Fifty Stone Single Malt Whiskey

45% alc./vol.

André 79%
Nez pas agréable de céréales très organique et porté sur le virgin oak, quelques accents prononcés d’oranges sanguines en arrière-plan, le bois de chêne. L’utilisation d’orge est bien ressentie, le whisky n’a pas la douceur sucrée du maïs et l’épicé du seigle. En bouche, le whisky se livre de façon délicate et fruitée, les oranges et les nectarines, le côté craft distiller est très présent. Ce qui étonne en bouche, ce sont les saveurs sucrées et très mellow de beurre et de vanille qui rappelleront les corn whiskies à certains dégustateurs, jumelé d’épices (gingembre) très prononcées et de sensations de bois sec. Je m’aventure sur le poivre en finale de bouche, qui est sucrée mais astringente et sèche, épicée à souhait. Un single malt craft distiller style avec une certaine prestance mais un manque d’expérience évident.

Patrick 82%
Original et intéressant, mais pas encore tout à fait prêt. Je souhaite le meilleur à cette distillerie qui nous offre un produit authentique, mais surtout parce que je veux qu’elle survive assez longtemps pour nous offrir un whisky « vieillit à point ». Nez : Sent le jeune single malt vif et frais, avec une touche de bois à peine séché et une pointe fruitée (orange et nectarines, entre autres) très subtile. Bouche : Spécial! Malt, chêne et épices (dont le gingembre), mais présenté de façon jamais vue. Pointe de mix de noix. Malheureusement, une petite touche de métal vient nous rappeler que ce whisky est un peu trop jeune. Finale : Un peu courte, s’étire sur un mélange de malt et de métal.

Martin 81%
Nez: Whoa! New make à l’horizon!
Céréales, mélasse, purin et orge. Chêne et orange. Vraiment bizarre, vraiment pas prêt. Bouche: Un peu mieux ici, fruits, vanille et bois. Encore l’impression de jeune whisky pas prêt nous envahit, quoiqu’il y a un petit quelque chose de prometteur derrière le tout. Finale: Épicée et boisée, courte mais tout de même plaisante. Équilibre: Beaucoup trop jeune et loin d’être prêt à mon avis. Par contre, quelques notes bien enfouies vouent ce single malt artisanal à un bel avenir.

Filey Bay Flagship

46% alc./vol.
Fabriqué à partir d’orge 100 % locale, maturation en Ex-Bourbon Casks faisant suite à la première et deuxième de la distillerie version lancées en 2019.

André 84%
Tarte au citron et meringue, abricots, gousse de vanille et miel. Vraiment agréable en bouche qui s’ouvre sur de fines notes mentholées puis sur les flaveurs découlant de l’utilisation du bourbon cask; vanille, oranges, abricots, poires, citron et pommes vertes, beaucoup de fruits tropicaux, sucre à glacer, poivre et gingembre. Finale de bois poivré, de vanille crémeuse et de fruits tropicaux et beaucoup de sucre à glacer.

Patrick 84%
Un bon whisky d’un style classique marquée par les céréales et le chêne chaleureux. Nez : Un parfum léger, avec des agrumes, des céréales, un peu de bois et une touche de miel. Bouche : Le bois est ici bien présent et épicé, avec des agrumes, l’orge, un peu de caramel et de miel et une touche fruitée très subtile. L’ensemble est très chaleureux. Finale: D’une longueur moyenne, épicée et chaleureuse.

Martin 84%
Nez: Vanille, zeste de citron, biscuit au beurre et pomme fraîche. Vraiment frais et croquant. Bouche: Souple et claire, avec des notes de miel léger, de poire juteuse et un soupçon de céréales. Les épices sont aussi de la partie. Finale: Moyenne, douce, sur le malt grillé et une touche d’agrumes. Un vent de poivre et d’autres épices est levé. Équilibre: Un dram lumineux, bien maîtrisé, qui révèle la finesse d’un jeune whisky bien exécuté. Comme quoi certains jeunots en valent la peine!

Fils du Roy – L’Eau d’Août

40% alc./vol.
Édition limitée de 363 bouteilles.

André 77%
Un nez de très jeune whisky, relents de new make et d’alcool un peu brut, le virgin oak peut-être. Nez de céréales et ensemble agricole, petits fruits sauvages, quelques timides épices. La bouche est plus agréable que le nez, les fruits sont plus présents, mélange de sirop d’érable et de toffee, beaucoup de céréales aussi, se terminant par une astrigence, des épices et du poivre. Rétro-olfaction de caramel et de sirop d’érable chauffé, avec quelques épices pétillant sur le bout de la langue.

Martin 79.5%
Nez: Jeunesse surprenante, new make, touche de rye, de grain et de petits fruits. Un peu de crème. Où cela nous mènera t-il donc? Bouche: Fruits et colle à timbre, fleurs et brin de scie. Le new make n’est jamais bien loin, mais ça se boit tout de même bien. Finale: Fruitée et poivrée, avec une longueur agréable, mais qui flâne sur des accents de new make et de bois sec. Équilibre: Je ne déteste pas, j’ai bien hâte de voir ce que la distillerie Néo-Brunswickoise pour plus tard.

Fils du Roy New Brunwick Single Malt Whisky 2016

40% alc./vol.

Patrick 78%
Ce n’est pas mauvais, mais ce n’est pas encore au point. Je suis toujours impressionné par l’exploit que représente le lancement d’un whisky par une nouvelle distillerie… Par contre, lorsque le produit est mis en vente avant d’être tout à fait prêt… J’aimerais bien les encourager en leur donnant une grosse note, mais ça serait mentir. Enfin, dans quelques années, j’espère… Nez : Ouf… Le new make n’est pas loin ici. Parfum d’herbe mouillée fraîchement coupée, avec pas mal de pissenlits et de l’orge épicée. Bouche : Du bois, des épices, mais encore l’herbe mouillée fraîchement coupée et les pissenlits. Finale : D’une belle longueur.

Martin 86.5%
Nez: Fraicheur d’un jeune rye. On a pourtant affaire ici à un single malt. Vanille, menthe et bois de chêne. Bouche: Orge, miel et vanille. Bien dosé. Bois et colle à bois. Épices ad.quates. Finale: Épices, rye et jeune bois vert. Aucune agressivité déplacée. Équilibre: Un malt bien construit et prometteur. Vieillissement et Cask Finish pourraient valoir gros dans son développement.

Filthy Smoke 10 ans

42.8% alc./vol.
Islay Single Malt Scotch Whisky

Patrick 86%
Je ne sais pas de quelle distillerie vient ce whisky, mais ils ont cédé du bon jus! Si ce n’était de la finale, l’ensemble paraitrait moins dilué qu’il ne l’est en réalité. Bref, un bon whisky de soif sur le bord d’un feu au chalet! Nez : Fumée de tourbe adoucie par le sucre du malt, une note de framboises et de la sauce BBQ sucrée. Bouche : La fumée de tourbe apparaît plus intense en bouche, accompagnée d’une bonne dose de suie, de fruits tropicaux sucrés, de poivre et de chêne. Finale : D’une longueur moyenne (en fait, un peu sous la moyenne des scotchs tourbés), fumée, terreuse, boisée et avec une touche très discrète d’agrumes.

Martin 83%
Nez: Cendre froide, caramel, fruits secs et un brin d’algue. Un gros sucre brun se développe plus on attend. Bouche: Souple et légèrement huileuse, sur la tourbe grasse, le miel, la vanille et un soupçon d’épices boisées. Finale: Moyenne, saline et fumée, avec un retour sucré. Équilibre: Un whisky quand même bien construit et polyvalent, qui jumèle la tourbe et la douceur avec justesse, sans trop de prétention.

Kim 77%
Nez : Plutôt discret, sur les raisins secs et la tarte au sucre, qui cède la place à de la tarte au citron flambée. La fumée est délicate avec des notes florales. Bouche : Un peu trop astringent au premier abord pour être super plaisant, mais il s’ouvre ensuite sur du caramel salé, du poivre blanc et un peu de légumes verts à peine tombés.

Finlaggan Cask Strength

58% alc./vol.
Selon des sources généralement bien informées, il s’agirait d’un Caol Ila, version cask strength

André 87%
Cendre citronnée, lampe à huile, camphre, bacon cuit sur un peu de plage au déjeuner, sel de mer, peppermint, pitch à toiture. La bouche est franche, aiguisée par l’alcool, cendreuse, salée et camphrée, notes de citron et de vanille, bois verdâtre, motte de terre parsemée d’herbe, poivre broyé. Selle de cuir tout juste enlevée du cheval qui vient de traverser une plage des Iles Hébrides, fumée de feu de camp mélangé de mottes de tourbe terreuse, bonbons peppermint. Ce qui déçoit c’est la structure et la texture qui s’époumone rapidement, c’est dommage car l’amalgame des saveurs est intéressant. Finale pointue et sucrée aussi, cendreuse, un brin huileux, tourbe citronnée et camphrée, menthe poivrée, eucalyptus, chlorophylle.

Patrick 92%
De la fumée de tourbe portée par une belle texture huileuse comme ça, et le tout à un prix aussi raisonnable, oui j’en veux! Tout ce que je recherche dans un dram d’Islay s’y retrouve. Nez : De délicieuses volutes de fumée de tourbe et de bacon gras s’échappent joyeusement de mon verre. Le tout accompagné de bois, de céréales, de vanille et d’une touche fruitée très discrète. En fait, à part la fumée, pas mal tout est discret. Bouche : De la belle fumée huileuse et savoureuse, du sel, du bois brûlé, voire carbonisé, du cuir, une bonne dose d’épices (en particulier du poivre), et une discrète touche sucrée. Finale : D’une longueur moyenne, fumée et salée.

Martin 91%
Nez: Bien sûr, tourbe et herbe nous partent le bal. Vanille et fruits, malt grillé et crème. On est loin de se douter ici qu’on approche les 60% d’alcool. Bouche: Tourbe huileuse et grasse, à la Ardbeg ou Caol Ila. Épices et citron en puissance. Sel marin et cuir, chêne et tartinade choco-noisettes. Finale: Bien épicée et boisée, bien chaude et longue, elle nous livre des notes supplémentaires de cacao, de vin chaud, de fruits et bien sûr de tourbe bien grasse. Équilibre: Un excellent dram d’Islay, des saveurs franches, un taux d’alcool explosif, un prix raisonnable, difficile de demander plus…

Finlaggan Old Reserve Islay Single Malt

40% alc./vol.

André 83%
Un nez exquis et généreux à l’image de Islay (Lagavulin & Ardbeg ?). Le charme se brise une fois en bouche. Trop évasif et passager… Un « no man’s land » liquide qui nous laisse sur notre faim après de si belles promesses olfactives. Un single malt de politicien ? Ne livre pas ce qu’il promet.

Patrick 83%
Tourbe. Fumée, herbe séchée, malt. Le goût est décevant par rapport au nez. Deviens meilleur à chaque gorgée. Jeune…

Martin 82%
Pâleur classique de la tourbe, mais avec quelques degrés supplémentaires de richesse. Nez: Grosse tourbe sale et crasseuse comme on l’aime. Accents d’orge sucrée et terreuse. Surprenant et excitant. Bouche: Tourbe, cuir et chocolat blanc. Retour de la céréale. Extrêmement doux, peu d’épices. Sa texture légèrement aqueuse déçoit un peu. Finale: Courte et légère pour un Islay, on a de la difficulté à garder longtemps de bons souvenirs en bouche. Fumée et pierre lavée. Équilibre: Un effort plus que vaillant, mais il est cruellement handicapé par son taux d’alcool chétif et son price tag à près de 100$.

RV 84%
Une jolie rousse qu’on rencontre au bar et qui ne fait pas honneur à son stéréotype quelques heures plus tard. Couleur presqu’orange, annonciateur de la tourbe plus qu’évidente au nez, avec des notes d’agrumes à la Ardbeg. Pas très complexe au nez, mais envoûteusement efficace. En bouche, un peu trop simple, avec une tourbe plus discrète et un fumé juste assez piquant. En finale, la fumée cendreuse sort timidement, toutefois compensée par un aftertaste de douce tourbe.

Flora & Fauna Mortlach 16 ans

43% alc./vol.

André 83%
Sherry superbement balancé, sucre brûlé se transformant par la suite en caramel. La bouche est plutôt boisée (cèdre) et fruité (framboises) accompagné de gâteau aux bananes chaud. La bouche est la finale en elle -même car celle-ci est un plongeon direct sur un no man’s land plat et monotone.

Patrick 94%
Un whisky exceptionnel, d’une distillerie qui l’est tout autant! J’adore, le genre de whisky à apporter sur une île déserte. Nez : Le parfum si unique de Mortlach, présentant un mélange de vieux vin, de cuir, de viande rouge, de sucre réchauffé et de vanille subtile. Alléchant. Bouche : D’abord un gros sucre chaleureux, de la viande rouge, une tonne d’épices à steak et un peu de caramel. Menoum. Maintenant, j’ai le goût de me faire cuire un gros steak sur le BBQ! Finale : D’une belle longueur, marquée par le cuir chauffé et la cassonade.

Martin 86%
Nez: Grain et xérès, dattes, raisins et orange. Chocolat et caramel. Vin rouge et steak saignant. Cassonade. Bouche: Sucre, caramel, vanille, raisins, agrumes et orange. Chêne. Finale: Caramel, épices à steak, chêne et gâteau aux fruits. Équilibre: Un beau whisky, sauvé par un embouteilleur indépendant.

Forty Creek Art of the Blend 2022

45% alc./vol.
Winter Harvest, Lot #16, Bottle 5775

André 75%
Ouf, bizarre de nez ça. Oranges rancies, sirop d’érable, compote de fruits et raisins secs. La texture en bouche est agréable, mais l’amalgame de saveurs discutbale. Oranges rancies en toile de fond, cannelle et clou de girofle, caramel et chocolat au lait, raisins, cassonade. Finale sur le sirop d’érable et la cassonade, la cannelle et les fruits douteux.

Patrick 65%
Venant d’une distillerie que j’adore, c’est un gros « quosséça » pas subtil. Je me demande bien ce que je vais faire du restant de ma bouteille. Nez: Ouf, ça ne sent même pas le whisky! Un gros parfum pas subtil de gros-vin-rouge-qui-tâche-pas-de-classe. Bouche: Toujours le gros vin rouge, avec du bois brûlé et un peu de caramel. Finale: D’une belle longueur, avec du bois brûlé et du vin rouge.

Martin 77%
Nez: Caramel chauffé, tire d’érable fondue, voile de vanille, le tout dans un épais nuage d’acétone mal contrôlé. Quelques raisins au loin. Le nez annonce une texture épaisse, mais sur laquelle repose des saveurs un peu agressives pour les attentes qu’on a par rapport à ces éditions annuelles. Bouche: Raisins secs, vernis à ongles, cannelle et sucre brun. Touche d’orange et de cacao. Les épices bien amères et acérées viennent nous mordre le derrière. Finale: Franche, agressive et chaude, sur des notes de sirop de table, de cassonade et de chêne. Le tout demeure peu subtil, avec un amalgame de saveurs litigieuses. Équilibre: Pas exceptionnellement horrible, mais vraiment sous la barre d’un dram de cette réputation. Les éditions annuelles de Forty Creek sont habituellement très prisées, mais ici je comprends parfaitement pourquoi on en retrouve aisément en quantité sur les tablettes plus d’un an après son lancement.

Forty Creek Cherrywood Reserve 2023

45% alc./vol.
Forty Creek Cherrywood Reserve est un whisky distillé en pot still, vieilli pendnat 5 ans composé d’orge maltée, de seigle et de maïs et d’un soupçon de brandy vieilli.

André 88%
Oranges sanguines, noix, raisins, petits fruits rouges sauvages, cassonade. Nez attirant avec une belle dose sucrée. La bouche est moelleuse, très sucrée, parfumée de cassonade et de cerises noires. En bouche, notes qui rappellent un bourbon; fruits rouges, cerises, raisins mauves, oranges, chocolat au lait sur fond de cannelle épicée et sucrée à la fois. Finale sur le bois toasté, les notes de bois de chêne sont bien ressenties également. Caramel, poivre et la cannelle. Un whisky riche et gourmand.

Patrick 90%
Forty Creek comme je l’aime! Complexe, intense, bien équilibré et surtout, meilleur de gorgée en gorgée. Nez : Un beau mélange de bois, fruits, d’épices et de malt sucré. Bouche : Délicieux, débordant de bois et d’épices, ainsi que de beaux fruits mûrs et de sucre brun. Exquis! Finale: D’une belle longueur, boisée et fruitée.

Martin 86%
Nez: Bois gorgé de vin rouge et de fumée de tabac. Raisins, oranges et céréales. Bien alléchant c’est certain. Bouche: Fruits rouges, bois et cassonade. Quelques épices et une touche de rye bouclent le tout. Finale: On a quand même ici un beau restant de texture qui porte des saveurs telles que le chêne, les petits fruits, la cannelle et le sucre caramélisé. Équilibre: Good job la gang, on se reprend après 2022 et on se donne un dram qui tente de rejoindre les éditions stellaires pré 2020…