Port Dundas 12 ans

40% alc./vol.

André 81%
Le nez est représentatif du style, bele pleiade d’arômes mais se situant pas mal dans le même coin de la palette aromatique; bananes, vanille, noix de coco, légère présence du bois vert avec un apport soutenu des céréales. En bouche; la pomme verte un peu poudreuse du style rappellant certains Glenlivet, puis épices soutenues de cannelle et de bois séché, gingembre, salade de fruits, céréales HoneyComb avec une finale de bouche de grains séchés. Ce whisky a un p’tit twist organique intéressant et me rappelle certains Canadian Whisky provenant de micro-distilleries, le genre de whisky où les céréales sont mises à l’honneur. La finale est relevée, surtout par les épices qui gonflent la sensation du taux d’alcool et tranpercent la langue de petites aiguilles effilées. Ce whisky est idéal pour discerner le style ‘’grain whisky’’ et isoler les saveurs primaires de ce type. Ceci étant dit, je me lasserais rapidement si j’en avait une pleine bouteille de 750ml à passer.

Patrick 84%
Ne vous laissez pas rebuter par le fait qu’il s’agisse d’un « grain whisky » : Bien des single malts du Speyside n’ont pas autant de personnalité ! Il saura d’ailleurs plaire aux amateurs de Glenfiddich ou Glenlivet 12 ans ! Pour les autres, ça demeure une curiosité intéressante. Nez : L’un des arômes les plus crémeux que j’aie senti ! Vanille, caramel, rhum traditionnel, bananes mûres et discret chocolat, le tout légèrement rafraichi par une touche subtile de pommes vertes. Bouche : Une bonne note boisée que le nez ne laissait pas présager m’a pris par surprise à la première gorgée. Puis, le rhum, la vanille, le miel et la pomme verte viennent donner une grande complexité à l’ensemble. Finale : Un peu courte, marquée par les céréales et la pomme verte.

Martin 84%
Nez: Miel, eau d’érable, crème et chêne. Céréales, sucre en poudre et rhum brun. Bien plaisant et inusité. Salade de fruits et caramel. Bouche: Miel, cantaloup, cannelle, gingembre, chêne et touche de poivre. Sucre brun, canna à sucre, cacao et touche de noix. J’aime bien, ce sont des saveurs que je ne vois pas souvent. Finale: D’une longueur agréable, elle est ponctuée de notes de poivre blanc, de chocolat, de bois, de fruits et de caramel. Équilibre: Une belle découverte au niveau des whiskys de grain, ça se prend bien sur la terrasse.

Powers John’s Lane

46% alc./vol.

André 85%
Épicé, réglisse rouge, vanille, miel, fruits sauvages. Beaucoup d’effluves du fût, on ressent beaucoup le bois charred, moue de café dans le budum. Texture huileuse, étonnante, mais beaucoup d’épices prononcées et la cannelle. Bonbons en forme de poissons rouges, amandes grillées et bananes. Finale, fruité, épicé, gingembre, un peu courte. Étonnant par son puissant côté fruité mais légèrement débalancé par les notes de fût brûlé un peu trop présentes en bouche.

Patrick 88%
Un beau whisky savoureux et très bien construit. Définitivement, Powers, une marque qui gagne à être connue! Nez : Réglisse rouge, vanille, fruits et de subtiles épices. Bouche : Une bonne dose de bois épicé, des fruits, de la cannelle et des amandes grillées, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une longueur moyenne, et délicatement épicée.

Martin 86%
Nez: Fruité et épicé, framboises et réglisse rouge. Touche de bois et de miel. On sent qu’on a affaire à quelque chose de pas mal doux et sucré. Le bois semble sec et poussiéreux. Bouche: Sucre blanc, fraises et framboises, toujours réglisse et poivre. Les accents de bois y sont toujours. Finale: Miel et épices, bois et fruits. Équilibre: Un beau voyage de saveurs, c’est bien fait. Habituellement les blends irlandais sont d’une grande douceur, mais ici on brouille les cartes et on nous garde alertes avec un poignée d’épices ici et là.

Powers John’s Lane 12 ans

46% alc./vol.
Single Pot Still, incarnation du whisky Powers, nommé d’après la défunte distillerie Powers. Il s’agit d’un whisky issu d’une combinaison de bourbon cask et de Oloroso sherry casks.

André 91%
Wow… Miel et sirop de poires mélangé de notes d’oranges, miel onctueux et vanille. Beaucoup de corps autant au nez qu’en bouche, agrémenté de notes de raisins secs et de xérès vieillot et poussiéreux, légèrement épicé, notes de chocolat au lait, miel, bananes flambées, cannelle, anis, sirop de poires, texture presque huileuse. Belle finale de chocolat fourré à la pâte de fruits, raisins secs et une poignée de poivre.

Patrick 91%
Une seule gorgée de ce whiskey et vous comprendrez pourquoi celui-ci est l’un des favoris des Irlandais! C’est facile à boire, complexe et savoureux, un whiskey de tous les jours vraiment idéal. J’en ai une bouteille, mais j’en voudrais une caisse! Nez: Des oranges, des fleurs séchées, puis après quelques minutes j’y retrouve aussi quelques fruits des champs assez frais. Appétissant! Bouche: Ayoye, c’est bon ça! Un superbe mélange de fruits des champs avec quelques gouttes d’agrumes, avec une petite touche florale discrète et de délicieuses épices rappelant le bois grillé. Meilleur de gorgée en gorgée! Finale: D’une belle longueur, boisée et épicée.

Martin 87%
Nez: Fleurs, miel et orange, crême, chêne et petits fruits. Un ensemble très doux et sage mais qui semble cacher une certaine qualité. Bouche: Texture adéquate, mais explosion de fruits des champs saupoudrés de sucre blanc. Chocolat et orange, malt, caramel et poivre rose. Finale: Bien boisée et poivrée, s’étirant plus qu’on ne l’imaginait. Touche de tartinade choco-noisettes. Équilibre: Super bon! Un bel enchainement, le nez n’en dévoile pas trop, les saveurs explosent en bouche et s’accrochent sur la finale pour nous laisser tout doucement sur une longue période.

Powers Signature Release

46% alc./vol.
Deuxième Single Pot Still de la marque, Powers Signature Release est un whiskey irlandais premium. Powers Signature Release est le résultat d’un vieillissement en fût de bourbon américain et, pour une petite proportion du whiskey, en fût de Sherry Oloroso.

André 86%
Nez vraiment attirant et rond; pommes vertes, vanille, miel, poires, bananes en purée, salade de fruits tropicaux. Il faut donner du temps au whisky pour s’ouvrir, car au départ, le whisky demeure un peu campé sur ses positions sans trop de dévoiler. La bouche offre plus de punch, plus direct aussi. L’apport du grain whisky est défini même si drapé de beaux draps caramélisés. Niveau saveurs, plus de fruits rouges, genre raisins secs, réglisse, chocolat parsemé de grains de poivre, poires, vanille, prunes, miel. Beaucoup d’épices, la cannelle surtout, qui accompagnent les céréales séchées. Finale de longueur moyenne, épicée et poivrée, astringente sur un canevas de céréales maltées.

Patrick 89%
Ooooooh. Amateurs de « Irish Pure Pot Still », prenez note. Très pur dans son style, et à un prix très compétitif. D’une belle intensité bien mesurée et d’une balance superbement réussie. Pas le choix, je vais à la SAQ m’en chercher une bouteille! Nez : Oh le beau parfum de « pure pot still »… Épicé, huileux, boisé avec des notes de biscuits. Bouche : De savoureuses épices, des biscuits, du bois un peu brûlé, le tout porté par une belle texture huileuse. Finale : D’une belle longueur, épicée et huileuse.

Martin 85%
Nez: Bien fruité et épicé. Gâteau aux épices, vanille et raisins secs. Fruits tropicaux et cannelle. Les arômes sont simples mais envoûtants. Bouche: Crème brûlée à la vanille, cannelle et cassonade, bois et fruits tropicaux. Un peu de poussière. Touche de grain, biscuits au beurre. La texture est plaisante et légèrement huileuse, bien ronde. Finale: Un peu d’acétone au début, mais on laisse place à des notes de grain, de fruits, de poivre et de bois. Équilibre: Un bon Pot Still, surtout pour le prix. J’ai déjà vu des Irish Whiskys plus doux et ronds, mais comme on dit, à bouteille de whisky irlandais pas trop cher on ne regarde pas la bride.

Premium Bottlers Littlemill 16 ans

57.3% alc./vol.
Fût #1021, embouteillé en 2008, 280 bouteilles.

André 83%
Nez qui tend vers le virgin oak, le chêne est bien assis au nez et en bouche. Odeurs d’herbe et de feuilles vertes mouillées. Miel et vanille, pomme verte. Me rappelle au nez le Deanston Virgin oak mais avec plus d’éléments végétaux, de feuilles vertes et d’herbe. En bouche, l’arrivée est soutenue, poignée de foin et d’herbe, fortes saveurs similaires au virgin oak, puis poussée de miel vanillé par la suite noyé d’épices et d’alcool. Sensation un peu sèche en bouche, saveurs de chêne et de sève de bois. Finale longue et astringente, éléments verts et bois de chêne mouillé. Ne plaira pas à tous, mais la teneur historique de cet embouteillage aidera à garder la tête froide sur l’expérience. À 230$ la bouteille, embouteillé version single cask et provenant d’une distillerie fermée… pour collectionneur averti et dégustateur aventurier.

Patrick 86%
Délicieuse odeur de chêne adoucie par un léger côté floral. Au goût, les fleurs prennent un côté herbeux, vanillé et sucré. Le chêne demeure quand même agréablement puissant. Frais, bien équilibré, définitivement un très bon choix de fut. Le prix est toutefois définitivement justifiable, tout excellent soit-il.

Martin 84%
Nez: Ananas rôti, fines herbes, miel et zeste de citron. Bouche: Robuste et végétale, sur les fruits tropicaux, la crème anglaise, le bois finement toasté et une touche de foin sec. Finale: Longue et élégante, mêlant cinq poivres, fleurs séchées et agrumes confits. Équilibre: Un dram expressif, à la fois délicat et agressf, témoin d’un style disparu. Pour dégustateur averti.

RV 83%
Végétal, salé et légèrement trefflé (qui prend de plus en plus de place à force de respirer), avec une étrange pointe de cigare, moins subtile que le Dalmore Cigar sans être grossière comme les premières éditions de Wasmund. L’arrivée est plutôt épicée, probablement en partie grâce au taux d’alcool, assez suave dans un malt qui exprime un peu de tannins de bois, toutefois c’était comme si les barils de ce dernier n’avaient pas été brûlés et qu’ils étaient faits de bois très vert, pas même séché. En finale il semble plus équilibré, avec des touches d’épices plus douces (cannelle) et de blé, avec une belle longueur; c’est tout de même un 16 ans. Étant donné les commentaires généralement mauvais que s’attire les Littlemill, c’est beaucoup mieux que je craignais, le genre qui ferait une belle petite bouteille sympathique à amener chez des amis qui préfère le houblon, mais à 229$, vraiment trop cher. À déguster, sans acheter.

Premium Bottlers STRT 101

46% alc./vol.
Un vatted de 1% single malt canadien (donc Glenora en Nouvelle Écosse) et de 99% de scotch single malt de la distillerie Strathisla fait par « Premium Bottlers », le seul embouteilleur indépendant au Canada, aujourd’hui mieux connu sous le nom de Still Waters Distillery.

André 84%
Vieille souche d’arbre mouillée, épices. L’arrivée en bouche est claire et dépouillée; un peu de cuir et de tabac à pipe. La finale est très particulière à saveur de feuilles de tomate vertes et le feeling en bouche est comme si on lècherait une feuille de rhubarbe et le tout se termine sur un rappel de raisins mauves.

Patrick 83%
Nez sans grande personnalité, si ce n’est un soupçon de menthe que j’ai trouvé après que l’on me l’aie indiqué. Assez agréable au goût, menthe, orge et vanille pour adoucir la touche de personnalité qui semblait vouloir s’exprimer. La finale est moyenne mais laisse une douce chaleur satisfaisante en bouche.

Martin 85.5%
Aussi pâle qu’un sauvignon blanc. Nez: Belle petite céréale du Speyside à l’avant-plan, entourée de vanille, d’herbe, de foin et de fleurs. Rien à chier par terre, mais tout de même vachement bien pour son prix. Le degré d’alcool supporte admirablement bien le tout. Bouche: Texture assez intéressante. On y dénote un petit côté poivré, vanillé avec des pastilles et des grains d’orge bien gras, sans oublier la plus douce des pointes de cuir fumé. Finale: Une finale qui aurait gagné à être plus longue, bien qu’on aime le premier punch de menthe et de poivre pour finir en douceur sur une vague de vanille. Équilibre: Pas la fin du monde, mais belle réussite de Still Waters pour se faire un fond de roulement. Essentiellement un Strathisla 10 ans pour 50$, on serait fous de s’en passer! Je mets au défi quiconque de me trouver du Glen Breton à l’aveugle là-dedans!

RV 83%
Rien qui ne sorte de l’ordinaire mais bien agréable pour un whisky à 50$. Strathisla au nez mais un peu plus adoucit qu’à l’habitude. On dirait que la menthe a pris un petit côté de vanille, un changement qui promet pour la bouche. L’arrivée est plutôt sirupeuse mais le poivre s’exclame assez fort. La finale est trop courte mais agréable, et il faut attendre presque 30 secondes avant d’avoir un retour sur la vanille bien équilibré.

Puni Alba 2015 • 30 mois

43% alc./vol.
La première édition limitée du single malt italien transalpin, Puni Alba a reposé entre six mois et trois ans dans des fûts de chêne ayant contenu précédemment de la marsala de Sicile, du pinot noir du Sud-Tyrol et du Zibibbo de Pantellaria. Seule représentante du whisky italien, la distillerie Puni utilise trois céréales pour l’élaboration de son single malt : de l’orge maltée, du seigle et du blé cultivés localement.

André 81.5%
Conception artisanale (dans le bon sens du terme), fortement influencé par le fût lui aussi. Nez frais et volatile, fraises, miel nappant un lit de vanille, agrumes et citron, oranges confites, poires bien mûres, fruits des champs. La bouche épicée tranche avec le nez plutôt doux. Clou de girofle, gingembre et poivre, se mélangeant avec les fruits sauvages, d’où s’extirpent les saveurs de fût neuf assez prononcées. L’évaporation progressive de l’alcool permet aux notes de toffee et de caramel d’émoustiller nos narines un peu. Même les notes d’oranges et d’agrume retrouvent bien leur place dans l’ensemble, ayant été muselées par les notes d’épices. La finale est bien équilibrée, sucrée et fruitée, saupoudrée d’épices et de notes de chêne.

Patrick 88%
Un superbe « presque whisky » (presque, car il n’a pas encore atteint l’âge minimal légal de 3 ans pour s’appeler whisky) mais il est déjà meilleur que bien des scotchs de plus de 10 ans! Sa seule faute, qu’on lui pardonnera compte tenu de son jeune âge, est au niveau de la finale qu’on voudrait plus longue, tant ce spiritueux est délicieux! Nez : Parfum suave marqué par le malt, le sucre, les fruits, la vanille et le miel. En tout cas, au nez, il est plus appétissant que bien des scotchs du Speyside! Bouche : Toujours le sucre, les céréales et les fruits, le tout nous offrant une belle impression chaleureuse. Après quelques gorgées, on détecte de subtiles notes de bois brûlé. Finale : Un peu courte, mais tout de même délicieuse.

Martin 84.5%
Nez: Jeune et frais, mais fruité et doux à la fois. Vanille, fraise et crème. Orange et miel. Caramel et herbe. Bouche: Doux et mielleux, avec une pointe épicée, orange et bois, poivre et gingembre. Assez direct. Finale: Moyennement longue, tout en atteignant la cible au niveau des saveurs recherchées. Équilibre: Pas tout-à-fait un whisky au sens propre (il lui manque 6 mois de vieillissement), mais il est tout de même extrêmement prometteur, bien plus que certains « nouveaux » whiskys de 3 ans d’âge.

Raasay Cask Strength Slàinte Club Exclusive 2025 Edition

61.3% alc./vol.
Mariage à partir d’un vatting composé de 63% First fill ex-Rye Whiskey, 26% virgin Chinkapin oak et 11% first fill Bordeaux red wine. 84 bouteilles.

André 86%
Nez qui étonne par sa douceur. Céréales Sugar Crisp, fond de terreau d’empotage humide, rye discret et cassonade-caramel, agrumes et poires, sel de mer un peu plus présent. La bouche est très costaud, l’alcool puissant ce qui assèche grandement l’ensemble. Miel, thé au gingembre, légère pointe de cannelle, poires et une bonne dose de fruits des champs type bleuets, framboises et mûres. Un 30 minutes d’aération aide grandement à l’équilibre. Finale franche et un peu sèche, à la croisée de plein de saveurs qui s’accompagne d’épices soutenues. Un whisky qui demande passablement de temps pour s’équilibrer mais qui le redonne au centuple à l’expérience générale finale.

Patrick 79%
Un whisky qui s’enlignait pour courir le marathon en moins de 2 heures (note : le record du monde masculin du marathon est détenu par le Kényan Kelvin Kiptum avec un temps de 2 h 0 min 35 s, établi en octobre 2023), mais qui s’est enfargé dans les lignes du tapis à quelques mètres de la fin et n’a pas été capable de se relever. Nez : Un beau parfum de tourbe maritime supportée par des fruits mûrs et sucrés, un trait de fudge, des noix et des épices asiatiques. Bouche : Fumée de tourbe pleine de créosote et de gros sel et un peu de fruits bien mûrs et de charbon de bois. Finale : D’une belle longueur, mais j’y retrouve malheureusement ici un feeling de new make qui n’était autrement pas présent au nez ou en bouche. En fait, à chaque gorgée, le whisky me semble de plus en plus désagréable à cause de la finale. Dommage…

Martin 86%
Nez: Brume saline, poire au sirop, miel, pierre lavée et une goutte de tourbe sèche. Bouche: Texture ample et énergique, sur l’abricot confit, le caramel, la fumée minérale, les épices poivrées et un brin d’orge toastée. Finale: Longue, saline, légèrement résineuse, avec un retour de fruits jaunes et de cendre froide. Équilibre: Une tension remarquable entre douceur du malt, salinité insulaire et puissance contrôlée — un Raasay musclé, précis, maritime. Pas pour les âmes sensibles, mais bon.

Kim 88%
Nez : Biscuits Graham, en fait carrément un gâteau au fromage, tourbe toute en douceur qui ne choque pas du tout. Le taux d’alcool ne parait pas du tout au nez, ça promet. Bouche : Ah, là l’alcool fait son entrée en grande pompe, mais c’est quand même bien intégré. Le gâteau au fromage est maintenant recouvert d’un coulis de baies (mûres, cerises noires) et d’éclats de chocolat noir. Très agréable malgré un petit déséquilibre en finale.

Raasay Deconstructed Na Sia Single Cask Serie – Peated Ex-Rye Single Cask #19/39

+/- 61% alc./vol.
Ces anciens fûts de seigle américain proviennent de la distillerie Woodford Reserve, dans le Kentucky, qui utilise 53 % de seigle dans sa composition (mashbill).

André 86%
Complètement inattendu comme nez. Au départ, zeste de citron et lime, touche herbacée et poivrée, tourbe médicinale et beurre salé frais, vanille. Je cherche l’influence du rye pour être franc. À l’aération, intenses notes de céréales séchées sur feu de tourbe, discrètes notes de caramel qui font penser à des céréales Sugar Crisp, zeste de citron. Superbe texture moelleuse, gras. Mélange de sel de mer et de poivre concassé. Finale soulignée par le jeune alcool herbacé, les céréales séchées sur feu de tourbe, le citron, sel et poivre. Simplicité et efficacité… mais qui demandera encore un peu plus de maturation afin de passer au stade supérieur.

Patrick 85%
Un beau dram efficace, avec juste assez de complexité pour que j’y trouve mon plaisir. Nez : Fumée de tourbe subtilement maritime, avec des agrumes et un peu de bois sec. Bouche : La fumée de tourbe maritime semble mélangée a un gin très porté sur les herbes aromatiques et les agrumes. Le tout avec une goutte subtile de caramel et une bonne dose de bois brûlé. Finale : D’une belle longueur, fumée et salée.

Martin 86%
Nez: Fumée de bois sec, résine, écorce d’agrume, gousse de vanille et soupçon de grain sucré. Difficile de cerner les traces de seigle. Bouche: Texture grasse et corsée, sur la tourbe poivrée, le caramel brûlé, la cannelle, les céréales mielleuses et une touche de menthol. Finale: Longue mais jeune, poivrée et légèrement herbacée. Équilibre: Un profil audacieux aux contours un peu rugueux, mais qui propose une expression distinctive et intéressante. J’aime bien!

Kim 81%
Nez : Oserais-je dire « tourbe métallique »? C’est très léger, mielleux, avec des notes de légumes verts croquants, comme des asperges à peine grillées. Bouche : Mais où se cachait toute cette intensité? Ça frappe avec encore un côté métallique, mais aussi le miel, cumin. Bref, un peu étrange et surprenant.

Raasay Deconstructed Na Sia Single Cask Serie – Peated First Fill Chinkapin Single Cask #19/40

+/- 61% alc./vol.
Fraîchement carbonisés et grillés, ces fûts en chêne blanc américain Quercus Muehlenbergii (Chinkapin), fabriqués sur mesure, sont un type de chêne provenant du centre et de l’est de l’Amérique du Nord.

André 83%
Grains de céréales séchés sur feu de tourbe légèrement caramélisés, fruits foncés, raisins secs, caramel, oranges. En bouche, sensation bizarre de gomme à savon. La tourbe est puissante, les notes de caramel prononcées et enrobes bien les fruits séchés. Réglisse, caramel, gomme savon, raisins secs, sel de mer, viande fumée sur le grill. La texture est vraiment bien, gourmande et moelleuse, bien sucrée. Finale cendreuse et minérale, poussiéreuse. Raisins secs, caramel, sel de mer, gingembre et poivrée.

Patrick 87%
De la fumée, du bois et des fruits, c’est pas mal LA recette gagnante. Nez : Un beau feu de tourbe lors d’une journée de novembre bien humide, avec un bol plein de fruits mûrs et de raisins, mais aussi de raisine de pin et de créosote. Bouche : Oh, c’est bien ça! De la belle fumée de tourbe d’une intensité tout ce qui a de plus agréable, avec de la créosote, des raisins secs, du café, un peu de viande salée et une bonne dose de bois. Finale : D’une belle longueur, fumée et subtilement fruitée.

Martin 85%
Nez: Feu de camp humide, copeaux de cèdre, chocolat noir et herbes séchées. Bouche: Puissante, grasse et vive, sur la vanille brûlée, la résine de pin, le café torréfié et une salinité fumée. La gomme savon boucle le tout. Finale: Longue, huileuse, poivrée, avec des accents de cuir, de minéralité et d’eucalyptus. Équilibre: Sauvage mais cohérent, un dram brut et assumé pour les amateurs de bois neuf et de tourbe musclée. Solide.

Kim 86%
Nez : Oh boy le coup de poing fumé direct dans mes narines. Évoque mon bacon maison (qui est bien bon, mais un peu créozoté) et… la soupe aux pois. Bouche : J’ai l’impression que le créozote et un gâteau Ah! Caramel se livrent bataille pour le contrôle de mes papilles gustatives. Je ne m’attendais vraiment pas à quelque chose de si juteux et intense. Ça manque un peu de raffinement, mais j’aime bien.