Finale sèche et poivrée, grandement influencée par le bourbon cask avec un twist de wine cask. Belle conception, mais trop rectiligne à mon avis.

Patrick 85%
Un bon whisky frais qui présente Bruichladdich sans artifices. Nez : Orge légèrement sucrée avec de la vanille, du chêne frais et de subtils fruits tropicaux. Bouche : Le chêne est ici au premier plan et semble moins frais que ce que le nez laissait présager. L’orge sucrée arrive ensuite, avec un bonne dose de vanille et beaux fruits tropicaux bien juteux et une touche de noix de coco. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par le bois frais et l’orge.

Kim 84%
Nez : Belle rondeur, macarons en chocolat à la noix de coco qu’on trouvait chez nos grands-mères, voire même l’étrange chocolat des M&M. L’alcool se manifeste déjà. Bouche : les macarons sont encore là, ainsi que des champignons rôtis. Il y a un côté presque viandeux, mais pas déplaisant. 

Bruichladdich Octomore Edition 11.1 Ochdamh-mòr 5 ans

59.4% alc./vol.
Cette version de Octomore a été distillé à partir d’orge Concerto et Propino 100% écossais, élevé dans des fûts de whisky de chêne américain de premier remplissage de Jim Beam, Heaven Hill et Jack Daniels.139.6ppm, 3000 bouteilles, 5yo

André 89%
Au nez, huile souillée, bord de mer et notes saline, citron, lime et vanille, assaisonné d’éléments verdâtres, genre feuilles vertes mouillées et eucalyptus. La bouche livre les éléments présentés au nez, la tourbe est intense et terreuse assaisonnée de citron, les touche herbeuse et minérales sont aussi présentes. Sensation de cendre froide en fond de bouche. La texture est huileuse, very silky. Finale épicée par le bois de chêne, la tourbe est explosive, sorbet à la vanille et au citron.

Patrick 90%
Un excellent Octomore, avec un superbe équilibre de saveurs et une intensité remarquable. Chaque gorgée est meilleure que la précédente. Superbe! Nez : J’ai l’impression de sentir de la vieille huile à cuisson de beignets sucrés dans laquelle a trempé la cendre d’un feu de tourbe. Bouche: Le première impression est marquée par le sucre, mais celui-ci est rapidement rattrapé par la fumée de tourbe et de délicieuses épices et du bois brûlé. Finale: D’une belle longueur, sucrée, boisée, épicée et fumée.

Martin 88%
Nez: Assez fruité et savonneux, chose plus rare pour un Octo. Oui, maintenant je « coin » le diminutif. Feu cendré, sucre en poudre, tourbe huileuse, malt grillé et bois. Bouche: Léger, melon, miel, tourbe timide, épices bien campées. Bois et fruits tropicaux. Encore ici la tourbe souhaite nous échapper. Finale: Très longue et chaude, marquée par l’herbe, l’orge, le sucre blanc et la cannelle. Touche de bois, avec la tourbe si loin à l’horizon. Équilibre: Un Octomore qui sort un peu des sentiers battus, qui semble vouloir de la jouer douce ou innocent avec la tourbe qui jusqu’à présent était emblématique de la gamme. Je suis ambivalent. J’aurais besoin d’un autre verre juste pour être certain 😉

Kim 87%
Nez : Pizza au bacon à l’érable, poivron vert grillé, viande marinée grillée au barbecue, jambon à l’érable. Bouche : On reste sur la viande sucrée grillée, le petit bout noirci et caramélisé que les enfants détestent mais que les adultes apprennent à apprécier, avec une touche d’huile de noisette.

Bruichladdich Octomore Edition 14.1 Ochdamh-mòr

59.6% alc./vol.
Maturation de 5 ans en First-fill ex-American whiskey casks, fabriqué avec de l’orge de type Concerto provenant du «mainland » Écossais, tourbé à 128.9ppm.

André 89%
Incroyablement doux et muet au nez pour un whisky si alcoolisé et tourbé. Vanille crémeuse, sirop de poires, zeste de citron et melon au miel, pommes vertes, cendre froide. Ressemble étrangement au Lagavulin 12 ans Special Release 2024. Très étonnant en bouche. Pas mal straight forward, beaucoup de citron et de vanille, melon eu miel et miel d’acacia, fruits tropicaux, fumée de tourbe médicinale soutenue, grosses notes de sel de mer et de poivre en fond de bouche. Finale cendrée et maritime d’esprit tropical et parfumée de pâte à choux. Belle rétro-olfaction de citron fumé.

Patrick 90%
Dans le plus pur style d’Octomore, je demeure toujours surpris de la qualité, de profondeur, de la complexité et de la texture pour un si jeune whisky. Nez : Ça a beau être un Octomore, la première chose que j’ai senti, c’est les agrumes. Mais c’est vrai que ça n’a pas été long avant que la fumée vienne emporter toutes autres sensations! Bref, agrumes, fumée et, en faisant un effort, du caramel salé et des grains de café fraichement grillés. Bouche : Ok, ici, la fumée de tourbe, c’est aussi subtil qu’un coup de poing dans la face! Ceci étant dit, après quelques gorgées, je remarque si la fumée de tourbe est terreuse et salée, j’y retrouve aussi du de la vanille, du caramel, des agrumes, des pommes vertes, du café, des noix et une touche mielleuse très discrète. Le tout porté par une belle texture en bouche. Finale : D’une belle longueur, fumée, salée, sucrée et vanillée.

Martin 93%
Nez: J’ai peur de de Barad-Dûr. Tourbe terreuse et fumée grasse, caramel brûlé, vanille crémeuse, noix de coco, agrumes vifs, zeste de citron même, contrastant avec la signature fumée. Bouche: Texture dense et percutante, mêlant suie iodée, malt toasté, sucre caramélisé, fruits mûrs, café torréfié et épices chaudes. Wow. Finale: Très longue, persistante, marquée par la fumée, le chêne brûlé, le poivre noir et un léger retour salin-minéral. Équilibre: Un dram radical, intense, brut et cendré. Mais d’une étonnante complexité, où la puissance sert à l’expression d’un malt ultra-tourbé sans tomber dans la caricature.

Kim 93%
Nez : d’emblée, une chose me vient en tête : c’est vert et frais! Concombre extra juteux, jus de lime, chimichurri, salade d’asperge. Ça me donne envie de le marier avec un ceviche ou un tartare de poisson.
Bouche : la verdure cède place à une impression de… Noël, et je ne m’y attendais pas du tout. Orange confite, dulce de leche, noix de Grenoble et pacanes caramélisées, sucre à la crème. Juste wow!

Bruichladdich Octomore Edition 14.2 Ochdamh-mòr

57.7% alc./vol.
128.9 PPM – Distillé en 2017, embouteillé en 2023 – 4 ans dans un fût d’oloroso (40%), d’amarone (60%) suivi par 1 ans en fût de vin Pauillac.

André 89%
Wow, quelle intensité! Nez de compote de framboises, de tourbe terreuse et phénolique, huile souillée, vin rouge tannique, gras de bacon, bois caramélisé. Très évolutif comme whisky. Étonnant comme le whisky peut être si doux avec un tel taux de phénol. En bouche; petits fruits rouges sauvages, tourbe bien phénolique, terreuse et crasseuse, bois de chêne sec, poivre moulu, oranges, framboises et raisins. Texture à la fois effilée et douce, quand même astringente. Petite touche chlorée en finale de bouche, vite balayée par les notes phénoliques. Finale phénolique, maritime et poivré avec de beaux fruits rouges.

Patrick 91%
Un whisky intense comme seul un Octomore peut l’être. Savoureux et complexe, avec une belle texture, j’en ai apprécié chaque goutte. Nez: De la fumée de tourbe très intense, avec du cuir, du tabac, du chêne grillé, de pommes vertes et de poivre noir. Alors quelques secondes, j’y retrouve aussi des prunes et des petits fruits rouges. Bouche: Intense, plein de fumée de tourbe, du bois épicé, des petits fruits rouges sucrés et séchés, des pommes jaunes, des poires et une pincée de sel. Finale: D’une belle longueur, avec la superbe fumée de l’Octomore, du sel, du bois et légèrement fruité.

Kim 89%
Nez : Sirop d’érable foncé, jambon rôti, bouquet garni, eucalyptus, c’est définitivement gourmand mais aucunement sur le fruit. Bouche : Pizza peppéroni et fromage, poivron vert évoquant le cabernet franc, le sucre et l’alcool forment une coalition passionnée et gagnante.

Bruichladdich Octomore Edition 16.1 Ochdamh-mòr

59.3% alc./vol.
Élaboré à partir d’orge Concerto provenant à 100 % de l’Écosse continentale, maltée à 101,4 PPM et vieillie en fût pendant 5 ans, âgé dans des fûts de bourbon de premier remplissage.

André 92%
La douceur de ce whisky est impressionnante, sa texture exquise même s’il affiche un amalgame de saveurs relativement conservatrices. Nez sur les fruits tropicaux à chair (abricot, poires et melon au miel) et d’une poignée de grains de céréales séchés sur feu de tourbe, influences maritimes allié d’une minéralité vivifiante. En bouche, nous avons de la banane flambée, de la vanille et des grains séchés, sorbet au citron, iode recouvrant les galets, flocons de noix de coco, miel. Texture moelleuse et huileuse, préservant la bouche de l’alcool. La tourbe est présente mais demeure feutrée. En finale, poussière de pierre, céréales séchées, fumée de tourbe terreuse et citronnée, poivre moulu et sel de mer. À mon goût personnel, ce whisky tombe ‘’drette’’ dans ma palette aromatique, j’adore !

Patrick 89%
Un beau gros Octomore intense et savoureux comme il se doit. Si tout amateur de whisky sérieux se doit d’en avoir une bouteille, il demeure que le rapport qualité-prix plutôt douteux fait en sorte qu’il est sage de s’arrêter après cette première bouteille. Nez : Fumé de tourbe intense mariée à des embruns marins, avec des agrumes, des notes florales et une touche de vanille. Bouche : Porté par une belle texture, je ressens d’abord une explosion de fumée de tourbe salée et poivrée, puis une goutte de miel, des agrumes, de l’anis et une sensation minérale. Finale : D’une belle longueur, fumée et très salée.

Martin 90%
Nez: La fumée est massive mais étonnamment nette, portée par des notes de citron, de malt chaud et de vanille. Derrière cette première impression apparaissent la pomme verte, les coquillages, le poivre blanc et une légère touche de cendre humide. Bouche: Une texture huileuse envahit rapidement le palais. La tourbe devient plus terreuse, accompagnée de miel, de crème au citron, de céréales grillées, de poivre noir et d’une salinité franche qui lui donne un petit côté « solaire ». Finale: Très longue, dominée par la braise, les agrumes, la réglisse et une minéralité presque crayeuse. Équilibre: Malgré une intensité impressionnante, rien ne paraît excessif. La précision du distillat permet à chaque nuance de rester parfaitement lisible. Solide.

Kim 86%
Nez : Incursion dans un magasin de pneus, suivie d’une exploration d’une partie de ma collection d’herbes et d’épices, bouquet garni, sarriette, zaatar, menthe séchée. Bouche : Les herbes sont encore bien présentes, surtout la menthe et le thym du zaatar, mais accompagnés d’une sucrosité gourmande et surtout de la tourbe intense typique des Octomore. C’est bien, même si j’aurais aimé un peu plus de rondeur, mais je fais ma difficile.

Bruichladdich Port Charlotte PMC:01 2013

54.5% alc./vol.
Port Charlotte PMC:01 est la sixième version de la série Cask Exploration de la distillerie Bruichladdich. Le millésime 2013 a été élaboré à partir d’orge écossaise Concerto tourbée à 40 ppm, distillée puis mise en fûts de bourbon de premier remplissage pendant 4 ans. En 2017, le spiritueux a été remis en fûts de vin Pomerol de la région de Bordeaux.

André 89%
Nez pâteux et lourdaud. Présence du wine cask bien sentie au nez, tout comme les accents maritimes témoignant de la provenance du whisky. Sel de mer, fumée de tourbe terreuse, pâte de fruits et vin rouge au nez. La bouche est sucrée, le taux d’alcool passe complètement incognito. Prunes et raisins secs, chocolat fumé, tourbe cendrée, pincée mentholée et salée. Fût de vin vieillissant sur la terre battue humide, gâteau aux fruits baignant dans son jus bien emballé sous cellophane, léger accent tannique et petite touche de soufre bien discrète. Longue finale relativement douce, salée et surtout poivrée, parfumée de fruits rouges, de caramel et de chocolat.

Patrick 90%
Un gros whisky qui livre la marchandise comme un gros truck! Nez : Fumée de tourbe intense, avec une petite note de fruits frais et sucrés. Bouche: Un beau mélange de saveurs hyper-intenses, avec de la fumée de tourbe, des fruits frais, de la vanille, une touche poivrée et beaucoup de bois brûlé. Finale: Très longue et intense, avec de la fumée et des fruits frais.

Martin 92%
Nez: Fumée grasse et saline, chocolat noir, pruneau, algue séchée, vanille et une pointe d’agrumes confits. Des beaux fruits bien fumés. Bouche: Texture dense et charnue, sur la tourbe, le caramel, les épices chaudes, le café torréfié et une vague iodée marquée. Finale: Longue, légèrement poivrée, saline, avec un retour de cendre froide et de malt grillé. Équilibre: Une expression tourbée solide mais raffinée, mariant profondeur, salinité et douceur fruitée avec cohésion maîtrisée.

Kim 90%
Nez : On sent bien l’influence du fût de vin rouge, c’est riche et presque terreux, avec un côté caramel foncé, mais également balancé par la fraicheur d’un bouquet d’herbes séchées (thym, menthe, eucalyptus, sauge). Même si Pomerol est une appellation de Bordeaux, ça me rappelle une balade en Provence. Bouche : Une tourbe presqu’acre, un alcool peu subtil se battent pour le contrôle de mes papilles avec des noisettes, des légumes verts grillés et un soupçon de sucre vanillé.