Forty Creek Cherrywood Reserve 2023

45% alc./vol.
Forty Creek Cherrywood Reserve est un whisky distillé en pot still, vieilli pendnat 5 ans composé d’orge maltée, de seigle et de maïs et d’un soupçon de brandy vieilli.

André 88%
Oranges sanguines, noix, raisins, petits fruits rouges sauvages, cassonade. Nez attirant avec une belle dose sucrée. La bouche est moelleuse, très sucrée, parfumée de cassonade et de cerises noires. En bouche, notes qui rappellent un bourbon; fruits rouges, cerises, raisins mauves, oranges, chocolat au lait sur fond de cannelle épicée et sucrée à la fois. Finale sur le bois toasté, les notes de bois de chêne sont bien ressenties également. Caramel, poivre et la cannelle. Un whisky riche et gourmand.

Patrick 90%
Forty Creek comme je l’aime! Complexe, intense, bien équilibré et surtout, meilleur de gorgée en gorgée. Nez : Un beau mélange de bois, fruits, d’épices et de malt sucré. Bouche : Délicieux, débordant de bois et d’épices, ainsi que de beaux fruits mûrs et de sucre brun. Exquis! Finale: D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Bois gorgé de vin rouge et de fumée de tabac. Raisins, oranges et céréales. Bien alléchant c’est certain. Bouche: Fruits rouges, bois et cassonade. Quelques épices et une touche de rye bouclent le tout. Finale: On a quand même ici un beau restant de texture qui porte des saveurs telles que le chêne, les petits fruits, la cannelle et le sucre caramélisé. Équilibre: Good job la gang, on se reprend après 2022 et on se donne un dram qui tente de rejoindre les éditions stellaires pré 2020…

Forty Creek Confederation Oak Reserve

43% alc./vol.
Édition limitée à 17000 bouteilles avec finition en fûts de chêne canadien, provenant d’arbres datant du temps de la confédération et situés à environ 40km de la distillerie.

André 90%
Bonbons Werther’s, vanille et une expérience sur l’influence du bois. Bouche huileuse, nez citronné, cannelle. Encore plus boisé en bouche, bien sucré, jambon fumé à l’érable également finement épicé. Rétro à saveur de copeaux de bois sec et poreux et de vanille sèche. Balance exceptionnelle. Un whisky sécurisant et bien ficelé.

Patrick 88%
Très doux au nez, touche de fruits rapidement absorbée par l’intensité sucrée des céréales. Au goût, aussi sucré qu’un whisky peut l’être légalement ! Me rappelle ma jeunesse lorsque j’ajoutais en cachette quelques cuillerées de sucre dans mes céréales au déjeuner, en plus des fruits que mon père y avait mis. Bref, céréales intenses, cassonade, raisins rouges, prunes et touche de pacanes. Très facile à boire, un whisky que tous aimeront, du novice à l’expert.

Martin 89%
À peine plus roux et foncé que le Double Barrel, à moins que ce ne soit l’ombre d’une fibre fédéraliste qui me joue des tours. Nez: Chêne et vanille, un peu de citron et de gingembre, poivre blanc et amandes, le tout enveloppé dans un léger drap de seigle épicé. Bouche: Doux sucre, quoiqu’avec sa texture un peu fade et peut-être même trop simplifiée (merci 40% d’alcool), on a tendance à en vouloir plus. Retour du chêne et du seigle, avec caramel salé et cidre de pommes. Finale: Semble au départ trop courte, sur des notes de toast brûlé, de fleurs et de gingembre mariné. Raisins et rye viennent nous réconforter tranquillement et reprennent le flambeau pour faire perdurer la finale. Équilibre: Surprenant. Un bel exemple de comment la finale peut sauver un whisky plus ou moins bien parti. Comme quoi la dernière impression peut parfois être la plus durable.

RV 90%
Il faut aimer lécher des planches. Le bois franc fraîchement coupé à la sortie de la scierie, un peu du Forty Creek en beaucoup plus épicé, et le raisin habituel en beaucoup plus effacé. En bouche on retrouve le bon vieux whisky de M. Hall avec un peu de miel et la finale dans la même veine, quoiqu’avec beaucoup plus de bois et de brulé. J’aime aussi particulièrement l’aftertaste très égal mais tout en ripe et avec un petit aspect de colle de ripe pressée bizarre. Même si selon moi il est moins bon que Double Barrel, l’expérience du bois en vaut la peine, si ce n’est que pour sentir le verre immédiatement lorsque servi ou bien le fond de celui-ci une heure plus tard.

Forty Creek Copper Bold

45% alc./vol.
Anciennement « Copper Pot Reserve » avant le rebranding de la flotte des whiskys de Forty Creek en 2022.

André 88%
Bloc de cassonade, de sucre brun brut, épices en rôle soutien. Les céréales quant à elles dégagent un arôme de rye whisky, l’ensemble est enrobé de toffee ou de sucre caramélisé, style sirop d’érable un peu surchauffé. Je trouve le nez un peu trop grossier mais c’est tout de même très agréable comme whisky. En bouche, les fruits sont plus intense, toujours avec ce caramel-toffee à la texture de sirop ainsi qu’avec les cerises épicées que l’on retrouve dans les rye whiskies. La finale est plus relevée, surtout avec l’effet épicé du style rye whisky. Les pacanes et les oranges tentent tant bien que mal de calmer le jeu. Très représentatif des canadian whiskies, à la limite des ryes whiskies. Prix plus que sympathique. Well done Mr Hall.

Patrick 92%
Au nez, une riche cassonade, des noix, des épices et une touche de cerise. En bouche, wow! Oooh yeah! Toujours la cassonade, la cerise, les noix et les épices, mais tellement intense! La finale est plutôt marquée par les épices, mais baigne tout de même dans la cassonade. Quelle balance! Quelle puissance! Et surtout quel rapport qualité/prix! Le meilleur whisky canadien que j’aie découvert depuis longtemps. J’en veux une caisse!

Martin 92%
Fortement cuivré, orange bruni. Nez: Vanille et épais caramel brûlé, céréale séchée avec un genre de fudge au beurre d’arachides en arrière-plan. Rappelle le Barrel Select, mais moins noyé dans le sucre. Noisette et muscade viennent parsemer le tout. Bouche: Entrée en bouche pesante, assez huileuse et fort agréable. De la cassonade et du riche toffee qui cèdent la place à des planches de chêne saupoudrées de douces épices. Finale: Chaude et je dirais presque sensuelle, sure des notes peu étrangères encore une fois de caramel, de bois, de vanille, de cannelle et de muscade. Équilibre: Le même savoir-faire qui a fait du Barrel Select un premier de classe, avec ici une complexité additionnelle qui vaut au Copper Pot Reserve quelques points de plus.

RV 90%
Comme dans le bon vieux temps pour l’alambic, une nouvelle version qui valait la peine de brasser la tradition de Forty Creek. Avant même de le boire, la couleur saute aux yeux, d’un marron à la frontière du rouge. Au nez sans surprise, c’est la cassonade qui s’élance accompagnée de cerise brûlée, pas celle cireuse des bourbons mais beaucoup plus fraîche. Même cerise en bouche, puis la cassonade qui triomphe jusqu’en finale, toujours accompagnée de la cerise à la limite du cuivre. Ayant toujours trouvé qu’il manquait quelque chose au Barrel Select, on dirait que j’ai trouvé quoi. Amenez-en des Alberta Premium 30YO, je préfère encore ce no age statement plus franc qui ne saura peut-être pas confondre les fervents de longues dates de l’édition standard, mais qui ne me déçoit pas, de la couleur à l’aftertaste tranquillement rouge.

Forty Creek Double Barrel Reserve

40% alc./vol.
Lot #241, bouteille #3287.

André 88%
Plus agressif au nez que l’édition régulière. Le raisin est également plus débridé mais d’un bel équilibre. Il y a un off-key en milieu de bouche, quelque secondes après l’entrée en bouche. Heureusement, les raisins reprennent le flambeau rapidement. Celui-ci est vanillé en finale contrairement à l’édition régulière qui est plus mentholée.

Patrick 92%
Au nez, riche cassonade et léger raisin vert. Miel très discret. Au goût, la cassonade explose pour permettre aux saveurs de raisins rouge et verts, de prunes, de pacanes et d’épices de nous surprendre. La finale s’allonge tranquillement à notre plus grand plaisir. Exquis. Un whisky qui demande à ce qu’on s’arrête pour le savourer comme il se doit.

Martin 86%
Ambre roux et sienne très canadien. Nez: Un vent de whisky canadien arrive de loin. Citron et cèdre, rye timide et épices à steak. Vraiment léger, un bon conseil, n’y ajoutez pas d’eau. Prunes confites. Bouche: Assez aqueux comme texture, avec épices, copeaux de bois, chocolat et un brin de seigle vanillé. Hors du commun pour un canuck. Une légère fumée nous transporte vers la finale. Finale: Bois de pin, paprika, caramel et raisins sucrés. Assez court comme durée, mais bon on ne peut pas toujours tout avoir. Équilibre: Très honnête comme édition spéciale, surtout pour le prix, mais si on veut vraiment être jeté sur le cul par cette distillerie il vaut mieux se tourner vers d’autres éditions.

RV 93.5%
Est-ce qu’un papillon déjà joli peut retourner en chrysalide pour en ressortir encore plus magnifique et dramatique? Forty Creek à mon avis relève ce défi avec originalité Très fruité par rapport au 40 Creek normal, avec du raisin vert et du raisin rouge à peine recouvert de cassonade. Sur la langue le raisin transige du vert et rouge au raisin sec, pour mourir dans une finale justement assez sèche et plus sucrée et texturée, avec un dernier soubresaut de caramel brûlé.

Forty Creek Evolution 2014

43% alc./vol.
Bouteille 1742 de 9000.

André 92%
Fruits secs, dattes, raisins secs, épices (rye), vanille. Pleine intégration du wine cask, beaucoup de cannelle partout en bouche. Un whisky où l’on sent le travail bien fait, la minutie. Bouche douce et soyeuse, superbe texture à l’approche fruitée et épicée. Si rye il y a , sa présence est agréable et épicée, puis le whisky migre vers les notes de vin rouge, les fruits rouges et la cannelle qui s’est vraiment bien développée au nez d’ailleurs. La finale est vineuse et le fruit bien développé, de belles saveurs de chocolat noir émergent aussi peu à peu. Finale moyenne en longueur mais à la douceur exceptionnelle. Encore une fois, John Hall joue au Star Trek de l’expérimentation du whisky, il repousse les frontières et impose de nouvelles dimensions méconnues au Whiskies Canadiens. Si Temple de la renommée du whisky Canadien il y avait, John serait intronisé right away !

Patrick 79%
John a eu une crampe de cerveau en se disant « je vais essayer de faire un whisky canadien traditionnel, mais au lieu de tricher comme les autres en ajoutant simplement les essences voulues (dixit Dark Horse), je vais faire compliqué avec des vieillissements et mélanges tordus dont moi seul à le secret ». Bref, malgré tous les efforts, le résultat final ne vole pas haut. Du moins, pas dans ma palette : Je dis souvent que la meilleure façon de juger un whisky est de voir si la bouteille se vide vite, et bien ici, j’ai beau en donner à tout le monde, le niveau de la bouteille ne semble pas baisser. Nez : Parfum riche en fruits divers, tels que raisins, mûres et prunes, le tout avec de la cannelle, quelques noix et une touche de cigare trop humide. Bouche : L’arrivée en bouche est dominée par les fruits cités plus haut, mais enveloppés de chocolat et de vanille, avec une petite touche de bois brûlé et de noix de Grenoble. L’ensemble demeure typiquement canadien, c’est-à-dire très sucré. Finale : D’une belle longueur, s’étire sur du sucre réchauffé et des notes boisées.

Martin 93%
Coloris d’un orange bruni tirant sur le sable égyptien avec d’onctueuses jambes un brin dodues. Nez: Riche caramel dès le départ, suivi de fruits juteux et d’une forte impression de xérès. On complète l’assiette avec quelques notes parsemées de chocolat, d’amandes et d’anis étoilé. Bouche: Épais caramel et sirop de table, relents de cabernet sauvignon et de chêne épicé. Sucre d’érable collé au fond de la poêle. Un peu de muscade saupoudrée sur des pointes de chocolat noir ici et là. Finale: Retour en force via un vent de dulce de leche ou de lait condensé. D’une douceur irréprochable malgré sa courte durée. Feuille de tabac et retour du chocolat noir. Équilibre: Complexité exceptionnelle, du beau savoir-faire en effet. Une expérience pour Hall, mais aussi pour nous tous. Le confort d’une tasse de vin chaud de Noël orné d’un gros bâton de cannelle.

Forty Creek Founder’s Reserve 2016

45% alc./vol.
Lot 104 – 10ème edition limitée anuelle.

André 84.5%
Grains de céréales douces, rappelant le maïs, mélange de caramel et d’oranges, sirop d’érable, un brin de poivre moulu et de cannelle. Belle complexité des arômes présentées de façon simpliste mais d’une grande efficacité. La bouche dévoile un beau film présentant chacune des céréales de façon gustatives; onctuosité de l’orge, sucré et moelleux du maïs, épicé et poivré du rye, un bel éventail de saveurs qui manque toutefois d’homogénéité et de consistance générale. Après quelques temps; pomme rouge, cannelle et sucre d’érable. La texture en bouche est un peu trop limpide, presque diluée. John nous a pourtant habitué à des whiskies chaleureux et ici on a plutôt un whisky sans passion, presque distant… La finale est épicée, fortement influencée par les notes de grains de céréales concassés, le sirop d’érable et la cannelle particulièrement. Comme cadeau d’adieu aux fans de la distillerie, on gardera en tête l’ensemble de l’œuvre et l’immense contribution de John K Hall au paysage des whiskies Canadiens (qui étaient passablement ennuyeux avant la période Forty Creek), plutôt que son dernier opus provenant de la distillerie. Bonne retraite John!

Patrick 86%
Un bon rye sucré, en résumé ! J’aime bien, mais ça reste un peu trop sucré à mon goût (ma blonde ne comprends pas ce que je veux dire par « trop sucré »). Ceci étant dit, il devrait savoir plaire à tous, quoiqu’à différent degrés. Nez : Parfum faisant penser à un whisky de rye sucré, avec de belles épices et des fruits exotiques. Bouche : Cassonade brûlée, épices du seigle, sucre, abricots et oranges subtiles. Très chaleureux et sucré. Finale : D’une belle longueur et chaleureuse.

Martin 87.5%
Orangé un peu trouble. Nez : rye et orge, fruits séchés et vanille. Sec, raffiné et épicé. Bouche : frais et fruité. Crème fraîche, fraises et rye épicé. Vin rouge et chêne. Finale : longue et épicée. Bois et seigle, fruits et vanille. Équilibre : encore un succès pour John Hall, malgré que ça reste une édition épurée et raffinée du caractère et du cœur de la distillerie.

Forty Creek FoxHeart

40% alc./vol.
Mélange de Whisky Canadien de la distillerie Forty Creek et de rhum des Caraibes de 12 ans.

André 73%
Je ne sais pas si l’idée derrière ce produit était de s’attirer de nouveaux amateurs de whisky mais FC l’ont probablement fait en se mettant quelques uns de leur hardcore fan à dos au passage. Nez anonyme de cassonade et de pacanes, sucre brun et oui probablement quelque chose qui ressemble à du rhum bien sucré aussi. La bouche est diluée, sans passion. Bananes cuites au four, vanille, cassonade, oranges, bois toasted, le tout saupoudré d’épices éventées. Finale soporifique, sur le bois et la cassonade. J’sais pas pour vous mais moi je m’ennuies de John K en sacrament…

Patrick 75%
Je croyais avoir affaire à un vrai whisky, mais il semble plutôt qu’il s’agisse d’une patente aromatisée. J’aime le rhum, j’aime Forty Creek, mais ici on a le pire des deux. Décevant. Si, comme moi, vous avez fait la gaffe d’en acheter une bouteille, je recommande de le noyer généreusement dans le Pepsi. Nez: Parfum débordant de sucre brun, à mi-chemin entre un whisky canadien classique et un rhum traditionnel. Le tout complété par une discrète touche de fruits mûrs. Bouche : Du sucre brun, du rhum traditionnel bas de gamme, des épices et des fruits mûrs. Le tout avec ce qui m’apparaît comme une bonne couche de poussière. Finale : D’une longueur moyenne, où le bois, le rhum cheap et la poussière s’entremêlent.

Martin 79%
Nez: Un peu fade au départ. Notes lointaines de caramel et de vanille. Cassonade, acétone, fruits rouges et touche de chêne. Bouche: Vanille et cassonade, très peu d’épices. Chêne, rhum, quelques fruits rouges. Assez doux. On dirait que ce whisky a peur de choquer. Finale: Courte et quelconque, sur des accents de fruits, de réglisse rouge, de sucre brun et de bois. Équilibre: Une expérience louable, un whisky quand même appréciable, peut-être fait pour attirer de nouveaux consommateurs qui ne sont pas habituellement portés vers le whisky, mais le Barrel Select d’entrée de gamme a infiniment plus de caractère.

Forty Creek Heritage 2017

40% alc./vol.
Limited Edition, Lot #11, bottle #14813. Mélange de maïs, seigle et orge, vieilli en American Virgin Toasted Oak. Édition de 16500 bouteilles.

André 82%
Nez de sirop d’érable et de cassonnade, cosses d’oranges roulées dans le caramel, cannelle. Le nez est conventionnel, pas désagréable mais rien de super palpitant aussi. En bouche; beaucoup d’influences du bois, chêne brûlé, cannelle et réglisse, caramel chauffé, oranges, raisins mauves, planchettes à cointrer en cèdre rouge, sirop de maïs, une touche de chocolat au lait, puis une finale de rye et de sirop d’érable. Texture pas mal trop diluée, sérieusement, je suis déçu. Je ne sais pas si c’est moi qui capote, mais j’ai l’impression que depuis le départ de John K Hall, les éditions Forty Creek ont perdu en complexité et en rendu textural. Pas que cette édition est un mauvais whisky, mais pas ce que l’on attend de la qualité passée de la distillerie.

Patrick 79%
J’ai toujours acheté les éditions annuelles de Forty Creek les yeux fermés, mais cette année, c’est définitivement sous la barre. Je m’ennuie de John Hall! Nez : Épices sucrées et une subtile touche de fruits. Bouche : Bois épicé, cassonade brûlée et confiture carbonisée. Finale : D’une longueur moyenne, marquée par des notes de céréales cramées.

Martin 81%
Nez: Chêne grillé et maïs sucré, raisins, caramel et chocolat marbré. Très intéressant à prime abord. Bouche: Texture un peu décevante, par contre de belles saveurs font leur apparition. Orange, raisins, sirop de table, chêne et poivre noir. Finale: Épicée et chaude, touches de vanille, de caramel, de raisin et de poivre. Équilibre: Je ne déteste pas l’expérience, mais le manque de texture fait que ce dram a de la difficulté à livrer autre chose que des saveurs assez basiques et passagères.

Forty Creek Lab Sample – Double Barrel Before Second Aging

40% alc./vol.

André 82%
Très anonyme comme whisky, la seconde maturation a définitivement pris tout son sens en goûtant la version originale. Nez de cassonade, cerises et cannelle, oranges sanguines. La bouche est plus sur le sirop d’érable mais on distingue encore des notes de cassonade. Cerises marasquin, sirop d’érable et cassonade, vanille, oranges sanguines, pincée de cannelle et caramel. À la limite le Grand Marnier sans le côté sirupeux disons. Finale sucrée et gourmande, un peu diffuse côté texture, ce qui est dommage car les saveurs sont attrayantes.

Patrick 85%
Un très bon whisky, avec une belle complexité, mais qui manque l’équilibre du Double Barrel. Mais c’est une belle expérience académique. Nez : De belles épices du seigle, des biscuits sucrés. Bouche: Le seigle domine à première vue, mais l’orge réussit tout de même à s’exprimer. Finale: Plutôt courte mais tout de même savoureuse.

Martin 84%
Nez: Crème pâtissière, grains de céréales et sirop d’érable clair. Une légère senteur de bois sec, d’agrumes et de cannelle. Bouche: Plutôt directe, sur le sirop d’érable, le maïs sucré et le caramel mou, avec une texture légèrement huileuse. Finale: Moyenne, sur des notes de chêne toasté et de poivre blanc, avec un restant de sucre brun. Équilibre: Pas encore poli, mais prometteur. Le branding de saveur Forty Creek s’exprime déjà, bien qu’un peu brut.

Forty Creek Limited 2021 Edition Master’s Cut Cask Strength

48.5% alc./vol.
Assemblage de whisky de blé, maïs et seigle, redistillés et vieillis pendant 5 ans en fut Ex-Bourbon casks & Refill Casks.

André 89%
Nez pas mal neutre au départ, on laisse respirer 5-10 minutes… Au nez, planchettes de bois de cèdre trempées dans le sirop d’érable et saupoudrées de cassonade, réglisse, fruits et céréales séchées. La bouche est plus relevée, alcool et épices aidant. Oranges, anis, céréales baignant dans le sirop d’érable, cassonade et réglisse, poivre moulu, toffee et noix. J’adore l’apport des différentes céréales avec leurs profils aromatiques distincts allié au boost d’alcool pas trop intense. Finale un peu courte sauf pour les notes de céréales séchées et de cannelle, le tout contre-balancé par les notes sucrées de vanille, sirop d’érable et de cassonade. Superbe Canadian whisky dans la plus pure tradition aromatique. Cela nous réconcilie d’avec les dernières parutions douteuses de la distillerie.

Patrick 83%
Ça, c’est un whisky que je rêvais de découvrir depuis longtemps. Quoique mes attentes aient été un peu déçues, ça demeure néanmoins un bon whisky. Mais bon, le Barrel Select est vraiment meilleur et ce, à une fraction du prix! C’est à se demander pourquoi ils ne nous ont pas simplement offert un Barrel Select Cask Strength, ça aurait été si simple! Nez: Le beau parfum de céréales mélangées que j’aime tant de Forty Creek, avec du blé, de l’orge et du seigle. Le tout accompagné de discrets fruits champs et d’une goutte de vanille. Bouche: Une bonne dose de maïs vient ici s’ajouter au mélange blé-orge-seigle que j’avais détecté au nez, mais les épices du seigle semblent ici vouloir dominer la partie. Le tout est complété par de belles notes de bois sec et porté par une belle texture huileuse. Le tout manque toutefois cruellement de balance. Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 81.5%
Nez: Un peu fade au départ, il faut lui laisser le temps de s’ouvrir. Céréales, eau d’érable, fruits rouges, épices et touche de chêne. On sent le degré d’alcool même s’il ne tente pas de nous arracher le nez. Bouche: Fruits rouges, touche de caramel et de vanille. Les céréales du canadian whisky y sont. Un peu d’épices. Pas vraiment de feu roulant. Finale: On retrouve quelques belles qualités ici. Les grains canadiens, le bois, la cassonade et la fumée épicée semblent superbement bien se marier ici. Équilibre: Bien décevant pour une édition limitée annuelle. On manque de colonne au nez et en bouche, la belle finale ne pouvant faire tout pardonner. Sans être un mauvais whisky, on nous a habitués à mieux. Un « cask strength » à seulement 48% ça devrait faire lever des petits drapeaux. Il faut croire que la passion est partie de chez Forty Creek par la même porte que John Hall.